EDEX 10 µg/1 ml pdre/solv p sol inj en cartouche bicompartiment

Mise à jour : 23 Janvier 2020
Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Urologie - Néphrologie : Dysfonction érectile - Induction de l'érection : Voie intra-caverneuse (Alprostadil)
Classification ATC :
SYSTEME GENITO URINAIRE ET HORMONES SEXUELLES : MEDICAMENTS UROLOGIQUES - MEDICAMENTS UROLOGIQUES : MEDICAMENTS UTILISES DANS LES TROUBLES DE L'ERECTION (ALPROSTADIL)
Alprostadil alfadex
Statut
Commercialisé
Excipients : lactose anhydre
Excipient du solvant : sodium chlorure, eau ppi
AMM3431580
Présentation(s)EDEX 10 µg/1 ml Pdre/solv p sol inj 2Cart bi-comp+Ser/1ml
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 30%

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 
Poudre et solvant pour solution injectable (voie intracaverneuse) à 10 µg/ml et à 20 µg/ml :  Cartouches bicompartiment de 1 ml en seringue à usage unique + 1 aiguille, boîte de 2.

Composition


COMPOSITION 
Poudre :p cartouche
Alprostadil* (DCI) 
10 µg
ou20 µg
Excipients (communs) : alphacyclodextrine (alfadex), lactose anhydre.

Solvant : chlorure de sodium, eau pour préparations injectables.

* Sous forme de clathrate 1:1 dans l'alfadex.

Indications


DCINDICATIONS 
Edex est indiqué chez l'adulte pour induction pharmacologique de l'érection.

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 

Les indications thérapeutiques de ce produit ne concernent pas la femme.

Cependant, en raison du passage de l'alprostadil dans le sperme et le liquide séminal, le traitement devra être évité chez un patient dont la partenaire est enceinte ou susceptible de l'être, ou un préservatif doit être utilisé pour éviter une irritation vaginale, un risque d'accouchement prématuré ou un risque pour le fœtus.

Fertilité :

L'alprostadil n'interfère pas avec l'éjaculation et la fertilité.


Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
Dans certains cas, l'alprostadil peut entraîner une baisse transitoire de la pression artérielle suivie d'une altération de la réactivité.

Surdosage


DCSURDOSAGE 

Aucun cas de surdosage n'a été observé au cours des essais cliniques.

En cas de surdosage, le patient devra être placé sous contrôle médical jusqu'à disparition de tout effet systémique et/ou l'obtention d'une détumescence. Toute manifestation systémique fera l'objet d'un traitement symptomatique, si nécessaire.

En cas de surdosage, les complications les plus redoutées, priapisme (érection rigide de plus de 4 heures) ou érection prolongée, sont à traiter en milieu spécialisé.

Le traitement du priapisme (érection prolongée) devra avoir débuté au plus tard dans les 6 heures.

Le traitement initial devra faire appel à une aspiration pénienne. En respectant les conditions d'asepsie, insérer une aiguille à ailettes de 19-21 G dans le corps caverneux et aspirer 20-50 ml de sang. Il peut en résulter une détumescence. Si nécessaire, la manœuvre pourra être répétée de l'autre côté du pénis jusqu'à aspirer une quantité totale de 100 ml de sang. Si cette manœuvre reste inefficace, il est recommandé de pratiquer une injection intracaverneuse d'un médicament alpha-adrénergique. Bien que la contre-indication habituelle de l'administration intrapénienne d'un vasoconstricteur ne s'applique pas au traitement du priapisme, la prudence est conseillée lorsque l'on opte pour cette solution. Pression artérielle et pouls devront faire l'objet d'une surveillance continue tout au long de la procédure. Une prudence extrême est nécessaire chez les patients atteints d'une cardiopathie ischémique, d'une hypertension non contrôlée, d'une ischémie cérébrale et chez les patients traités par inhibiteurs de la monoamine oxydase. Dans ce dernier cas, les moyens nécessaires à la prise en charge d'une poussée hypertensive devront être disponibles. Une solution de phényléphrine à 200 microgrammes/ml sera préparée ; 0,5 à 1,0 ml de cette solution seront injectés toutes les 5 à 10 minutes. De façon alternative, il est possible d'utiliser une solution d'adrénaline à 20 microgrammes/ml. Si nécessaire, l'injection pourra être suivie d'une nouvelle aspiration de sang à l'aide de la même aiguille à ailettes. Les doses maximales sont de 1 mg pour la phényléphrine et de 100 microgrammes pour l'adrénaline (5 ml de la solution). Il est également possible d'administrer du métaraminol ; il convient cependant de noter que des poussées hypertensives mortelles ont été signalées. Si le priapisme persiste, un acte chirurgical d'urgence, pouvant comprendre l'établissement d'une dérivation, doit être envisagé.

La possibilité de survenue de tels incidents impose au patient d'avoir toujours avec lui le numéro de téléphone de l'équipe médicale qui a en charge son traitement et qui doit pouvoir le traiter en urgence.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : Médicaments utilisés dans les troubles de l'érection (code ATC : G04BE01).

L'alprostadil (ou prostaglandine E1) appartient à une famille d'acides gras naturels ayant des effets pharmacologiques variés.

Mécanisme d'action :
L'alprostadil (prostaglandine E1 (PGE1)), principe actif d'Edex, est un composé endogène dérivé d'un acide gras essentiel, l'acide dihomo-gamma-linolénique. L'alprostadil est un relaxant musculaire lisse puissant qui produit une vasodilatation et se trouve à des concentrations élevées dans le liquide séminal humain.
L'alprostadil a provoqué une relaxation de cellules pré-contractées du corps caverneux, du corps spongieux et de l'artère caverneuse, alors que d'autres prostanoïdes étaient moins efficaces.
Il a été démontré que l'alprostadil se liait à des récepteurs spécifiques dans le tissu caverneux des primates humains et non humains.
La liaison de l'alprostadil à ses récepteurs est accompagnée d'une augmentation des taux d'AMPc intracellulaire.
Les cellules musculaires lisses caverneuses de l'homme répondent à l'alprostadil en libérant du calcium intracellulaire.
Puisque le relâchement du muscle lisse est associé à une réduction de la concentration du calcium cytoplasmique libre, cet effet peut contribuer à l'activité relaxante de ce prostanoïde.
Effets pharmacodynamiques :
Des études in vitro et chez de nombreuses espèces animales ont permis de conclure aux propriétés relaxantes de l'alprostadil au niveau des corps caverneux.
Chez le singe, l'administration d'alprostadil augmente le flux sanguin de l'artère caverneuse, le degré et la durée de relaxation du muscle lisse caverneux étant dose-dépendants chez ce type d'animal.
L'alprostadil a entraîné un allongement du pénis et une tumescence sans rigidité. Le flux sanguin artériel caverneux a été augmenté pour une durée moyenne de 20 minutes.
L'administration intravasculaire systémique d'alprostadil conduit à une vasodilatation et à la réduction de la résistance vasculaire périphérique systémique.
Une diminution de la pression artérielle peut être observée après l'administration de doses élevées.
Il a été montré que l'alprostadil entraîne une réduction de la réactivité plaquettaire et une activation neutrophile chez l'animal et in vitro. La vasodilatation, l'inhibition de l'agrégation plaquettaire et la stimulation des muscles lisses de l'intestin et de l'utérus sont parmi les effets notables.
Chez l'homme, une injection intracaverneuse d'alprostadil produit une érection.

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 

Après reconstitution, l'alprostadil (PGE1) se dissocie du clathrate d'alphacyclodextrine, et les deux composants évoluent indépendamment.

Absorption :
Pour le traitement de l'insuffisance érectile, l'alprostadil est injecté dans les corps caverneux.
Distribution :
Chez des volontaires symptomatiques, les taux moyens veineux plasmatiques systémiques de PGE1 endogène, mesurées avant l'injection intracaverneuse sont d'environ 1 pg/ml.
Après l'injection intracaverneuse de 20 mcg d'alprostadil, les concentrations plasmatiques de PGE1 augmentent rapidement à des concentrations d'environ 10-20 pg/ml.
Les concentrations d'alprostadil reviennent ensuite aux taux endogènes dans les 2 heures qui suivent l'injection.
Environ 90 % de la PGE1 trouvée dans le plasma est liée aux protéines.
Après administration par voie intraveineuse, l'alprostadil disparaît rapidement de la circulation générale avec une demi-vie de l'ordre de 5 minutes. L'alprostadil est fixé à plus de 95 % aux protéines plasmatiques, mais cette fixation protéique, à relativement faible affinité, ne semble pas limiter le captage tissulaire, puisqu'au premier passage les poumons captent 70 % de l'alprostadil.
Biotransformation :
L'oxydation enzymatique du groupe C15-hydroxy et la réduction de la double liaison C13, 14 produisent les métabolites primaires, 15-kéto-PGE1, PGE0 (13, 14-dihydro-PGE1) et 15-kéto-PGE0.
Seuls les PGE0 et 15-kéto-PGE0 ont été détectés dans le plasma humain.
Contrairement aux métabolites 15-kéto, qui sont moins pharmacologiquement actifs que le composé parent, le PGE0 a une activité similaire à celle de PGE1 dans la plupart des cas.
Chez des volontaires symptomatiques, les taux moyens veineux plasmatiques de PGE0 endogène mesurés avant une injection intracaverneuse sont d'environ 1 pg/ml.
Après injection intracaverneuse de 20 mcg d'alprostadil, les concentrations plasmatiques augmentent le PGE0 à des concentrations d'environ 5 pg/ml dans 20 minutes, suivi d'un retour aux taux endogènes. La demi-vie terminale des PGE0 est d'environ 30 minutes. Le principe actif n'est pas retrouvé dans la circulation périphérique, et le taux de 15-oxo-13, 14-dihydro-PGE1 n'est pas significativement élevé. Par contre, les concentrations d'alprostadil et de son métabolite primaire (15-oxo-13, 14-dihydro-PGE1) sont élevées dans les sinus.
Après injection intraveineuse, l'alprostadil est éliminé en totalité par biotransformation au niveau de différents organes dont les poumons.
Élimination :
Après une nouvelle dégradation des métabolites primaires par bêta et oméga-oxydation, les métabolites les plus polaires en résultant sont excrétés principalement dans l'urine (88 %) et les fèces (12 %) sur un total de 72 heures.
Cependant, l'excrétion est essentiellement complète (92 %) dans les 24 heures suivant l'administration.
Aucune PGE1 inchangée n'a été trouvée dans l'urine, et il n'y a aucune preuve de rétention tissulaire de PGE1 ou de ses métabolites.
Après injection intraveineuse, les métabolites sont pharmacologiquement inactifs et excrétés en majorité par voie rénale.

Sécurité préclinique


PPSÉCURITÉ PRÉCLINIQUE 

Dans des études non cliniques réalisées, des effets toxiques n'ont été observés qu'à des doses largement supérieures aux doses maximales administrées chez l'Homme et n'ont que peu de signification sur l'homme.

Les tests de génotoxicité n'ont mis en évidence aucun potentiel génotoxique de l'alprostadil.

Incompatibilités


DPINCOMPATIBILITÉS 

En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Durée de conservation :
3 ans.

A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C.

Après ouverture : le produit doit être utilisé immédiatement.

A conserver dans son emballage d'origine.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 
Mode d'emploi pour les présentations avec dispositif d'administration à usage unique :
Prendre la seringue et nettoyer son extrémité avec un tampon imbibé de liquide désinfectant.
Visser l'aiguille sur la seringue.
Retirer le capuchon de protection extérieur de l'aiguille.
Pousser doucement le piston de façon à faire passer totalement le solvant dans la partie avant de la cartouche.
La poudre s'y dissout immédiatement au contact du solvant.
Agiter légèrement jusqu'à obtention d'une solution claire.
Expulser l'air et ajuster la dose prescrite avant l'injection intracaverneuse.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE I
AMM3400934315800 (1997, RCP rév 10.07.2019) 10 µg/ml.
3400934318580 (1997, RCP rév 10.07.2019) 20 µg/ml.
  
Prix :18,98 euros (cartouche 10 µg/ml ou 20 µg/ml).

Remb Séc soc à 30 % selon la procédure des médicaments d'exception (prescription sur une ordonnance de médicament d'exception, en conformité avec la fiche d'information thérapeutique) pour les indications suivantes :

Patients pour lesquels les troubles de l'érection sont très probablement liés de manière causale à une atteinte organique définie et grave, à savoir patients souffrant de  : paraplégie et tétraplégie, quelle qu'en soit l'origine, traumatisme du bassin compliqué de troubles urinaires, séquelles de la chirurgie (anévrisme de l'aorte, prostatectomie radicale, cystectomie totale et exérèse colorectale) ou de la radiothérapie abdominopelvienne, séquelles du priapisme, neuropathie diabétique avérée, sclérose en plaques.

Collect.

Pour les autres indications : Non remb Séc soc et prescription sur une ordonnance classique.


Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
Il n'y a pas de produit équivalent identifié