DEPAKINE 500 mg cp gastrorésis

Mise à jour : 08 Mars 2019
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Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Neurologie - Antiépileptiques : Acide valproïque (Voie orale)
Classification ATC :
SYSTEME NERVEUX : ANTIEPILEPTIQUES - ANTIEPILEPTIQUES : DERIVES D'ACIDE GRAS (VALPROÏQUE ACIDE)
Valproate de sodium
Statut
Commercialisé
Excipients : povidone K 90, calcium silicate, magnésium stéarate
Colorant (enrobage) : fer jaune oxyde, titane dioxyde
Enrobage : povidone K 30, macrogol 400, amidon de maïs, cellacéfate, phtalate d'éthyle
Excipient et enrobage : talc
Excipients à effet notoire :
EEN avec dose seuil : sodium
AMM3192276
Présentation(s)DEPAKINE 500 mg Cpr gastro-rés T/40
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 65%

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 

Dépakine :
Comprimé gastrorésistant à 200 mg et à 500 mg :  Tube de 40, boîte unitaire.
Sirop à 57,64 mg/ml :  Flacon de 150 ml, avec bouchon adaptateur et seringue pour administration orale, et son piston blanc, graduée en milligrammes (une graduation tous les 10 mg, de 0 mg à 260 mg).
Solution buvable à 200 mg/ml :  Flacon de 40 ml, avec seringue pour administration orale, et son piston mauve, graduée en milligrammes (une graduation tous les 25 mg, de 50 mg à 400 mg).



Dépakine Chrono :
Comprimé pelliculé sécable à libération prolongée à 500 mg :  Tube de 30, boîte unitaire.
Modèle hospitalier : Boîte de 100, sous plaquettes alvéolées.

Composition


COMPOSITION 

Dépakine :
Comprimé :p cp
Valproate de sodium 
200 mg
ou500 mg
Excipients (communs) : povidone K90, silicate de calcium, talc, stéarate de magnésium, povidone K30, macrogol 400, amidon de maïs, dioxyde de titane, acétophtalate de cellulose, phtalate d'éthyle ; oxyde de fer jaune (cp à 500 mg).

Teneur en sodium : 28 mg/cp 200 mg ; 47 mg/cp 500 mg.

Sirop :p gradp ml
Valproate de sodium 
10 mg57,64 mg
Excipients : parahydroxybenzoate de méthyle, parahydroxybenzoate de propyle, saccharose, solution de sorbitol à 70 %, glycérol, arôme artificiel cerise (aldéhyde benzoïque, alcool isoamylique, butyrate d'isoamyle, acétate d'isoamyle, aldéhyde cinnamique, propionate d'isoamyle, butyrate d'éthyle, huile essentielle d'orange partiellement déterpénée), acide chlorhydrique concentré, hydroxyde de sodium, eau purifiée.

Excipients à effet notoire : saccharose, sorbitol, sodium (13,88 mg/100 mg), parahydroxybenzoates.

Solution buvable :p ml
Valproate de sodium 
200 mg
Excipients : urée, solution d'hydroxyde de sodium à 30 %, eau purifiée.

Teneur en sodium : 13,88 mg/100 mg de valproate de sodium.


Dépakine Chrono :
 p cp
Valproate de sodium 
500 mg
(soit en valproate de sodium : 333 mg/cp, et en acide valproïque : 145 mg/cp)
Excipients : éthylcellulose 20 mPa.s, hypromellose 3000 mPa.s, silice colloïdale anhydre, silice colloïdale hydratée, saccharine sodique, hypromellose 6 mPa.s, macrogol 6000, polyacrylate (dispersion de) à 30 % (Eudragit E 30 D), talc, dioxyde de titane.

Teneur en sodium : 47 mg/cp.

Indications


DCINDICATIONS 
Dépakine et Dépakine Chrono :
Adulte et enfant :
Soit en monothérapie, soit en association à un autre traitement antiépileptique :
  • Traitement des épilepsies généralisées : crises cloniques, toniques, tonicocloniques, absences, crises myocloniques, atoniques, et syndrome de Lennox-Gastaut.
  • Traitement des épilepsies partielles : crises partielles avec ou sans généralisation secondaire.
Dépakine :
Enfant :
Prévention de la récidive de crises après une ou plusieurs convulsions fébriles, présentant les critères de convulsions fébriles compliquées, en absence d'efficacité d'une prophylaxie intermittente par benzodiazépines.

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 

Le valproate est contre-indiqué (cf Contre-indications, Mises en garde et Précautions d'emploi) :


Grossesse :
Tératogénicité et effets neuro-développementaux :

L'utilisation du valproate, qu'il soit en monothérapie ou en polythérapie, est associée à des issues de grossesses anormales. Les données disponibles suggèrent qu'une polythérapie antiépileptique, incluant le valproate, est associée à un risque de malformations congénitales plus élevé qu'une monothérapie par valproate.

Malformations congénitales :
Les données d'une méta-analyse (incluant des registres et des études de cohortes) montrent que l'incidence des malformations congénitales chez les enfants nés de mères épileptiques traitées par le valproate en monothérapie pendant leur grossesse est de 10,73 % (IC à 95 % : 8,16-13,29). Ce risque de malformations majeures est plus élevé que celui de la population générale, qui est de 2 à 3 %. Le risque est dose-dépendant mais aucune dose excluant ce risque n'a pu être déterminée.
Les données disponibles montrent une incidence accrue de malformations mineures et majeures. Les malformations le plus souvent rencontrées incluent des anomalies de fermeture du tube neural (de l'ordre de 2 à 3 %), des dysmorphies faciales, des fentes labiales et fentes palatines, des craniosténoses, des malformations cardiaques, rénales et urogénitales (notamment hypospadias), des malformations des membres (notamment aplasie bilatérale du radius) et des syndromes polymalformatifs touchant diverses parties du corps.
Troubles neuro-développementaux :
Les études mettent en évidence que le valproate entraîne un risque accru des troubles neuro-développementaux chez les enfants exposés in utero. Le risque semble dose-dépendant mais les données disponibles ne permettent pas de déterminer une dose excluant ce risque. La période à risque pourrait concerner toute la grossesse.
Des études menées chez des enfants d'âge préscolaire exposés in utero au valproate montrent que jusqu'à 30 à 40 % d'entre eux présentent des retards de développement dans la petite enfance, tels que des retards dans l'acquisition de la parole et de la marche, des capacités intellectuelles diminuées, des capacités verbales (parole et compréhension) diminuées ainsi que des troubles de la mémoire.
Le quotient intellectuel (QI) mesuré chez des enfants d'âge scolaire (6 ans) exposés in utero au valproate est en moyenne de 7 à 10 points inférieur à celui des enfants exposés à d'autres antiépileptiques. Bien que le rôle des facteurs confondants ne puisse être exclu, il est prouvé que cette diminution de QI observée chez les enfants exposés in utero est indépendante du QI maternel.
Les données sur l'évolution de ces troubles à long terme sont limitées.
Les données disponibles montrent que les enfants exposés in utero au valproate ont un risque accru de présenter des troubles envahissants du développement (syndromes appartenant au spectre de l'autisme) (environ 3 fois plus fréquent) et d'autisme infantile (environ 5 fois plus fréquent), par rapport à celui des populations témoins.
Des données limitées à ce jour suggèrent que les enfants exposés in utero au valproate sont plus susceptibles de développer des symptômes de trouble du déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH).
Femmes en âge de procréer :

Chez les femmes en âge de procréer, le traitement par Dépakine ou Dépakine Chrono ne doit pas être utilisé sauf en cas d'inefficacité ou d'intolérance aux autres traitements. Si aucun autre traitement n'est possible, Dépakine ou Dépakine Chrono ne peut être instauré qu'à condition de respecter le programme de prévention de la grossesse (cf Mises en garde et Précautions d'emploi), notamment :

Chez ces femmes, le rapport bénéfice-risque doit être réévalué attentivement et à intervalles réguliers au cours du traitement (au moins annuellement).

Médicaments contenant des œstrogènes :
Les médicaments contenant des œstrogènes, y compris les contraceptifs hormonaux contenant des œstrogènes, peuvent augmenter la clairance du valproate, ce qui pourrait entraîner une diminution de la concentration sérique du valproate et potentiellement une diminution de son efficacité (cf Mises en garde et Précautions d'emploi, Interactions).
Si une grossesse est envisagée :

Chez les femmes envisageant une grossesse, un médecin spécialiste expérimenté dans la prise en charge de l'épilepsie doit réévaluer le traitement par valproate et envisager l'ensemble des options thérapeutiques alternatives. Tous les efforts doivent être faits pour passer à un traitement alternatif approprié avant la conception et cela, avant que la contraception soit arrêtée (cf Mises en garde et Précautions d'emploi). Si un changement de traitement est impossible, la patiente devra recevoir des conseils supplémentaires au regard des risques que le valproate présente pour l'enfant à naître afin de l'aider à prendre une décision éclairée concernant son projet familial.

Une supplémentation en acide folique avant la grossesse et en début de grossesse pourrait diminuer le risque d'apparition d'anomalies du tube neural inhérent à toute grossesse. A titre d'information, les données disponibles ne mettent pas en évidence d'action préventive de l'acide folique sur les malformations liées au valproate.

Femmes enceintes :

Le valproate utilisé dans le traitement de l'épilepsie est contre-indiqué pendant la grossesse, sauf en l'absence d'alternative thérapeutique appropriée (cf Contre-indications, Mises en garde et Précautions d'emploi).

En cas de grossesse chez une femme utilisant du valproate, celle-ci doit être immédiatement orientée vers un médecin spécialiste afin d'envisager l'ensemble des options thérapeutiques alternatives.

Pendant la grossesse, les crises tonico-cloniques et l'état de mal épileptique avec hypoxie chez la mère peuvent entraîner des conséquences graves, voire fatales, pour la mère et l'enfant à naître.

Si, en cas de situations exceptionnelles, malgré les risques connus associés à l'utilisation de valproate pendant la grossesse, et après évaluation attentive des traitements alternatifs, le valproate devait absolument être maintenu pour contrôler l'épilepsie chez une femme enceinte :

Toutes les patientes dont la grossesse a été exposée au valproate, ainsi que leurs partenaires, doivent être orientées vers un médecin spécialisé ou expérimenté en tératologie pour évaluation et recevoir des conseils concernant la grossesse exposée :

Avant l'accouchement :

Pratiquer un bilan de coagulation comprenant notamment une numération plaquettaire, un dosage du fibrinogène et un temps de coagulation (Temps de Céphaline Activée : TCA) chez la mère avant l'accouchement.

Risque chez le nouveau-né :
Suivi post-natal/chez l'enfant :

En cas d'exposition pendant la grossesse, un suivi rapproché du développement neuro-comportemental de l'enfant est à instaurer et une prise en charge adaptée doit être mise en place au plus tôt en cas de nécessité.


Allaitement :

Le valproate est excrété dans le lait maternel à une concentration comprise entre 1 % et 10 % des niveaux sériques maternels. Des troubles hématologiques ont été observés chez des nouveau-nés/nourrissons allaités par des femmes sous traitement (cf Effets indésirables).

La décision d'interrompre l'allaitement ou de suspendre le traitement par Dépakine ou Dépakine Chrono doit tenir compte du bénéfice de l'allaitement pour l'enfant et du bénéfice du traitement pour la femme.

Fertilité :

Des cas d'aménorrhée, d'ovaires polykystiques et d'augmentation des taux de testostérone ont été rapportés chez des femmes traitées avec du valproate (cf Effets indésirables). Chez l'homme, l'administration du valproate peut également nuire à la fertilité (diminution de la mobilité des spermatozoïdes en particulier) (cf Effets indésirables) . Les cas rapportés indiquent que les troubles de la fertilité sont réversibles après l'arrêt du traitement.


Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur le risque de somnolence, particulièrement en cas de polythérapie anticonvulsivante ou d'association à d'autres médicaments pouvant majorer la somnolence.

Surdosage


DCSURDOSAGE 

Le tableau de l'intoxication aiguë massive comporte habituellement un coma calme, plus ou moins profond, avec hypotonie musculaire, hyporéflexie, myosis, diminution de l'autonomie respiratoire, acidose métabolique, hypotension et collapsus/choc cardiovasculaire.

Quelques cas d'hypertension intracrânienne liée à un œdème cérébral ont été décrits.

Les mesures à entreprendre en milieu hospitalier sont : évacuation gastrique si indiquée, maintien d'une diurèse efficace, surveillance cardiorespiratoire. Dans les cas très graves, on pratiquera éventuellement une épuration extrarénale.

Le pronostic de ces intoxications est généralement favorable, cependant, quelques décès ont été rapportés.

La présence de sodium dans les formulations contenant du valproate peut entraîner une hypernatrémie en cas de surdosage.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : Antiépileptique (code ATC : N03AG01).

Le valproate exerce ses effets pharmacologiques essentiellement au niveau du système nerveux central.

Ces propriétés anticonvulsivantes s'exercent contre des types très variés de crises convulsives chez l'animal et d'épilepsies chez l'homme.

Les études expérimentales et cliniques du valproate suggèrent deux types d'action anticonvulsivante.

Le premier est un effet pharmacologique direct en relation avec les concentrations en valproate du plasma et du cerveau.

Le second est apparemment indirect et vraisemblablement en relation avec des métabolites du valproate persistant dans le cerveau, ou avec des modifications des neurotransmetteurs, ou avec des effets membranaires directs. L'hypothèse la plus généralement admise est l'hypothèse de l'acide gamma-aminobutyrique (GABA) dont le taux augmente après administration de valproate.

Le valproate diminue la durée des phases intermédiaires de sommeil avec une augmentation concomitante de sommeil lent.

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 
Les différentes études pharmacocinétiques effectuées avec le valproate ont montré que :Comparativement à la forme gastrorésistante du valproate, la forme à libération prolongée se caractérise, à dose équivalente, par :

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Dépakine comprimés à 200 mg et à 500 mg :
Durée de conservation :
3 ans.
A conserver à une température inférieure à 30 °C et à l'abri de l'humidité.
Dépakine sirop :
Durée de conservation :
  • Avant ouverture du flacon : 2 ans.
    A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.
  • Après ouverture du flacon : 1 mois.
    A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.
Dépakine solution buvable :
Durée de conservation :
3 ans
Pas de précautions particulières de conservation.
Dépakine Chrono :
Durée de conservation :
3 ans
Pas de précautions particulières de conservation.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 
Dépakine comprimés à 200 mg et à 500 mg, Dépakine solution buvable et Dépakine Chrono :
Pas d'exigences particulières.
Dépakine sirop :
Pour ouvrir le flacon, il faut tourner le bouchon sécurité enfant en appuyant. Le flacon doit être refermé après chaque utilisation.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE II
Enfants et adolescents de sexe féminin, femmes en âge de procréer et femmes enceintes : Prescription initiale annuelle réservée aux spécialistes en neurologie ou en pédiatrie. Renouvellement non restreint.
Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement : la prescription initiale nécessite préalablement le recueil de l'accord de soins de la patiente ; la délivrance ne peut se faire qu'après avoir vérifié que cet accord de soins a été recueilli.
Dépakine :
AMM3400930292921 (1967/86, RCP rév 12.12.2018) cp 200 mg.
3400931922766 (1976/86, RCP rév 12.12.2018) cp 500 mg.
3400932634507 (1983, RCP rév 12.12.2018) sirop.
3400930293003 (1967/95, RCP rév 12.12.2018) sol buv.
Dépakine Chrono :
AMM3400933018023 (1987, RCP rév 12.12.2018) 30 cp.
3400958489471 (1995, RCP rév 12.12.2018) 100 cp.
  
Prix :2,33 euros (Dépakine 200, 40 cp).
5,39 euros (Dépakine 500, 40 cp).
7,02 euros (Dépakine sirop, flacon 150 ml).
3,77 euros (Dépakine sol buv, flacon 40 ml).
7,03 euros (Dépakine Chrono, 30 cp).
Remb Séc soc à 65 % sur la base du TFR : 2,33 euros  (40 cp à 200 mg) ; 5,39 euros  (40 cp à 500 mg) ; 3,77 euros  (sol buv : fl de 40 ml) ; 7,03 euros  (Dépakine Chrono : 30 cp).
Sirop : Remb Séc soc à 65 %.
Collect.
Modèle hospitalier : Collect (Dépakine Chrono).

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
VALPROATE DE SODIUM ZENTIVA 500 mg cp gastrorésis II 65% Générique