TEGRETOL LP 400 mg cp pellic séc LP

Mise à jour : 17 Juin 2019
Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Neurologie : Antiépileptiques : Carbamazépine : Douleurs neuropathiques et algies rebelles : Névralgie du trijumeau : Carbamazépine : Psychiatrie : Normothymiques : Carbamazépine - Algies neuropathiques : Antiépileptiques (Carbamazépine)
Classification ATC :
SYSTEME NERVEUX : ANTIEPILEPTIQUES - ANTIEPILEPTIQUES : DERIVES DU CARBOXAMIDE (CARBAMAZEPINE)
Statut
Commercialisé
Excipients : silice colloïdale anhydre, éthylcellulose, cellulose microcristalline, eudragit NE 30 D, magnésium stéarate, croscarmellose sel de Na
Colorant (pelliculage) : fer jaune oxyde, fer rouge oxyde, titane dioxyde
Excipient et pelliculage : talc
Pelliculage : hypromellose
Excipients à effet notoire :
EEN sans dose seuil : ricin huile hydrogénée polyoxyéthylénée 40
AMM3298431
Présentation(s)TEGRETOL LP 400 mg Cpr pell séc LP 3Plq/10
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 65%

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 
Comprimé sécable à 200 mg (blanc) :  Boîte de 50, sous plaquettes thermoformées de 10.
Comprimé pelliculé sécable à libération prolongée à 200 mg (beige) et à 400 mg (orangé) :  Boîtes de 30, sous plaquettes thermoformées de 10.
Suspension buvable à 20 mg/ml :  Flacon de 150 ml, avec seringue pour administration orale de 10 ml (graduée à 0,25 ml).

Composition


COMPOSITION 
Comprimé :p cp
Carbamazépine (DCI) 
200 mg
Excipients : silice colloïdale, cellulose microcristalline, carmellose sodique, stéarate de magnésium.
Comprimé LP :p cp
Carbamazépine (DCI) 
200 mg
ou400 mg
Excipients (communs) : silice colloïdale anhydre, dispersion aqueuse d'éthylcellulose, cellulose microcristalline, dispersion de polyacrylate à 30 pour cent, stéarate de magnésium, croscarmellose sodique, talc. Pelliculage : hypromellose, huile de ricin hydrogénée polyoxyéthylénée, oxydes de fer jaune (E172) et rouge (E172), talc, dioxyde de titane (E171).Excipient à effet notoire : huile de ricin.
Suspension buvable :p ml
Carbamazépine (DCI) 
20 mg
Excipients : stéarate de macrogol 400, cellulose microcristalline, sorbitol à 70 pour cent, parahydroxybenzoate de méthyle, parahydroxybenzoate de propyle, saccharine sodique, hydroxyéthylcellulose, acide sorbique, propylèneglycol, arôme caramel 52 929 A (extrait naturel de cacao, alcool benzylique, vanilline, furfural, acétylméthylcarbinol, acide lactique, furoate de méthyle, delta décalactone), eau purifiée.
Excipients à effet notoire : sorbitol (0,175 g/ml de suspension), parahydroxybenzoates de méthyle (E218) et de propyle (E216).

Indications


DCINDICATIONS 
Épilepsies :
Adulte et enfant :
En monothérapie ou en association à un autre traitement antiépileptique :
  • Traitement des épilepsies partielles, avec ou sans généralisation secondaire.
  • Traitement des épilepsies généralisées : crises tonicocloniques.
Psychiatrie :
  • Prévention des rechutes dans le cadre des troubles bipolaires, notamment chez les patients présentant une résistance relative, des contre-indications ou une intolérance au lithium.
  • Traitement des états d'excitation maniaque ou hypomaniaque.
Douleurs :
  • Traitement des névralgies du trijumeau et du glossopharyngien.
  • Traitement des douleurs neuropathiques de l'adulte.

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 
Femmes en âge de procréer/Contraception :

La carbamazépine ne doit pas être utilisée chez les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes, sauf en l'absence d'alternative thérapeutique moins tératogène. En cas d'instauration d'un traitement chez une femme en âge de procréer, on s'assurera de l'absence de grossesse et on l'informera du risque en cas d'exposition au cours de la grossesse. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et jusqu'à 1 mois après l'arrêt du traitement. En raison du caractère inducteur enzymatique de la carbamazépine, le traitement par Tégrétol peut conduire à une diminution de l'efficacité des contraceptifs oraux contenant des œstrogènes et/ou de la progestérone. Si l'association s'avère nécessaire, utiliser une méthode additionnelle de contraception, de type mécanique (par exemple un préservatif) pendant la durée du traitement par carbamazépine, et pendant un cycle menstruel suivant l'arrêt de la carbamazépine (cf Interactions).

Si une grossesse est envisagée, l'arrêt du traitement doit être envisagé sauf en l'absence d'alternative thérapeutique moins tératogène.


Grossesse :
Risque lié à l'épilepsie et aux antiépileptiques en général :
  • Un avis médical spécialisé doit être donné aux femmes en âge de procréer, avec une réévaluation régulière du traitement par un médecin spécialiste. Celles-ci doivent être informées, avant le début du traitement, de la nécessité d'anticiper un projet de grossesse. Lorsqu'une femme envisage une grossesse, la nécessité du traitement antiépileptique doit être réévaluée et un suivi adapté mis en place.
  • Une polythérapie antiépileptique peut être associée à un risque plus élevé de malformations congénitales qu'une monothérapie ; ce risque varie en fonction des antiépileptiques coadministrés et est, en particulier, plus important si la polythérapie inclut le valproate.
Chez les femmes traitées pour une épilepsie, un arrêt brutal du traitement antiépileptique doit être évité car cela peut entraîner la réapparition de crises dont les conséquences pour la mère et le fœtus peuvent être graves.
Risque lié à la carbamazépine :
Dans l'espèce humaine, la carbamazépine peut entraîner un risque de malformations jusqu'à 3 fois supérieur à celui de la population générale qui est de 2-3 %. Les malformations les plus souvent rencontrées sont des anomalies de fermeture du tube neural (0,5 à 1 %), des fentes faciales, des malformations cardiaques, des hypospadias, des dysmorphies faciales, des microcéphalies et des hypoplasies des doigts. Les données disponibles vont dans le sens d'une relation dose-effet mais les données disponibles ne permettent pas d'identifier de dose excluant ce risque.
Les études relatives aux troubles neuro-développementaux chez les enfants exposés in utero à la carbamazépine sont contradictoires mais celles-ci ainsi que les cas de troubles neuro-développementaux rapportés chez des enfants exposés in utero à la carbamazépine ne permettent pas d'exclure un risque.
La carbamazépine traverse le placenta et les concentrations maternelles et néonatales sont similaires.
Compte tenu de ces données, la carbamazépine ne doit pas être utilisée chez les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes, sauf en l'absence d'alternative thérapeutique moins tératogène.
Chez les femmes en âge de procréer :
  • Il est recommandé d'avoir recours à des alternatives thérapeutiques moins tératogènes.
  • En cas d'instauration d'un traitement par carbamazépine :
    • on s'assurera que la femme en âge de procréer n'est pas enceinte ;
    • les patientes doivent être informées des risques de l'utilisation de carbamazépine pendant la grossesse et de la nécessité d'anticiper un projet de grossesse ;
    • les patientes doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et jusqu'à 1 mois après l'arrêt du traitement. En raison du caractère inducteur enzymatique de la carbamazépine, le traitement par Tégrétol peut conduire à un échec des contraceptifs oraux contenant des œstrogènes et/ou de la progestérone. Si l'association s'avère nécessaire, utiliser une méthode additionnelle de contraception, de type mécanique (par exemple un préservatif) pendant la durée du traitement par carbamazépine, et pendant un cycle menstruel suivant l'arrêt de la carbamazépine (cf Interactions).
Si une femme envisage une grossesse et chez la femme enceinte :
  • Une visite préconceptionnelle est recommandée.
  • L'arrêt du traitement doit être envisagé sauf en l'absence d'alternative thérapeutique moins tératogène.
  • La patiente doit être pleinement informée des risques.
  • Si après réévaluation, le traitement par carbamazépine devait absolument être maintenu pendant la grossesse :
    • il conviendrait d'administrer la posologie minimale efficace. Un contrôle régulier des concentrations plasmatiques est recommandé pour ajuster la posologie ;
    • l'efficacité d'une supplémentation en acide folique n'est pas étayée à ce jour chez les femmes exposées à la carbamazépine. Toutefois, compte tenu de son effet bénéfique dans d'autres situations, celle-ci peut être proposée à la posologie de 5 mg/j 1 mois avant et 2 mois après la conception ;
    • une surveillance prénatale spécialisée orientée sur les malformations décrites ci-dessus doit être instaurée. Le dépistage des malformations sera identique que la patiente ait reçu ou non de l'acide folique.
Avant l'accouchement/Chez le nouveau-né :
Les antiépileptiques inducteurs enzymatiques peuvent parfois provoquer chez le nouveau-né de mère traitée :
  • un syndrome hémorragique pouvant survenir lors de l'accouchement ou dans les premiers jours de vie. Une prévention par vitamine K1 per os chez la mère dans le mois précédant l'accouchement et l'administration de vitamine K1 par voie parentérale (IM ou IV lente) à la naissance chez le nouveau-né semblent efficaces. Un bilan d'hémostase normal chez la mère ne permet pas d'éliminer des anomalies de l'hémostase chez le nouveau-né ;
  • des perturbations du métabolisme phosphocalcique et de la minéralisation osseuse, qu'une supplémentation de la mère en vitamine D au cours du 3e trimestre semble pouvoir prévenir.
Suivi postnatal/Chez l'enfant :
En cas d'exposition pendant la grossesse, un suivi rapproché du développement neuro-comportemental de l'enfant est à instaurer et une prise en charge adaptée doit être mise en place au plus tôt en cas de nécessité.

Allaitement :

L'allaitement est déconseillé en raison du passage non négligeable de la carbamazépine dans le lait maternel et de la possibilité de survenue de troubles hépatiques chez les nouveau-nés allaités.

Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
Tégrétol a une influence modérée sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques liés aux crises d'épilepsie, ainsi qu'aux effets indésirables suivants : étourdissement, somnolence, sensations vertigineuses, ataxie, troubles de l'accommodation, diplopie et vision trouble, associés à l'emploi de la carbamazépine.

Surdosage


DCSURDOSAGE 

Le dosage plasmatique permet de confirmer l'intoxication par la carbamazépine, mais les taux ne sont pas toujours corrélés à la gravité de l'intoxication.

Les signes et symptômes de surdosage sont habituellement neuromusculaires, cardiovasculaires et respiratoires, ou peuvent correspondre aux effets indésirables mentionnés en rubrique Effets indésirables.

Effets sur le système nerveux central :
Troubles de la conscience pouvant évoluer à bas bruit et conduire à un coma profond, convulsions, dyskinésies et dystonies, signes anticholinergiques. L'intoxication peut se compliquer, dans les cas sévères, par une dépression respiratoire.
Effets cardiovasculaires :
Tachycardie, bradycardie, hypotension, modifications de l'électrocardiogramme (troubles de la conduction auriculoventriculaire et intraventriculaire, allongement du QT), pouvant conduire à un collapsus, une défaillance et un arrêt cardiaque.
Effets musculosquelettiques :
Des cas de rhabdomyolyse ont été rapportés lors d'une intoxication par la carbamazépine.
Anomalies biologiques :
Principalement hypokaliémie, hyponatrémie, acidose métabolique.
Prise en charge :
Il n'y a pas de traitement antidote spécifique. Les mesures thérapeutiques doivent être adaptées à l'état clinique du patient.
Le traitement d'une intoxication grave doit être assuré dans une unité de soins intensifs avec surveillance du niveau de conscience, des paramètres cardiovasculaires (monitoring cardiaque), des signes vitaux et correction des désordres électrolytiques.
Recommandations particulières :
L'hémodialyse constitue une mesure efficace de traitement du surdosage de carbamazépine.
La durée de la surveillance doit prendre en compte la possibilité d'une apparition tardive des symptômes ou d'une réaggravation secondaire en raison d'une absorption retardée, ce risque étant majoré pour les formes à libération prolongée. L'évacuation digestive, qui ne sera pas conseillée de façon systématique, prendra cependant en compte, pour son délai de mise en œuvre, ce retard à l'absorption ; de même, l'utilisation de charbon activé per os pourra être répétée, dans la limite du respect de leurs contre-indications.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : Antiépileptique, dérivé du carboxamide (code ATC : N03AF01).

Dérivé de la dibenzazépine.

Mécanisme d'action :
La carbamazépine agit principalement sur les canaux sodiques voltage-dépendants, les autres mécanismes d'action étant partiellement élucidés.
Par ailleurs, la diminution de la libération du glutamate et la stabilisation des membranes neuronales peuvent essentiellement expliquer les effets antiépileptiques. Les propriétés antimaniaques de la carbamazépine semblent être dues à l'effet dépressif sur la régénération de la dopamine et de la noradrénaline.

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 
Absorption :
La carbamazépine est pratiquement complètement absorbée après administration sous forme de comprimés.
Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes en 2 heures après administration de la suspension buvable, en 12 heures après administration d'une dose unique sous forme de comprimé et en 24 heures après administration d'une dose unique sous forme de comprimés à libération prolongée.
Distribution :
Le taux de liaison de la carbamazépine aux protéines plasmatiques est de 70 à 80 %.
L'activité est généralement observée pour des concentrations plasmatiques à l'équilibre (soit au bout d'une semaine de traitement) de 4 à 12 microgrammes/mL (soit 17 à 50 micromoles/L) et les réactions toxiques surviennent pour des concentrations supérieures à 15 microgrammes/mL.
La substance active traverse le placenta. En outre, pendant la grossesse, la fraction libre est augmentée.
La substance active passe aussi dans le lait maternel, où elle est deux fois moins concentrée.
L'administration de la forme à libération prolongée permet :
  • un écrêtement du pic plasmatique ;
  • le maintien des concentrations plasmatiques dans la fourchette thérapeutique usuelle de la carbamazépine ;
  • l'espacement des prises.
Biotransformation :
La quasi-totalité de la substance active est métabolisée par le foie. Le principal métabolite est la 10,11-époxycarbamazépine, pharmacologiquement actif. Le cytochrome P450 3A4 a été identifié comme la principale enzyme responsable de la formation de ce métabolite.
La carbamazépine est un puissant inducteur enzymatique et donne lieu à de nombreuses interactions médicamenteuses.
Élimination :
En monothérapie, la demi-vie d'élimination est de l'ordre de 16 à 24 heures en moyenne. Chez des patients recevant en même temps d'autres antiépileptiques inducteurs enzymatiques, la durée de la demi-vie de la carbamazépine peut être abaissée.
2 % de la dose de carbamazépine sont éliminés dans l'urine sous forme inchangée.

Sécurité préclinique


PPSÉCURITÉ PRÉCLINIQUE 

Les données non cliniques issues des études conventionnelles de toxicologie en administration unique ou répétée, génotoxicité et cancérogenèse n'ont pas révélé de risque particulier pour l'Homme. Cependant, les résultats des études chez l'animal sont insuffisants pour exclure un effet tératogène de la carbamazépine.

Toxicité de la reproduction :
D'après les preuves cumulées issues des différentes études réalisées chez la souris, le rat et le lapin, le potentiel tératogène de la carbamazépine est faible ou nul aux posologies utilisées chez l'Homme. Toutefois, les résultats des études chez l'animal ne permettent pas d'exclure totalement un effet tératogène de la carbamazépine. Dans une étude de la reproduction chez le rat, il a été observé une diminution de la prise de poids chez les petits des mères traitées à la dose de 192 mg/kg/j.

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Comprimé à 200 mg :
Durée de conservation :
2 ans.
A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.
A conserver dans l'emballage d'origine, à l'abri de l'humidité.
Comprimés LP à 200 mg et à 400 mg :
Durée de conservation :
2 ans.
A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C, à l'abri de l'humidité.
Suspension buvable :
Durée de conservation :
3 ans.
A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C. Conserver le flacon dans l'emballage extérieur, à l'abri de la lumière.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE II
AMM3400931035459 (1974, RCP rév 16.01.2018) cp 200 mg.
3400933148744 (1987, RCP rév 16.01.2018) cp LP 200 mg.
3400932984312 (1987, RCP rév 16.01.2018) cp LP 400 mg.
3400932956395 (1974, RCP rév 16.01.2018) susp buv.
  
Prix :3,06 euros (50 comprimés à 200 mg).
2,04 euros (30 comprimés LP à 200 mg).
3,63 euros (30 comprimés LP à 400 mg).
3,52 euros (flacon de 150 ml).
Remb Séc soc à 65 %. Collect.
Remb Séc soc à 65 % sur la base du TFR : 3,11 euros  (50 cp 200 mg), 2,04 euros  (30 cp LP 200 mg), 3,72 euros  (30 cp LP 400 mg).

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
CARBAMAZEPINE MYLAN LP 400 mg cp séc LP II 65% Générique
CARBAMAZEPINE SANDOZ LP 400 mg cp enr séc LP II 65% Générique