INEXIUM 10 mg glé p susp buv en sachet

Mise à jour : 03 Avril 2020
Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Gastro - Entéro - Hépatologie : Ulcère gastroduodénal - Antisécrétoires gastriques : Inhibiteurs de la pompe à protons (Esoméprazole)
Gastro - Entéro - Hépatologie : Reflux gastro-oesophagien - Antisécrétoires gastriques : Inhibiteurs de la pompe à protons (Esoméprazole)
Classification ATC :
VOIES DIGESTIVES ET METABOLISME : MEDICAMENTS DES TROUBLES DE L'ACIDITE - MEDICAMENTS DE L'ULCERE PEPTIQUE ET DU REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN (RGO) : INHIBITEURS DE LA POMPE A PROTONS (ESOMEPRAZOLE)
ésoméprazole magnésium trihydrate
Statut
Commercialisé
Excipients : glycérol monostéarate, hyprolose, hypromellose, magnésium stéarate, copolymère d'acide méthacrylique et d'acrylate d'éthyle, polysorbate 80, microgranules neutres, amidon de maïs, talc, triéthyle citrate, gomme xanthane, crospovidone, acide citrique anhydre
Colorant (excipient) : fer jaune oxyde
Excipients à effet notoire :
EEN sans dose seuil : saccharose, glucose
AMM3867308
Présentation(s)INEXIUM 10 mg Glé susp buv en sachet 28Sach
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 65%

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 
Granulés gastrorésistants à 10 mg pour suspension buvable (granulés fins, jaune pâle ; des granulés plus bruns peuvent être visibles) : Sachets, boîte de 28.

Composition


COMPOSITION 
 p sachet
Ésoméprazole magnésique trihydraté exprimé en ésoméprazole 
10 mg
Excipients :

Granulés d'ésoméprazole : monostéarate de glycérol (40-55), hydroxypropylcellulose, hypromellose, stéarate de magnésium, copolymère d'acide méthacrylique-acrylate d'éthyle (1:1) dispersion 30 %, polysorbate 80, microgranules neutres (saccharose et amidon de maïs), talc, citrate de triéthyle.

Granulés d'excipients : acide citrique anhydre (pour ajustement du pH), crospovidone, glucose, hyprolose, oxyde de fer jaune (E 172), gomme xanthane.


Excipients à effet notoire : chaque sachet contient 6,8 mg de saccharose et 2,8 g de glucose.

Indications


DCINDICATIONS 
Inexium 10 mg, granulés gastrorésistants pour suspension buvable en sachet est indiqué pour :
Population pédiatrique :
Enfants de 1 à 11 ans :
Reflux gastro-œsophagien (RGO) :
  • Traitement de l'œsophagite érosive par reflux confirmée par endoscopie.
  • Traitement symptomatique du reflux gastro-œsophagien (RGO).
Enfants âgés de plus de 4 ans :
En association à des antibiotiques dans le traitement de l'ulcère duodénal dû à une infection par Helicobacter pylori.
Adultes et adolescents de plus de 12 ans :

Inexium 10 mg, granulés gastrorésistants pour suspension buvable en sachet peut aussi être utilisé chez les patients qui ont des difficultés pour avaler Inexium, comprimé gastrorésistant. Pour les patients âgés de plus de 12 ans, se reporter aux indications du RCP d'Inexium, comprimé gastrorésistant.

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 
Grossesse :

Les données cliniques lors de grossesses exposées à Inexium sont insuffisantes. Les données issues d'études épidémiologiques sur un nombre élevé de grossesses exposées à l'oméprazole, mélange racémique, n'ont révélé aucun effet malformatif ni fœtotoxique. Les études chez l'animal avec l'ésoméprazole n'ont révélé aucun effet direct ou indirect malformatif embryonnaire/fœtal. Les études chez l'animal avec le mélange racémique n'ont pas montré d'effets délétères directs ou indirects quant à la grossesse, l'accouchement ou le développement postnatal. Inexium doit être prescrit avec précaution au cours de la grossesse.

Un nombre modéré de données chez la femme enceinte (entre 300 et 1000 grossesses) n'a mis en évidence aucun effet malformatif, ni toxique pour le fœtus ou le nouveau-né dû à l'ésoméprazole.

Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects sur la reproduction (cf Sécurité préclinique).


Allaitement :

L'excrétion dans le lait maternel de l'ésoméprazole n'est pas connue. Il n'existe pas de données suffisantes sur les effets de l'ésoméprazole chez le nouveau-né/nourrisson. L'ésoméprazole ne doit pas être utilisé au cours de l'allaitement.

Fertilité :

Des études conduites chez l'animal avec un mélange racémique d'oméprazole, administré par voie orale, n'indiquent pas d'effets sur la fertilité.


Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
L'ésoméprazole a une influence mineure sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Des effets indésirables tels que des étourdissements (peu fréquent) et une vision trouble (rare) ont été rapportés (cf Effets indésirables). Les patients affectés ne devraient pas conduire ou utiliser des machines.

Surdosage


DCSURDOSAGE 

A ce jour, l'expérience relative à un surdosage volontaire est très limitée. Les symptômes décrits lors d'une prise de 280 mg sont des symptômes gastro-intestinaux et des signes de fatigue. Des doses uniques de 80 mg par jour ont été bien tolérées. Il n'existe pas d'antidote spécifique connu. L'ésoméprazole est fortement lié aux protéines plasmatiques et donc n'est pas aisément dialysable. En cas de surdosage, le traitement sera symptomatique et visera à préserver les fonctions vitales.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : Médicaments pour les troubles liés à l'acidité, Inhibiteur de la pompe à protons (code ATC : A02BC05).

L'ésoméprazole est l'isomère S de l'oméprazole et diminue la sécrétion gastrique acide par un mécanisme d'action spécifiquement ciblé. C'est un inhibiteur spécifique de la pompe à protons au niveau de la cellule pariétale. Les deux isomères R et S de l'oméprazole ont une activité pharmacodynamique similaire.

Mécanisme d'action :

L'ésoméprazole est une base faible. Il est concentré et converti en forme active dans l'environnement acide des canalicules sécrétoires des cellules pariétales, où il inhibe l'enzyme H+K+-ATPase (la pompe à protons), la sécrétion acide basale et de la sécrétion acide stimulée.

Effets pharmacodynamiques :

Après une prise orale de 20 et 40 mg d'ésoméprazole, l'apparition de l'effet antisécrétoire survient dans un délai d'une heure. Après administrations répétées de 20 mg d'ésoméprazole en une prise par jour pendant 5 jours, le débit acide maximal obtenu après stimulation par la pentagastrine est réduit en moyenne de 90 % au 5e jour, 6 à 7 heures après la prise.

Après 5 jours de prises orales de 20 mg et 40 mg d'ésoméprazole, un pH intragastrique supérieur à 4 était maintenu respectivement pendant en moyenne 13 et 17 heures sur 24 heures chez les patients ayant un reflux gastro-œsophagien symptomatique. Les pourcentages de patients qui maintiennent un pH supérieur à 4, au moins 8, 12 et 16 heures sont respectivement de 76 %, 54 % et 24 % avec 20 mg d'ésoméprazole et de 97 %, 92 % et 56 % avec 40 mg d'ésoméprazole.

En utilisant l'aire sous la courbe (ASC) comme paramètre reflétant la concentration plasmatique, une relation entre l'inhibition de la sécrétion gastrique acide et l'aire sous la courbe (ASC) a été démontrée.

La cicatrisation de l'œsophagite par reflux avec l'ésoméprazole 40 mg est obtenue chez environ 78 % des patients après 4 semaines et chez 93 % des patients après 8 semaines.

Au cours du traitement par antisécrétoires, la concentration sérique de gastrine augmente en réponse à la diminution de la sécrétion acide. La CgA augmente également à cause de la diminution de l'acidité gastrique. L'augmentation de la concentration de CgA peut interférer lors d'investigations réalisées pour les tumeurs neuroendocrines. D'après des données publiées, la prise d'inhibiteurs de la pompe à protons devrait être interrompue entre 5 jours et 2 semaines avant de mesurer le taux de CgA. Le but est de permettre un retour à la normale des taux de CgA qui auraient été artificiellement augmentés par la prise d'IPP.

Une augmentation du nombre de cellules ECL, en relation possible avec l'augmentation des concentrations sériques de la gastrine, a été observée à la fois chez les enfants et les adultes traités au long cours avec l'ésoméprazole. Les résultats sont considérés comme étant non cliniquement significatifs.

Lors d'un traitement au long cours par les antisécrétoires, des kystes glandulaires gastriques ont été rapportés avec une fréquence légèrement augmentée. Ces modifications sont une conséquence physiologique d'une inhibition prononcée de la sécrétion acide : elles sont bénignes et apparaissent réversibles.

La diminution de la sécrétion d'acide gastrique, quelle qu'en soit la cause, notamment celle induite par les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), augmente dans l'estomac la quantité de bactéries normalement présentes dans le tube digestif. Le traitement par IPP pourrait augmenter légèrement le risque d'infections gastro-intestinales dues à des germes tels que Salmonella et Campylobacter et possiblement dues à Clostridium difficile chez les patients hospitalisés.

Population pédiatrique  :
RGO - 1 à 11 ans :
Dans une étude multicentrique, en groupe parallèles, 109 enfants âgés de 1 à 11 ans, ayant un RGO confirmé par endoscopie, ont été traités par Inexium une fois par jour pendant un maximum de 8 semaines afin d'évaluer l'efficacité et la tolérance. Les doses utilisées en fonction du poids des patients étaient les suivantes :
  • poids < 20 kg : traitement une fois par jour avec 5 mg ou 10 mg d'ésoméprazole ;
  • poids ≥ 20 kg : traitement une fois par jour avec 10 mg ou 20 mg d'ésoméprazole.
La présence ou l'absence d'une œsophagite érosive chez les patients était évaluée par endoscopie.
A l'inclusion, 55 patients présentaient une œsophagite érosive. Parmi les 45 patients ayant eu une endoscopie au cours du suivi, 42 (93,3 %) ont eu une cicatrisation de leur œsophagite érosive (88,9 %) ou une amélioration (4,4 %) après 8 semaines de traitement.
RGO - 0 à 11 mois :
Au cours d'une étude contrôlée contre placebo (98 patients âgés de 1 à 11 mois), l'efficacité et la tolérance ont été évaluées chez des patients présentant des signes et des symptômes de reflux gastro-œsophagien (RGO). De l'ésoméprazole 1 mg/kg une fois par jour a été donné pendant 2 semaines (phase en ouvert) et 80 patients ont été inclus pour 4 semaines supplémentaires (phase en double aveugle avec un arrêt du traitement). Il n'y a eu aucune différence significative entre ésoméprazole et placebo pour le critère d'évaluation principal « délai écoulé entre la randomisation et la sortie du patient de l'étude en raison d'une aggravation des symptômes ».
Dans une étude contrôlée contre placebo (52 patients âgés < 1 mois), l'efficacité et la tolérance ont été évaluées chez des patients présentant des signes et symptômes de RGO. De l'ésoméprazole 0,5 mg/kg a été administré une fois par jour pendant 10 jours minimum. Il n'y a pas eu de différence significative entre ésoméprazole et placebo pour le critère d'évaluation principal « changement par rapport à l'état initial du nombre d'épisodes de RGO ».
Les résultats des études pédiatriques montrent en plus que l'ésoméprazole 0,5 mg/kg et 1,0 mg/kg, chez les nourrissons de moins de 1 mois et de 1 à 11 mois respectivement, réduit le pourcentage moyen du temps passé avec un pH intra-œsophagien < 4.
Le profil de tolérance apparaît similaire à celui observé chez les adultes.
Dans une étude réalisée dans une population pédiatrique (enfants âgés de moins de 1 an à 17 ans) atteints de RGO et recevant un traitement par IPP au long cours, 61 % des enfants ont présenté des niveaux faibles d'hyperplasie des cellules ECL sans signification clinique connue et sans développement d'une gastrite atrophique ou de tumeurs carcinoïdes.

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 
Absorption :

L'ésoméprazole est instable en milieu acide. Il s'administre par voie orale sous forme de granulés gastrorésistants. In vivo, la conversion en isomère R est négligeable.

L'absorption de l'ésoméprazole est rapide, avec un pic plasmatique survenant environ 1 à 2 heures après la prise. La biodisponibilité absolue est de 64 % après administration unique de 40 mg et augmente à 89 % après administrations répétées d'une prise par jour. Les valeurs correspondantes pour 20 mg d'ésoméprazole sont 50 % et 68 % respectivement.

La prise d'aliments retarde et diminue l'absorption de l'ésoméprazole bien que cela n'ait pas d'influence significative sur l'effet antisécrétoire de l'ésoméprazole.

Distribution :

Le volume de distribution apparent à l'état d'équilibre chez le sujet sain est d'environ 0,22 l/kg. La liaison de l'ésoméprazole aux protéines plasmatiques est de 97 %.

Biotransformation :

L'ésoméprazole est totalement métabolisé par le cytochrome P450 (CYP).

La majeure partie de son métabolisme est dépendante de l'enzyme polymorphe CYP2C19, responsable de la formation des métabolites hydroxy et déméthyl de l'ésoméprazole.

La partie restante est dépendante d'un autre isoenzyme spécifique, le CYP3A4, responsable de la formation de sulfone ésoméprazole, principal métabolite plasmatique.

Élimination :

Les paramètres ci-dessous reflètent principalement la pharmacocinétique chez les individus ayant un enzyme CYP2C19 fonctionnel ou métaboliseurs rapides.

La clairance plasmatique totale est d'environ 17 l/h après une dose unique et d'environ 9 l/h après administrations répétées. La demi-vie plasmatique d'élimination est d'environ 1,3 heure après administrations répétées d'une prise par jour.

L'ésoméprazole est éliminé totalement du plasma entre deux administrations sans tendance à l'accumulation lors d'une prise par jour.

Les principaux métabolites de l'ésoméprazole n'ont pas d'effet sur la sécrétion gastrique acide. Environ 80 % d'une dose d'ésoméprazole administrée par voie orale sont éliminés sous forme de métabolites dans les urines, le reste étant retrouvé dans les fèces. Moins de 1 % de la molécule mère est retrouvé dans les urines.

Linéarité/non-linéarité :

La pharmacocinétique de l'ésoméprazole a été étudiée pour des doses allant jusqu'à 40 mg deux fois par jour. L'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques (ASC) augmente avec des administrations répétées d'ésoméprazole. Cette augmentation est dose-dépendante et résulte en une augmentation supérieure à la dose-proportionnalité de l'aire sous la courbe après administrations répétées. Cet effet temps-dépendant et dose-dépendant est dû à une diminution du métabolisme de premier passage et de la clairance systémique probablement causée par une inhibition de l'enzyme CYP2C19 par l'ésoméprazole et/ou son métabolite sulfone.

Populations spécifiques :
Métaboliseurs lents :
Environ 2,9 % ± 1,5 de la population sont déficients en enzyme CYP2C19 fonctionnel et sont appelés « métaboliseurs lents ». Chez ces individus, le métabolisme de l'ésoméprazole est probablement catalysé principalement par le CYP3A4. Après administrations répétées d'une prise par jour de 40 mg d'ésoméprazole, la moyenne de l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques (ASC) est environ 100 % plus élevée chez les métaboliseurs lents que chez les sujets ayant un enzyme CYP2C19 fonctionnel (métaboliseurs rapides). Le pic plasmatique moyen est augmenté d'environ 60 %. Ces observations n'ont pas de conséquence sur la posologie de l'ésoméprazole.
Genre :
Après administration d'une dose unique de 40 mg d'ésoméprazole, la moyenne de l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques est d'environ 30 % supérieure chez la femme comparativement à l'homme. Aucune différence entre les sexes n'a été observée après administrations répétées quotidiennes d'ésoméprazole. Ces observations n'ont pas de conséquence sur la posologie de l'ésoméprazole.
Insuffisance hépatique :
Le métabolisme de l'ésoméprazole des patients ayant une insuffisance hépatique légère à modérée peut être altéré. Le taux de métabolisation est diminué chez les patients atteints d'insuffisance hépatique sévère, résultant en un doublement de l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques de l'ésoméprazole. Par conséquent, une dose maximale de 20 mg ne doit pas être dépassée chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère.
L'ésoméprazole et ses principaux métabolites ne montrent pas de tendance à l'accumulation avec une seule prise par jour.
Insuffisance rénale :
Aucune étude n'a été réalisée chez les patients ayant une fonction rénale altérée.
Comme le rein est responsable de l'élimination des métabolites de l'ésoméprazole mais pas de l'élimination de la molécule mère, le métabolisme de l'ésoméprazole n'est pas modifié chez les patients avec insuffisance rénale.
Sujets âgés :
Le métabolisme de l'ésoméprazole n'est pas significativement modifié chez le sujet âgé (71-80 ans).
Population pédiatrique :
Adolescents 12-18 ans :
Après administration de doses répétées de 20 mg et 40 mg d'ésoméprazole, l'exposition totale (ASC) et le temps d'atteinte des concentrations plasmatiques maximales (tmax) chez les sujets de 12 à 18 ans sont similaires à ceux observés chez les adultes avec les deux doses d'ésoméprazole.
Enfants 1-11 ans :
Après administration de doses répétées de 10 mg d'ésoméprazole, l'exposition totale (ASC) est similaire chez les enfants de 1 à 11 ans et cette exposition est similaire à l'exposition observée avec la dose de 20 mg chez les adolescents et les adultes. Après administration de doses répétées de 20 mg d'ésoméprazole l'exposition totale (ASC) est plus importante pour le groupe des 6 à 11 ans en comparaison à une dose identique chez les adolescents et les adultes.

Sécurité préclinique


PPSÉCURITÉ PRÉCLINIQUE 

Les études non cliniques n'ont pas révélé de risque particulier chez l'homme, à partir des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, de toxicité par administration réitérée, de génotoxicité, de potentiel carcinogène, de toxicité sur la reproduction et sur le développement. Les effets indésirables suivants n'ont pas été observés dans les études cliniques, mais ont été constatés chez des animaux soumis à des niveaux d'exposition semblables à ceux utilisés pour l'homme et pourraient avoir une signification clinique détaillée ci-après.

Les études de carcinogenèse chez le rat avec le mélange racémique ont montré une hyperplasie des cellules ECL gastriques et des tumeurs carcinoïdes. Chez le rat, ces modifications gastriques sont le résultat d'une hypergastrinémie prolongée et importante, secondaire à la réduction de la sécrétion gastrique acide et sont observées chez cet animal lors de traitement au long cours avec des inhibiteurs de la sécrétion acide.

Après l'administration d'ésoméprazole sur une période allant jusqu'à 3 mois, chez les rats et les chiens juvéniles, aucun signe de toxicité nouveau ou inattendu n'a été observé en comparaison à l'animal adulte.

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Durée de conservation :
3 ans.

Ce médicament ne nécessite pas de conditions particulières de conservation.

A utiliser dans les 30 minutes suivant la reconstitution.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 

Pas d'exigences particulières pour l'élimination.

Pour les patients ayant une sonde nasogastrique ou gastrique.

  1. Pour une dose de 10 mg, ajouter le contenu d'un sachet dosé à 10 mg dans une seringue contenant 15 ml d'eau.
  2. Pour une dose de 20 mg, ajouter le contenu de deux sachets dosés à 10 mg dans une seringue contenant 30 ml d'eau.
  3. Remuer.
  4. Laisser quelques minutes jusqu'à épaississement.
  5. Remuer à nouveau.
  6. Prélever la suspension dans une seringue.
  7. Administrer à travers la sonde nasogastrique ou gastrique (6F ou plus) dans l'estomac dans les 30 minutes suivant la reconstitution.
  8. Remplir à nouveau la seringue avec 15 ml d'eau pour une dose de 10 mg et 30 ml pour une dose de 20 mg.
  9. Remuer la seringue et rincer le contenu résiduel de la sonde vers l'estomac.

Toute suspension non utilisée doit être détruite.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE II
AMM3400938673081 (2008, RCP rév 11.02.2020).
  
Prix :16,22 euros (28 sachets).
Remb Séc soc à 65 %.

Non remb Séc soc dans le traitement de l'ulcère duodénal dû à une infection par Helicobacter pylori chez l'enfant âgé de plus de 4 ans.

Collect.

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
Il n'y a pas de produit équivalent identifié