FLIXOTIDE DISKUS 100 µg/dose pdre p inhal en récipient unidose

Mise à jour : 20 Janvier 2020
Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Pneumologie : Asthme et bronchopneumopathies chroniques : Corticoïdes - Voie respiratoire : Solutions, suspensions pour inhalation (Fluticasone)
Classification ATC :
SYSTEME RESPIRATOIRE : MEDICAMENTS POUR LES SYNDROMES OBSTRUCTIFS DES VOIES AERIENNES - AUTRES MEDICAMENTS POUR LES SYNDROMES OBSTRUCTIFS DES VOIES AERIENNES, PAR INHALATION : GLUCOCORTICOIDES (FLUTICASONE)
Statut
Commercialisé
Excipients à effet notoire :
EEN sans dose seuil : lactose monohydrate
AMM3393307
Présentation(s)FLIXOTIDE DISKUS 100 µg/dose Pdr inh en récipient unidose Plq/60
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 65%

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 

Flixotide :
Suspension pour inhalation à 50 µg/dose, à 125 µg/dose et à 250 µg/dose :  Flacons pressurisés (120 doses) avec valve doseuse et embout buccal.



Flixotide Diskus :
Poudre pour inhalation à 100 µg/dose, à 250 µg/dose et à 500 µg/dose :  Distributeurs (Diskus) de 60 doses, sous plaquette.

Composition


COMPOSITION 

Flixotide :
 p dose
Fluticasone (DCI) propionate 
50 µg
ou125 µg
ou250 µg
Excipient : Gaz propulseur : norflurane (tétrafluoroéthane ou HFA 134a).

Flixotide Diskus :
 p dose
Fluticasone (DCI) propionate 
100 µg
ou250 µg
ou500 µg
Excipient : lactose monohydraté (contenant des protéines de lait).

Indications


DCINDICATIONS 
Traitement continu anti-inflammatoire de l'asthme persistant.
L'asthme persistant se définit par l'existence de symptômes diurnes plurihebdomadaires et/ou de symptômes nocturnes plus de 2 fois par mois.
Remarque : Flixotide Diskus 100 µg, 250 µg et 500 µg sont particulièrement adaptés aux sujets chez qui il a été mis en évidence une mauvaise synchronisation main/poumon nécessaire pour une utilisation correcte des aérosols doseurs classiques sans chambre d'inhalation.

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 
Grossesse :
Propionate de fluticasone :
Les données chez la femme enceinte sont limitées. L'administration de propionate de fluticasone au cours de la grossesse ne doit être envisagée que si le bénéfice attendu pour la mère l'emporte sur tout risque possible pour le fœtus.
Les résultats d'une étude épidémiologique rétrospective n'ont pas montré d'augmentation du risque de Malformations Congénitales Majeures (MCM) suite à l'exposition au propionate de fluticasone comparée à l'exposition à d'autres corticostéroïdes inhalés, pendant le premier trimestre de grossesse (cf Pharmacodynamie).
Chez l'animal, l'expérimentation met en évidence un effet tératogène des corticoïdes variable selon les espèces. Les études de reproduction effectuées n'ont montré que des effets caractéristiques des corticoïdes pour des expositions systémiques très supérieures à celles observées aux doses recommandées par voie inhalée.
Les études épidémiologiques n'ont décelé aucun risque malformatif lié à la prise de corticoïdes lors du premier trimestre bien qu'il existe un passage transplacentaire.
Lors de maladies chroniques nécessitant un traitement tout au long de la grossesse, un léger retard de croissance intra-utérin est possible. Une insuffisance surrénalienne néonatale a été exceptionnellement observée après corticothérapie à dose élevée par voie systémique.
Il semble justifié d'observer une période de surveillance clinique (poids, diurèse) et biologique du nouveau-né.
Norflurane (tétrafluoroéthane ou HFA 134a), gaz propulseur (Flixotide 50 µg, 125 µg et 250 µg) :
L'étude des fonctions de reproduction menée chez l'animal n'a pas mis en évidence d'effet néfaste de l'administration de norflurane (tétrafluoroéthane ou HFA 134a) contenu dans ce médicament. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. Il n'existe néanmoins actuellement pas de données pertinentes, ou en nombre suffisant, pour évaluer un éventuel effet malformatif ou fœtotoxique du norflurane lorsqu'il est administré pendant la grossesse.

Allaitement :
Propionate de fluticasone :
Les corticoïdes passent dans le lait.
Le passage du propionate de fluticasone dans le lait maternel n'a pas été étudié dans l'espèce humaine.
Chez les rates allaitantes, lorsque des concentrations plasmatiques mesurables sont obtenues après administration sous-cutanée, la présence de propionate de fluticasone est détectable dans leur lait. Cependant, chez les patientes recevant du propionate de fluticasone par voie inhalée aux doses recommandées, les concentrations plasmatiques obtenues sont susceptibles d'être faibles.
L'administration pendant l'allaitement ne doit être envisagée que si le bénéfice escompté pour la mère l'emporte sur tout risque potentiel pour l'enfant.
Norflurane (tétrafluoroéthane ou HFA 134a), gaz propulseur (Flixotide 50 µg, 125 µg et 250 µg) :
Le passage de HFA 134a et de ses métabolites dans le lait n'est pas connu.
Fertilité  :

Aucune donnée n'est disponible concernant l'effet du propionate de fluticasone sur la fertilité humaine. Les études réalisées chez l'animal n'ont montré aucun effet du propionate de fluticasone sur la fertilité, que ce soit chez le mâle ou la femelle.


Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
L'effet du propionate de fluticasone sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines est peu probable.

Surdosage


DCSURDOSAGE 
Signes et symptômes :
L'emploi de ce médicament à des doses très supérieures aux doses recommandées est le reflet d'une aggravation de l'affection respiratoire nécessitant une consultation rapide pour réévaluation thérapeutique.
Surdosage aigu : l'administration par voie inhalée de propionate de fluticasone à des doses supérieures à celles recommandées peut entraîner une inhibition temporaire de la fonction surrénalienne. Il n'y a pas lieu d'adopter une mesure d'urgence car la fonction surrénalienne se rétablit en quelques jours.
Si des posologies supérieures aux posologies recommandées sont administrées pendant de longues périodes, une inhibition significative de la fonction surrénalienne est possible.
De très rares cas de crise aiguë d'insuffisance surrénalienne ont été rapportés chez des enfants ayant reçu des posologies supérieures à celles recommandées (généralement supérieures ou égales à 1 000 µg par jour), sur des périodes prolongées (durant plusieurs mois ou années) ; les signes observés comprenaient une hypoglycémie, une diminution de la conscience et/ou des convulsions.
Les crises aiguës d'insuffisance surrénalienne peuvent être déclenchées par un traumatisme, une intervention chirurgicale, une infection ou toute diminution rapide de la posologie.
Traitement :
Les patients recevant des posologies supérieures à celles recommandées doivent faire l'objet d'un suivi médical régulier et la posologie doit être diminuée progressivement.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : Glucocorticoïde par voie inhalée, anti-asthmatique (Code ATC : R03BA05).

Le propionate de fluticasone en inhalation exerce une action anti-inflammatoire marquée sur la muqueuse bronchique.

Chez l'adulte, l'effet freinateur du propionate de fluticasone sur l'axe hypophysosurrénalien ne se manifeste qu'à une posologie supérieure à 1 500 microgrammes par 24 heures.

Efficacité et sécurité clinique :
Médicaments dans l'asthme contenant du propionate de fluticasone (FP) utilisés pendant la grossesse :
Une étude épidémiologique de cohorte rétrospective observationnelle utilisant des données issues de dossier électronique de patients du Royaume-Uni a été menée pour évaluer le risque de Malformations Congénitales Majeures (MCM) suite à l'exposition pendant le premier trimestre de grossesse au propionate de fluticasone inhalé seul ou à l'association propionate de fluticasone-salmétérol comparé à l'exposition aux corticostéroïdes inhalés ne contenant pas de propionate de fluticasone. Aucun comparateur placebo n'a été inclus dans cette étude.
Parmi la cohorte des 5 362 patientes asthmatiques exposées aux corticostéroïdes inhalés pendant le premier trimestre de grossesse, 131 MCM diagnostiquées ont été identifiées ; parmi les 1 612 (30 %) patients exposées au propionate de fluticasone seul ou à l'association propionate de fluticasone-salmétérol, 42 MCM diagnostiquées ont été identifiées. Les odds ratios ajustés pour les MCM diagnostiquées à 1 an étaient de 1,1 (IC 95 % : 0,5-2,3) pour les femmes exposées au propionate de fluticasone par rapport aux femmes exposées aux corticostéroïdes ne contenant pas de propionate de fluticasone avec asthme modéré et 1,2 (IC 95 % : 0,7-2,0) pour les femmes souffrant d'un asthme important à sévère. Aucune différence concernant le risque de MCM n'a été identifiée suite à l'exposition pendant le premier trimestre de grossesse au propionate de fluticasone seul versus l'exposition à l'association propionate de fluticasone-salmétérol. Les risques absolus de MCM selon le stade de sévérité de l'asthme variaient de 2,0 à 2,9 pour 100 grossesses exposées au propionate de fluticasone, ce qui est comparable aux résultats d'une étude de 15 840 grossesses non exposées aux médicaments utilisés dans le traitement de l'asthme dans la General Practice Research Database (2,8 MCM pour 100 grossesses).

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 
Propionate de fluticasone :
Après inhalation, une partie de la dose est déglutie, l'autre partie pénètre dans les bronches où elle exerce ses effets. La biodisponibilité absolue du propionate de fluticasone, pour chacun des dispositifs disponibles, a été estimée à partir de comparaisons des résultats obtenus soit au sein, soit entre les différentes études de pharmacocinétique, après administration du produit par voies inhalée et intraveineuse.
Chez les adultes sains, la biodisponibilité absolue du propionate de fluticasone a été estimée à 7,8 % pour la forme Diskus et à 10,9 % pour la forme en flacon pressurisé. Après inhalation, une moindre exposition systémique en propionate de fluticasone a été observée chez les patients atteints d'asthme. Sa biodisponibilité orale est quasi nulle.
Après administration orale de fluticasone, 87 à 100 % de la dose est excrétée dans les fèces dont une partie sous forme inchangée (de 20 % pour une dose de 1 mg, jusqu'à 75 % pour une dose de 16 mg).
Il existe un important effet de premier passage hépatique. 98 % de la dose administrée par voie IV est éliminée en 3 à 4 heures et la demi-vie terminale d'élimination plasmatique est d'environ 8 heures.
Le volume de distribution est voisin de 300 litres.
La liaison aux protéines plasmatiques est de 91 %. Le propionate de fluticasone est principalement métabolisé par le P450 isoenzyme CYP3A4 sous forme de métabolites sans effet corticoïde.
Norflurane (tétrafluoroéthane ou HFA 134a), gaz propulseur (Flixotide 50 µg, 125 µg et 250 µg) :
Après inhalation d'une bouffée, l'absorption de HFA 134a est très faible et rapide, la concentration maximale est atteinte en moins de 6 minutes.
Un très faible métabolisme hépatique avec formation d'acide trifluoroacétique et trifluorocétaldéhyde a été mis en évidence chez l'animal (souris et rats).
Néanmoins, les études cinétiques réalisées chez des patients après administration de HFA 134a en situation pathologique, n'ont pas mis en évidence la formation d'acide trifluoroacétique.

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Flixotide, flacon pressurisé :
Durée de conservation :
2 ans.
Repositionner le capuchon sur l'embout buccal et appuyer fermement pour le remettre en position.
A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C.
Récipient sous pression : Ne pas exposer à une température supérieure à 50 °C, ni au soleil, ne pas percer, ne pas jeter au feu, même vide.
Flixotide Diskus :
Durée de conservation :
  • Flixotide Diskus 100 µg : 2 ans.
  • Flixotide Diskus 250 µg et 500 µg : 3 ans.
A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C et à l'abri de l'humidité.
Le Diskus est fourni dans un emballage en aluminium qui ne doit être retiré qu'au moment de la première utilisation. L'emballage doit ensuite être jeté.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 
Flixotide, flacon pressurisé :
Pas d'exigences particulières.
Flixotide Diskus :
Le Diskus libère une poudre qui est inhalée dans le poumon.
Sur le Diskus, un compteur de doses indique le nombre de prises restantes.
Pour des informations détaillées, consulter la notice patient.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE I
AMM3400933670375 (1993, RCP rév 25.05.2018) Flixotide 50 µg.
3400933670665 (1993, RCP rév 25.05.2018) Flixotide 125 µg.
3400933670894 (1993, RCP rév 25.05.2018) Flixotide 250 µg.
3400933933074 (1995, RCP rév 28.05.2018) Flixotide Diskus 100 µg.
3400933933364 (1995, RCP rév 28.05.2018) Flixotide Diskus 250 µg.
3400933936327 (1995, RCP rév 25.05.2018) Flixotide Diskus 500 µg.
Mis sur le marché en 1997 (Flixotide 250 µg et Flixotide Diskus 500 µg), 1999 (Flixotide 125 µg et Flixotide Diskus 250 µg) et 2001 (Flixotide 50 µg et Flixotide Diskus 100 µg).
  
Prix :6,70 euros (120 doses 50 µg).
12,57 euros (120 doses 125 µg).
23,64 euros (120 doses 250 µg).
6,70 euros (60 doses Diskus 100 µg).
12,57 euros (60 doses Diskus 250 µg).
23,64 euros (60 doses Diskus 500 µg).
Remb Séc soc à 65 %. Collect.

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
Il n'y a pas de produit équivalent identifié