ATROVENT 0,25 mg/1 ml sol p inhal p nébulis en récipient unidose enfant

Mise à jour : 14 Janvier 2019
Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Pneumologie : Asthme et bronchopneumopathies chroniques - Bronchodilatateurs anticholinergiques : Solutions pour inhalation par nébuliseur (Ipratropium)
Classification ATC :
SYSTEME RESPIRATOIRE : MEDICAMENTS POUR LES SYNDROMES OBSTRUCTIFS DES VOIES AERIENNES - AUTRES MEDICAMENTS POUR LES SYNDROMES OBSTRUCTIFS DES VOIES AERIENNES, PAR INHALATION : ANTICHOLINERGIQUES (IPRATROPIUM BROMURE)
Statut
Commercialisé
Excipients : sodium chlorure, acide chlorhydrique concentré, eau purifiée
AMM3658131
Présentation(s)ATROVENT 0,25 mg/1 ml S p inh/nébulis en récipient unidose enfant 30unid/1ml
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 65%

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 

Atrovent enfant :
Solution pour inhalation par nébuliseur à 0,25 mg/1 ml :  Récipients unidoses de 1 ml avec un suremballage, boîte de 30.
Solution pour inhalation par nébuliseur à 0,25 mg/2 ml :  Récipients unidoses de 2 ml avec un suremballage, boîte de 10.



Atrovent adulte :
Solution pour inhalation par nébuliseur à 0,5 mg/1 ml :  Récipients unidoses de 1 ml avec un suremballage, boîte de 30.
Solution pour inhalation par nébuliseur à 0,5 mg/2 ml :  Récipients unidoses de 2 ml avec un suremballage, boîte de 10.

Composition


COMPOSITION 

Atrovent enfant :
 p unidose de 1 ml ou 2 ml
Ipratropium bromure (DCI) anhydre  
0,25 mg
(sous forme de bromure d'ipratropium : 0,261 mg/unidose à 0,25 mg)

Atrovent adulte :
 p unidose de 1 ml ou 2 ml
Ipratropium bromure (DCI) anhydre  
0,5 mg
(sous forme de bromure d'ipratropium : 0,522 mg/unidose à 0,5 mg)
Excipients (communs) : chlorure de sodium, acide chlorhydrique concentré, eau purifiée (ou eau pour préparations injectables).

Indications


DCINDICATIONS 
Atrovent enfant :
Traitement symptomatique des asthmes aigus graves de l'enfant en association avec un bêta-2-mimétique d'action rapide.
Atrovent adulte :
Traitement symptomatique des asthmes aigus graves et des poussées aiguës des bronchopneumopathies chroniques obstructives de l'adulte, en association avec un bêta-2-mimétique d'action rapide.
Remarque :
l'asthme aigu grave nécessite une hospitalisation en milieu spécialisé. Une oxygénothérapie et une corticothérapie par voie systémique doivent être associées au traitement bronchodilatateur.

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 
Grossesse :

Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.

En clinique, aucun effet malformatif ou fœtotoxique particulier n'est apparu à ce jour. Toutefois, le suivi de grossesses exposées au bromure d'ipratropium est insuffisant pour exclure tout risque.

En conséquence, l'utilisation du bromure d'ipratropium ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire. En cas d'administration en fin de grossesse, tenir compte des répercussions possibles pour le nouveau-né des propriétés atropiniques de cette molécule.


Allaitement :

En l'absence de données sur le passage dans le lait de l'ipratropium, et compte tenu de ses propriétés atropiniques, son utilisation est déconseillée durant l'allaitement sauf nécessité absolue.

Fertilité :

Les études précliniques réalisées avec le bromure d'ipratropium n'ont pas mis en évidence d'effets néfastes sur la fertilité (cf Sécurité préclinique). Les données cliniques sur la fertilité ne sont pas disponibles pour le bromure d'ipratropium.


Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.
Les patients doivent être informés du risque de troubles de l'accommodation visuelle, de mydriase, de vision trouble et de possibles sensations vertigineuses au cours du traitement par Atrovent. Par conséquent, il convient de faire preuve de prudence lors de la conduite d'un véhicule ou de l'utilisation d'une machine.

Surdosage


DCSURDOSAGE 
La répétition abusive des inhalations peut favoriser l'apparition des effets indésirables locaux (sécheresse buccale, irritation pharyngée) et la survenue d'effets systémiques anticholinergiques.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : anticholinergiques, code ATC : R03BB01.

L'ipratropium est un bronchodilatateur anticholinergique par voie inhalée.

Administré par voie inhalée, le bromure d'ipratropium exerce une action compétitive préférentielle au niveau des récepteurs cholinergiques du muscle lisse bronchique entraînant par effet parasympatholytique une relaxation de celui-ci et une bronchodilatation. Son effet bronchodilatateur est moins puissant que celui exercé par les bêta-2-mimétiques par voie inhalée.

L'action bronchospasmolytique apparaît rapidement (3 minutes) et persiste pendant 4 à 6 heures.

Les effets, faisant suite à l'inhalation d'Atrovent (bromure d'ipratropium), sont principalement locaux et spécifiques aux poumons, et sans caractère systémique.

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 
Absorption :
La quantité absorbée après administration par voie inhalée est minime et les taux sériques faibles correspondraient à l'absorption intestinale partielle de la fraction déglutie très faiblement absorbée par voie digestive. Après administration orale, cette absorption peut être évaluée entre 15 et 30 % de la quantité administrée. La demi-vie d'élimination est de l'ordre de 3,5 heures. L'excrétion se fait essentiellement par voie urinaire.
Après administration par voie inhalée, le passage de la barrière hémato-encéphalique est très faible.
L'excrétion rénale cumulée (0 à 24 heures) du composé parent est d'environ 46 % d'une dose administrée par voie intraveineuse, de moins de 1 % d'une dose orale et environ 3 à 13 % d'une dose inhalée. Sur la base de ces données, la biodisponibilité systémique totale de doses orales et inhalées de bromure d'ipratropium est estimée à respectivement 2 % et 7 à 28 %.
De ce fait, les portions de dose de bromure d'ipratropium avalées ne contribuent pas de manière importante à l'exposition systémique.
Distribution :
Les paramètres cinétiques décrivant le sort de l'ipratropium ont été calculés à partir des concentrations plasmatiques après administration intraveineuse. Une baisse biphasique rapide des concentrations plasmatiques est observée. Le volume de distribution apparent à l'équilibre (Vdss) est d'environ 176 L (environ 2,4 L/kg). Le médicament se lie de manière minimale (moins de 20 %) aux protéines plasmatiques. Les données précliniques indiquent que l'amine quaternaire ipratropium ne traverse pas le placenta ni la barrière hématoencéphalique.
Biotransformation :
Après administration intraveineuse, environ 60 % de la dose sont métabolisés, probablement la majeure partie dans le foie par oxydation.
Les métabolites connus, qui sont formés par hydrolyse, déshydratation ou élimination du groupe hydroxy-méthyle dans le fragment acide tropique, montrent très peu ou pas d'affinité pour les récepteurs muscariniques et doivent être considérés comme inefficaces.
Élimination :
La demi-vie de la phase d'élimination terminale est d'environ 1,6 heure.
L'ipratropium possède une clairance totale de 2,3 L/min et une clairance rénale de 0,9 L/min.
Dans une étude du bilan d'excrétion, l'excrétion rénale cumulée (6 jours) de la radioactivité liée au médicament (incluant le composé parent et tous ses métabolites) a représenté 72,1 % après administration intraveineuse, 9,3 % après administration orale et 3,2 % après inhalation. La radioactivité totale excrétée via les selles était de 6,3 % après administration intraveineuse, de 88,5 % après administration orale et de 69,4 % après inhalation. En ce qui concerne l'excrétion de la radioactivité liée au médicament après administration intraveineuse, l'excrétion principale se produit via les reins. La demi-vie d'élimination de la radioactivité liée au médicament (composé parent et métabolites) est de 3,6 heures.

Sécurité préclinique


PPSÉCURITÉ PRÉCLINIQUE 

La tolérance locale et systémique du bromure d'ipratropium a été étudiée de manière approfondie dans plusieurs espèces animales, en utilisant diverses voies d'administration.

Toxicité à dose unique :
La toxicité aiguë par inhalation, administration orale et administration intraveineuse a été évaluée dans plusieurs espèces de rongeurs et de non-rongeurs.
En cas d'inhalation, la dose létale minimale chez le cochon d'Inde mâle est de 199 mg/kg.
Chez le rat, aucune mortalité n'a été observée jusqu'aux doses les plus élevées techniquement possibles (c'est-à-dire 0,05 mg/kg après 4 h d'administration ou 160 bouffées de bromure d'ipratropium, 0,02 mg/bouffée).
Les valeurs de DL50 orale chez la souris, le rat et le lapin sont respectivement de 1585, 1925 et 1920 mg/kg. La DL50 intraveineuse chez la souris, le rat et le chien est, respectivement de 13,6, 15,8 et environ 18,2 mg/kg. Les signes cliniques incluent une mydriase, une sécheresse de la muqueuse buccale, une dyspnée, des tremblements, des spasmes et/ou une tachycardie.
Toxicité à dose répétée :
Des études de toxicité à dose répétée ont été menées chez des rats, des lapins, des chiens et des singes Rhésus.
Dans les études d'inhalation d'une durée allant jusqu'à 6 mois chez des rats, des chiens et des singes Rhésus, la NOAEL (dose sans effet indésirable observé) était de respectivement 0,38 mg/kg/jour, 0,18 mg/kg/jour et 0,8 mg/kg/jour. Une sécheresse de la muqueuse buccale et une tachycardie ont été notées chez les chiens. Aucune lésion histopathologique liée à la substance n'a été observée dans l'appareil bronchopulmonaire ni aucun autre organe. Chez le rat, la NOAEL après 18 mois d'administration orale était de 0,5 mg/kg/jour.
Tolérance locale :
Une solution aqueuse de bromure d'ipratropium (0,05 mg/kg) a été bien tolérée localement lors de l'administration à des rats par inhalation (administration unique sur 4 h). Dans les études de toxicité à dose répétée, le bromure d'ipratropium a été bien toléré localement.
Immunogénicité :
Aucune anaphylaxie active ni réaction anaphylactique cutanée passive n'a été démontrée chez des cochons d'Inde.
Génotoxicité et carcinogénicité :
Il n'a pas été observé de génotoxicité in vitro (test d'Ames), ni in vivo (test du micronoyau, test létal dominant chez la souris, essai cytogénétique sur des cellules de moelle osseuse de hamsters chinois).
Aucun effet tumorigène ni carcinogène n'a été démontré lors d'études à long terme chez des souris et des rats.
Toxicité de la reproduction et du développement :
Des études visant à explorer l'influence possible du bromure d'ipratropium sur la fertilité, la toxicité embryonnaire et fœtale et le développement péri-/postnatal ont été conduites chez des souris, des rats et des lapins.
Des niveaux de dose orale élevés, c'est-à-dire de 1000 mg/kg/jour chez le rat et de 125 mg/kg/jour chez le lapin, ont été associés à une toxicité maternelle dans les deux espèces et à une toxicité embryonnaire/fœtale chez le rat, où le poids des fœtus a été réduit. Il n'a pas été observé de malformations liées au traitement.
Les doses les plus élevées techniquement possibles pour l'inhalation au moyen de l'aérosol doseur, de 1,5 mg/kg/jour chez les rats et de 1,8 mg/kg/jour chez les lapins, n'ont été associées à aucun effet indésirable sur la reproduction.

Incompatibilités


DPINCOMPATIBILITÉS 
Chlorure de benzalkonium :
Ce médicament ne doit pas être mélangé à une solution contenant du chlorure de benzalkonium en raison du risque d'incompatibilité physicochimique.
Cromoglycate disodique
La solution pour inhalation Atrovent en ampoules unidoses et les solutions pour inhalation de cromoglycate disodique ne doivent pas être administrées simultanément dans le même nébuliseur.

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Durée de conservation :
2 ans.

A conserver dans le conditionnement d'origine, à l'abri de la lumière.

A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 

Pas d'exigences particulières.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE I
Médicament à prescription réservée aux spécialistes en pneumologie ou en pédiatrie. Médicament pouvant être administré par tout médecin intervenant en situation d'urgence ou dans le cadre d'une structure d'assistance médicale mobile ou de rapatriement sanitaire (article R. 5121-96 du code de la Santé publique).
AMM3400936581319 (2002, RCP rév 28.09.2017) 0,25 mg/1 ml.
3400936573154 (1992, RCP rév 03.05.2018) 0,25 mg/2 ml.
3400936580947 (2002, RCP rév 12.10.2017) 0,5 mg/1 ml.
3400936573093 (1992, RCP rév 28.09.2017) 0,5 mg/2 ml.
  
Prix :11,49 euros (30 unidoses à 0,25 mg/1 ml).
4,29 euros (10 unidoses à 0,25 mg/2 ml).
18,27 euros (30 unidoses à 0,5 mg/1 ml).
4,45 euros (10 unidoses à 0,5 mg/2 ml).
Remb Séc soc à 65 %. Collect.
Remb Séc soc à 65 % sur la base du TFR : 8,30 euros  (30 unidoses à 0,25 mg/1 ml).

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
IPRATROPIUM AGUETTANT 0,25 mg/1 ml sol p inhal en récipient unidose enfant I 65%
IPRATROPIUM ARROW 0,25 mg/ml sol p inhal p nébulis en récipient unidose enfant I 65% Générique
IPRATROPIUM MYLAN 0,25 mg/ml sol p inhal p nébulis en récipient unidose enfant I 65% Générique
IPRATROPIUM SANDOZ 0,25 mg/1 ml sol p inhal p nébulis en récipient unidose enfant I 65% Générique
IPRATROPIUM TEVA 0,25 mg/1 ml sol p inhal p nébulis en récipient unidose enfant I 65% Générique
IPRATROPIUM ZENTIVA 0,25 mg/1 ml sol p inhal p nébulis en récipient unidose enfant I 65% Générique