CHIROCAINE 0,625 mg/ml sol p perf

Mise à jour : 10 Septembre 2019
Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Anesthésie - Réanimation : Anesthésie locorégionale : rachianesthésie (Lévobupivacaïne)
Classification ATC :
SYSTEME NERVEUX : ANESTHESIQUES - ANESTHESIQUES LOCAUX : AMIDES (LEVOBUPIVACAÏNE)
Statut
Commercialisé
Excipients : sodium chlorure, sodium hydroxyde, acide chlorhydrique, eau ppi
Excipients à effet notoire :
EEN avec dose seuil : sodium
AMM5668240
Présentation(s)CHIROCAINE 0,625 mg/ml S perf 24Poches/100ml
Conservation
Agréé aux Collectivités
Modèle hospitalier
AMM5668240
Présentation(s)CHIROCAINE 0,625 mg/ml S perf 24Poches/100ml
Conservation
Agréé aux Collectivités
Modèle hospitalier

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 
Solution injectable ou solution à diluer pour perfusion à 2,5 mg/ml ou à 5 mg/ml (limpide ; incolore) :  Ampoules de 10 ml, sous plaquette stérile, boîte de 20.
Solution pour perfusion à 0,625 mg/ml ou à 1,25 mg/ml (limpide) :  Poches suremballées de 100 ml, boîtes de 24.
Chaque poche possède un site de mélange et un site d'administration.

Composition


COMPOSITION 
Sol injectable ou sol à diluer p perfusion :p ml
Lévobupivacaïne (DCI) chlorhydrate exprimé en lévobupivacaïne 
2,5 mg
ou5 mg
Solution pour perfusion :p ml
Lévobupivacaïne (DCI) chlorhydrate exprimé en lévobupivacaïne 
0,625 mg
ou1,25 mg
Excipients (communs) : chlorure de sodium, hydroxyde de sodium, acide chlorhydrique, eau ppi.

Une ampoule de 10 ml contient 25 mg (Chirocaïne 2,5 mg/ml) ou 50 mg (Chirocaïne 5 mg/ml) de lévobupivacaïne sous forme de chlorhydrate de lévobupivacaïne.

Une poche de 100 ml contient 62,5 mg (Chirocaïne 0,625 mg/ml) ou 125 mg (Chirocaïne 1,25 mg/ml) de lévobupivacaïne sous forme de chlorhydrate de lévobupivacaïne.

Une poche de 200 ml contient 125 mg (Chirocaïne 0,625 mg/ml) ou 250 mg (Chirocaïne 1,25 mg/ml) de lévobupivacaïne sous forme de chlorhydrate de lévobupivacaïne.

Excipient à effet notoire : sodium (3,5 mg/ml).

Indications


DCINDICATIONS 
Solution injectable ou solution à diluer pour perfusion à 2,5 mg/ml ou à 5 mg/ml :
Adulte :
Anesthésie chirurgicale :
  • Majeure : péridurale (y compris césarienne), intrathécale, bloc nerveux périphérique.
  • Mineure : infiltration locale, bloc péribulbaire en chirurgie ophtalmique.
Traitement de la douleur :
  • Perfusion péridurale continue ou administration par bolus unique ou répété pour le traitement de la douleur (en particulier douleurs postopératoires ou de l'accouchement).
Population pédiatrique :
Analgésie par infiltration (blocs ilio-inguinal/iliohypogastrique).
Aucune donnée n'est disponible pour la population pédiatrique dont l'âge est inférieur à 6 mois.
Solution pour perfusion à 0,625 mg/ml ou à 1,25 mg/ml :
Adulte :
Traitement de la douleur :
  • Perfusion péridurale continue pour le traitement des douleurs postopératoires ou de l'accouchement.

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 
Grossesse :

Les solutions de lévobupivacaïne sont contre-indiquées pour l'utilisation en bloc paracervical en obstétrique. En se basant sur l'expérience acquise avec la bupivacaïne, il est possible qu'une bradycardie fœtale survienne après un bloc paracervical (cf Contre-indications).

Pour la lévobupivacaïne, il n'y a pas de données cliniques sur les grossesses exposées au premier trimestre. Les études conduites chez l'animal, au cours desquelles l'exposition systémique était de même ordre que celle obtenue en clinique, n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène mais ont révélé une toxicité embryofœtale (cf Sécurité préclinique). Les conséquences dans l'espèce humaine ne sont pas connues. La lévobupivacaïne ne doit par conséquent pas être utilisée en début de grossesse sauf en cas de nécessité absolue.

Toutefois, à ce jour, les données cliniques relatives à l'utilisation de la bupivacaïne en chirurgie obstétricale (au terme de la grossesse ou pour l'accouchement) sont nombreuses et n'ont pas mis en évidence de fœtotoxicité.


Allaitement :

Il n'y a pas de données disponibles sur l'excrétion de la lévobupivacaïne ou ses métabolites dans le lait maternel.

Comme la bupivacaïne, la lévobupivacaïne est probablement faiblement excrétée dans le lait maternel. Par conséquent, l'allaitement est possible après une anesthésie locale.

Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
La lévobupivacaïne peut avoir une influence majeure sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Les patients ne doivent pas conduire de véhicule ni utiliser de machine jusqu'à disparition totale des effets de l'anesthésie et des effets immédiats de la chirurgie.

Surdosage


DCSURDOSAGE 

L'injection intravasculaire accidentelle d'anesthésiques locaux peut donner lieu à des réactions toxiques immédiates. En cas de surdosage, le pic de concentration plasmatique peut n'être atteint qu'après un délai de 2 heures suivant l'administration, en fonction du site d'injection, les signes de toxicité pouvant donc apparaître de façon retardée. Les effets du médicament peuvent être prolongés.

Les effets indésirables systémiques liés à un surdosage ou à une injection intravasculaire accidentelle décrits avec les anesthésiques locaux de longue durée d'action, affectent à la fois le système cardiovasculaire et le SNC.

Effets sur le SNC :
Les convulsions seront traitées immédiatement par administration IV de thiopental ou de diazépam à la dose requise. Le thiopental et le diazépam possèdent également un effet dépresseur sur le système nerveux central ainsi que sur les fonctions respiratoires et cardiaques. Leur utilisation peut donc entraîner une apnée. Les agents provoquant un bloc neuromusculaire ne pourront être utilisés que si le clinicien est capable d'effectuer une intubation trachéale et de prendre en charge un patient totalement paralysé.
Si elles ne sont pas traitées rapidement, les convulsions, l'hypoxie et l'hypercapnie qui s'en suivent ainsi que la dépression myocardique liée aux effets cardiaques de l'anesthésique local, peuvent provoquer une arythmie, une fibrillation ventriculaire ou un arrêt cardiaque.
Effets cardiovasculaires :
L'hypotension peut être évitée ou limitée par des mesures préventives telles que remplissage vasculaire et/ou utilisation de vasopresseurs. Si une hypotension survient, elle sera prise en charge par administration intraveineuse d'un soluté cristalloïde ou colloïde et/ou par administration de doses croissantes de vasopresseur tel que l'éphédrine (5-10 mg). Tout facteur associé d'hypotension devra être rapidement pris en charge.
En cas de survenue d'une bradycardie sévère, un traitement par atropine (0,3 à 1 mg) assure en général le retour du rythme cardiaque à un niveau acceptable.
Une arythmie cardiaque sera prise en charge de façon appropriée et une fibrillation ventriculaire sera traitée par cardioversion.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : Anesthésiques locaux, amide (code ATC : N01BB10).

Mécanisme d'action :
La lévobupivacaïne est un anesthésique local et un analgésique de longue durée d'action. Elle bloque la conduction des nerfs sensitifs et moteurs principalement par action sur les canaux sodiques de la membrane cellulaire, mais aussi en bloquant les canaux potassiques et calciques. De plus, la lévobupivacaïne interfère sur la transmission et la conduction de l'influx nerveux, ce qui peut donner lieu à des effets indésirables au niveau du système cardiovasculaire et du SNC.
Effets pharmacodynamiques :
La dose de lévobupivacaïne est exprimée sous forme de base alors que la dose de bupivacaïne (racémate) est exprimée sous forme de chlorhydrate. Par comparaison avec la bupivacaïne, les solutions de lévobupivacaïne contiennent environ 13 % de plus de substance active. Dans les études cliniques, aux mêmes concentrations nominales, l'effet clinique de la lévobupivacaïne est similaire à celui de la bupivacaïne.
Dans une étude de pharmacologie clinique sur le nerf cubital, la lévobupivacaïne a eu une puissance égale à celle de la bupivacaïne.
Efficacité et sécurité clinique :
Les données de sécurité concernant l'administration de lévobupivacaïne pendant des périodes excédant 24 heures sont limitées.

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 
Absorption :
La concentration plasmatique de la lévobupivacaïne après l'administration dépend de la dose et de la voie d'administration. L'absorption au site d'injection étant affectée par la vascularisation tissulaire.
Solutions injectables ou solutions à diluer pour perfusion à 2,5 mg/ml ou à 5 mg/ml : l'expérience acquise lors des études cliniques indique l'apparition d'un bloc sensoriel suffisant pour une chirurgie dans un délai de 10-15 minutes suivant l'administration par voie péridurale, avec un délai de régression de l'ordre de 6 à 9 heures.
Distribution :
Chez l'homme, la distribution de la lévobupivacaïne, après administration IV, est similaire à celle de la bupivacaïne.
La liaison aux protéines plasmatiques de la lévobupivacaïne chez l'homme a été étudiée in vitro et a été évaluée à plus de 97 % pour des concentrations allant de 0,1 à 1 µg/ml. Le volume de distribution après administration intraveineuse était de 67 litres.
Biotransformation :
La lévobupivacaïne subit une importante métabolisation et il n'est pas retrouvé de lévobupivacaïne sous forme inchangée dans les urines ou les fèces. La 3-hydroxylévobupivacaïne, métabolite principal de la lévobupivacaïne, est excrétée dans les urines sous forme de glucurono- et sulfoconjugués. Les études in vitro ont montré que les isoformes CYP3A4 et CYP1A2 interviennent dans le métabolisme de la lévobupivacaïne en desbutyl-lévobupivacaïne et en 3-hydroxylévobupivacaïne respectivement. Ces études indiquent que le métabolisme de la lévobupivacaïne est essentiellement similaire à celui de la bupivacaïne.
Il n'existe aucune preuve de racémisation in vivo de la lévobupivacaïne.
Élimination :
Après administration intraveineuse, l'élimination de la lévobupivacaïne est quantitativement importante, avec une quantité totale moyenne d'environ 95 % retrouvés dans les urines (71 %) et les fèces (24 %) en 48 heures.
Après administration intraveineuse, la clairance plasmatique totale moyenne et la demi-vie terminale de la lévobupivacaïne étaient de 39 litres/heure et de 1,3 heure respectivement.
Après administration de 40 mg de lévobupivacaïne par voie intraveineuse, la demi-vie moyenne était d'environ 80 ± 22 minutes, la Cmax de 1,4 ± 0,2 µg/ml et l'ASC de 70 ± 27 µg × min/ml.
Linéarité/non-linéarité :
La Cmax moyenne et l'ASC (0-24 h) de la lévobupivacaïne étaient approximativement proportionnelles à la dose après administration péridurale de 75 mg (0,5 %) et 112,5 mg (0,75 %) et après administration de 1 mg/kg (0,25 %) et 2 mg/kg (0,5 %) pour un bloc du plexus brachial. Après administration péridurale de 112,5 mg (0,75 %), les valeurs de la Cmax moyenne et de l'ASC étaient de 0,58 µg/ml et 3,56 µg × h/ml respectivement.
Insuffisant hépatique et insuffisant rénal :
Il n'y pas de données pertinentes chez l'insuffisant hépatique (cf Mises en garde et Précautions d'emploi).
Il n'y pas de données chez l'insuffisant rénal. La lévobupivacaïne est très fortement métabolisée et il n'y a pas d'excrétion de lévobupivacaïne sous forme inchangée dans les urines.

Sécurité préclinique


PPSÉCURITÉ PRÉCLINIQUE 

Dans une étude de toxicité embryofœtale chez le rat, au cours de laquelle l'exposition systémique était de même ordre que celle obtenue en clinique, des cas de dilatation des bassinets rénaux, de dilatation des uretères, de dilatation des ventricules olfactifs et de côtes extrathoracolombaires ont été observés avec une fréquence accrue. Aucune malformation liée au traitement n'a été observée.

La lévobupivacaïne ne s'est pas montrée génotoxique lors d'une série de tests standards évaluant le pouvoir mutagène et clastogène. Aucune étude de carcinogénicité n'a été réalisée.

Incompatibilités


DPINCOMPATIBILITÉS 

La lévobupivacaïne peut précipiter si elle est diluée dans des solutions alcalines ; elle ne doit être ni diluée ni coadministrée avec du bicarbonate de sodium.

Solution injectable ou solution à diluer pour perfusion à 2,5 mg/ml ou à 5 mg/ml :
Ce médicament ne doit pas être mélangé à d'autres médicaments à l'exception de ceux mentionnés dans la rubrique Modalités de manipulation et d'élimination.
Solution pour perfusion à 0,625 mg/ml ou à 1,25 mg/ml :
Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments à l'exception de ceux mentionnés dans la rubrique Modalités de conservation.

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Durée de conservation :
3 ans.

Pas de précautions particulières de conservation.

Solution injectable ou solution à diluer pour perfusion à 2,5 mg/ml ou à 5 mg/ml :
Après première ouverture :
Le produit doit être utilisé immédiatement.
Après dilution dans une solution de chlorure de sodium à 0,9 % :
La stabilité physicochimique a été démontrée pendant 7 jours entre 20 °C et 22 °C. La stabilité physicochimique avec la clonidine, la morphine ou le fentanyl a été démontrée pendant 40 heures entre 20 °C et 22 °C.
Toutefois, d'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, la durée et les conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur.
Solution pour perfusion à 0,625 mg/ml ou à 1,25 mg/ml :
Après première ouverture :
Le produit doit être utilisé immédiatement.
Après dilution dans une solution de chlorure de sodium à 0,9 % :
La stabilité physicochimique de la solution de lévobupivacaïne à 0,625 mg/ml ou à 1,25 mg/ml avec la clonidine à 8,3-8,4 µg/ml, la morphine à 50 µg/ml et le fentanyl à 2 µg/ml a été démontrée pendant 30 jours entre 2 °C et 8 °C ou entre 20 °C et 22 °C.
La stabilité physicochimique de la solution de lévobupivacaïne à 0,625 mg/ml ou à 1,25 mg/ml avec le sufentanil à 0,4 µg/ml a été démontrée pendant 30 jours entre 2 °C et 8 °C ou 7 jours entre 20 °C et 22 °C.
Toutefois, d'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, la durée et les conditions de conservation avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures entre 2 °C et 8 °C, à moins que le mélange n'ait été préparé dans des conditions aseptiques validées et contrôlées.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 

A usage unique. Toute solution non utilisée doit être jetée.

La solution/dilution doit être vérifiée visuellement avant utilisation. Seules les solutions limpides sans particule visible seront utilisées.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Solution injectable ou solution à diluer pour perfusion à 2,5 mg/ml ou à 5 mg/ml :
Le conditionnement sous plaquette thermoformée stérile doit être utilisé quand la stérilité extérieure de l'ampoule est nécessaire. La surface de l'ampoule n'est pas stérile si la plaquette thermoformée stérile est percée.
Les solutions standards de lévobupivacaïne seront diluées avec une solution de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %), en respectant les règles usuelles d'asepsie.
Il a été montré que la clonidine à 8,4 µg/ml, la morphine à 0,05 mg/ml et le fentanyl à 4 µg/ml étaient compatibles avec la lévobupivacaïne dans une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %).
Solution pour perfusion à 0,625 mg/ml ou à 1,25 mg/ml :
N'utiliser que si la solution est limpide et le conditionnement intact.
Chirocaïne 0,625 mg/ml et 1,25 mg/ml, solution pour perfusion, sont conditionnés dans une poche protectrice. Il existe à l'intérieur de cette poche protectrice un gradient d'humidité relative entre la poche de la solution et l'espace entre la poche et la poche protectrice. A cause de cela, une légère condensation ou des gouttes d'eau peuvent être observées dans cet espace lors de l'ouverture de la poche protectrice. Ce phénomène est considéré comme normal pour ce produit.
En accord avec les instructions pour l'utilisation d'un produit par administration parentérale, l'utilisateur doit vérifier, lors du retrait de la poche protectrice, qu'il n'y a pas de fuite du conditionnement primaire. Si une fuite est confirmée, jeter la poche car la solution peut ne plus être stérile.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE I
Réservé à l'usage hospitalier.
AMM3400956682409 (2006) 0,625 mg/ml, 100 ml.
3400956683178 (2006) 1,25 mg/ml, 100 ml.
3400956570416 (2005) 2,5 mg/ml (sous plaq).
3400956571826 (2005) 5 mg/ml (sous plaq).
RCP révisés le 18.07.2019.
Collect.

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
Il n'y a pas de produit équivalent identifié