LAMALINE gél

Mise à jour : 21 Mai 2019
Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Antalgiques - Antipyrétiques - Antispasmodiques : Autres associations d'antalgiques et/ou d'antipyrétiques (Autres associations avec un opioïde)
Classification ATC :
SYSTEME NERVEUX : ANALGESIQUES - AUTRES ANALGESIQUES ET ANTIPYRETIQUES : ANILIDES (PARACETAMOL EN ASSOCIATION SAUF AUX PSYCHOLEPTIQUES)
Statut
Commercialisé
Excipients : magnésium stéarate
Colorant (gélule) : fer jaune oxyde, indigotine, titane dioxyde
Enveloppe de la gélule : gélatine
AMM3515495
Présentation(s)LAMALINE Gél Plq/16
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 65%

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 
Gélule (vert et blanc) :  Boîte de 16, sous plaquettes thermoformées.
Suppositoire :  Boîte de 10, sous plaquettes thermoformées.

Composition


COMPOSITION 
Gélule :p gélule
Paracétamol (DCI) 
300 mg
Opium, poudre 
10 mg
titrée à 10 % (m/m) en morphine base anhydre
Caféine 
30 mg
Excipients : stéarate de magnésium. Enveloppe de la gélule : oxyde de fer jaune, indigotine, dioxyde de titane, gélatine.
Suppositoire :p suppositoire
Paracétamol (DCI) 
500 mg
Opium, extrait sec 
15 mg
titré à 20 % (m/m) en morphine base anhydre
Caféine 
50 mg
Excipient : glycérides hémi-synthétiques solides (Suppocire AML).

Indications


DCINDICATIONS 
Traitement symptomatique des douleurs d'intensité modérée à intense et/ou ne répondant pas à l'utilisation d'antalgiques périphériques utilisés seuls.

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 
Grossesse :

La présence de poudre (gélule) ou d'extrait (suppositoire) d'opium conditionne la conduite à tenir.

Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène de certaines substances contenues dans la poudre (gélule) ou l'extrait (suppositoire) d'opium (ex : morphine, codéine).

Il n'existe pas de données cliniques suffisamment pertinentes pour évaluer le risque malformatif de ce médicament dans l'espèce humaine. En cas d'administration en fin de grossesse, tenir compte des propriétés morphinomimétiques de ce médicament et envisager une surveillance néonatale :

Par conséquent, Lamaline ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse à moins d'une nécessité absolue.


Allaitement :

Le passage de cette spécialité dans le lait maternel n'est pas connu. Toutefois, en raison de la présence de dérivés morphinomimétiques et du passage de la morphine dans le lait maternel, ce médicament est contre-indiqué lors de l'allaitement.

Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
Les conducteurs de véhicules et utilisateurs de machines doivent être prudents car il existe un risque de somnolence lié à la présence de poudre ou d'extrait d'opium.

Surdosage


DCSURDOSAGE 
Lié au paracétamol :
Le risque d'une intoxication grave (surdosage thérapeutique ou intoxication accidentelle fréquente), pouvant conduire à une insuffisance hépatique sévère, potentiellement mortelle, est particulièrement élevé chez les sujets âgés, chez les jeunes enfants et les adolescents, chez les patients présentant une affection hépatique, en cas d'alcoolisme chronique, chez les patients dénutris, chez les patients de moins de 50 kg.
Symptômes :
  • A une phase précoce, l'intoxication peut être totalement asymptomatique.
  • Généralement dans les 24 premières heures apparaissent des nausées, vomissements, anorexie, pâleur, douleurs abdominales.
  • Dans les 12 à 48 heures après l'ingestion peuvent apparaître une augmentation des transaminases hépatiques, de la lactico-déshydrogénase, de la bilirubine et une diminution du taux de prothrombine.
  • Un surdosage peut provoquer une cytolyse hépatique susceptible d'aboutir à une insuffisance hépatocellulaire, une acidose métabolique, une encéphalopathie pouvant aller jusqu'au coma et à la mort.
  • Une atteinte toxique rénale avec nécrose tubulaire aiguë et insuffisance rénale peut survenir même en l'absence d'insuffisance hépatique.
  • Une hyperamylasémie et plus rarement des pancréatites aiguës ont été observées.
  • Des arythmies cardiaques ont été rapportées.
Conduite d'urgence :
  • Transfert immédiat en milieu hospitalier.
  • Prélever un tube de sang pour faire le dosage plasmatique initial du paracétamol.
  • Évacuation rapide du produit ingéré par lavage gastrique.
  • Le traitement du surdosage comprend classiquement l'administration aussi précoce que possible de l'antidote N-acétylcystéine par voie IV ou voie orale, si possible avant la 10e heure.
  • Traitement symptomatique.
Liés à la poudre (gélule) ou à l'extrait (suppositoire) d'opium :
Symptômes :
  • Surdosage léger à modéré : une euphorie, une somnolence, une constipation, des nausées, des vomissements et un myosis. Une bradycardie ou une hypotension légère peuvent être présents.
  • Surdosage sévère : une dépression respiratoire pouvant aboutir à une apnée, une hypoxie, un coma, une bradycardie, ou une lésion pulmonaire aiguë. Rarement, des crises convulsives peuvent se déclencher suite à la survenue d'une hypoxie. La nécrose tubulaire aiguë secondaire à la rhabdomyolyse et une myoglobinurie peuvent survenir chez les patients dans un coma prolongé ou présentant des convulsions. Ces complications peuvent entraîner la mort.
Traitement :
  • Décontamination :
    Un surdosage en opiacés peut engager le pronostic vital. L'administration de charbon actif devrait être envisagé rapidement après une ingestion orale importante, si le patient peut protéger ses voies respiratoires et ne présente pas de signes sévères de toxicité. Si un patient présente des signes de toxicité modérée à sévère, il ne faut pas administrer de charbon actif, en raison du risque d'inhalation.
  • Prise en charge d'une intoxication d'intensité légère à modérée :
    Une surveillance du patient peut suffire.
  • Prise en charge d'une intoxication sévère :
    Un traitement de soutien intensif peut être nécessaire pour corriger une insuffisance respiratoire et un choc. De plus, l'antagoniste spécifique naloxone est utilisé pour inverser rapidement la dépression respiratoire sévère et le coma provoqués par des doses excessives d'analgésiques opioïdes. La naloxone ayant une durée d'action plus courte que beaucoup d'opioïdes, de nombreux patients répondeurs doivent être gardés sous surveillance étroite à la recherche de signes de rechute et les injections devront être répétées en fonction de la fréquence respiratoire et de la sévérité du coma. Alternativement, dans des situations où l'administration répétée est nécessaire, par exemple lorsqu'un opioïde à action prolongée est la cause ou est soupçonné d'être la cause des symptômes, une perfusion intraveineuse continue de naloxone peut être réalisée et sera adaptée à la réponse. Tous les patients doivent être surveillés pendant au moins 6 heures après la dernière dose de naloxone. L'utilisation des antagonistes des opioïdes comme la naloxone chez les personnes physiquement dépendantes aux opiacés peut provoquer des symptômes de sevrage.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : Paracétamol en association sauf aux psycholeptiques (code ATC : N02BE51).

Mécanisme d'action :
Ce médicament est un antalgique de palier 2 (selon la classification OMS) associant trois substances actives :
  • Paracétamol : analgésique et antipyrétique. Le paracétamol a un mode d'action essentiellement central.
  • Opium : analgésique opiacé avec un mécanisme d'action central et périphérique.
  • Caféine : psychostimulant.

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 
Paracétamol :
Gélule :
Absorption :
L'absorption du paracétamol par voie orale est complète et rapide.
Les concentrations plasmatiques sont atteintes 30 à 60 minutes après ingestion.
Distribution :
Le paracétamol se distribue rapidement dans tous les tissus. Les concentrations sont comparables dans le sang, la salive et le plasma. La liaison aux protéines plasmatiques est faible.
Biotransformation :
Le paracétamol est métabolisé essentiellement au niveau du foie. Les deux voies majeures sont la glycuroconjugaison et la sulfoconjugaison. Cette dernière voie est rapidement saturable aux posologies supérieures aux doses thérapeutiques. Une voie mineure, catalysée par le cytochrome P450, est la formation d'un intermédiaire réactif (le N-acétyl benzoquinone imine), qui, dans les conditions normales d'utilisation, est rapidement détoxifié par le glutathion réduit et éliminé dans les urines après conjugaison à la cystéine et à l'acide mercaptopurique. En revanche, lors d'intoxications massives, la quantité de ce métabolite toxique est augmentée.
Élimination :
L'élimination est essentiellement urinaire. 90 % de la dose ingérée sont éliminés par le rein en 24 heures, principalement sous forme glycuroconjuguée (60 à 80 %) et sulfoconjuguée (20 à 30 %). Moins de 5 % sont éliminés sous forme inchangée.
La demi-vie d'élimination est d'environ 2 heures.
Suppositoire :
Absorption :
Résorption prolongée par voie rectale.
La biodisponibilité de la voie rectale est comparable à celle de la voie orale.
Pic plasmatique atteint en 2 h 30 environ.
Distribution :
Distribution rapide aux milieux liquidiens.
Liaison faible aux protéines plasmatiques.
Le paracétamol se distribue rapidement dans tous les tissus. Les concentrations sont comparables dans le sang, la salive et le plasma. La liaison aux protéines plasmatiques est faible.
Biotransformation :
Métabolisme hépatique : le paracétamol suit deux voies métaboliques majeures. Il est éliminé dans les urines sous forme glycuroconjuguée (60 à 80 %) et sous forme sulfoconjuguée (20 à 30 %), et pour moins de 5 % sous forme inchangée. Une petite fraction (moins de 4 %) est transformée avec l'intervention du cytochrome P450 en un métabolite qui subit une conjugaison avec le glutathion. Lors des intoxications massives, la quantité de ce métabolite est augmentée.
D'après des données récentes, il ne semble pas que le métabolisme du paracétamol soit modifié en cas d'insuffisance hépatique.
Élimination :
Le paracétamol est éliminé sous forme conjuguée ; la capacité de conjugaison n'est pas modifiée chez le sujet âgé.
Demi-vie plasmatique d'élimination de l'ordre de 4 heures.
Variations physiopathologiques :
Insuffisance rénale : en cas d'insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 10 ml/min), l'élimination du paracétamol et de ses métabolites est retardée.
Sujet âgé : la capacité de conjugaison n'est pas modifiée.
Poudre (gélule) ou extrait (suppositoire) d'opium :
Absorption :
Les concentrations sériques maximales de morphine, principal alcaloïde de poudre ou d'extrait d'opium, sont obtenues en 2 à 4 heures après administration par voie orale et en 20 à 60 minutes après administration rectale.
Les alcaloïdes de l'opium sont rapidement absorbés après administration orale. L'effet de premier passage hépatique est supérieur à 50 % (gélule).
Distribution :
Après absorption, la morphine est liée aux protéines plasmatiques dans la proportion de 30 %.
Biotransformation :
Les alcaloïdes de l'opium sont métabolisés de façon importante en dérivés glucuronoconjugués qui subissent un cycle entérohépatique. Le 6-glucuronide est un métabolite de la morphine environ 50 fois plus actif que la substance-mère. La morphine est également déméthylée, ce qui conduit à un autre métabolite actif, la normorphine.
La codéine est métabolisée pour donner la codéine-6-glucuronide, la morphine (seul métabolite actif) et la norcodéine. La codéine étant présente dans la poudre ou l'extrait d'opium à des quantités dix fois inférieures à celles de la morphine, sa transformation hépatique a peu de conséquence sur la biodisponibilité globale en morphine.
Élimination :
L'élimination des dérivés glucuronoconjugués se fait essentiellement par voie urinaire, à la fois par filtration glomérulaire et sécrétion tubulaire.
L'élimination fécale est faible (< 10 %).
Caféine :

Elle est rapidement et complètement absorbée. Ses concentrations plasmatiques maximales sont généralement atteintes entre quelques minutes et 60 minutes après ingestion. Elle est métabolisée par le foie, son élimination est urinaire.

Sécurité préclinique


PPSÉCURITÉ PRÉCLINIQUE 
Données sur la reproduction :
Paracétamol :
Le paracétamol n'est pas tératogène chez la souris ou le rat et n'a pas entraîné d'anomalies de croissance intra-utérine chez les rats. Chez les rats et les souris, des doses orales élevées ont altéré la spermiogenèse et provoqué une atrophie testiculaire.
Caféine :
Chez les animaux de laboratoire, la caféine n'a pas d'effets néfastes sur la reproduction du rat mâle. Un arrêt de la croissance et du développement du fœtus a été observé chez des rates gravides. Des effets tératogènes ont été observés chez les rats et les souris ayant reçu de fortes doses de caféine (gavage orale : 250 mg/kg chez la souris et 80 mg/kg chez le rat).
Opium :
Chez les animaux de laboratoire, des gestations associées à une augmentation des malformations congénitales lors d'un traitement de la mère par opiacés pourraient être dues à une toxicité chez la mère.

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 

Durée de conservation de la gélule : 2 ans.

A conserver dans l'emballage extérieur, à une température ne dépassant pas 30 °C.

Durée de conservation du suppositoire : 3 ans.

A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 

Pas d'exigences particulières.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE I
AMM3400935154958 (1999, RCP rév 19.06.2018) 16 gél.
3400935173010 (1999, RCP rév 19.06.2018) 10 suppos.
  
Prix : 1,41 euros (16 gélules).
2,27 euros (10 suppositoires).
Remb Séc soc à 65 %. Collect.

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
Il n'y a pas de produit équivalent identifié