RETACRIT 4000 UI/0,4 ml sol inj en seringue préremplie

Mise à jour : 10 Janvier 2019
Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Urologie - Néphrologie : Insuffisance rénale : Antianémiques : Époétine : Cancérologie - Hématologie : Traitements associés : Stimulants de l'hématopoïèse : Facteurs de croissance érythrocytaire : époétine - Hémostase - Hématopoïèse - Hémoglobinopathies : Stimulants de l'hématopoïèse (Facteurs de croissance érythrocytaire : époétine)
Classification ATC :
SANG ET ORGANES HEMATOPOIETIQUES : PREPARATIONS ANTIANEMIQUES - AUTRES PREPARATIONS ANTIANEMIQUES : AUTRES PREPARATIONS ANTIANEMIQUES (ERYTHROPOÏETINE)
Statut
Commercialisé
Excipients : phosphate monosodique dihydrate, phosphate disodique dihydrate, sodium chlorure, calcium chlorure dihydrate, polysorbate 20, glycine, leucine, isoleucine, thréonine, acide glutamique, eau ppi, sodium hydroxyde, acide chlorhydrique
Excipients à effet notoire :
EEN sans dose seuil : phénylalanine
AMM
Présentation(s)RETACRIT 4000 UI/0,4 ml S inj en seringue préremplie 6Ser/0,4ml+disp séc
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 65%
AMM
Présentation(s)RETACRIT 4000 UI/0,4 ml S inj en seringue préremplie 6Ser/0,4ml+disp séc
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 65%

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 

Solution injectable à 1000 UI/0,3 ml, à 2000 UI/0,6 ml, à 3000 UI/0,9 ml, à 4000 UI/0,4 ml, à 5000 UI/0,5 ml, à 6000 UI/0,6 ml, à 8000 UI/0,8 ml, à 10 000 UI/1 ml (solution claire et incolore) : seringue préremplie avec dispositif de sécurité de l'aiguille, boîte de 6 seringues.

Solution injectable à 20 000 UI/0,5 ml, à 30 000 UI/0,75 ml ou à 40 000 UI/1 ml (solution claire et incolore) : seringue préremplie avec dispositif de sécurité de l'aiguille, boîte de 1 seringue.


Composition


COMPOSITION 
Époétine zêta* (érythropoïétine humaine recombinante) :p ml
- 1000 UI/0,3 ml 
3333 UI
- 2000 UI/0,6 ml 
3333 UI
- 3000 UI/0,9 ml 
3333 UI
- 4000 UI/0,4 ml 
10 000 UI
- 5000 UI/0,5 ml 
10 000 UI
- 6000 UI/0,6 ml 
10 000 UI
- 8000 UI/0,8 ml 
10 000 UI
- 10 000 UI/1,0 ml 
10 000 UI
- 20 000 UI/0,5 ml 
40 000 UI
- 30 000 UI/0,75 ml 
40 000 UI
- 40 000 UI/1,0 ml 
40 000 UI

*  Produit par la technique de l'ADN recombinant dans une lignée cellulaire d'ovaire de hamster chinois (CHO).
Excipients : phosphate monosodique dihydraté, phosphate disodique dihydraté, chlorure de sodium, chlorure de calcium dihydraté, polysorbate 20, glycine, leucine, isoleucine, thréonine, acide glutamique, phénylalanine, eau pour préparations injectables, hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH), acide chlorhydrique (pour ajustement du pH).
Excipients à effet notoire :

Indications


DCINDICATIONS 

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 

Aucune étude adéquate n'a été menée chez la femme enceinte. Des études chez l'animal ont indiqué une toxicité reproductive (cf Sécurité préclinique). Il n'a pas été établi si l'époétine zêta exogène est excrétée dans le lait maternel. Par conséquent, l'érythropoïétine doit être généralement utilisée pendant la grossesse et l'allaitement uniquement si le bénéfice potentiel l'emporte sur le risque potentiel pour le fœtus.

Il n'existe aucune donnée sur les effets de l'époétine zêta sur la fertilité.

Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
Retacrit n'a aucun effet ou qu'un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Surdosage


DCSURDOSAGE 
La marge thérapeutique de l'érythropoïétine est très vaste. Le surdosage d'érythropoïétine peut entraîner une exacerbation des effets pharmacologiques de l'hormone. Une phlébotomie peut être pratiquée en cas de taux d'hémoglobine excessivement élevés. D'autres soins de soutien doivent être dispensés si nécessaire.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : Autres produits antianémiques, érythropoïétine, Code ATC : B03XA01

Retacrit est un médicament biosimilaire. Des informations détaillées sont disponibles sur le site internet de l'Agence Européenne du Médicament http://www.ema.europa.eu.

Effets pharmacodynamiques

L'érythropoïétine est une glycoprotéine qui stimule, en tant que facteur de stimulation des mitoses et hormone de différenciation, la formation d'érythrocytes à partir de précurseurs du compartiment cellulaire.

Le poids moléculaire apparent de l'érythropoïétine est de 32 000 - 40 000 daltons. La section protéinique de la molécule représente environ 58 % du poids moléculaire total et se compose de 165 acides aminés. Les quatre chaînes glucidiques sont fixées via trois liaisons N-glycosidiques et une liaison O-glycosidique à la protéine. L'époétine zêta est identique en termes de séquence d'acides aminés et similaire en termes de composition glucidique à l'érythropoïétine humaine endogène isolée dans l'urine de patients anémiques.

L'efficacité biologique de l'érythropoïétine a été prouvée chez plusieurs modèles animaux in vivo (rats normaux et anémiques, souris polycythémiques). Après administration d'érythropoïétine, le nombre d'érythrocytes, les taux d'Hb et les taux de réticulocytes augmentent, ainsi que le taux d'incorporation de 59Fe.

Une incorporation accrue de 3H-thymidine dans les cellules spléniques nucléées érythroïdes a été observée in vitro (culture de cellules spléniques de souris) après incubation avec l'érythropoïétine. Les cultures cellulaires de cellules osseuses humaines pourraient permettre de démontrer que l'érythropoïétine stimule spécifiquement l'érythropoïèse et n'affecte pas la leucopoïèse. Aucune action cytotoxique de l'érythropoïétine sur les cellules osseuses n'a été détectée.

A l'instar d'autres facteurs de croissance hématopoïétiques, l'érythropoïétine a révélé des propriétés de stimulation in vitro sur les cellules endothéliales humaines.

Patients adultes insuffisants rénaux non encore dialysés

Dans deux études au cours desquelles l'érythropoïétine était administrée à différents intervalles (3 fois par semaine, une fois par semaine, une fois toutes les deux semaines et une fois toutes les 4 semaines), certains des patients traités avec des intervalles d'administration prolongés n'ont pas maintenu un taux d'hémoglobine approprié et ont atteint le taux limite d'hémoglobine défini dans le protocole comme critère de sortie d'étude (0 % dans le groupe une fois par semaine, 3,7 % dans le groupe une fois toutes les 2 semaines et 3,3 % dans le groupe une fois toutes les 4 semaines).

Efficacité et sécurité clinique

721 patients cancéreux recevant une chimiothérapie sans cisplatine ont été inclus dans trois études contrôlées par placebo, 389 patients atteints de malignités hématologiques (221 myélomes multiples, 144 lymphomes non hodgkiniens et 24 autres malignités hématologiques) et 332 atteints de tumeurs solides (172 tumeurs du sein, 64 tumeurs gynécologiques, 23 tumeurs pulmonaires, 22 tumeurs de la prostate, 21 tumeurs gastro-intestinales et 30 autres types de tumeur). Dans deux études ouvertes de grande envergure, 2697 patients cancéreux recevant une chimiothérapie sans cisplatine, 1895 patients atteints de tumeurs solides (683 tumeurs du sein, 260 tumeurs pulmonaires, 174 tumeurs gynécologiques, 300 tumeurs gastro-intestinales et 478 autres tumeurs) et 802 patients atteints de malignités hématologiques.

Dans une étude prospective, randomisée, à double insu, contrôlée par placebo menée auprès de 375 patients anémiques atteints de diverses malignités non myéloïdes et recevant une chimiothérapie sans cisplatine, une réduction significative des séquelles associées à l'anémie (par ex. fatigue, baisse de l'énergie et réduction de l'activité) a été observée, telle que mesurée par les instruments et échelles ci-après : échelle générale d'évaluation fonctionnelle du traitement de l'anémie du cancer FACT-an, échelle de fatigue FACT-an, et échelle analogue linéaire du cancer (CLAS). Deux autres études, randomisées, contrôlées par placebo, d'effectif plus réduit n'ont pas permis de montrer une amélioration significative des paramètres de qualité de vie sur les échelles EORTC-QLQ-C30 et CLAS respectivement.

L'érythropoïétine est un facteur de croissance qui stimule principalement la production de globules rouges. Des récepteurs de l'érythropoïétine peuvent se manifester à la surface de différents types de cellules tumorales.

La survie et la progression tumorale ont été étudiées dans le cadre de cinq vastes essais cliniques contrôlés portant au total sur 2833 patients, dont quatre essais en double aveugle contrôlés versus placebo et un essai ouvert. Les études ont soit inclus des patients traités par chimiothérapie (deux études), soit se sont basées sur des populations de patients chez lesquels l'utilisation d'agents stimulants l'érythropoïèse n'est pas indiquée : anémie touchant des patients cancéreux non traités par chimiothérapie et patients atteints de cancers de la tête et du cou traités par radiothérapie. Dans deux des études, le taux d'hémoglobine cible était de > 13 g/dl ; dans les trois autres études, il était de 12 à 14 g/dl. Dans l'essai ouvert, aucune différence n'a été notée en terme de survie globale entre les patients traités par l'érythropoïétine humaine recombinante et les sujets témoins. Dans les quatre essais contrôlés versus placebo, les rapports de risque pour la survie globale ont été compris entre 1,25 et 2,47 en faveur des groupes témoins. Ces études ont fait apparaître de façon cohérente une différence statistiquement significative et inexpliquée de mortalité chez les patients atteints d'anémie associée à divers cancers courants et recevant une érythropoïétine humaine recombinante par comparaison avec les sujets témoins.

Les différences d'incidence des thromboses et complications associées entre les sujets recevant l'érythropoïétine humaine recombinante et les sujets du groupe témoin ne suffisent pas à expliquer de façon satisfaisante les résultats des essais concernant la survie globale.

Une revue systématique a également été réalisée sur plus de 9000 patients cancéreux participant à 57 essais cliniques. La méta-analyse des données de survie globale a montré un rapport de risque estimé ponctuellement à 1,08 en faveur des sujets témoins (IC à 95 % : 0,99 - 1,18 ; 42 essais et 8167 patients).

Un risque relatif accru d'événements thrombo-emboliques (RR = 1,67 ; IC à 95 % : 1,35 - 2,06 ; 35 essais et 6769 patients) a été observé chez les patients traités par une érythropoïétine humaine recombinante.

Il existe un risque accru d'accident thromboembolique chez les patients cancéreux traités par une érythropoïétine humaine recombinante et l'on ne saurait exclure la possibilité d'un impact négatif sur la survie globale. Il est difficile de savoir dans quelle mesure ces résultats peuvent s'appliquer à l'administration d'une érythropoïétine humaine recombinante chez les patients cancéreux traités par chimiothérapie avec pour objectif un taux d'hémoglobine inférieur à 13 g/dl car les données passées en revue incluaient peu de patients réunissant ces caractéristiques.

Une analyse des données-patient a également été réalisée sur plus de 13 900 patients cancéreux (ayant reçu une chimiothérapie, une radiothérapie, une chimio-radiothérapie ou pas de traitement) inclus dans 53 essais cliniques contrôlés impliquant plusieurs époétines. La méta-analyse des données de survie globale a montré un rapport de risque estimé ponctuellement à 1,06 en faveur des sujets témoins (IC à 95 % : 1,00 - 1,12 ; 53 essais et 13 933 patients) et chez les patients cancéreux recevant une chimiothérapie, la survie globale présentait un rapport de risque de 1,04 (IC à 95 % : 0,97 - 1,11 ; 38 essais et 10 441 patients). En outre, les méta-analyses indiquent constamment une augmentation significative du risque relatif d'accident thrombo-embolique chez les patients cancéreux recevant une érythropoïétine humaine recombinante (cf Mises en garde et Précautions d'emploi).

Dans une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo menée chez 4038 patients atteints d'insuffisance rénale chronique non dialysés, ayant un diabète de type 2 et un taux d'hémoglobine ≤ 11 g/dl, les patients ont reçu soit un traitement par darbépoétine alfa pour cibler un taux d'hémoglobine de 13 g/dl, soit un placebo (cf Mises en garde et Précautions d'emploi). L'étude n'a pas atteint son objectif primaire visant à démontrer une réduction du risque de la mortalité toutes causes confondues, de la morbidité cardiovasculaire ou de la progression en insuffisance rénale terminale (IRT). Une analyse des composants individuels des critères composites a montré le risque relatif suivant (IC à 95 %) : décès 1,05 (0,92 - 1,21), accident vasculaire cérébral 1,92 (1,38 - 2,68), insuffisance cardiaque congestive (ICC) 0,89 (0,74 - 1,08), infarctus du myocarde (IM) 0,96 (0,75 - 1,23), hospitalisation pour ischémie myocardique 0,84 (0,55 - 1,27), IRT 1,02 (0,87 - 1,18).

Des analyses post-hoc groupées des études cliniques sur les époétines ont été réalisées chez les patients atteints d'insuffisance rénale chronique (dialysés, non dialysés, diabétiques et non diabétiques).

Il a été observé que le plus souvent, les estimations du risque de mortalité toutes causes confondues et d'événements cardiovasculaires et cérébrovasculaires associées à des doses cumulées d'époétine plus élevées étaient accrues, indépendamment du statut vis-à-vis du diabète ou de la dialyse (cf Posologie et Mode d'administration, Mises en garde et Précautions d'emploi).

Traitement des patients adultes atteints de SMD de risque faible ou intermédiaire 1

Une étude multicentrique randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo a évalué l'efficacité et la sécurité de l'époétine alfa chez les sujets adultes anémiques atteints d'un SMD de risque faible ou intermédiaire 1.

Les sujets ont été classés en fonction du taux d'érythropoïétine sérique (EPOs) et du statut transfusionnel avant l'inclusion.

Les principales caractéristiques initiales pour le palier < 200 mU/ml sont présentées dans le tableau ci-dessous.


Caractéristiques initiales des sujets avec un taux d'EPO sérique < 200 mU/ml à la sélection
      Randomisé
      Époétine alfa Placebo
Total (N)b 85a 45
Taux d'EPO sérique à la sélection < 200 mU/ml (N) 71 39
Hémoglobine (g/l)
N 71 39
Moyenne 92,1 (8,57) 92,1 (8,51)
Médiane 94,0 96,0
Intervalle (71 ; 109) (69 ; 105)
Moyenne (IC à 95 %) (90,1 ; 94,1) (89,3 ; 94,9)
Transfusions antérieures
N 71 39
Oui 31 (43,7 %) 17 (43,6 %)
≤ 2 unités CGR 16 (51,6 %) 9 (52,9 %)
> 2 et ≤ 4 unités CGR 14 (45,2 %) 8 (47,1 %)
> 4 unités CGR 1 (3,2 %) 0
Non 40 (56,3 %) 22 (56,4 %)
a Le taux d'EPO sérique n'était pas disponible pour un sujet.
b Dans le palier ≥ 200 mU/ml il y avait respectivement 13 sujets dans le groupe époétine alfa et 6 sujets dans le groupe placebo.

La réponse érythroïde a été définie selon les critères de l'International Working Group (IWG) de 2006 comme une augmentation de l'hémoglobine ≥ 1,5 g/dl par rapport à l'état initial ou une réduction des unités CGR transfusées, en nombre absolu, d'au moins 4 unités toutes les 8 semaines par rapport aux 8 semaines précédant l'état initial, et une durée de réponse d'au moins 8 semaines.

Une réponse érythroïde au cours des 24 premières semaines de l'étude a été démontrée pour 27/85 (31,8 %) sujets du groupe recevant l'époétine alfa comparativement à 2/45 (4,4 %) sujets du groupe placebo (p < 0,001). Tous les sujets qui ont répondu étaient dans le groupe présentant un taux d'EPOs < 200 mU/ml au moment de la sélection. Dans ce groupe, 20/40 (50 %) sujets sans transfusions antérieures ont montré une réponse érythroïde au cours des 24 premières semaines, comparativement à 7/31 (22,6 %) sujets ayant reçu des transfusions antérieures (deux sujets ayant reçu une transfusion antérieure ont atteint le critère d'évaluation principal basé sur la réduction du nombre d'unités CGR transfusées, en nombre absolu, d'au moins 4 unités toutes les 8 semaines par rapport aux 8 semaines précédant l'état initial).

Le délai médian entre l'état initial et la première transfusion était statistiquement significativement plus long dans le groupe époétine alfa comparé au groupe placebo (49 vs 37 jours ; p = 0,046). Après 4 semaines de traitement, le délai avant première transfusion était encore plus augmenté dans le groupe de l'époétine alfa (142 vs 50 jours ; p = 0,007). Le pourcentage de sujets transfusés dans le groupe recevant l'époétine alfa est passé de 51,8 % dans les 8 semaines précédant l'état initial à 24,7 % entre les semaines 16 et 24, comparativement au groupe placebo qui a connu une augmentation du taux de transfusion de 48,9 % à 54,1 % sur les mêmes périodes.

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 

Voie intraveineuse

Le dosage d'érythropoïétine par administration intraveineuse répétée a montré une demi-vie de 4 heures environ chez le volontaire sain et légèrement plus longue chez l'insuffisant rénal, environ 5 heures. Chez l'enfant, la demi-vie est d'environ 6 heures.

Voie sous-cutanée

Après injection sous-cutanée, les taux sériques d'érythropoïétine sont largement inférieurs aux taux obtenus après injection intraveineuse ; les taux augmentent lentement pour atteindre leur valeur maximale entre 12 et 18 heures après administration. Le pic est toujours très inférieur au pic obtenu par voie intraveineuse (environ 1/20ème de la valeur).

Il n'y a pas d'accumulation du produit : les taux demeurent identiques, qu'ils soient mesurés 24 heures après la première injection ou 24 heures après la dernière injection.

La demi-vie est difficile à évaluer pour la voie sous-cutanée mais elle est estimée à environ 24 heures.

La biodisponibilité de l'époétine alfa injectable par voie sous-cutanée est très inférieure à celle du produit par voie veineuse : environ 20 %.

Sécurité préclinique


PPSÉCURITÉ PRÉCLINIQUE 

Lors de certaines études précliniques de toxicologie chez le chien et le rat, mais pas chez le singe, le traitement par époétine alfa a été associé à une fibrose infra-clinique de la moelle osseuse. La fibrose de la moelle osseuse est une complication connue de l'insuffisance rénale chronique chez l'homme et serait liée à une hyper-parathyroïdie secondaire ou à des facteurs encore inconnus. La fréquence de la fibrose médullaire n'a pas été augmentée lors d'une étude chez des patients sous hémodialyse traités par époétine alfa pendant 3 ans, par rapport à un groupe témoin apparié de patients sous dialyse qui n'ont pas été traités par érythropoïétine.

Chez l'animal, il a été démontré que l'époétine alfa, à une dose hebdomadaire d'environ 20 fois supérieure à la dose hebdomadaire conseillée chez l'homme, diminuait le poids fœtal, retardait l'ossification et augmentait la mortalité fœtale. Ces modifications seraient secondaires à la diminution de la prise de poids chez la mère.

L'érythropoïétine n'a pas révélé de modification des tests de mutagénicité des cultures de cellules de bactérie et de mammifère et in vivo dans le test du micronucleus chez la souris. Aucune étude de carcinogénicité à long terme n'a été réalisée. Il existe des rapports contradictoires dans la littérature en ce qui concerne le rôle potentiel des érythropoïétines comme proliférateur de tumeur. Ces rapports sont basés sur des conclusions in vitro d'échantillons de tumeur humaine, mais sont d'une signification incertaine en clinique.

Incompatibilités


DPINCOMPATIBILITÉS 

En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Durée de conservation : 30 mois.

A conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C). Ne pas congeler.

Pour l'usage ambulatoire, le patient peut sortir le produit du réfrigérateur et le conserver à température ambiante (ne dépassant pas +25 °C) durant une période unique pouvant aller jusqu'à 3 jours.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 

Précautions particulières de manipulation de Retacrit :

  1. Après avoir retiré une seringue du blister, la solution doit être vérifiée pour s'assurer qu'elle est claire, incolore et presque exempte de particules visibles.
  2. Le capuchon protecteur est retiré de l'aiguille de la seringue et l'air est expulsé de la seringue et de l'aiguille en tenant la seringue verticalement et en poussant légèrement sur le piston.
  3. La seringue est désormais prête à l'emploi.

Retacrit ne doit pas être utilisé si :

Ce médicament est à usage unique exclusivement.

Ne pas agiter.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE I
Médicament soumis à prescription initiale hospitalière annuelle.
La prescription initiale par un médecin exerçant dans un service de dialyse à domicile est également autorisée.
Renouvellement non restreint.
AMMEU/1/07/431/042 ; CIP 3400930012192 (2007) bte de 1 ser de 20 000 UI/0,5 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille.
EU/1/07/431/043 ; CIP 3400930012208 (2007) bte de 1 ser de 30 000 UI/0,75 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille.
EU/1/07/431/044 ; CIP 3400930012215 (2007) bte de 1 ser de 40 000 UI/1,0 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille.
EU/1/07/431/027 ; CIP 3400930012093 (2007) bte de 6 ser de 1000 UI/0,3 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille.
EU/1/07/431/029 ; CIP 3400930012109 (2007) bte de 6 ser de 2000 UI/0,6 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille.
EU/1/07/431/031 ; CIP 3400930012116 (2007) bte de 6 ser de 3000 UI/0,9 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille.
EU/1/07/431/033 ; CIP 3400930012123 (2007) bte de 6 ser de 4000 UI/0,4 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille.
EU/1/07/431/035 ; CIP 3400930012130 (2007) bte de 6 ser de 5000 UI/0,5 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille.
EU/1/07/431/037 ; CIP 3400930012147 (2007) bte de 6 ser de 6000 UI/0,6 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille.
EU/1/07/431/039 ; CIP 3400930012154 (2007) bte de 6 ser de 8000 UI/0,8 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille.
EU/1/07/431/041 ; CIP 3400930012178 (2007) bte de 6 ser de 10 000 UI/1,0 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille.
RCP révisés le 28.09.2018.
  
Prix :37,12 euros (bte de 6 ser de 1000 UI/0,3 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille).
72,65 euros (bte de 6 ser de 2000 UI/0,6 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille).
108,18 euros (bte de 6 ser de 3000 UI/0,9 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille).
143,72 euros (bte de 6 ser de 4000 UI/0,4 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille).
179,26 euros (bte de 6 ser de 5000 UI/0,5 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille).
214,79 euros (bte de 6 ser de 6000 UI/0,6 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille).
285,86 euros (bte de 6 ser de 8000 UI/0,8 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille).
356,93 euros (bte de 6 ser de 10 000 UI/1,0 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille)
120,03 euros (bte de 1 ser de 20 000 UI/0,5 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille).
179,24 euros (bte de 1 ser de 30 000 UI/0,75 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille).
238,47 euros (bte de 1 ser de 40 000 UI/1,0 ml avec dispositif de sécurité de l'aiguille).
Médicament d'exception : prescription en conformité avec la fiche d'information thérapeutique.
Remb Séc soc à 65 %. Collect.
Non remboursable et non agréé Collect à la date du 03.08.2018 dans l'indication : « Retacrit peut être utilisé pour augmenter le taux d'hémoglobine dans le traitement de l'anémie symptomatique (concentration d'hémoglobine ≤ 10 g/dl) chez les adultes atteints de syndromes myélodysplasiques (SMD) primitifs de risque faible ou intermédiaire 1, présentant un taux sérique d'érythropoïétine faible (< 200 mU/ml) ».

Titulaire de l'AMM : Pfizer Europe MA EEIG, Boulevard de la Plaine 17, 1050 Bruxelles, Belgique.

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
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