TENORDATE gél

Mise à jour : 15 Janvier 2019
Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Cardiologie - Angéiologie : Antihypertenseurs - Associations de plusieurs antihypertenseurs : Bêtabloquants + inhibiteurs calciques (Aténolol + nifédipine)
Classification ATC :
SYSTEME CARDIOVASCULAIRE : BETA-BLOQUANTS - BETA-BLOQUANTS, AUTRES ASSOCIATIONS : BETA-BLOQUANTS ET INHIBITEURS DE CANAUX CALCIQUES (ATENOLOL ET NIFEDIPINE)
Statut
Arrêt de commercialisation
(16/03/2018)
Excipients : cellulose microcristalline, polysorbate 80, magnésium carbonate lourd, sodium laurylsulfate
Colorant (gélule) : érythrosine, indigotine
Colorant (pelliculage) : fer rouge oxyde
Excipient et excipient de la gélule : amidon de maïs, magnésium stéarate, titane dioxyde, gélatine
Pelliculage : hypromellose, macrogol 4000
Excipients à effet notoire :
EEN sans dose seuil : lactose
AMM3715018
Présentation(s)TENORDATE Gél Plq/90
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 65%
AMM3715018
Présentation(s)TENORDATE Gél Plq/90
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 65%

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 
Gélule (corps rosé, tête violette) contenant 1 comprimé et des granulés  :  Boîtes de 30 et de 90, sous plaquettes thermoformées de 15.

Composition


COMPOSITION 
 p gélule
Comprimé* : Nifédipine (DCI) 
20 mg
Granulés : Aténolol (DCI) 
50 mg
Excipients :

Comprimé : Noyau : cellulose microcristalline, amidon de maïs, lactose, polysorbate 80, stéarate de magnésium. Pelliculage : hypromellose, macrogol 4000, dioxyde de titane, oxyde de fer rouge.

Granulés : carbonate de magnésium lourd, laurylsulfate de sodium, gélatine, amidon de maïs, stéarate de magnésium.

Enveloppe de la gélule : gélatine, dioxyde de titane, érythrosine, indigotine.


* Forme à libération prolongée.

Indications


DCINDICATIONS 
Hypertension artérielle.

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 
Grossesse :

L'utilisation de Ténordate doit être évitée par mesure de précaution au cours du premier trimestre de la grossesse et peut être envisageable si nécessaire aux second et troisième trimestres de la grossesse.

En cas de traitement jusqu'à l'accouchement, une surveillance attentive du nouveau-né pendant les 3 à 5 premiers jours de vie est recommandée.

Aténolol :
Les études chez l'animal ont montré une absence de tératogénicité et d'autres effets délétères pour le fœtus après usage d'aténolol à doses thérapeutiques.
Chez l'Homme, aucun effet tératogène n'a été observé et aucune malformation n'a été rapportée dans les études prospectives menées chez les bêtabloquants.
Chez le nouveau-né de mère traitée par l'aténolol, l'action bêtabloquante peut persister plusieurs jours après la naissance, avec les signes cliniques suivants : bradycardie, détresse respiratoire ou hypoglycémie, mais le plus souvent la persistance de l'effet n'est cliniquement pas visible. Cependant, une défaillance cardiaque nécessitant une hospitalisation en soins intensifs (cf Surdosage) peut survenir par réduction des réactions cardiovasculaires de compensation. Dans ce cas, les solutés de remplissage doivent être évités (risque d'OAP).
Nifédipine :
Les études réalisées chez l'animal ont mis en évidence le potentiel reprotoxique de la nifédipine mais l'analyse d'un nombre limité de grossesses exposées n'a révélé aucun effet malformatif particulier.
Aux 2e et 3e trimestres de la grossesse, les données sont nombreuses et rassurantes.

Allaitement :

L'utilisation de Ténordate au cours de l'allaitement doit s'accompagner d'une attention particulière.

Aténolol :
Les concentrations en aténolol dans le lait maternel sont trois fois plus importantes que dans le sang. Au cours de l'allaitement, seuls des faibles niveaux d'aténolol ont été retrouvés chez l'enfant. Néanmoins, l'apparition de propriétés bêtabloquantes chez l'enfant ne peut être exclue.
Nifédipine :
Le passage de la nifédipine dans le lait maternel est très faible.
Fertilité :

Des anomalies réversibles de la réaction acrosomique des spermatozoïdes pouvant entraîner une altération de la fécondation ont été rapportées chez quelques patients sous antagonistes calciques.


Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
Il est peu probable que l'utilisation de Ténordate ait une influence sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Toutefois, il doit être pris en considération que des sensations vertigineuses ou de la fatigue peuvent survenir.

Surdosage


DCSURDOSAGE 
Toxicité :
La toxicité de chacun des deux composants est potentialisée par l'autre composant.
La toxicité de la nifédipine varie d'un individu à l'autre. Le risque d'effets sévères en présence d'un surdosage simultané en bêtabloquant doit toutefois être souligné. L'aténolol a été associé à une légère intoxication chez l'adulte à des doses de 300 à 350 mg et à une intoxication modérée à sévère chez un enfant de 15 ans à la dose de 500 mg.
Symptômes :
Compte tenu des propriétés liées à la formulation à libération prolongée, les symptômes de l'intoxication par l'association de nifédipine et d'aténolol peuvent apparaître 12 à 18 heures après la prise et des effets sévères peuvent apparaître après plusieurs jours.
Les effets circulatoires sont les principaux risques liés aux affections suivantes : insuffisance cardiaque, y compris œdème pulmonaire et choc, bradyarythmie et tachyarythmie (y compris asystoles et fibrillation ventriculaire), troubles de la conduction cardiaque tels que dissociations AV et blocs AV, hypotension.
Effets neurologiques :
Diminution de la conscience, convulsions, coma, céphalées, bouffées vasomotrices avec hypothermie.
Des effets métaboliques et respiratoires ont été observés : bronchospasme, dyspnée avec œdème pulmonaire non cardiogénique, SDRA, acidose, hypokaliémie, hyperglycémie, hypocalcémie, altération de la fonction rénale, rhabdomyolyse, nausées et vomissements.
Traitement :
Lavage gastrique pouvant également être justifié tardivement après la prise (agglutination des comprimés à libération prolongée : envisager une gastroscopie). Envisager l'administration de charbon activé. Administrer de l'atropine avant le lavage gastrique afin de contrer les risques de stimulation vagale. Envisager le recours à une hémodialyse et une plasmaphérèse (nifédipine).
Surveiller l'état du patient, y compris son rythme cardiaque. Envisager la mise sous ventilation mécanique.
Corriger les troubles de l'équilibre acido-basique et les désordres électrolytiques.
Les bradyarythmies peuvent être traitées par l'atropine (des doses répétées peuvent être nécessaires). En cas de bradyarythmies plus sévères, recourir sans tarder à une stimulation cardiaque. En cas de défaillance circulatoire, surveiller les paramètres hémodynamiques pour guider le traitement et l'administration de liquides de substitution. Un traitement vasoconstricteur par noradrénaline ou phényléphrine peut être instauré. En l'absence de réponse aux mesures ci-dessus, administrer du glucagon, éventuellement suivi d'un inhibiteur des phosphodiestérases (milrinone) ou de dobutamine. Une perfusion d'insuline-glucose peut aussi être utilisée.
Une augmentation de la dose des médicaments sympathomimétiques sera probablement nécessaire pour contrer les effets bêtabloquants :
  • Le bronchospasme peut habituellement être inversé par des bronchodilatateurs.
  • Des mesures de réanimation prolongée, sur plusieurs heures, peuvent être nécessaires.
  • Les convulsions peuvent être traitées par benzodiazépines.
Traitement symptomatique. :
En cas de décompensation cardiaque chez le nouveau-né de mère traitée par bêtabloquants :
  • glucagon,
  • hospitalisation en soins intensifs,
  • isoprénaline et dobutamine : les posologies en général élevées et le traitement prolongé nécessitent une surveillance spécialisée.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : Bêtabloquants sélectifs et autres antihypertenseurs (code ATC : C07FB03).

L'aténolol se caractérise par 3 propriétés pharmacologiques :

La nifédipine inhibe à de très faibles concentrations la pénétration et la diffusion des ions calcium dans les cellules du muscle lisse.

Le calcium joue un rôle sur l'activation du couplage excitation-contraction. En inhibant le tonus artériel par ce mécanisme, la nifédipine entraîne une vasodilatation en abaissant les résistances artériolaires et le niveau de pression artérielle.

Cette vasodilatation s'accompagne :En administration chronique :

En administration aiguë, la réduction de pression artérielle est liée au niveau du taux plasmatique de nifédipine.

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 
Liée à l'aténolol :
Biodisponibilité d'environ 50 %, avec une très faible variabilité interindividuelle.
La demi-vie d'élimination est de 9 heures mais l'activité antihypertensive couvre le nycthémère.
Le volume de distribution est d'environ 75 l/1,73 m2 et la clairance rénale est de 100 ml/min/1,73 m2.
La molécule est hydrophile et pénètre peu dans le LCR.
L'aténolol est lié aux protéines de façon négligeable (< 10 %). La fraction absorbée est excrétée pratiquement inchangée par le rein, ce qui nécessite un ajustement posologique chez l'insuffisant rénal (cf Posologie et Mode d'administration, Mises en garde et Précautions d'emploi).
L'aténolol traverse le placenta et se retrouve dans le sang du cordon (concentrations supérieures de 50 % à celles du sang maternel).
L'aténolol passe dans le lait où on le retrouve à une concentration trois à cinq fois supérieure à la concentration maternelle.
Liée à la nifédipine :
Dans sa forme LP, la nifédipine se trouve sous forme microcristalline à vitesse de dissolution lente. Sa résorption est donc plus lente que celle de la forme à libération immédiate.
Après administration orale, la nifédipine est presque entièrement absorbée (95 %). La concentration plasmatique est maximale 2 à 4 heures après l'administration.
Un écrêtement du pic de la concentration et un ralentissement de l'élimination par rapport à une forme à libération immédiate sont la conséquence de la réduction de vitesse de résorption. La demi-vie apparente d'élimination de la forme LP varie de 6 à 11 heures.
La biodisponibilité absolue de la nifédipine administrée par voie orale est d'environ 50 % en raison d'un effet de premier passage hépatique. La prise simultanée de nourriture conduit à ralentir, mais non à diminuer, l'absorption.
La fixation protéique est de 90 à 95 %.
Chez l'homme, la nifédipine est presque entièrement métabolisée au niveau du foie en plusieurs métabolites inactifs.
80 à 90 % de la substance sont éliminés par le rein, plus de 90 % de cette quantité se retrouvent dans les urines des 24 heures ; 15 % environ sont éliminés par les fèces.
Il n'y a donc pas d'accumulation de la molécule dans l'organisme après prise répétée de la forme LP.
La nifédipine n'est pas dialysable.

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Durée de conservation :
4 ans.

A conserver à une température inférieure à 25 °C, à l'abri de la lumière et de l'humidité.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 

Pas d'exigences particulières.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE I
AMM3400937149938 (1987, RCP rév 10.05.2017) 30 gél.
3400937150187 (1987, RCP rév 10.05.2017) 90 gél.
  
Prix :13,63 euros (30 gélules).
38,61 euros (90 gélules).
Remb Séc soc à 65 %. Collect.

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
ATENOLOL/NIFEDIPINE BIOGARAN 50 mg/20 mg gél I 65% Générique
ATENOLOL/NIFEDIPINE MYLAN 50 mg/20 mg gél I 65% Générique
BETA ADALATE gél I 65%