IOMERON 300 300 mg Iode/ml sol inj

Mise à jour : Mardi 05 juillet 2022
Commercialisé

MONOGRAPHIE

Documents de référence 3

  • Avis de la transparence (SMR/ASMR) (3)

SYNTHÈSE

Classification pharmacothérapeutique VIDAL : Produits de diagnostic : Produits de contraste : Opacification de la cavité utérine : Opacification des articulations : Opacification des espaces sous-arachnoïdiens - Opacification des voies biliaires : Opacification des voies urinaires et des vaisseaux (Produits triiodés non ioniques de basse osmolalité)
Classification ATC : DIVERS : PRODUITS DE CONTRASTE - PRODUITS DE CONTRASTE IODES : PRODUITS DE CONTRASTE DE BASSE OSMOLARITE, HYDROSOLUBLES, A TROPISME RENAL (IOMEPROL)
Substance
ioméprol
Excipients :
trométamol, acide chlorhydrique, eau ppi
Présentations
IOMERON 300 300 mg Iode/ml S inj Fl/100ml

Cip : 3400933793715

Modalités de conservation : Avant ouverture : durant 5 ans

Commercialisé
IOMERON 300 300 mg Iode/ml S inj Fl/200ml

Cip : 3400933793944

Modalités de conservation : Avant ouverture : durant 5 ans

Commercialisé
IOMERON 300 300 mg Iode/ml S inj Fl/20ml

Cip : 3400935469236

Modalités de conservation : Avant ouverture : durant 5 ans

Commercialisé
IOMERON 300 300 mg Iode/ml S inj Fl/50ml

Cip : 3400933793593

Modalités de conservation : Avant ouverture : durant 5 ans

Commercialisé
IOMERON 300 300 mg Iode/ml S inj Trousse Fl/50ml

Cip : 3400933991326

Modalités de conservation : Avant ouverture : durant 36 mois

Commercialisé
IOMERON 300 300 mg Iode/ml S inj Fl/150ml+nécessaire AN

Cip : 3400935469465

Modalités de conservation : Avant ouverture : durant 36 mois

Supprimé
IOMERON 300 300 mg Iode/ml S inj Fl/150ml+nécessaire ME

Cip : 3400935511140

Modalités de conservation : Avant ouverture : durant 36 mois

Supprimé

FORMES et PRÉSENTATIONS


Ioméron 150 :
Solution injectable :  Flacon de 250 ml (monodose).



Ioméron 250 :
Solution injectable :  Flacon de 100 ml (monodose).


Ioméron 300 :
Solution injectable :  Flacons de 20, 50, 100 et 200 ml (monodose).


Ioméron 350 :
Solution injectable :  
Flacons de 20, 50, 100, 150 et 200 ml (monodose).

Nécessaire d'administration scanner : flacon de 150 ml (monodose) + seringue pour injecteur AN ou ME + cathéter IV ; flacon de 100 ml ou 150 ml (monodose) pour injecteur CT-Exprès + set patient + perforateur + cathéter IV.

Flacon de 150 ml (monodose) + seringue pour injecteur Nemoto + cathéter IV.


Ioméron 400 :
Solution injectable :  
Flacons de 50, 100, 150 et 200 ml (monodose).

Nécessaire d'administration scanner : flacon de 100 ml ou 150 ml (monodose) + seringue pour injecteur AN ou ME + cathéter IV ; flacon de 100 ml ou 150 ml (monodose) pour injecteur CT-Exprès + set patient + perforateur + cathéter IV.

Flacon de 150 ml (monodose) + seringue pour injecteur Nemoto + cathéter IV.

COMPOSITION

Ioméron 150 :p ml
Ioméprol 
306 mg
(soit en iode : 150 mg/ml)
Ioméron 250 :p ml
Ioméprol 
510 mg
(soit en iode : 250 mg/ml)
Ioméron 300 :p ml
Ioméprol 
612 mg
(soit en iode : 300 mg/ml)
Ioméron 350 :p ml
Ioméprol 
714 mg
(soit en iode : 350 mg/ml)
Ioméron 400 :p ml
Ioméprol 
816 mg
(soit en iode : 400 mg/ml)
Excipients (communs) : trométamol, acide chlorhydrique, eau pour préparations injectables.

Osmolalité à 37 °C (mOsm/kg H2O) : Ioméron 150 : 301 ; Ioméron 250 : 435 ; Ioméron 300 : 521 ; Ioméron 350 : 618 ; Ioméron 400 : 726.

Viscosité à 20 °C (mPa.s) : Ioméron 150 : 2,0 ; Ioméron 250 : 4,9 ; Ioméron 300 : 8,1 ; Ioméron 350 : 14,5 ; Ioméron 400 : 27,5.

Viscosité à 37 °C (mPa.s) : Ioméron 150 : 1,4 ; Ioméron 250 : 2,9 ; Ioméron 300 : 4,5 ; Ioméron 350 : 7,5 ; Ioméron 400 : 12,6.

pH : 6,5 à 7,2.

DC

INDICATIONS

Ce médicament est à usage diagnostique uniquement.
Ioméron 150 :
Urographie intraveineuse, phlébographie périphérique, scanographie du cerveau et du corps, cavernographie, angiographie numérisée par voie intra-artérielle, cholangiographie par voie endoscopique, urétrocystographie.
Ioméron 250 :
Urographie intraveineuse, phlébographie périphérique, scanographie du cerveau et du corps, angiographie numérisée par voie intraveineuse, angiographie numérisée par voie intra-artérielle, myélographie.
Ioméron 300 :
Urographie intraveineuse, phlébographie périphérique, scanographie du cerveau et du corps, cavernographie, angiographie numérisée par voie intraveineuse, angiographie conventionnelle, angiographie numérisée par voie intra-artérielle, angiocardiographie, artériographie coronaire sélective conventionnelle, cholangiographie par voie endoscopique, arthrographie, hystérosalpingographie, fistulographie, discographie, galactographie, dacryocystographie, sialographie, cholangiographie rétrograde, urétérographie rétrograde, pyélo-urétérographie, myélographie.
Ioméron 350 :
Urographie intraveineuse, scanographie du corps, angiographie numérisée par voie intraveineuse, angiographie conventionnelle, angiographie numérisée par voie intra-artérielle, artériographie coronaire sélective conventionnelle, coronarographie interventionnelle, arthrographie, hystérosalpingographie, fistulographie, galactographie, dacryocystographie, sialographie, cholangiographie rétrograde.
Ioméron 400 :
Urographie intraveineuse, scanographie du corps, angiographie numérisée par voie intraveineuse, angiographie conventionnelle, angiocardiographie, artériographie coronaire sélective conventionnelle, coronarographie interventionnelle, fistulographie, galactographie, dacryocystographie, sialographie.
DC

POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION

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DC

CONTRE-INDICATIONS

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DC

MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI

Les procédures diagnostiques qui impliquent l'utilisation d'un produit de contraste doivent être réalisées sous la responsabilité d'un personnel ayant la formation requise et une connaissance approfondie de la procédure particulière à effectuer.

Quelles que soient la voie d'administration et la dose, un risque allergique existe.

Le risque d'intolérance n'est pas univoque quand il s'agit de spécialités administrées localement pour l'opacification de cavités corporelles :
  • L'administration par certaines voies particulières (articulaire, biliaire, intrathécale, intra-utérine...) entraîne un passage systémique non négligeable : des effets systémiques peuvent être observés.
  • L'administration per os ou par voie rectale entraîne normalement une diffusion systémique très limitée ; si la muqueuse digestive est normale, on ne retrouve alors dans l'urine qu'au plus 5 % de la dose administrée, le reste étant éliminé par les fèces. Par contre en cas d'altération de la muqueuse, l'absorption est augmentée ; elle est totale et rapide en cas de perforation avec passage dans la cavité péritonéale et le médicament est éliminé par voie urinaire. L'éventuelle survenue d'effets systémiques dose-dépendants est donc fonction de l'état de la muqueuse digestive.
  • Le mécanisme immuno-allergique est en revanche non dose-dépendant et toujours susceptible d'être observé, quelle que soit la voie d'administration.
Donc, du point de vue de la fréquence et de l'intensité des effets indésirables, s'opposent :
  • les spécialités administrées par voie vasculaire et certaines voies locales,
  • les spécialités administrées par voie digestive et peu absorbées à l'état normal.
Mentions générales correspondant à l'ensemble des produits de contraste iodés :
Mises en garde :
Tous les produits de contraste iodés peuvent être à l'origine de réactions mineures ou majeures pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Elles peuvent être immédiates (moins de 60 minutes) ou retardées (jusqu'à 7 jours). Elles sont souvent imprévisibles.
Le risque de réaction majeure implique d'avoir à disposition immédiate les moyens nécessaires à une réanimation d'urgence, incluant de l'oxygène et un matériel de ventilation manuelle.
Plusieurs mécanismes ont été évoqués :
  • toxicité directe sur l'endothélium vasculaire et les protéines tissulaires ;
  • action pharmacologique modifiant la concentration de certains facteurs endogènes (histamine, fractions du complément, médiateurs de l'inflammation), plus fréquente avec les produits hyperosmolaires ;
  • allergie immédiate de type IgE dépendante au produit de contraste (anaphylaxie) :
  • réactions allergiques de mécanisme cellulaire (réactions cutanées retardées).
Les patients ayant déjà présenté une réaction lors d'une précédente administration d'un produit de contraste iodé ont un risque augmenté d'une nouvelle réaction en cas de réadministration du même, ou éventuellement d'un autre produit de contraste, iodé ou non, et sont donc considérés comme sujets à risque.
Les tests préalables de sensibilité ne sont pas recommandés dans la mesure où les réactions sévères dues au produit de contraste, et pouvant mettre en jeu le pronostic vital, ne sont pas prévisibles à partir des antécédents du patient ou d'un test de sensibilité.
Produits de contraste iodés et thyroïde (voir aussi Précautions d'emploi : dysthyroïdie) :
Il convient de s'assurer avant l'administration de produits de contraste iodés que le patient ne va pas bénéficier d'une exploration scintigraphique ou biologique de la thyroïde ou d'une administration d'iode radioactif à visée thérapeutique. En effet, l'administration, quelle qu'en soit la voie, de produits de contraste iodés perturbe les dosages hormonaux et la fixation d'iode par la thyroïde ou les métastases de cancer thyroïdien jusqu'à normalisation de l'iodurie.
Nouveau-nés, nourrissons, enfants :
Les nourrissons (âgés de moins d'1 an), notamment les nouveau-nés, sont particulièrement prédisposés aux déséquilibres électrolytiques et aux altérations hémodynamiques. Une attention particulière doit être portée sur la posologie, les détails de la procédure et le statut du patient.
Personnes âgées :
Les personnes âgées présentent un risque particulier de réactions liées à une dose élevée de produit de contraste. L'association fréquemment rencontrée de troubles neurologiques et de pathologies vasculaires sévères constitue une complication grave.
Précautions d'emploi :
Intolérance aux produits de contraste iodés :
Avant l'examen :
  • Identifier les sujets à risque par un interrogatoire précis sur les antécédents. Les corticostéroïdes et les antihistaminiques H1 ont été proposés comme prémédication chez les patients présentant le plus grand risque de réaction d'intolérance (intolérants connus à un produit de contraste iodé). Ils n'empêchent cependant pas la survenue d'un choc anaphylactique grave ou mortel.
Pendant la durée de l'examen, il convient d'assurer :
  • une surveillance médicale,
  • le maintien d'une voie d'abord veineuse.
Après l'examen :
  • Après l'administration d'un produit de contraste, le patient doit rester en observation au moins 30 minutes, car la majorité des effets indésirables graves survient dans ce délai.
  • Le patient doit être prévenu de la possibilité de réactions retardées (jusqu'à 7 jours) : cf Effets indésirables.
Insuffisance rénale :
Les produits de contraste iodés peuvent provoquer une altération transitoire de la fonction rénale ou aggraver une insuffisance rénale préexistante. Les mesures préventives sont les suivantes :
  • Identifier les patients à risque : patients déshydratés, insuffisants rénaux, diabétiques, atteints d'hyperuricémie, insuffisants cardiaques sévères, porteurs d'une gammapathie monoclonale (myélome multiple, maladie de Waldenström et autres paraprotéinémies), drépanocytose, sujets ayant des antécédents d'insuffisance rénale après administration de produits de contraste iodés, nouveau-nés et enfants, sujets âgés athéromateux.
  • Hydrater par un apport hydrosodé approprié le cas échéant.
  • Éviter d'associer des médicaments néphrotoxiques. Si une telle association est nécessaire, il faut renforcer la surveillance biologique rénale. Les médicaments concernés sont notamment les aminosides, les organoplatines, le méthotrexate à fortes doses, la pentamidine, le foscarnet et, certains antiviraux (aciclovir, ganciclovir, valaciclovir, adéfovir, cidofovir, ténofovir), la vancomycine, l'amphotéricine B, les immunosuppresseurs tels que la ciclosporine ou le tacrolimus, l'ifosfamide.
  • Respecter un intervalle au moins de 48 heures entre deux explorations radiologiques avec injection de produit de contraste ou différer tout nouvel examen jusqu'à la restauration de la fonction rénale initiale.
  • Prévenir une acidose lactique chez le diabétique traité par de la metformine (cf Interactions).
Les patients hémodialysés peuvent recevoir des produits de contraste iodés car ces derniers sont dialysables. Il convient de prendre l'avis préalable du service d'hémodialyse.
Asthme :
L'équilibrage de l'asthme est recommandé avant injection d'un produit de contraste iodé.
Les patients utilisant des bêta-bloquants, notamment les patients asthmatiques, peuvent présenter un seuil abaissé d'apparition d'un bronchospasme et répondre moins bien au traitement par des bêta-agonistes et par l'adrénaline, ce qui peut nécessiter l'utilisation de plus fortes doses.
Dysthyroïdie et tests de la fonction thyroïdienne :
La faible quantité d'iodures inorganiques libres, qui peut être présente dans le produit de contraste peut avoir un effet sur la fonction thyroïdienne : ces effets semblent plus visibles chez les patients présentant une hyperthyroïdie latente ou manifeste, ou un goitre. Des poussées d'hyperthyroïdie ont été rapportées après administration de produit de contraste iodé.
Maladies cardiaques et hypertension pulmonaire :
En cas d'insuffisance cardiaque avérée ou débutante, de coronaropathie, d'hypertension artérielle pulmonaire, de valvulopathie, les risques d'œdème pulmonaire, d'ischémie myocardique et de troubles du rythme ou de troubles hémodynamiques sévères sont augmentés après l'administration du produit de contraste iodé.
L'hypertension sévère et chronique peut augmenter le risque d'atteinte rénale suite à l'administration de produit de contraste ainsi que les risques associés à la procédure de cathétérisme.
Symptômes neurologiques :
En cas d'injection intra-artérielle, le rapport bénéfice/risque doit être estimé au cas par cas :
  • en raison du risque d'aggravation de la symptomatologie neurologique chez les patients présentant un accident ischémique transitoire, un infarctus cérébral aigu, une hémorragie intracrânienne récente, un œdème cérébral, une épilepsie idiopathique ou secondaire (tumeur, cicatrice), des tumeurs ou métastases intracrâniennes.
  • en cas d'utilisation par voie intra-artérielle chez un éthylique (éthylisme aigu ou chronique) et chez les toxicomanes à d'autres substances.
Les symptômes neurologiques dus à des pathologies cérébrovasculaires dégénératives, ischémiques, inflammatoires ou néoplasiques peuvent être exacerbés par l'administration de produit de contraste. Ces patients présentent un risque accru de complications neurologiques transitoires.
Les injections intravasculaires de produit de contraste peuvent provoquer des vasospasmes et des phénomènes ischémiques cérébraux consécutifs.
Encéphalopathie induite par produit de contraste :
Des cas d'encéphalopathie ont été signalés avec l'utilisation de l'ioméprol (cf Effets indésirables).
L'encéphalopathie de contraste peut se manifester par des symptômes et des signes de dysfonctionnement neurologique tels que céphalées, troubles visuels, cécité corticale, confusion, convulsions, perte de coordination, hémiparésie, aphasie, perte de connaissance, coma et œdème cérébral dans les minutes ou les heures qui suivent l'administration de l'ioméprol, et se résout généralement en quelques jours.
Le produit doit être utilisé avec prudence chez les patients souffrant d'affections qui perturbent l'intégrité de la barrière hémato-encéphalique (BHE), ce qui peut entraîner une perméabilité accrue de la BHE aux produits de contraste et augmenter le risque d'encéphalopathie. Si une encéphalopathie de contraste est suspectée, l'administration d'ioméprol doit être interrompue et une prise en charge médicale appropriée doit être mise en place.
Phéochromocytome :
Les patients atteints de phéochromocytome peuvent développer une crise hypertensive après administration intravasculaire de produit de contraste. Un prétraitement par alphabloquants et bêtabloquants est recommandé en raison du risque de crises hypertensives.
Myasthénie :
L'administration de produit de contraste peut aggraver les symptômes de myasthénie.
Majoration des effets secondaires :
Les manifestations des effets indésirables liés à l'administration de produits de contraste iodés peuvent être majorées par les états prononcés d'excitation, l'anxiété et la douleur. Une prise en charge adaptée peut s'avérer nécessaire, pouvant aller jusqu'à la sédation.
Risque d'inflammation et extravasation :
Ce produit de contraste doit être injecté avec précaution afin d'éviter le passage du produit dans l'espace périvasculaire. Néanmoins, une extravasation significative peut se produire, en particulier lors de l'utilisation d'injecteurs à pression. En règle générale, cet incident n'entraîne aucun dommage tissulaire notable lorsqu'un traitement conservateur est mis en œuvre. Néanmoins, dans des cas isolés, il a été observé de graves lésions tissulaires (notamment des ulcérations) ayant nécessité un traitement chirurgical.
Population pédiatrique :
Une suppression thyroïdienne transitoire ou une hypothyroïdie a été rapportée chez les enfants après exposition aux produits de contraste iodés. A l'issue d'une procédure diagnostique, cela été plus fréquemment observé chez le nouveau-né et le prématuré, ainsi qu'après une procédure utilisant de fortes doses. Les nouveau-nés peuvent être également exposés au travers de l'exposition maternelle. Chez le nouveau-né, en particulier le prématuré, qui a été exposé au ioméprol soit au travers de sa mère durant la grossesse, ou pendant la période néonatale, il est recommandé de surveiller la fonction thyroïdienne. Si une hypothyroïdie est détectée, la nécessité d'un traitement sera évaluée et la fonction thyroïdienne devra être surveillée jusqu'à sa normalisation.
Mises en garde et Précautions d'emploi propres à certaines voies d'administration avec diffusion systémique notable :
Spécialités administrables par voie intra-utérine (Ioméron 300 et 350) :
Contre-indications :
  • Grossesse dans l'hystérosalpingographie.
Précautions d'emploi :
  • L'exposition aux rayons X des voies génitales féminines doit faire l'objet d'une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque.
  • En cas d'inflammation ou d'infection pelvienne aiguë, l'hystérosalpingographie ne peut être réalisée qu'après évaluation attentive du rapport bénéfice/risque.
Spécialités injectables par voie intrathécale (Ioméron 250 et 300) :
Précautions d'emploi :
  • L'indication d'une myélographie doit être soigneusement pesée chez les malades ayant un risque épileptogène accru, des antécédents épileptiques.
  • Les malades sous traitement anticonvulsivant ne doivent pas interrompre leur traitement.
  • Les manipulations du malade pendant et après l'examen doivent être de faible amplitude. Après l'examen, le malade doit rester allongé, la tête surélevée pendant au moins 8 heures. La surveillance du patient est attentive pendant 24 heures, pendant lesquelles il est recommandé au patient de ne pas se pencher.
Pancréatographie rétrograde par voie endoscopique (PRE) [Ioméron 150, 300 et 350] :
En cas de pancréatite aiguë, sauf lorsqu'il y a une indication de sphinctérotomie.
DC

INTERACTIONS

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DC

FERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT

Grossesse :
Embryotoxicité :
Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.
Fœtotoxicité :
La surcharge iodée ponctuelle consécutive à l'administration du produit à la mère peut entraîner une dysthyroïdie fœtale si l'examen a lieu après 14 semaines d'aménorrhée. Cependant, la réversibilité de cet effet et le bénéfice maternel attendu justifient de ne pas surseoir à l'administration ponctuelle d'un produit de contraste iodé dans le cas où l'indication de l'examen radiologique chez une femme enceinte est bien pesée. Il est recommandé de surveiller la fonction thyroïdienne des nouveau-nés qui ont été exposés au ioméprol in utero.
Mutagénicité et fertilité :
Les études toxicologiques réalisées sur la fonction de reproduction n'ont pas montré d'effet sur la reproduction, la fertilité ou le développement fœtal et postnatal.

Allaitement :

Une administration ponctuelle de produit de contraste iodé à la mère ne nécessite pas l'interruption d'allaitement.

DC

CONDUITE et UTILISATION DE MACHINES

Ioméron n'a aucun effet ou un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
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EFFETS INDÉSIRABLES

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DC

SURDOSAGE

En cas de très forte dose, la perte hydrique et électrolytique doit être compensée par une réhydratation appropriée. La fonction rénale doit être surveillée pendant au moins trois jours.

Si nécessaire, une hémodialyse peut être réalisée.

Ioméron 250 et 300 :
En cas de surdosage accidentel par voie intrathécale, il convient de surveiller attentivement l'apparition de signes et de symptômes de perturbations du SNC chez le patient pendant au moins 24 heures. Ces signes peuvent être : une hyperréflexie croissante ou des crises tonicocloniques, jusqu'à des crises d'épilepsie généralisées, une hyperthermie, une stupeur, un coma et une dépression respiratoire.
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PHARMACODYNAMIE

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PHARMACOCINÉTIQUE

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SÉCURITÉ PRÉCLINIQUE

Les données de sécurité précliniques ne révèlent aucun risque particulier en vue de l'utilisation chez l'être humain, à partir d'études conventionnelles de pharmacologie, de toxicité par administrations réitérées, de génotoxicité, ou de la toxicité de la reproduction.

Les effets observés au cours des études précliniques n'ont été observés qu'à des doses très supérieures à celles utilisées chez l'homme, et sont donc de peu de signification en pratique clinique.

Les résultats des études chez le rat, la souris et le chien mettent en évidence que l'ioméprol présente, après administration intraveineuse ou intra-artérielle, une toxicité aiguë comparable à celle observée avec les autres produits de contraste non ioniques, ainsi qu'une bonne tolérance systémique après administration intraveineuse répétée chez le rat et le chien.

DP

INCOMPATIBILITÉS

Des études de compatibilité spécifiques ont montré que Ioméron n'agit pas sur la coagulation, ni sur les fonctions plaquettaires, et n'interfère pas sur le plan physicochimique avec les héparines (non fractionnées ou de bas poids moléculaire).

En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.

DP

MODALITÉS DE CONSERVATION

Durée de conservation :
  • 3 ans pour les nécessaires d'administration de 50 ml, 100 ml et 150 ml ;
  • 5 ans pour toutes les autres présentations.

Conserver le conditionnement primaire dans l'emballage extérieur pour le protéger de la lumière. Bien que la sensibilité de l'ioméprol aux rayons X soit faible, il est conseillé de le conserver à l'abri des rayonnements ionisants.

Ne pas congeler.

DP

MODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION

Pas d'exigences particulières.

Les conditionnements de produits de contraste ne sont pas destinés aux prélèvements de doses multiples. Le bouchon en caoutchouc ne doit jamais être percé plus d'une fois. Pour percer le bouchon et aspirer le produit de contraste, il est recommandé d'utiliser une aiguille-canule. Le produit de contraste doit être aspiré dans la seringue juste avant son utilisation. La quantité résiduelle non utilisée au cours d'un examen doit être éliminée.

PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE

LISTE I
Ioméron 150 :
AMM3400933791643 (1994) 150, 250 ml.
AMM révisée le 10.05.2022.
Ioméron 250 :
AMM3400933792763 (1994) 250, 100 ml.
AMM révisée le 11.05.2022.
Ioméron 300 :
AMM3400935469236 (1994) 300, 20 ml.
3400933793593 (1994) 300, 50 ml.
3400933793715 (1994) 300, 100 ml.
3400933793944 (1994) 300, 200 ml.
AMM révisées le 11.05.2022.
Ioméron 350 :
AMM3400935469526 (1994) 350, 20 ml.
3400933794316 (1994) 350, 50 ml.
3400933794545 (1994) 350, 100 ml.
3400933794606 (1994) 350, 150 ml.
3400933794774 (1994) 350, 200 ml.
3400926994938 (2013) 350, 100 ml + nécessaire d'administration scanner EXP (CT-Exprès).
3400935469694 (2000) 350, 150 ml + nécessaire d'administration scanner AN.
3400935511201 (2000) 350, 150 ml + nécessaire d'administration scanner ME.
3400926995010 (2013) 350, 150 ml + nécessaire d'administration scanner EXP (CT-Exprès).
3400927706998 (2013) 350, 150 ml + nécessaire d'administration scanner Nemoto.
AMM révisées le 11.05.2022.
Ioméron 400 :
AMM3400933795146 (1994) 400, 50 ml.
3400933795375 (1994) 400, 100 ml.
3400933795436 (1994) 400, 150 ml.
3400933795665 (1994) 400, 200 ml.
3400936198005 (2003) 400, 100 ml + nécessaire d'administration scanner AN.
3400936198173 (2003) 400, 100 ml + nécessaire d'administration scanner ME.
3400926994129 (2013) 400, 100 ml + nécessaire d'administration scanner EXP (CT-Exprès).
3400936161733 (2003) 400, 150 ml + nécessaire d'administration scanner AN.
3400936161962 (2003) 400, 150 ml + nécessaire d'administration scanner ME.
3400926994297 (2013) 400, 150 ml + nécessaire d'administration scanner EXP (CT-Exprès).
3400927707360 (2013) 400, 150 ml + nécessaire d'administration scanner Nemoto.
AMM révisées le 11.05.2022.
  
Prix :39,15 euros (150, 250 ml).
28,59 euros (250, 100 ml).
7,04 euros (300, 20 ml).
17,51 euros (300, 50 ml).
33,93 euros (300, 100 ml).
65,84 euros (300, 200 ml).
7,39 euros (350, 20 ml).
18,38 euros (350, 50 ml).
36,57 euros (350, 100 ml).
54,65 euros (350, 150 ml).
72,73 euros (350, 200 ml).
36,57 euros (350, 100 ml + nécessaire d'administration scanner EXP).
54,65 euros (350, 150 ml + nécessaire d'administration scanner AN).
54,65 euros (350, 150 ml + nécessaire d'administration scanner ME).
54,65 euros (350, 150 ml + nécessaire d'administration scanner EXP).
54,65 euros (350, 150 ml + nécessaire d'administration scanner Nemoto).
19,83 euros (400, 50 ml).
39,44 euros (400, 100 ml).
58,95 euros (400, 150 ml).
78,47 euros (400, 200 ml).
39,44 euros (400, 100 ml + nécessaire d'administration scanner AN).
39,44 euros (400, 100 ml + nécessaire d'administration scanner ME).
39,44 euros (400, 100 ml + nécessaire d'administration scanner EXP).
58,95 euros (400, 150 ml + nécessaire d'administration scanner AN).
58,95 euros (400, 150 ml + nécessaire d'administration scanner ME).
58,95 euros (400, 150 ml + nécessaire d'administration scanner EXP).
58,95 euros (400, 150 ml + nécessaire d'administration scanner Nemoto).
Remb Séc soc à 65 %. Collect.

Titulaire de l'AMM : Bracco Imaging France.

Informations laboratoire

BRACCO IMAGING FRANCE
7, rue Léonard-de-Vinci. 91300 Massy
Tél : 01 60 79 82 76
Fax : 01 60 79 82 52
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