ISENTRESS 25 mg cp à croquer

Mise à jour : Jeudi 18 Novembre 2021
RALTEGRAVIR (potassique) 25 mg cp à croquer (ISENTRESS)
Commercialisé
N/A N/A N/A N/A N/A N/A N/A
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MONOGRAPHIE

Documents de référence 4

  • Avis de la transparence (SMR/ASMR) (4)

SYNTHÈSE

Classification pharmacothérapeutique VIDAL : Infectiologie - Parasitologie : Traitement antiviral du VIH : Inhibiteurs d'intégrase - Raltégravir potassique : Antiviraux (Virus de l'Immunodéficience Humaine)
Classification ATC : ANTIINFECTIEUX GENERAUX A USAGE SYSTEMIQUE : ANTIVIRAUX A USAGE SYSTEMIQUE - ANTIVIRAUX A ACTION DIRECTE : INHIBITEURS D'INTEGRASE (RALTEGRAVIR)
Excipients :
hyprolose, sucralose, saccharine sodique, sodium citrate anhydre, mannitol, crospovidone, sodium stéarylfumarate, magnésium stéarate, hypromellose, macrogol 400, éthylcellulose, ammonium hydroxyde, triglycérides à chaîne moyenne, acide oléique

aromatisant :  ammonium glycyrrhizate, banane arôme, orange arôme, arôme artificiel masquant

colorant (excipient) :  fer jaune oxyde

Excipients à effet notoire :

EEN sans dose seuil :  sorbitol, fructose, aspartam, saccharose

Présentation
ISENTRESS 25 mg Cpr à croquer Fl/60

Cip : 3400926992408

Liste 1

Agréé aux Collectivités

Remboursement : 100%

Commercialisé

FORMES et PRÉSENTATIONS

Comprimé à croquer à 25 mg (rond, portant le logo MSD corporate sur une face et « 473 » sur l'autre face ; jaune pâle) :  Flacon de 60, avec bouchon de sécurité enfant, boîte unitaire.
Comprimé à croquer sécable à 100 mg (ovale, avec le logo MSD corporate et « 477 » sur une face et sans inscription sur l'autre face, avec une barre de sécabilité sur les deux faces, pouvant être divisé en deux doses égales de 50 mg ; orange pâle) :  Flacon de 60, avec bouchon de sécurité enfant, boîte unitaire.
Granulés pour suspension buvable à 100 mg (poudre granuleuse ; blanche à blanc cassé, pouvant contenir des particules jaunes ou beiges à brunes) :  Sachets à usage unique, boîte de 60, avec 2 seringues doseuses pour administration orale de 1 ml, deux de 3 mL, deux de 10 mL et 2 gobelets mélangeurs.

COMPOSITION

Comprimé :par comprimé
Raltégravir potassique exprimé en raltégravir 
25 mg
ou100 mg
Excipients (communs) : hyprolose, sucralose, saccharine sodique, citrate de sodium anhydre, mannitol (E 421), glycyrrhizate d'ammonium, sorbitol (E 420), fructose, arôme banane, arôme orange, arôme masquant, aspartam (E 951), saccharose, crospovidone type A, fumarate de stéaryle sodique, stéarate de magnésium, hypromellose 2910/6cP, macrogol/PEG 400, éthylcellulose 20 cP, hydroxyde d'ammonium, triglycérides à chaîne moyenne, acide oléique, oxyde de fer jaune ; oxyde de fer rouge (cp à 100 mg).

Excipients à effet notoire :

25 mg : chaque comprimé à croquer contient jusqu'à 0,54 mg de fructose, 0,47 mg d'aspartam (E 951), 3,5 mg de saccharose et 1,5 mg de sorbitol (E 420).

100 mg : chaque comprimé à croquer contient jusqu'à 1,07 mg de fructose, 0,93 mg d'aspartam (E 951), 7 mg de saccharose et 2,9 mg de sorbitol (E 420).

Granulés pour suspension buvable :par sachet
Raltégravir potassique exprimé en raltégravir 
100 mg*
Excipients : hyprolose, sucralose, mannitol (E 421), glycyrrhizate d'ammonium, sorbitol (E 420), fructose, arôme banane, saccharose, crospovidone type A, stéarate de magnésium, hypromellose 2910/6cP, macrogol/PEG 400, éthylcellulose 20 cP, hydroxyde d'ammonium, triglycérides à chaîne moyenne, acide oléique, cellulose microcristalline, carmellose sodique.

Excipients à effet notoire : chaque sachet contient jusqu'à 0,5 mg de fructose, 1,5 mg de sorbitol et 4,7 mg de saccharose.

*  Après reconstitution, la suspension buvable a une concentration de 10 mg par mL.


DC

INDICATIONS

Isentress est indiqué, en association avec d'autres médicaments antirétroviraux, dans le traitement de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH-1) (cf Posologie et Mode d'administration, Mises en garde et Précautions d'emploi, Pharmacodynamie, Pharmacocinétique).

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DC

MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI

Données générales :
Les patients doivent être informés que les traitements antirétroviraux actuels ne guérissent pas l'infection par le VIH et qu'ils n'ont pas démontré leur capacité à prévenir le risque de transmission du VIH par voie sanguine. Bien qu'il ait été démontré qu'un traitement antirétroviral efficace sur le plan virologique réduise sensiblement le risque de transmission du VIH par voie sexuelle, un risque de transmission ne peut être exclu. Afin de prévenir toute transmission, des précautions doivent être prises conformément aux recommandations nationales.
Le raltégravir a une barrière génétique à la résistance relativement basse. Par conséquent, chaque fois que possible, le raltégravir doit être administré avec deux autres agents antirétroviraux actifs afin de réduire le risque d'échec virologique et le développement de résistance (cf Pharmacodynamie).
Chez les patients naïfs de traitement, les données issues de l'étude clinique menée avec le raltégravir sont limitées à son utilisation en association avec deux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) : emtricitabine et fumarate de ténofovir disoproxil.
Dépression :
Des cas de dépression, incluant des idées et des comportements suicidaires, ont été rapportés particulièrement chez des patients ayant un antécédent de dépression ou de maladie psychiatrique. Le raltégravir doit être utilisé avec prudence chez les patients ayant un antécédent de dépression ou de maladie psychiatrique.
Insuffisance hépatique :
La sécurité et l'efficacité du raltégravir n'ont pas été établies chez les patients ayant des troubles hépatiques sévères sous-jacents. Le raltégravir devra donc être utilisé avec prudence chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère (cf Posologie et Mode d'administration, Pharmacocinétique).
Les patients ayant un dysfonctionnement hépatique préexistant, y compris une hépatite chronique, présentent une fréquence plus élevée d'anomalies de la fonction hépatique en cas de traitement par des associations antirétrovirales et doivent être surveillés selon les pratiques habituelles. En cas de manifestation d'une aggravation des problèmes hépatiques chez ces patients, une interruption ou un arrêt du traitement doit être envisagé.
Il y a un risque plus élevé d'événements indésirables hépatiques sévères et potentiellement fatals chez les patients atteints d'une hépatite B ou C chronique et traités par une association antirétrovirale.
Ostéonécrose :
Bien que l'étiologie soit considérée comme multifactorielle (incluant l'utilisation de corticoïdes, la consommation d'alcool, une immunosuppression sévère, un indice de masse corporelle élevé), des cas d'ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients à un stade avancé de la maladie liée au VIH et/ou ayant été exposés à un traitement par association d'antirétroviraux au long cours. Il est conseillé aux patients de solliciter un avis médical s'ils éprouvent des douleurs et des arthralgies, une raideur articulaire ou des difficultés pour se mouvoir.
Syndrome de restauration immunitaire :
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut apparaître et entraîner des manifestations cliniques graves ou une aggravation des symptômes. De telles réactions ont été observées classiquement au cours des premières semaines ou mois suivant l'instauration du traitement par association d'antirétroviraux. Des exemples pertinents sont les rétinites à cytomégalovirus, les infections mycobactériennes généralisées et/ou localisées, et les pneumopathies à Pneumocystis jiroveci (anciennement appelé Pneumocystis carinii). Tout symptôme inflammatoire doit être évalué et un traitement doit être instauré, si nécessaire.
Des cas de maladies auto-immunes (telles que la maladie de Basedow et l'hépatite auto-immune) ont également été rapportés dans le cadre d'une restauration immunitaire. Toutefois, le moment rapporté du début de la maladie est plus variable et ces événements peuvent survenir de nombreux mois après la mise en place du traitement.
Anti-acides :
L'administration concomitante de raltégravir avec des anti-acides contenant de l'aluminium et du magnésium a entraîné une diminution des concentrations plasmatiques du raltégravir. L'administration concomitante de raltégravir avec des anti-acides contenant de l'aluminium et/ou du magnésium n'est pas recommandée (cf Interactions).
Rifampicine :
Le raltégravir doit être utilisé avec prudence en cas de coadministration avec de puissants inducteurs de l'uridine diphosphate glucuronosyltransférase (UGT) 1A1 (comme la rifampicine). La rifampicine réduit les concentrations plasmatiques du raltégravir ; l'impact sur l'efficacité du raltégravir n'est pas connu. Cependant, si la coadministration avec la rifampicine ne peut être évitée, un doublement de la dose de raltégravir peut être envisagé chez l'adulte. Il n'y a pas de données pour guider la coadministration de raltégravir avec la rifampicine chez les patients âgés de moins de 18 ans (cf Interactions).
Myopathie et rhabdomyolyse :
Des cas de myopathie et de rhabdomyolyse ont été rapportés. A utiliser avec prudence chez les patients ayant des antécédents de myopathie ou de rhabdomyolyse, ou présentant des facteurs de risque tels que la prise de médicaments connus pour entraîner de tels effets (cf Effets indésirables).
Réactions cutanées et d'hypersensibilité sévères :
Des réactions cutanées sévères, mettant potentiellement en jeu le pronostic vital, voire fatales, ont été rapportées chez des patients prenant du raltégravir, en association dans la plupart des cas avec des médicaments susceptibles d'entraîner de telles réactions. Celles-ci incluent des cas de syndrome de Stevens-Johnson et de nécrolyse épidermique toxique. Des réactions d'hypersensibilité ont également été rapportées et ont été caractérisées par une éruption cutanée, des symptômes généraux et parfois par des dysfonctionnements d'organes, y compris une insuffisance hépatique. Le raltégravir et les autres médicaments suspectés doivent être interrompus immédiatement dès la survenue de signes ou symptômes de réactions cutanées sévères, ou de réactions d'hypersensibilité (telles que mais pas exclusivement : éruption cutanée sévère, éruption cutanée avec fièvre, malaise général, fatigue, douleur musculaire ou articulaire, phlyctènes, lésions buccales, conjonctivite, œdème de la face, hépatite, éosinophilie, angio-œdème). L'état clinique, y compris les aminotransférases hépatiques, devra être surveillé et un traitement médical approprié devra être initié. Un retard dans l'arrêt du traitement par raltégravir ou d'un des autres agents suspectés après l'apparition d'une éruption cutanée sévère peut mettre en jeu le pronostic vital.
Réactions cutanées :
Des cas d'éruption cutanée ont été plus fréquemment rapportés chez les patients prétraités recevant une association comportant raltégravir et darunavir versus les patients recevant le raltégravir sans darunavir ou le darunavir sans raltégravir (cf Effets indésirables).
Excipients :
Comprimés à croquer de 25 mg :
  • Fructose :
    Ce médicament contient jusqu'à 0,54 mg de fructose par comprimé.
    Le fructose peut abîmer les dents.
  • Sorbitol :
    Ce médicament contient jusqu'à 1,5 mg de sorbitol (E 420) par comprimé.
    La teneur en sorbitol dans les médicaments à usage oral peut affecter la biodisponibilité d'autres médicaments à usage oral administrés de façon concomitante.
  • Aspartam :
    Ce médicament contient de l'aspartam (E 951), une source de phénylalanine. Chaque comprimé à croquer de 25 mg contient jusqu'à 0,47 mg d'aspartam, correspondant à jusqu'à 0,05 mg de phénylalanine. Cela peut être nocif pour les patients présentant une phénylcétonurie.
  • Sodium :
    Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c'est-à-dire qu'il est essentiellement « sans sodium ».
  • Saccharose :
    Ce médicament contient jusqu'à 3,5 mg de saccharose par comprimé à croquer de 25 mg.
    Cela peut être nocif pour les dents.
    Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
 
Comprimés à croquer de 100 mg :
  • Fructose :
    Ce médicament contient jusqu'à 1,07 mg de fructose par comprimé.
    Le fructose peut abîmer les dents.
  • Sorbitol :
    Ce médicament contient jusqu'à 2,9 mg de sorbitol (E 420) par comprimé.
    La teneur en sorbitol dans les médicaments à usage oral peut affecter la biodisponibilité d'autres médicaments à usage oral administrés de façon concomitante.
  • Aspartam :
    Ce médicament contient de l'aspartam (E 951), une source de phénylalanine. Chaque comprimé à croquer de 100 mg contient jusqu'à 0,93 mg d'aspartam, correspondant à jusqu'à 0,10 mg de phénylalanine. Cela peut être nocif pour les patients présentant une phénylcétonurie.
  • Sodium :
  • Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c'est-à-dire qu'il est essentiellement « sans sodium ».
  • Saccharose :
    Ce médicament contient jusqu'à 7 mg de saccharose par comprimé à croquer de 100 mg.
    Cela peut être nocif pour les dents.
    Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
 
Granulés pour suspension buvable à 100 mg :
  • Fructose :
    Ce médicament contient jusqu'à 0,5 mg de fructose par sachet.
    Le fructose peut abîmer les dents.
  • Saccharose :
    Ce médicament contient jusqu'à 4,7 mg de saccharose par sachet.
    Le saccharose peut être nocif pour les dents.
    Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
  • Sorbitol :
    Ce médicament contient jusqu'à 1,5 mg de sorbitol (E 420) par sachet.
    La teneur en sorbitol dans les médicaments à usage oral peut affecter la biodisponibilité d'autres médicaments à usage oral administrés de façon concomitante.
  • Sodium :
    Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c'est-à-dire qu'il est essentiellement « sans sodium ».

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DC

FERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT

Grossesse :

Il n'existe pas de données concernant l'utilisation du raltégravir comprimés à croquer et granulés pour suspension buvable chez la femme enceinte. Les données chez un grand nombre de femmes enceintes exposées au raltégravir 400 mg deux fois par jour pendant le premier trimestre (plus de 1000 suivis prospectifs de grossesse) n'a mis en évidence aucun effet malformatif. Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (cf Sécurité préclinique).

Un nombre modéré de données chez la femme enceinte exposée au raltégravir 400 mg deux fois par jour pendant le deuxième et/ou le troisième trimestre (entre 300 et 1000 suivis prospectifs de grossesse) n'a mis en évidence aucun risque accru de toxicité pour le fœtus ou le nouveau-né.

Les comprimés à croquer et les granulés pour suspension buvable de raltégravir doivent être utilisés pendant la grossesse uniquement si le bénéfice attendu justifie le risque potentiel pour le fœtus. Cf Posologie et Mode d'administration pour la posologie recommandée.

Registre des grossesses sous antirétroviraux :
Pour suivre les conséquences, chez la mère et le fœtus, d'une administration de raltégravir par inadvertance chez les patientes enceintes, un registre des grossesses sous antirétroviraux a été mis en place. Les médecins sont encouragés à inscrire les patientes dans ce registre.

En règle générale, lorsqu'il est décidé d'utiliser des agents antirétroviraux chez la femme enceinte pour traiter des infections par le VIH, et ainsi de diminuer le risque de transmission verticale du VIH vers le nouveau-né, les données animales ainsi que l'expérience clinique chez la femme enceinte doivent être prises en compte afin de définir la sécurité d'emploi chez le fœtus.


Allaitement :

Le raltégravir et ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel humain et, de ce fait, des effets sur les nouveau-nés et nourrissons allaités sont probables. Les données pharmacodynamiques et toxicologiques disponibles chez l'animal ont montré une excrétion du raltégravir et de ses métabolites dans le lait (cf Sécurité préclinique pour plus de détails).

Un risque pour les nouveau-nés et nourrissons ne peut être exclu.

Le raltégravir ne doit pas être utilisé pendant l'allaitement. En règle générale, il est recommandé que les mères infectées par le VIH n'allaitent pas leurs bébés, afin d'éviter la transmission du VIH.

Fertilité :

Il n'y a pas eu d'effet sur la fertilité chez des rats et des rates ayant reçu des doses allant jusqu'à 600 mg/kg/jour, ce qui correspond à une exposition trois fois supérieure à la dose recommandée chez l'homme.


DC

CONDUITE et UTILISATION DE MACHINES

Des sensations vertigineuses ont été rapportées chez certains patients dont le traitement contient du raltégravir. Les sensations vertigineuses peuvent avoir une influence sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines (cf Effets indésirables).

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DC

SURDOSAGE

Aucune information spécifique n'est disponible concernant le traitement d'un surdosage de raltégravir.

En cas de surdosage, les mesures habituelles devront être mises en œuvre, c'est-à-dire l'élimination du produit non absorbé du tube digestif, l'instauration d'une surveillance clinique (y compris électrocardiographique) et la mise en route d'un traitement symptomatique si nécessaire. Il faut prendre en compte le fait que le raltégravir utilisé en clinique se présente sous forme de sel de potassium. On ne sait pas dans quelle mesure le raltégravir peut être dialysable.

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PP

SÉCURITÉ PRÉCLINIQUE

Des études précliniques de toxicologie incluant des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, de toxicité par administration répétée, de génotoxicité, de toxicité sur le développement et de toxicité juvénile ont été conduites avec le raltégravir, chez les souris, les rats, les chiens et les lapins. Des effets à des niveaux d'exposition dépassant suffisamment les niveaux d'exposition clinique n'ont pas révélé de risques particuliers chez l'homme.

Potentiel mutagène :
Aucun potentiel mutagène ou génotoxique n'a été observé dans les tests de mutagenèse microbienne in vitro (Ames), les tests d'élution alcaline in vitro à la recherche d'une cassure de l'ADN et les tests d'aberrations chromosomiques in vitro et in vivo.
Potentiel cancérogène :
Une étude de cancérogenèse sur le raltégravir conduite chez la souris n'a montré aucun potentiel cancérogène. Aux plus fortes doses, 400 mg/kg/jour pour les femelles et 250 mg/kg/jour pour les mâles, l'exposition systémique était comparable à celle obtenue avec la dose clinique de 400 mg deux fois par jour. Chez le rat, des tumeurs (carcinome à cellules squameuses) du nez/rhino-pharynx ont été observées à des doses de 300 et 600 mg/kg/jour chez les femelles et 300 mg/kg/jour chez les mâles. Cette néoplasie a pu être provoquée par le dépôt local et/ou l'aspiration du médicament par la muqueuse du nez/rhino-pharynx lors de l'administration orale par gavage, entraînant une irritation et une inflammation chroniques ; il est probable que cet effet soit peu pertinent par rapport à l'utilisation clinique habituelle. A la dose sans effet toxique (NOAEL : No Observable Adverse Effect Level), l'exposition systémique était comparable à celle obtenue avec la dose clinique de 400 mg deux fois par jour. Les études standards de génotoxicité pour évaluer les effets mutagènes et clastogènes ont été négatives.
Toxicité pour le développement :
Aucun effet tératogène n'a été observé avec le raltégravir au cours des études de toxicité sur le développement chez le rat et le lapin. Une légère augmentation de l'incidence de côtes surnuméraires, une variante du processus normal de développement, a été observée chez les fœtus de rates exposées au raltégravir à environ 4,4 fois l'exposition humaine, obtenue à 400 mg deux fois par jour, sur la base de l'ASC0-24h. Aucun effet sur le développement n'a été observé à 3,4 fois l'exposition humaine, obtenue à 400 mg deux fois par jour, sur la base de l'ASC0-24h. Des résultats similaires n'ont pas été observés chez les lapins.
DP

MODALITÉS DE CONSERVATION

Comprimés :
Durée de conservation :
3 ans.
Conserver le flacon soigneusement fermé, avec le dessicant pour protéger de l'humidité.
Granulés pour suspension buvable :
Durée de conservation avant ouverture :
3 ans.
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation concernant la température. A conserver dans l'emballage d'origine à l'abri de l'humidité.
Après reconstitution, le médicament doit être conservé maximum 30 minutes à une température ne dépassant pas 30 °C.
DP

MODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION

Comprimés :
Pas d'exigences particulières pour l'élimination.
Granulés pour suspension buvable :
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Chaque sachet à usage unique contient 100 mg de raltégravir devant être mis en suspension dans 10 mL d'eau pour obtenir une concentration finale de 10 mg par mL.
Après administration du volume requis, la suspension restant dans le gobelet mélangeur ne peut être réutilisée et doit être jetée.
Les parents et/ou les soignants doivent être informés qu'ils doivent lire le livret d'instructions d'utilisation avant de préparer et administrer Isentress granulés pour suspension buvable aux patients pédiatriques.
La dose doit être administrée par voie orale dans les 30 minutes après la mise en suspension.
Toutes les informations détaillées relatives à la préparation et l'administration de la suspension sont disponibles dans le livret d'instructions d'utilisation inclus dans la boîte.

PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE

LISTE I
Médicament soumis à prescription initiale hospitalière annuelle. Renouvellement non restreint.
AMMEU/1/07/436/003 ; CIP 3400926992408 (2013, RCP rév 08.10.2021) comprimé à 25 mg.
EU/1/07/436/004 ; CIP 3400926992576 (2013, RCP rév 08.10.2021) comprimé à 100 mg.
EU/1/07/436/005 ; CIP 3400927946363 (2014, RCP rév 08.10.2021) granulés à 100 mg.
  
Prix :38,27 euros (60 comprimés à 25 mg).
151,83 euros (60 comprimés à 100 mg).
197,16 euros (60 sachets de 100 mg de granulés).
  • Comprimés : Remb Séc soc à 100 % et agréé Collect uniquement pour les adultes, adolescents et enfants à partir de 2 ans.
  • Granulés : Remb Séc soc à 100 % et agréé Collect dès la naissance, uniquement chez les enfants ayant un poids < 20 kg, en impasse thérapeutique et en l'absence de mutations diminuant la sensibilité virale à cette molécule et à au moins deux autres ARV pouvant être utilisés en association.

Prix ou tarif de responsabilité (HT) par UCD :UCD 3400893910832 (comprimé à 25 mg) : 0,550 euros.
UCD 3400893910771 (comprimé à 100 mg) : 2,199 euros.
UCD 3400894031079 (sachet de 100 mg de granulés) : 2,858 euros.
  • Comprimés : Inscrits sur la liste de rétrocession avec prise en charge à 100 % uniquement pour les adultes, adolescents et enfants à partir de 2 ans.
  • Granulés : Inscrits sur la liste de rétrocession avec prise en charge à 100 % dès la naissance, uniquement chez les enfants ayant un poids < 20 kg, en impasse thérapeutique et en l'absence de mutations diminuant la sensibilité virale à cette molécule et à au moins deux autres ARV pouvant être utilisés en association.

Titulaire de l'AMM : Merck Sharp & Dohme BV, Waarderweg 39, 2031 BN Haarlem, Pays-Bas.

Informations laboratoire

MSD France
10-12, cours Michelet. 92800 Puteaux
Tél Information médicale, Pharmacovigilance, Réclamations qualité, Qualité de l'information et Déontologie de la visite médicale : 01 80 46 40 40
E-mail : information.medicale@msd.com


Formulaire de contact
Sites web :
http://infomed.msd-france.fr

http://www.msd-france.com

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