ZOVIRAX 200 mg cp

Mise à jour : 20 Janvier 2020
Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Infectiologie - Parasitologie : Antiviraux - Virus du groupe Herpes (HSV, VZV, CMV) : Aciclovir (Voie orale)
Classification ATC :
ANTIINFECTIEUX GENERAUX A USAGE SYSTEMIQUE : ANTIVIRAUX A USAGE SYSTEMIQUE - ANTIVIRAUX A ACTION DIRECTE : NUCLEOSIDES ET NUCLEOTIDES, INHIBITEURS DE LA TRANSCRIPTASE REVERSE EXCLUS (ACICLOVIR)
Statut
Commercialisé
Excipients : avicel PH 101, amidon glycolate sodique, povidone K 30, magnésium stéarate
Excipients à effet notoire :
EEN sans dose seuil : lactose
AMM3270817
Présentation(s)ZOVIRAX 200 mg Cpr 1Plq/25
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 65%

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 
Comprimé à 200 mg) :  Étui de 25, sous plaquettes avec sécurité enfant.
Suspension buvable à 200 mg/5 ml :  Flacon de 125 ml, avec bouchon de sécurité enfant, + godet doseur gradué à 5 mL et 10 mL.

Composition


COMPOSITION 
Comprimé :p cp
Aciclovir 
200 mg
Excipients : lactose, cellulose microcristalline, carboxyméthylamidon sodique (type A), povidone K30, stéarate de magnésium.
Excipient à effet notoire : lactose.
Suspension buvable :p 5 ml
Aciclovir 
200 mg
Excipients : sorbitol à 70 % non cristallisable, glycérol, cellulose microcristalline et carboxyméthylcellulose sodique (Avicel RC 591), parahydroxybenzoate de méthyle, parahydroxybenzoate de propyle, vanilline, arôme banane, eau purifiée.
Excipients à effet notoire : 750 mg de glycérol, 2250 mg de sorbitol, 1 mg de parahydroxybenzoate de propyle et 5 mg parahydroxybenzoate de méthyle par dose de 5 mL de suspension buvable.

5 mL de suspension buvable correspond à une dose de 200 mg d'aciclovir.

10 mL de suspension buvable correspond à une dose de 400 mg d'aciclovir.

Indications


DCINDICATIONS 
Sujet immunodéprimé :
  • Prévention des infections à virus Herpes simplex (HSV).
Sujet immunocompétent :
Infections cutanées ou muqueuses :
  • Traitement des infections herpétiques cutanées ou muqueuses sévères (en excluant l'herpès néonatal et les infections herpétiques sévères chez les enfants immunodéprimés), (il s'agit en général de primo-infections), en particulier de l'herpès génital et des gingivostomatites herpétiques aiguës.
    En raison de son mode d'action, l'aciclovir n'éradique pas les virus latents. Après traitement, le malade restera donc exposé à la même fréquence de récidives qu'auparavant.
  • Traitement des récurrences d'herpès génital.
  • Prévention des infections à virus Herpes simplex, chez les sujets souffrant d'au moins 6 récurrences par an.
Infections ophtalmologiques :
  • Prévention des récidives d'infections oculaires à HSV :
    • kératites épithéliales après 3 récurrences par an ou en cas de facteur déclenchant connu ;
    • kératites stromales et kérato-uvéites après 2 récurrences par an ;
    • en cas de chirurgie de l'œil.
  • Traitement des kératites et kérato-uvéites à HSV.

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 
Grossesse :

Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène dans une seule espèce et à posologie très élevée.

Un registre de grossesse post-commercialisation a documenté les issues de grossesses de femmes exposées à l'aciclovir (quelle que soit la forme utilisée). Les données du registre n'ont pas montré une augmentation du nombre de malformations chez les femmes exposées à l'aciclovir par rapport à la population générale et aucune malformation n'a montré de caractère exceptionnel ou récurrent pour suggérer une cause commune.

Toutefois, seules des études épidémiologiques permettraient de vérifier l'absence de risque.

Dans des tests standard internationalement reconnus, l'administration systémique d'aciclovir n'a pas montré d'effets tératogènes ou embryotoxiques chez le lapin, le rat ou la souris. Dans des tests non standardisés chez les rats, des anomalies fœtales ont été observées mais uniquement suite à des doses élevées administrées par voie sous-cutanée telles qu'elles provoquent une toxicité maternelle. La pertinence clinique de ces résultats est inconnue.

L'utilisation de l'aciclovir au cours de la grossesse ne doit être envisagée que si les bénéfices escomptés sont supérieurs aux risques potentiels encourus.

Aucune étude n'autorise l'administration de l'aciclovir dans l'herpès génital récidivant de la femme enceinte, en particulier en fin de grossesse.


Allaitement :

Suite à l'administration orale de 200 mg d'aciclovir cinq fois par jour, l'aciclovir a été détecté dans le lait maternel à des concentrations allant de 0,6 à 4,1 fois les taux plasmatiques correspondants. Ces concentrations pourraient potentiellement exposer les nourrissons allaités à des doses d'aciclovir allant jusqu'à 0,3 mg/kg/jour. La prudence est dès lors conseillée en cas d'administration d'aciclovir à des femmes qui allaitent.

En cas d'affection grave nécessitant un traitement maternel par voie générale, l'allaitement est à proscrire. Dans les autres cas préférer si possible le recours à un traitement local pour lequel l'allaitement est possible.

Fertilité :

Voir études cliniques.


Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
Aucune étude n'a été menée afin d'évaluer les effets de l'aciclovir sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines. Cependant, l'état clinique du patient et le profil des effets indésirables neuropsychiques de l'aciclovir doivent être pris en compte pour considérer l'aptitude du patient à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Surdosage


DCSURDOSAGE 
Signes et symptômes :
Par voie orale, la résorption intestinale est faible. Cependant, il a été décrit, chez l'insuffisant rénal traité par des doses d'aciclovir non adaptées à la fonction rénale, des altérations de la conscience allant de la confusion mentale avec hallucinations jusqu'au coma. L'évolution a toujours été favorable après l'arrêt du traitement et hémodialyse éventuelle.
Des patients ont ingéré des doses uniques allant jusqu'à 20 g d'aciclovir généralement sans effet toxique. Des surdosages accidentels et répétés en aciclovir oral pendant plusieurs jours ont été associés à des effets gastro-intestinaux (tels que nausées et vomissements) et neurologiques (céphalées et confusion).
L'administration par voie intraveineuse d'une dose unique de 80 mg/kg n'a provoqué aucun effet indésirable.
L'aciclovir est dialysable.
Un surdosage en aciclovir par voie intraveineuse a conduit à une augmentation de la créatinine sérique, de l'urée sanguine et par la suite à une insuffisance rénale. Des effets neurologiques tels que confusion, hallucinations, agitation, convulsions et coma ont été décrits associés au surdosage.
Traitement :
Les patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe de toxicité.
L'hémodialyse accroît de façon significative l'élimination de l'aciclovir de la circulation sanguine et pourra de ce fait être envisagée comme option de prise en charge en cas de surdosage symptomatique.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : Antiviraux à action directe (code ATC : J05AB01).

L'aciclovir est un inhibiteur spécifique des herpès virus, avec une activité in vitro sur les virus Herpes simplex (HSV) types 1 et 2, varicelle-zona (VZV).

L'aciclovir, après avoir été phosphorylé en aciclovir triphosphate, inhibe la synthèse de l'ADN viral. La première étape de la phosphorylation est assurée uniquement par une enzyme virale spécifique.

Pour les virus HSV et VZV, il s'agit d'une thymidine-kinase virale qui est présente uniquement dans les cellules infectées par le virus.

La phosphorylation de l'aciclovir monophosphate en di et triphosphate est assurée par des kinases cellulaires. L'aciclovir triphosphate est un inhibiteur compétitif sélectif de l'ADN-polymérase virale, et l'incorporation de cet analogue nucléosidique stoppe l'élongation de la chaîne d'ADN, interrompant ainsi la synthèse d'ADN viral. La réplication virale est donc bloquée.

Du fait de sa double sélectivité, l'aciclovir n'interfère pas avec le métabolisme des cellules saines.

L'étude d'un grand nombre d'isolats cliniques lors de traitement curatif ou préventif par l'aciclovir a montré qu'une diminution de la sensibilité à l'aciclovir est extrêmement rare chez le sujet immunocompétent. Chez les sujets immunodéficients, tels que transplantés d'organe ou de moelle osseuse, sujets recevant une chimiothérapie anticancéreuse et sujets infectés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), une diminution de la sensibilité a été mise en évidence de façon occasionnelle.

Les rares résistances observées sont généralement dues à une thymidine-kinase virale déficiente et se traduisent par une moindre virulence. Quelques cas de diminution de sensibilité à l'aciclovir ont été observés suite à une modification soit de la thymidine-kinase, soit de l'ADN-polymérase virale. La virulence de ces virus ne semble pas modifiée.

Études cliniques :
Il n'y a pas d'information sur l'effet des formes orales ou injectables (IV) d'aciclovir sur la fertilité chez la femme.
Dans une étude sur 20 patients de sexe masculin avec un nombre de spermatozoïdes normal, l'aciclovir administré par voie orale à des doses allant jusqu'à 1 g par jour pour une durée jusqu'à 6 mois n'a pas montré avoir d'effet cliniquement significatif sur le nombre de spermatozoïdes, leur mobilité et leur morphologie.

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 
Absorption :
L'aciclovir n'est que partiellement absorbé par l'intestin.
Après prise orale de 200 mg, environ 20 % de la dose est résorbée.
Après des doses de 200 mg d'aciclovir administrées toutes les quatre heures, les concentrations maximales moyennes à l'état d'équilibre (Cssmax) étaient de 3,1 micromolaires (0,7 microgramme/ml) et les concentrations résiduelles plasmatiques équivalentes à l'état d'équilibre (Cssmin) étaient de 1,8 micromolaires (0,4 microgramme/ml). Les niveaux de Cssmax correspondants après des doses de 400 mg et 800 mg administrées toutes les quatre heures étaient respectivement de 5,3 micromolaires (1,2 microgrammes/ml) et 8 micromolaires (1,8 microgrammes/ml) et les niveaux équivalents de Cssmin de 2,7 micromolaires (0,6 microgramme/ml) et 4 micromolaires (0,9 microgramme/ml).
La concentration plasmatique maximale est obtenue en une à deux heures.
Chez les adultes, les concentrations maximales moyennes à l'état d'équilibre (Cssmax) après une perfusion d'une heure de 2,5 mg/kg, 5 mg/kg et 10 mg/kg étaient respectivement de 22,7 micromolaires (5,1 microgrammes/ml), 43,6 micromolaires (9,8 microgrammes/ml) et 92 micromolaires (20,7 microgrammes/ml). Les niveaux correspondants résiduels (Cssmin) 7 heures plus tard étaient de 2,2 micromolaires (0,5 microgramme/ml), 3,1 micromolaires (0,7 microgramme/ml) et 10,2 micromolaires (2,3 microgrammes/ml), respectivement.
Chez les enfants de plus d'1 an, des valeurs moyennes similaires du pic plasmatique (Cssmax) et résiduelles (Cssmin) ont été observées lorsqu'une dose de 250 mg/m2 a été remplacée par une dose de 5 mg/kg et qu'une dose de 500 mg/m2 a été remplacée par une dose de 10 mg/kg.
Chez les nouveau-nés (0 à 3 mois) traités par des doses de 10 mg/kg administrées par perfusion d'une heure toutes les 8 heures, la Cssmax observée était de 61,2 micromolaires (13,8 microgrammes/ml) et la Cssmin de 10,1 micromolaires (2,3 microgrammes/ml). Dans un groupe distinct de nouveau-nés traités par 15 mg/kg toutes les 8 heures, des augmentations des concentrations plasmatiques approximativement proportionnelles à la dose administrée ont été observées, avec une Cmax de 83,5 micromolaires (18,8 microgrammes/ml) et une Cmin de 14,1 micromolaires (3,2 microgrammes/ml).
Distribution :
L'aciclovir diffuse dans les tissus notamment cerveau, reins, poumons, foie, muscles, sécrétions vaginales, liquide vésiculaire herpétique.
Les taux dans le liquide céphalorachidien sont environ 50 % des concentrations plasmatiques.
L'aciclovir est peu lié aux protéines plasmatiques (9 à 33 %) et des interactions médicamenteuses impliquant un déplacement de l'aciclovir de ses sites de liaison ne sont pas attendues.
Biotransformation :
L'aciclovir est peu métabolisé. Le principal métabolite, la 9-(carboxyméthoxyméthyl) guanine, possède de faibles propriétés antivirales.
Élimination :
Chez l'adulte, la demi-vie plasmatique terminale de l'aciclovir après administration d'aciclovir intraveineux est d'environ 2,9 heures.
La voie majeure d'élimination est rénale. La clairance rénale de l'aciclovir est substantiellement supérieure à la clairance de la créatinine, ce qui indique que la sécrétion tubulaire, en plus de la filtration glomérulaire, contribue à l'élimination rénale du médicament. La 9-(carboxyméthoxyméthyl) guanine, seul métabolite important de l'aciclovir, représente environ 10-15 % de la dose administrée retrouvée dans l'urine. Lorsque l'aciclovir est administré une heure après 1 gramme de probénécide, la demi-vie terminale et l'aire sous la courbe de la concentration plasmatique en fonction du temps (ASC) sont augmentées de 18 % et 40 % respectivement. Les deux tiers de l'aciclovir sont ainsi éliminés sous forme inchangée et les quantités d'aciclovir et de métabolites retrouvées dans les urines de 24 heures sont comprises entre 70 et 99 % de la dose injectée.
La demi-vie plasmatique terminale chez les nouveau-nés (0 à 3 mois) traités par des doses de 10 mg/kg administrées par perfusion d'une heure toutes les 8 heures était de 3,8 heures.
Chez les sujets âgés, la clairance corporelle totale diminue avec l'augmentation de l'âge et est associée à une diminution de la clairance de la créatinine, bien qu'il y ait peu de changement de la demi-vie terminale plasmatique.
Chez les patients présentant une insuffisance rénale chronique, la demi-vie terminale moyenne était de 19,5 heures. La demi-vie moyenne de l'aciclovir était de 5,7 heures pendant l'hémodialyse. Les taux plasmatiques d'aciclovir ont diminué d'environ 60 % pendant la dialyse.

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Comprimé :
Durée de conservation :
5 ans.
A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C.
Suspension buvable :
Durée de conservation :
3 ans.
A conserver à température ambiante.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 
Comprimé :
Pas d'exigences particulières.
Suspension buvable :
Après utilisation, refermer le flacon, bien rincer à l'eau et sécher le godet doseur. Puis ranger immédiatement le godet doseur au sein de sa boite dans un endroit inaccessible aux enfants. Ne jamais séparer le godet doseur des autres éléments de conditionnement du médicament (boîte et notice).

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE I
AMM3400932708178 (1984, RCP rév 25.08.2017) cp.
3400933411381 (1991, RCP rév 22.02.2019) susp buv.
Mis sur le marché en 1985 et 1995.
  
Prix :9,00 euros (25 comprimés).
22,38 euros (flacon de 125 ml).
Remb Séc soc à 65 %. Collect.

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
ACICLOVIR ALMUS 200 mg cp I 65% Générique
ACICLOVIR ARROW 200 mg cp I 65% Générique
ACICLOVIR ARROW LAB 200 mg cp I 65%
ACICLOVIR BIOGARAN 200 mg cp I 65% Générique
ACICLOVIR CRISTERS 200 mg cp I 65% Générique
ACICLOVIR EG 200 mg cp I 65% Générique
ACICLOVIR EVOLUGEN 200 mg cp I 65%
ACICLOVIR MYLAN 200 mg cp I 65% Générique
ACICLOVIR RANBAXY 200 mg cp I 65% Générique
ACICLOVIR SANDOZ 200 mg cp I 65% Générique
ACICLOVIR TEVA 200 mg cp I 65% Générique
ACICLOVIR ZENTIVA 200 mg cp I 65% Générique
ACICLOVIR ZYDUS 200 mg cp I 65% Générique