IMIGRANE 6 mg/0,5 ml sol inj

Mise à jour : 20 Janvier 2020
Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Neurologie : Antimigraineux : Traitement de la crise : Agonistes sélectifs des récepteurs 5HT1B/D : Sumatriptan - Algie vasculaire de la face : Traitement de la crise (Sumatriptan)
Classification ATC :
SYSTEME NERVEUX : ANALGESIQUES - ANTIMIGRAINEUX : AGONISTES SELECTIFS DES RECEPTEURS 5HT1 (SUMATRIPTAN)
Statut
Commercialisé
Excipients : sodium chlorure, eau ppi
Excipients à effet notoire :
EEN sans dose seuil : caoutchouc naturel
AMM3338774
Présentation(s)IMIGRANE 6 mg/0,5 ml S inj 2Ser/0,5ml+autoinj
Conservation
Non agréé aux Collectivités
Remboursement : NR
AMM3338774
Présentation(s)IMIGRANE 6 mg/0,5 ml S inj 2Ser/0,5ml+autoinj
Conservation
Non agréé aux Collectivités
Remboursement : NR

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 
Comprimé pelliculé à 50 mg :  Boîte de 6, sous plaquettes.
Solution pour pulvérisation nasale à 10 mg/0,1 ml :  Ampoules de 0,1 ml (1 pulvérisation), avec embout nasal, boîte de 2.
Solution pour pulvérisation nasale à 20 mg/0,1 ml :  Ampoules de 0,1 ml (1 pulvérisation), avec embout nasal, boîte de 6.
Solution injectable SC à 6 mg/0,5 ml :  Seringues préremplies (0,5 ml) avec ou sans injecteur automatique, boîte de 2.

Composition


COMPOSITION 
Comprimé :p cp
Sumatriptan (DCI)  
50 mg
(sous forme de succinate : 70 mg/cp)
Excipients : hydrogénophosphate de calcium anhydre, bicarbonate de sodium, cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, stéarate de magnésium. Pelliculage : Opadry rose YS-1-1441-G (hypromellose, triacétine, oxyde de fer rouge, dioxyde de titane).
Solution pour pulvérisation nasale :p ampoule*
Sumatriptan (DCI) 
10 mg
ou20 mg
Excipients (communs) : dihydrogénophosphate de potassium, hydrogénophosphate de sodium anhydre, acide sulfurique, hydroxyde de sodium, eau purifiée.
* 1 ampoule correspond à une pulvérisation unique de 10 mg ou de 20 mg de sumatriptan.

Solution injectable :p seringue
Sumatriptan (DCI)  
6 mg
(sous forme de succinate : 8,4 mg/seringue)
Excipients : chlorure de sodium, eau ppi.

Indications


DCINDICATIONS 
Comprimé et solutions pour pulvérisation nasale :
Traitement de la crise de migraine, avec ou sans aura.
La forme solution pour pulvérisation nasale est particulièrement adaptée aux patients présentant des nausées et des vomissements au cours d'une crise.
Solution injectable :
  • Traitement de la crise de migraine sévère, lorsque les autres traitements de la crise de migraine n'ont pas été efficaces au cours des crises précédentes.
  • Traitement de la crise d'algie vasculaire de la face.

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 
Grossesse :

Des données postcommercialisation, provenant de l'utilisation du sumatriptan au cours du premier trimestre de la grossesse chez plus de 1000 femmes, sont disponibles.

Bien que ces données soient insuffisantes pour tirer des conclusions définitives, elles ne montrent pas une augmentation du risque tératogène. L'expérience de l'utilisation du sumatriptan au cours des deuxième et troisième trimestres de la grossesse est limitée.

Les études chez l'animal n'indiquent pas d'effets tératogènes directs ou d'effets nuisibles sur le développement péri et postnatal. Toutefois, la viabilité embryofœtale peut être altérée chez le lapin (cf Sécurité préclinique).

En conséquence, l'administration de sumatriptan ne doit être envisagée que si le bénéfice attendu pour la mère est supérieur aux risques possibles pour le fœtus.


Allaitement :

Il a été démontré qu'après administration sous-cutanée, le sumatriptan est excrété dans le lait maternel. L'exposition du nourrisson peut être minimisée en évitant l'alimentation au lait maternel dans les 12 heures suivant le traitement. Le lait collecté pendant cette période doit être éliminé.

Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
Aucune donnée n'est disponible. Une somnolence due à la migraine ou au traitement par le sumatriptan peut survenir. Ceci peut influer sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Surdosage


DCSURDOSAGE 
Signes et symptômes :
Des doses uniques allant jusqu'à 40 mg par voie nasale et dépassant 16 mg par voie sous-cutanée et 400 mg par voie orale n'ont pas entraîné d'effets indésirables autres que ceux mentionnés.
  • Voie nasale : au cours des études cliniques, des volontaires ont reçu 20 mg de sumatriptan par voie nasale 3 fois par jour pendant 4 jours sans effets indésirables significatifs.
  • Voie sous-cutanée : des cas de surdosage de sumatriptan injectable ont été rapportés. Des patients ont reçu des injections sous-cutanées à dose unique allant jusqu'à 12 mg sans entraîner d'effets indésirables significatifs. Des doses allant jusqu'à 16 mg par voie sous-cutanée n'ont pas entraîné d'effets indésirables autres que ceux mentionnés.
Traitement :
En cas de surdosage, le patient doit être mis sous surveillance pendant au moins 10 heures et un traitement symptomatique standard doit être administré, si nécessaire. L'effet de l'hémodialyse ou de la dialyse péritonéale sur les concentrations plasmatiques de sumatriptan n'est pas connu.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 
Toutes formes :
Classe pharmacothérapeutique : agonistes sélectifs des récepteurs 5HT1 (code ATC : N02CC01).
Le sumatriptan est un agoniste sélectif des récepteurs vasculaires à la 5-hydroxytryptamine-1 (5HT1d) sans effet sur les autres sous-types de récepteurs 5HT (5HT2 à 5HT7).
Les récepteurs vasculaires 5HT1d sont localisés principalement au niveau des vaisseaux sanguins crâniens et induisent une vasoconstriction. Chez l'animal, le sumatriptan est responsable d'une vasoconstriction sélective de la circulation artérielle carotidienne. La circulation artérielle carotidienne vascularise les tissus extracrâniens et intracrâniens tels que les méninges.
On pense que la dilatation et/ou la formation d'œdèmes au niveau de ces vaisseaux pourraient correspondre au mécanisme de la migraine chez l'homme. De plus, les résultats des études chez l'animal indiquent que le sumatriptan inhibe l'activité du nerf trijumeau. Ces deux actions (vasoconstriction crânienne et inhibition de l'activité du nerf trijumeau) pourraient contribuer à l'action antimigraineuse du sumatriptan chez l'homme.
Comprimé :
La réponse clinique débute 30 minutes environ après administration orale.
Le sumatriptan a été évalué chez plus de 650 enfants et adolescents migraineux âgés de 10 à 17 ans. Ces études n'ont pas montré une différence statistiquement significative entre le placebo et le sumatriptan dans le soulagement de la douleur à 2 heures quelle que soit la dose. Les effets indésirables du sumatriptan par voie orale chez les enfants et adolescents âgés de 10 à 17 ans étaient similaires à ceux rapportés dans la population adulte.
Solutions pour pulvérisation nasale :
Les résultats de cinq études cliniques comparant les doses de 10 mg/0,1 ml et de 20 mg/0,1 ml et portant sur plus de 3000 patients montrent :
  • un début de soulagement de la céphalée à partir de la 30e minute avec la dose de 10 mg/0,1 ml et à partir de la 15e minute avec la dose de 20 mg/0,1 ml ;
  • un soulagement de la céphalée (disparition complète ou céphalée légère) 2 heures après administration chez 43 à 54 % des patients avec la dose de 10 mg/0,1 ml et 55 à 64 % des patients avec la dose de 20 mg/0,1 ml.
Solution injectable :
La réponse clinique débute 10 à 15 minutes après injection sous-cutanée.
Comprimé et solution injectable :
Le sumatriptan est également efficace dans le traitement de la crise de migraine périmenstruelle.

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 
Comprimé :

Après administration orale, le sumatriptan est rapidement absorbé, 70 % de la concentration maximale survenant en 45 minutes. Les concentrations plasmatiques maximales moyennes sont de l'ordre de 30 ng/ml (16 à 60 ng/ml) après administration d'une dose de 50 mg.

La biodisponibilité absolue par voie orale est de 14 % en moyenne.

Solutions pour pulvérisation nasale :

Après administration nasale, le sumatriptan est rapidement absorbé, la concentration plasmatique maximale étant atteinte en 1 à 1,5 heure. Après une dose de 20 mg, la concentration plasmatique maximale moyenne est de 13 ng/ml.

La biodisponibilité moyenne après administration par voie nasale est d'environ 16 % de celle après administration sous-cutanée, à cause en partie du métabolisme présystémique.

Solution injectable :

Après administration sous-cutanée, la biodisponibilité est en moyenne de 96 % et le pic plasmatique est atteint en 25 minutes.

Après une dose de 6 mg, le pic plasmatique est de 72 ng/ml en moyenne.

Toutes formes :

La liaison aux protéines plasmatiques est faible (14 à 21 %) ; le volume de distribution total moyen est de 170 litres. La demi-vie d'élimination est d'environ 2 heures. La clairance plasmatique moyenne est d'environ 1160 ml/min et la clairance plasmatique rénale moyenne est d'environ 260 ml/min. La clairance non rénale représente environ 80 % de la clairance totale. Le sumatriptan est éliminé tout d'abord par métabolisme oxydatif dû à la monoamine-oxydase A. Le principal métabolite, l'analogue acide indolacétique du sumatriptan, est principalement excrété dans les urines, où il est retrouvé sous forme d'acide libre ou de glucuroconjugué. Il n'a pas d'activité 5HT1 ou 5HT2 connue. Les métabolites mineurs n'ont pas été identifiés.

Comprimé :

Chez l'adulte, la pharmacocinétique du sumatriptan n'est pas affectée par la crise de migraine.

Populations spéciales de patients :
Insuffisance hépatique :
Après administration par voie orale, la clairance présystémique est réduite chez les patients insuffisants hépatiques, provoquant une augmentation des taux plasmatiques de sumatriptan (cf Mises en garde et Précautions d'emploi).
Patients âgés :
Chez les sujets de plus de 65 ans non migraineux, les paramètres pharmacocinétiques ne sont pas significativement différents.
Patients dialysés :
La pharmacocinétique n'a pas été étudiée en hémodialyse ou en dialyse péritonéale.
Solutions pour pulvérisation nasale :

La pharmacocinétique du sumatriptan par voie nasale ne semble pas être significativement modifiée par la crise de migraine.

Populations spéciales de patients :
Insuffisance hépatique :
Après administration par voie orale, la clairance présystémique est réduite chez les patients insuffisants hépatiques, provoquant une augmentation des taux plasmatiques de sumatriptan. Une augmentation similaire pourrait survenir après administration nasale (cf Mises en garde et Précautions d'emploi).
Adolescents (12-17 ans) :
Une étude pharmacocinétique chez des sujets adolescents (12-17 ans) indique que la concentration plasmatique maximale moyenne est de 13,9 ng/ml et que la demi-vie moyenne d'élimination est de 2 heures après administration de 20 mg par voie nasale. Un modèle de cinétique de population a permis de montrer que la clairance et le volume de distribution augmentent avec la taille de l'adolescent, entraînant une exposition plus importante chez les adolescents de poids corporel plus faible.
Patients âgés :
La cinétique chez le sujet âgé n'a pas été suffisamment étudiée pour justifier la mention de possibles différences entre les cinétiques chez des volontaires âgés et chez des volontaires jeunes.
Solution injectable :

Chez l'adulte, la pharmacocinétique du sumatriptan n'est pas affectée par la crise de migraine.

Populations spéciales de patients :
Patients âgés :
Chez les sujets de plus de 65 ans non migraineux, les paramètres pharmacocinétiques ne sont pas significativement différents.
Insuffisance hépatique :
Les effets de l'insuffisance hépatique modérée (score de Child-Pugh grade B) sur la pharmacocinétique du sumatriptan administré par voie sous-cutanée ont été évalués. Il n'y a pas eu de différences significatives entre la pharmacocinétique du sumatriptan administré en voie sous-cutanée chez les sujets ayant une insuffisance hépatique modérée et chez les sujets contrôles sains (cf Mises en garde et Précautions d'emploi).
Patients dialysés :
La pharmacocinétique n'a pas été étudiée en hémodialyse ou en dialyse péritonéale.

Sécurité préclinique


PPSÉCURITÉ PRÉCLINIQUE 
Toutes formes :
Lors d'une étude de fertilité chez le rat, une réduction du succès de l'insémination a été observée à des taux d'exposition bien supérieurs à l'exposition maximale chez l'homme. Chez le lapin, une embryolétalité sans anomalie tératogène marquée a été observée. La pertinence de ces résultats chez l'homme n'est pas connue.
Les études réalisées chez l'animal et sur des modèles in vitro ont montré que le sumatriptan était dépourvu d'activité génotoxique et carcinogène.
Solutions pour pulvérisation nasale :
Au cours des études testant le pouvoir irritant local et oculaire, après administration de sumatriptan en pulvérisation nasale, aucun pouvoir irritant au niveau du nez n'a été observé chez l'animal de laboratoire et aucun pouvoir irritant oculaire n'a été mis en évidence lorsque la pulvérisation est appliquée directement sur les yeux des lapins.

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Durée de conservation :
  • Comprimé pelliculé et solutions pour pulvérisation nasale : 3 ans.
  • Solution injectable : 2 ans.
Toutes formes :
A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C.
Solution injectable et solutions pour pulvérisation nasale :
Conserver le conditionnement primaire dans l'emballage extérieur, à l'abri de la lumière.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 
Solution injectable :
Pas d'exigences particulières.
Solutions pour pulvérisation nasale :
Description de l'étui :
L'étui contient 2 ou 6 pulvérisateurs pour administration nasale, emballés séparément sous blister. Chaque pulvérisateur contient une dose de sumatriptan.
N'ouvrir le blister qu'au moment de l'utilisation du pulvérisateur ; chaque pulvérisateur est commercialisé dans un blister pour vous aider à le maintenir propre et intact. Si le pulvérisateur est enlevé du blister ou s'il est maintenu dans le blister ouvert, il est possible que son fonctionnement en soit altéré.
Garder dans l'étui les pulvérisateurs maintenus dans leur blister. Cet étui permet de les protéger de la lumière et de tout risque d'endommagement.
Description des différentes parties du pulvérisateur nasal :
  • L'embout arrondi : partie à introduire dans la narine. La solution pour pulvérisation provient de l'interstice situé sur le dessus de l'embout.
  • Le dispositif de maintien : partie à maintenir durant l'utilisation du pulvérisateur nasal.
  • Le poussoir bleu : après actionnement de celui-ci, la totalité de la dose de solution pour pulvérisation est introduite en une fois dans la narine. Le poussoir ne fonctionne qu'une fois, aussi ne pas appuyer avant d'avoir introduit l'embout dans la narine, car l'on risque de perdre la dose.
Instructions concernant la manipulation :
Le pulvérisateur nasal ne doit être retiré du blister qu'immédiatement avant utilisation.
  • Dans un premier temps, adopter une position confortable, la position assise étant tout à fait possible.
  • Se moucher en cas de rhume ou de nez bouché.
  • Retirer le pulvérisateur nasal de son blister.
  • Maintenir le pulvérisateur nasal avec précaution.
A ce stade, ne pas encore appuyer sur le poussoir bleu.
  • Presser fermement sur une narine pour la boucher.
  • Expirer lentement par la bouche.
  • Introduire l'embout dans l'autre narine d'environ 1 cm.
  • Incliner légèrement la tête vers l'arrière et fermer la bouche.
  • Inspirer lentement par le nez et en même temps presser fermement le poussoir bleu avec le pouce.
  • Le poussoir peut opposer une légère résistance et l'on peut entendre un déclic lors de son utilisation.
  • Retirer le pulvérisateur du nez ainsi que l'index qui maintient l'autre narine bouchée.
    Inspirer doucement par le nez pour permettre au produit de bien rester dans la narine.
    Expirer par la bouche.
  • Après utilisation du pulvérisateur, le nez peut sembler pris et l'on peut également ressentir un léger goût dans la bouche. Ces sensations sont normales et passeront rapidement.
  • Après une seule utilisation, le pulvérisateur est vide. Le jeter dans un endroit sûr.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE I
AMM3400934737046 (1998, RCP rév 22.10.2015) 6 cp à 50 mg.
3400934338342 (1997, RCP rév 25.07.2018) 2 amp à 10 mg/0,1 ml.
3400934338113 (1997, RCP rév 25.07.2018) 6 amp à 20 mg/0,1 ml.
3400933387457 (1992, RCP rév 08.02.2018) 2 ser.
3400933387747 (1992, RCP rév 08.02.2018) 2 ser + injecteur auto.
Mis sur le marché en 1999 (comprimé, 2 ampoules à 10 mg/0,1 ml et 6 ampoules à 20 mg/0,1 ml) et en 1994 (solution injectable).
  
Prix :8,13 euros (6 comprimés).
6,91 euros (2 ampoules à 10 mg/0,1 ml).
19,53 euros (6 ampoules à 20 mg/0,1 ml).
Remb Séc soc à 65 %. Collect.
Solution injectable : Non remb Séc soc.

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
IMIJECT 6 mg/0,5 ml sol inj I 65% Référent
SUMATRIPTAN SUN 6 mg/0,5 ml sol inj en seringue préremplie SC I 65% Générique