ACTILYSE 50 mg pdre/solv p sol inj

Mise à jour : 14 Avril 2020
Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Hémostase - Hématopoïèse - Hémoglobinopathies - Antithrombotiques : Thrombolytiques (Alteplase)
Classification ATC :
SANG ET ORGANES HEMATOPOIETIQUES : ANTITHROMBOTIQUES - ANTITHROMBOTIQUES : ENZYMES (ALTEPLASE)
Statut
Commercialisé
Excipients : arginine, acide phosphorique, polysorbate 80
Excipient du solvant : eau ppi
Excipients à effet notoire :
EEN sans dose seuil : caoutchouc naturel
AMM5585301
Présentation(s)ACTILYSE 50 mg Pdre/solv p sol inj Fl pdre+Fl solv/50ml
Conservation
Agréé aux Collectivités
Modèle hospitalier

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 
Poudre (gâteau de lyophilisation blanc à jaune pâle) et solvant pour solution injectable IV et perfusion : 
Flacon de poudre à 10 mg + flacon de solvant de 10 ml, boîte unitaire.

Flacon de poudre à 20 mg + flacon de solvant de 20 ml + canule de transfert, boîte unitaire.

Flacon de poudre à 50 mg + flacon de solvant de 50 ml + canule de transfert, boîte unitaire.
La préparation reconstituée est une solution limpide, incolore à jaune pâle.

Composition


COMPOSITION 
Poudre :p flacon
Altéplase* (DCI) 
10 mg (5,8 MUI)
ou20 mg (11,6 MUI)
ou50 mg (29 MUI)
Excipients : arginine, acide phosphorique (pour l'ajustement du pH), polysorbate 80.

Solvant : eau pour préparations injectables.

* L'altéplase est produite par la technique de l'ADN recombinant dans une lignée cellulaire d'ovaire de hamster chinois.

L'activité spécifique de la substance de référence interne est de 580 000 UI/mg, cette valeur étant confirmée par comparaison avec le deuxième standard international de l'OMS pour le tPA. La spécification pour l'activité spécifique de l'altéplase est de 522 000 à 696 000 UI/mg.

Indications


DCINDICATIONS 
Traitement thrombolytique à la phase aiguë de l'infarctus du myocarde :
  • Schéma thérapeutique dit « accéléré » (90 minutes) (cf Posologie et Mode d'administration) : destiné aux patients chez qui le traitement peut être débuté dans les 6 heures suivant l'apparition des symptômes.
  • Schéma thérapeutique dit « des 3 heures » (cf Posologie et Mode d'administration) : destiné aux patients chez qui le traitement peut être débuté entre 6 et 12 heures après l'apparition des symptômes, à condition que l'indication soit évidente.
L'altéplase permet de réduire le taux de mortalité à 30 jours après infarctus du myocarde.
Traitement thrombolytique après embolie pulmonaire massive à la phase aiguë avec instabilité hémodynamique :
Le diagnostic devra être confirmé, dans la mesure du possible, par des méthodes objectives (angiographie, scanner).
Il n'existe pas de preuve d'un bénéfice en termes de morbi-mortalité dans cette indication.
Traitement fibrinolytique de l'accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë :
Le traitement doit être instauré le plus tôt possible dans le délai des 4h30 suivant l'apparition des symptômes d'accident vasculaire cérébral et après avoir exclu une hémorragie intracrânienne par des techniques appropriées d'imagerie (par exemple, tomodensitométrie cérébrale ou autre méthode d'imagerie sensible pour le diagnostic d'une hémorragie). L'effet du traitement est temps-dépendant ; par conséquent, plus le traitement est administré précocement, plus la probabilité de résultat clinique favorable est élevée.

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 
Grossesse :

Les données sur l'administration d'Actilyse à des femmes enceintes sont limitées. Des études non cliniques réalisées avec l'altéplase à des doses plus élevées que celles utilisées chez l'homme ont révélé une immaturité fœtale et/ou une embryotoxicité secondaires à l'activité pharmacologique connue du produit. L'altéplase n'est pas considéré comme tératogène (cf Sécurité préclinique). En cas de menace du pronostic vital, il faut prendre en considération les bénéfices attendus et les risques éventuels.


Allaitement :

On ne sait pas si l'altéplase est excrété dans le lait humain.

Fertilité :

Il n'y a pas de données cliniques sur la fertilité disponibles pour Actilyse. Les études non cliniques réalisées avec l'altéplase n'ont pas montré d'effet indésirable sur la fertilité (cf Sécurité préclinique).


Surdosage


DCSURDOSAGE 
Symptômes :
Si la dose maximale recommandée est dépassée, le risque d'hémorragie intracrânienne augmente.
Malgré la relative spécificité de l'altéplase pour la fibrine, un surdosage peut entraîner une diminution cliniquement significative des taux de fibrinogène et des autres facteurs de la coagulation.
Traitement :
Dans la plupart des cas, il suffit d'attendre la régénération physiologique de ces éléments après la fin du traitement par Actilyse.
Toutefois, si une hémorragie sévère se produit, la transfusion de plasma frais congelé est recommandée, ainsi que, si nécessaire, l'administration d'antifibrinolytiques de synthèse.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : Thrombolytiques, code ATC : B01AD02.

Mécanisme d'action :

Le principe actif d'Actilyse est l'altéplase, un activateur tissulaire du plasminogène humain recombinant, c'est-à-dire une glycoprotéine qui active la biotransformation du plasminogène en plasmine.

Après administration intraveineuse, l'altéplase circulante reste relativement inactive. Elle n'est activée qu'après liaison à la fibrine et induit alors la conversion du plasminogène en plasmine, entraînant ainsi la dissolution du caillot de fibrine.

Effets pharmacodynamiques :

En raison de sa relative spécificité pour la fibrine, l'altéplase, à la dose de 100 mg, diminue faiblement les taux de fibrinogène circulant jusqu'à environ 60 % à 4 heures, mais avec un rétablissement à plus de 80 % au bout de 24 heures. Les concentrations de plasminogène et d'alpha-2-antiplasmine diminuent environ jusqu'à des taux de 20 % et 35 % respectivement 4 heures après le traitement mais augmentent à nouveau par la suite jusqu'à plus de 80 % au bout de 24 heures. Une diminution marquée et prolongée du fibrinogène circulant ne s'observe que chez un petit nombre de patients.

Efficacité et sécurité clinique :

Lors d'une étude portant sur plus de 40 000 patients présentant un infarctus du myocarde à la phase aiguë (GUSTO), l'administration de 100 mg d'altéplase en 90 minutes, avec perfusion intraveineuse concomitante d'héparine, a été associée à un taux de mortalité à 30 jours plus faible (6,3 %) que celui enregistré sous streptokinase (1,5 million d'unités sur 60 minutes) et héparine intraveineuse ou sous-cutané (7,3 %). Le taux de reperméabilisation du vaisseau lésé a été supérieur chez les patients sous altéplase à celui des patients traités par la streptokinase, 60 et 90 minutes après la thrombolyse. Il n'y a cependant pas eu de différence entre les taux de reperméabilisation mesurés au bout de 180 minutes et au-delà.

La mortalité à 30 jours est plus faible sous altéplase que chez les patients ne recevant aucun traitement thrombolytique.

La libération d'alpha-hydroxybutyrate-déshydrogénase (HBDH) est diminuée. Par rapport à l'absence de traitement thrombolytique, le traitement par l'altéplase a montré qu'il préservait la fonction ventriculaire globale et la mobilité pariétale locale.

Infarctus du myocarde à la phase aiguë :

Une étude contrôlée contre placebo, menée chez des patients traités 6 à 12 heures après l'apparition des symptômes par 100 mg d'Actilyse en 3 heures (LATE), a montré une diminution du taux de mortalité à 30 jours.

En présence de signes évidents d'infarctus du myocarde, un traitement instauré jusqu'à 24 heures après l'apparition de la symptomatologie peut s'avérer bénéfique.

Embolie pulmonaire massive à la phase aiguë :

En cas d'embolie pulmonaire massive aiguë avec instabilité des paramètres hémodynamiques, le traitement thrombolytique par Actilyse réduit rapidement la taille du thrombus et diminue la pression artérielle pulmonaire. On ne dispose pas d'éléments sur le taux de mortalité dans cette indication.

Accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë :

Dans deux études réalisées aux États-Unis (NINDS A/B), une proportion significativement plus élevée de patients a présenté une évolution favorable avec l'altéplase par comparaison avec le placebo (absence de handicap ou handicap mineur) par rapport au groupe placebo. Ces résultats ont été confirmés dans l'essai ECASS III (voir paragraphe ci-dessous), alors que deux études européennes et une étude américaine complémentaire réalisées entre-temps (dans des conditions non conformes au Résumé des caractéristiques actuel du produit) n'avaient pas permis d'obtenir des preuves adéquates.

L'étude ECASS III était un essai en double insu contrôlé versus placebo, conduit en Europe chez des patients présentant un AVC ischémique à la phase aiguë, dans une fenêtre de temps allant de 3h à 4h30 après l'apparition des symptômes. L'administration du traitement dans l'étude ECASS III était conforme au RCP européen d'Actilyse dans l'indication AVC ischémique à la phase aiguë, mis à part la borne supérieure de la fenêtre de traitement, à savoir 4h30.

Le critère principal d'évaluation était le degré de handicap à 90 jours évalué par l'échelle de Rankin modifiée (mRS), classifié entre favorable (score mRS de 0 à 1) et défavorable (score mRS de 2 à 6). Un total de 821 patients (418 altéplase/403 placebo) a été randomisé. Un plus grand nombre de patients a obtenu un résultat clinique favorable avec l'altéplase (52,4 %) vs placebo (45,2 % ; odds ratio [OR] : 1,34 ; IC 95 % [1,02 ; 1,76] ; p = 0,038). L'incidence des hémorragies intracrâniennes symptomatiques et non symptomatiques était plus élevée avec l'altéplase qu'avec le placebo (toutes hémorragies intracrâniennes : 27,0 % vs 17,6 %, p = 0,0012 ; hémorragies intracrâniennes symptomatiques selon la définition d'ECASS III : 2,4 % vs 0,2 %, p = 0,008).

La mortalité était faible et non significativement différente entre l'altéplase (7,7 %) et le placebo (8,4 % ; p = 0,681). Les résultats de sous-groupe d'ECASS III confirment qu'un délai plus long entre l'apparition des symptômes et le début du traitement est associé à un risque majoré de mortalité et d'hémorragies intracrâniennes symptomatiques. Les résultats d'ECASS III montrent un bénéfice clinique net favorable pour Actilyse dans la fenêtre 3h-4h30, alors que les données groupées montrent que celui-ci n'est plus favorable au-delà de 4h30.

La sécurité d'emploi et l'efficacité d'Actilyse dans le traitement de l'AVC ischémique à la phase aiguë jusqu'à 4h30 après l'apparition des symptômes ont été évaluées dans le cadre d'un registre en cours (SITS-ISTR : « The Safe Implementation of Thrombolysis in Stroke Registry »). Dans cette étude observationnelle, les données de tolérance de 21 566 patients traités dans la fenêtre 0-3h ont été comparées avec les données de 2376 patients traités dans la fenêtre 3h-4h30 après le début de l'AVC ischémique à la phase aiguë. L'incidence des hémorragies intracrâniennes symptomatiques (selon la définition de l'étude SITS-MOST) a été plus élevée dans la fenêtre 3h-4h30 (2,2 %) par rapport à la fenêtre 0-3h (1,7 %). Les taux de mortalité à 3 mois ont été similaires, en comparant la fenêtre 3h-4h30 (12,0 %) avec la fenêtre 0-3h (12,3 %), avec un OR non ajusté de 0,97 (IC 95 % [0,84 ; 1,13], p = 0,70) et un OR ajusté de 1,26 (IC 95 % [1,07 ; 1,49], p = 0,005). Les données observationnelles SITS appuient les résultats des essais cliniques qui montrent que l'intervalle de temps entre l'apparition des symptômes et le début du traitement est un important facteur de prédiction de l'évolution suite au traitement par l'altéplase de l'AVC ischémique à la phase aiguë.

Patients âgés (> 80 ans) :
Des méta-analyses ajustées sur des données individuelles, provenant de 6 756 patients, dont les patients âgés de plus de 80 ans, inclus dans 9 essais cliniques randomisés comparant l'altéplase à un placebo ou contrôlés en ouvert, ont été utilisées pour évaluer le rapport bénéfice-risque de l'altéplase chez des patients âgés de plus de 80 ans. La probabilité d'évolution favorable après un accident vasculaire cérébral (score mRS de 0 à 1 au 90e jour/180) était augmentée et était associée à un meilleur bénéfice lorsque les patients étaient traités plus tôt, pour tous les groupes d'âges (p = 0,0203 pour l'interaction) et sont indépendantes de l'âge.
L'effet du traitement par altéplase était similaire pour les patients âgés de 80 ans ou plus jeunes [délai moyen de traitement 4,1 heures : 990/2 512 (39 %) patients traités par altéplase vs 853/2 515 (34 %) patients du groupe contrôle qui ont eu une évolution favorable après un accident vasculaire cérébral au 90e jour/180 ; OR 1,25, 95 % CI 1,10-1,42] et les patients âgés de plus de 80 ans [délai de traitement moyen 3,7 heures : 155/879 (18 %) patients traités par altéplase vs 112/850 (13 %) patients du groupe contrôle qui ont eu une évolution favorable après un accident vasculaire cérébral au 90e jour/180 ; OR 1,56, 95 % CI 1,17-2,08].
Chez les patients âgés de plus de 80 ans traités par altéplase dans les 3 heures ou moins, une évolution favorable après un accident vasculaire cérébral était retrouvée chez 55/302 patients (18,2 %) vs 30/264 patients (11,4 %) dans le groupe contrôle (OR 1,86, 95 % CI 1,11-3,13) ; chez ceux traités par altéplase dans la fenêtre 3h-4h30, 58/342 (17 %) des patients ont eu une évolution favorable après un accident vasculaire cérébral vs 50/364 (13,7 %) patients dans le groupe contrôle (OR 1,36, 95 % CI 0,87-2,14).
Dans les 7 jours suivant l'administration de l'altéplase une hémorragie parenchymateuse de type 2 est survenue chez 231 (6,8 %) sur 3 391 patients versus 44 (1,3 %) sur 3 365 patients dans le groupe contrôle (OR 5,55, 95 %, CI 4,01-7,70).
Dans les 7 jours suivant l'administration de l'altéplase une hémorragie parenchymateuse de type 2 d'évolution fatale est survenue chez 91 (2,7 %) patients versus 13 (0,4 %) patients dans le groupe contrôle (OR 7,14, 95 % CI 3,98-12,79).
Chez les patients âgés de plus de 80 ans traités par altéplase, une hémorragie intracrânienne d'évolution fatale est survenue dans les 7 jours après traitement chez 32/879 (3,6 %) patients vs chez 4/850 (0,5 %) patients du groupe contrôle (OR 7,95, 95 % CI 2,79-22,60).
Sur un total de 8 658 patients âgés de plus de 80 ans et traités dans les 4h30 après le début de l'AVC, collectés dans le registre SITS-ISTR, les données de 2 157 patients traités dans la fenêtre 3h-4h30 après le début de l'accident vasculaire cérébral ont été comparées à celles de 6 501 patients traités en moins de 3h.
L'indépendance fonctionnelle à 3 mois (score mRS 0-2) était de 36 vs 37 % (OR ajusté 0,79, 95 % CI 0,68-0,92), la mortalité était de 29,0 % vs 29,6 % (OR ajusté 1,10, 95 % CI 0,95-1,28) et l'HICs (selon la définition de SITS-MOST) était de 2,7 % vs 1,6 % (OR ajusté 1,62, 95 % CI 1,12-2,34).
Population pédiatrique :
Des données observationnelles non-randomisées et non comparatives, chez les patients âgés de 16-17 ans qui ont présenté un AVC avec la confirmation d'un traitement par l'altéplase, ont été obtenues à partir du registre SITS-ISTR (Safe Implementation of Treatments in Stroke - International Stroke Thrombolysis Register, un registre international indépendant). Entre 2003 et fin 2017, un total de 25 patients âgés de 16 à 17 ans, avec une utilisation confirmée d'altéplase ont été enregistrés dans le registre SITS. La dose médiane d'altéplase utilisée dans ce groupe de patient était de 0,9 mg/kg (entre 0,83 et 0,99 mg/kg). Parmi ces 25 patients, 23 ont reçu le traitement dans les 4,5 heures après le début des symptômes de l'AVC (19 dans les 3h, 4 dans les 3 à 4,5h, 1 dans les 5 à 5,5h, 1 cas non rapporté). Le poids des patients était compris entre 56 et 90 kg. La plupart des patients présentaient, au départ, un AVC modéré ou modéré à sévère avec un score NIHSS médian de 9.0 (entre 1 et 30).
Quatre-vingt-dix jours après le traitement, les scores mRS étaient disponibles pour 21 patients sur 25 et sur ces 21 patients, 14 avaient un score mRS compris entre 0 et 1 (aucun symptôme ou pas d'handicap significatif) et 5 autres avaient un score mRS = 2 (handicap léger). Cela signifie que 19 patients sur 21 (plus de 90 %) des patients ont eu un résultat favorable au 90e jour selon le score mRS. L'issue du traitement rapportée pour les 2 patients restants était soit un handicap modérément sévère (mRS = 4 ; n = 1), soit le décès (mRS = 6) dans les 7 jours (n = 1).
Pour 4 patients, le score mRS n'a pas été rapporté au 90e jour. La dernière information disponible a montré que 2 patients sur 4 avaient un score mRS égale à 2 au 7e jour et 2 patients sur 4 ont rapporté une nette amélioration globale au 7e jour.
Des données de sécurité sur les évènements indésirables étaient également disponibles dans le registre pour les hémorragies et les œdèmes. Sur les 25 patients dans cette tranche d'âge de 16-17 ans, aucun n'a eu d'hémorragie intracérébrale symptomatique (HICs, saignement d'HIC de type PH2). Cinq cas ont développé un œdème cérébral après le traitement par altéplase. Sur ces 5 patients, 4 ont soit rapportés un score mRS compris entre 0 et 2 au 90e jour, soit ont montré une amélioration globale au 7e jour après le traitement. Un patient avait un score mRS = 4 (handicap modérément sévère) rapporté au 90e jour. Aucun de ces cas n'a été d'issue fatale.
En résumé, il y a eu 25 cas rapportés à partir du registre SITS pour des patients âgés de 16 à 17 ans présentant un accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë et qui ont été traités par altéplase selon les recommandations données pour les adultes. Malgré le faible effectif de l'échantillon qui ne permet pas d'effectuer l'analyse statistique, les résultats globaux montrent une tendance positive à l'utilisation de la dose adulte respective chez ces patients. Les données ne semblent pas montrer d'augmentation du risque d'hémorragie intracérébrale symptomatique ou d'œdème, comparé à l'adulte.

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 

L'altéplase est rapidement éliminée de la circulation sanguine et est essentiellement métabolisée au niveau hépatique (clairance plasmatique : 550 à 680 ml/min).

La demi-vie plasmatique est de 4 à 5 minutes, ainsi, après 20 minutes, moins de 10 % de la valeur initiale sont encore présents dans le plasma.

Une demi-vie d'élimination de 40 minutes environ a été calculée pour la fraction résiduelle située dans le compartiment profond.

Sécurité préclinique


PPSÉCURITÉ PRÉCLINIQUE 

Les essais de toxicité subchronique chez le rat et le singe n'ont pas mis en évidence d'effet inattendu.

Les tests de mutagenèse n'ont pas mis en évidence de potentiel mutagène.

Aucun effet tératogène n'a été observé après perfusion intraveineuse de doses pharmacologiquement actives chez la femelle gestante. L'administration de plus de 3 mg/kg/jour a induit une embryotoxicité (mortalité embryonnaire, retard de croissance) chez la lapine. Aucun effet sur le développement péri et post-natal et sur les paramètres de la fertilité n'a été observé à des doses allant jusqu'à 10 mg/kg/jour chez le rat.

Incompatibilités


DPINCOMPATIBILITÉS 

La solution reconstituée peut être diluée dans une solution stérile de chlorure de sodium à 0,9 % jusqu'à une concentration minimale de 0,2 mg d'altéplase par ml.

En cas de nouvelle dilution, l'utilisation d'eau pour préparations injectables ou en général l'utilisation de solutions glucosées pour perfusion, dextrose par exemple, n'est pas recommandée en raison d'une formation accrue de turbidité dans la solution reconstituée.

Actilyse ne doit pas être mélangé à d'autres médicaments (y compris avec l'héparine), que ce soit dans le même flacon pour perfusion ou dans le même cathéter.

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Flacons non ouverts :
Durée de conservation :
3 ans.
A conserver dans l'emballage d'origine, à l'abri de la lumière.
A conserver à une température ne dépassant pas + 25 °C.
Solution reconstituée :
La stabilité de la solution reconstituée a été démontrée pendant 24 heures entre 2 °C et 8 °C, et pendant 8 heures à 25 °C.
Du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement après reconstitution. En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après reconstitution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur, et ne devraient normalement pas dépasser 24h entre 2 °C et 8 °C.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 

Afin d'obtenir une concentration finale de 1 mg d'altéplase par ml, le volume total de solvant fourni doit être introduit dans le flacon contenant la poudre d'Actilyse. Une canule de transfert est fournie à cet effet avec les présentations de 20 et 50 mg. Pour la présentation de 10 mg, une seringue doit être utilisée.

Afin d'obtenir une concentration finale de 2 mg d'altéplase par ml, seule la moitié du volume de solvant fourni doit être utilisée (voir tableau ci-dessous). Dans ce cas, une seringue doit toujours être utilisée pour introduire le volume requis de solvant dans le flacon contenant le lyophilisat d'Actilyse.

Dans des conditions rigoureuses d'asepsie, dissoudre l'altéplase (10, 20 ou 50 mg) dans un volume d'eau pour préparations injectables conformément au tableau suivant, afin d'obtenir une concentration finale soit de 1 mg d'altéplase/ml, soit de 2 mg d'altéplase/ml :


Quantité de poudre d'Actilyse 10 mg 20 mg 50 mg
(a) Volume d'eau stérile pour préparations injectables à ajouter à la poudre 10 mL 20 mL 50 mL
Concentration finale : 1 mg d'altéplase/ml 1 mg d'altéplase/ml 1 mg d'altéplase/ml
(b) Volume d'eau stérile pour préparations injectables à ajouter à la poudre 5 mL 10 mL 25 mL
Concentration finale : 2 mg d'altéplase/ml 2 mg d'altéplase/ml 2 mg d'altéplase/ml

La solution reconstituée doit alors être administrée par voie intraveineuse. La solution reconstituée de 1 mg/ml peut être diluée davantage avec une solution injectable stérile de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) jusqu'à une concentration minimale de 0,2 mg/ml car il ne peut être exclu l'apparition de turbidité dans la solution reconstituée. Il n'est pas recommandé de diluer davantage la solution reconstituée de 1 mg/ml au moyen d'eau pour préparations injectables ou d'un soluté sucré (dextrose par exemple, en raison d'une formation accrue de turbidité dans la solution reconstituée). Actilyse ne doit pas être mélangé à d'autres médicaments (dont l'héparine) dans le même flacon de perfusion.

Pour les incompatibilités, cf Incompatibilités.

La solution reconstituée est destinée à un usage unique. Toute solution non utilisée ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Instructions pour la reconstitution d'Actilyse :
  1. Reconstituez immédiatement avant administration.

    Schéma
  2. Retirez le capuchon protecteur des deux flacons contenant l'eau pour préparations injectables et la poudre d'Actilyse, en soulevant les capuchons avec le pouce.

    Schéma
  3. Essuyez le haut du caoutchouc de chaque flacon à l'aide d'un tampon imbibé d'alcool.

    Schéma
  4. Sortez la canule de transfert* de son étui. Ne désinfectez pas ou ne stérilisez pas la canule de transfert, elle est stérile. Retirez l'un de ses capuchons.

    Schéma
    *  (si une canule de transfert est inclut dans la boîte. La reconstitution peut aussi être faite avec une seringue et une aiguille.)


  5. Tenez le flacon contenant l'eau pour préparations injectables en position verticale et sur une surface stable. Sur le dessus du flacon, percez le bouchon en caoutchouc avec la canule de transfert, de façon verticale et bien au centre du bouchon, en pressant doucement mais fermement, sans tourner.

    Schéma
  6. Tenez fermement le flacon contenant l'eau pour préparations injectables et la canule de transfert avec une seule main, à l'aide des deux rabats de chaque côté de la canule.
    Retirez le capuchon restant sur le dessus de la canule de transfert.

    Schéma
  7. Tenez fermement le flacon contenant l'eau pour préparations injectables et la canule de transfert avec une seule main, à l'aide des deux rabats de chaque côté de la canule.
    Prenez le flacon d'Actilyse contenant la poudre et tenez-le au-dessus de la canule de transfert en positionnant l'extrémité pointue de la canule de transfert bien au centre du bouchon.

    Schéma
    Poussez verticalement le flacon contenant la poudre sur la canule de transfert, doucement mais fermement et sans tourner, jusqu'à la perforation du caoutchouc du bouchon.

    Schéma
  8. Retournez les deux flacons de manière à ce que l'eau pour préparations injectables puisse remplir complètement le flacon contenant la poudre.

    Schéma

    Schéma
  9. Retirez le flacon vide qui contenait l'eau pour préparations injectables en même temps que la canule de transfert.
    Ils peuvent être jetés.

    Schéma
  10. Prenez le flacon contenant la solution reconstituée d'Actilyse et agitez doucement jusqu'à dissoudre tout reste de poudre, mais ne remuez surtout pas, cela produira de la mousse.

    Schéma
    S'il reste des bulles, laissez la solution reposer quelques minutes et attendre la disparition des bulles.

    Schéma
  11. La solution représente 1 mg/ml d'Actilyse. Elle doit être claire et incolore voire jaune pâle et ne doit pas contenir de particules.
  12. Prélevez la quantité nécessaire en utilisant une aiguille et une seringue.
    N'utilisez pas le même trou de perforation que celui de la canule de transfert pour éviter toute fuite.

    Schéma
  13. Utilisez immédiatement.
    Ne conservez pas la solution non utilisée.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE I
Médicament réservé à l'usage hospitalier et à l'usage en situation d'urgence selon l'article R.5121-96 du code de la Santé publique.
AMM3400955718420 (1991, RCP rév 18.02.2020) 10 mg.
3400955852933 (1987, RCP rév 18.02.2020) 20 mg.
3400955853015 (1987, RCP rév 18.02.2020) 50 mg.
Collect.

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
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