STRIVERDI RESPIMAT 2,5 µg/dose sol à inhal

Mise à jour : 14 Janvier 2019
▼ Ce médicament fait l'objet d'une surveillance supplémentaire qui permettra l'identification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté. Voir rubrique Effets indésirables pour les modalités de déclaration des effets indésirables.

Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Pneumologie : Asthme et bronchopneumopathies chroniques : Bronchodilatateurs bêta-2 stimulants d'action prolongée - Voie respiratoire : Solutions pour inhalation (Olodatérol)
Classification ATC :
SYSTEME RESPIRATOIRE : MEDICAMENTS POUR LES SYNDROMES OBSTRUCTIFS DES VOIES AERIENNES - ADRENERGIQUES POUR INHALATION : AGONISTES SELECTIFS BETA 2 ADRENERGIQUES (OLODATEROL)
Statut
Commercialisé
Excipients : benzalkonium chlorure, acide édétique sel disodique, eau purifiée, acide citrique anhydre
AMM2772327
Présentation(s)STRIVERDI RESPIMAT 2,5 µg/dose S à inhaler Cart/60doses+inh
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 30%

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 
Solution à inhaler (limpide et incolore) à 2,5 µg/dose : cartouche de 4 ml de solution (60 doses) et un inhalateur Respimat, boîte unitaire.

Composition


COMPOSITION 
 p pression*
Olodatérol chlorhydrate exprimé en olodatérol 
2,5 µg
Excipients : chlorure de benzalkonium, édétate disodique, eau purifiée, acide citrique (anhydre).

Excipient à effet notoire : ce médicament contient 0,0011 mg de chlorure de benzalkonium par pression.


*  La dose délivrée par pression correspond à la quantité d'olodatérol délivrée à la sortie de l'embout buccal.

Indications


DCINDICATIONS 
Striverdi Respimat est indiqué en traitement bronchodilatateur continu de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO).

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 
Grossesse :

Il n'existe pas de données concernant l'utilisation de Striverdi Respimat chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects sur la reproduction à des niveaux d'exposition systémiques similaires à ceux observés aux doses thérapeutiques (cf Sécurité préclinique).

Par précaution, il est préférable d'éviter l'utilisation de Striverdi Respimat pendant la grossesse.

Comme les autres agonistes ß2-adrénergiques, l'olodatérol peut inhiber le travail au moment de l'accouchement par effet relaxant sur le muscle lisse utérin.


Allaitement :

Aucune donnée clinique n'est disponible concernant des femmes exposées à l'olodatérol pendant l'allaitement.

Le passage de l'olodatérol et de ses métabolites dans le lait maternel n'est pas connu. Les données de pharmacocinétique/toxicologie disponibles chez les animaux ont mis en évidence l'excrétion de l'olodatérol et/ou de ses métabolites dans le lait.

Administré à la dose de 5 microgrammes par jour, l'exposition systémique à l'olodatérol et à ses métabolites est négligeable chez la femme qui allaite. Par conséquent, aucun effet significatif n'est attendu chez le nouveau-né/nourrisson allaité.

La décision d'interrompre l'allaitement ou bien le traitement avec Striverdi Respimat doit prendre en compte le bénéfice de l'allaitement pour l'enfant par rapport au bénéfice du traitement pour la femme.

Fertilité :

Aucune donnée clinique sur la fertilité n'est disponible pour Striverdi Respimat. Les études précliniques réalisées avec l'olodatérol n'ont pas montré d'effet indésirable sur la fertilité.


Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.
Cependant, il convient d'avertir les patients que des sensations vertigineuses ont été rapportées au cours des essais cliniques et qu'ils doivent donc être prudents s'ils conduisent ou utilisent des machines. Si un patient présente des sensations vertigineuses, il doit éviter de réaliser des tâches qui peuvent être dangereuses, comme conduire ou utiliser des machines.

Surdosage


DCSURDOSAGE 
Symptômes :
Un surdosage en olodatérol peut entraîner une exacerbation des effets spécifiques des agonistes ß2-adrénergiques, tels que : ischémie myocardique, hypertension ou hypotension, tachycardie, arythmies, palpitations, sensations vertigineuses, nervosité, insomnies, anxiété, céphalées, tremblements, sécheresse buccale, spasmes musculaires, nausées, fatigue, malaise, hypokaliémie, hyperglycémie et acidose métabolique.
Conduite à tenir en cas de surdosage :
Le traitement par Striverdi Respimat doit être arrêté. Un traitement symptomatique et une surveillance sont indiqués. En cas de signes de gravité, les patients doivent être hospitalisés. L'utilisation de bêtabloquants cardiosélectifs peut être envisagée, mais avec une extrême prudence car l'administration d'un bêtabloquant peut favoriser le bronchospasme.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : médicaments pour les syndromes obstructifs des voies aériennes ; agonistes bêta2-adrénergiques sélectifs, code ATC : R03AC19.

Mécanisme d'action :
L'olodatérol présente une affinité et une sélectivité élevées pour les récepteurs ß2-adrénergiques humains.
Des études in vitro ont montré que l'olodatérol présente une activité agoniste plus élevée sur les récepteurs ß2-adrénergiques que sur les récepteurs ß1-adrénergiques (241 fois supérieure) ainsi que sur les récepteurs ß3-adrénergiques (2299 fois supérieure).
L'olodatérol, administré par voie inhalée, exerce ses effets pharmacologiques par liaison et activation des récepteurs ß2-adrénergiques.
L'activation de ces récepteurs au niveau des voies aériennes respiratoires entraîne une stimulation de l'adénylcyclase intracellulaire, une enzyme impliquée dans la synthèse du 3',5'-adénosine monophosphate cyclique (cAMP). Des taux élevés de cAMP entraînent une bronchodilatation par relaxation des muscles lisses des voies respiratoires.
Le profil des caractéristiques non cliniques de l'olodatérol est celui d'un agoniste des récepteurs ß2-adrénergiques sélectif de longue durée d"action (LABA) ayant un début d'action rapide et une durée d'action d'au moins 24 heures.
Les récepteurs ß-adrénergiques sont divisés en trois catégories : les récepteurs ß1-adrénergiques, exprimés principalement au niveau du muscle cardiaque lisse ; les récepteurs ß2-adrénergiques exprimés principalement au niveau des muscles lisses des voies respiratoires et les récepteurs ß3-adrénergiques exprimés principalement au niveau du tissu adipeux. L'action des agonistes ß2 entraîne un effet bronchodilatateur. Bien que le récepteur ß2 soit le principal récepteur ß-adrénergique présent au niveau des muscles lisses des voies respiratoires, il est aussi présent à la surface de diverses autres cellules telles que les cellules épithéliales et endothéliales pulmonaires, ainsi qu'au niveau du cœur. L'activité des récepteurs ß2 cardiaques n'est pas connue avec précision mais, du fait de leur présence, il existe une possibilité que même des agonistes ß2-adrénergiques hautement sélectifs puissent entraîner des effets cardiaques.
Effets sur l'électrophysiologie cardiaque :
L'effet de l'olodatérol sur l'intervalle QT/QTc de l'ECG a été étudié chez 24 hommes et femmes volontaires sains dans une étude en double aveugle randomisée, contrôlée contre placebo et comparateur actif (moxifloxacine). L'inhalation d'olodatérol en doses uniques de 10, 20, 30 et 50 microgrammes, a entraîné, sur la période de 20 minutes à 2 heures suivant l'administration, une augmentation dose-dépendante moyenne de l'espace QT par rapport à la valeur initiale de 1,6 ms (10 microgrammes d'olodatérol) à 6,5 ms (50 microgrammes d'olodatérol) comparativement au placebo. La limite supérieure des intervalles de confiance à 90 % bilatéraux étaient inférieurs à 10 ms pour toutes les doses pour l'espace QT corrigé (QTc).
L'effet de 5 microgrammes et de 10 microgrammes de Striverdi Respimat sur la fréquence et le rythme cardiaques a été évalué par électrocardiogramme (ECG) continu sur 24 heures (Holter) dans un sous-groupe de 772 patients dans les essais de phase III de 48 semaines contrôlés contre placebo. Il n'a pas été observé de tendance liée à la dose ou au temps pour les modifications moyennes de la fréquence cardiaque ou pour la survenue d'extrasystoles. Il n'a pas été mis en évidence de différence significative sur la survenue d'extrasystoles entre l'état initial et la fin du traitement entre l'administration de l'olodatérol 5 microgrammes, de l'olodatérol 10 microgrammes et du placebo.
Efficacité et sécurité clinique :
Le programme de développement clinique de phase III pour Striverdi Respimat a inclus 4 paires d'études de protocoles identiques, randomisées, en double aveugle, contrôlées contre placebo, incluant un total de 3533 patients atteints de BPCO (1281 ayant reçu la dose de 5 microgrammes et 1284 la dose de 10 microgrammes) :
  • deux études ayant un protocole identique, conduites en groupes parallèles pendant 48 semaines et contrôlées contre placebo et formotérol à 12 microgrammes deux fois par jour comme comparateur actif [études 1 et 2] ;
  • deux études ayant un protocole identique, conduites en groupes parallèles pendant 48 semaines contrôlées contre placebo [études 3 et 4] ;
  • deux études ayant un protocole identique, conduites selon un schéma croisé de 6 semaines, contrôlées contre placebo et formotérol à 12 microgrammes deux fois par jour comme comparateur actif [études 5 et 6] ;
  • deux études ayant un protocole identique, conduites en schéma croisé, de 6 semaines, contrôlées contre placebo et tiotropium HandiHaler 18 microgrammes poudre à inhaler, une fois par jour comme comparateur actif [études 7 et 8].
Toutes les études incluaient des mesures de la fonction pulmonaire (volume expiratoire maximum par seconde, VEMS) ; les études de 48 semaines évaluaient la fonction pulmonaire maximale (mesurée au pic de l'aire sous la courbe de 0 à 3 heures (ASC0-3) et résiduelle, tandis que les études de 6 semaines évaluaient la fonction pulmonaire sur un intervalle continu de 24 heures. Les deux études de 48 semaines contrôlées contre placebo et comparateur actif incluaient également les questionnaires Transition Dyspnea Index (TDI) pour mesurer la dyspnée et St George's Respiratory Questionnaire (SGRQ), pour mesurer la qualité de vie en relation avec l'état de santé.
Les patients inclus dans les études cliniques de phase III étaient âgés de 40 ans ou plus, présentaient un diagnostic clinique de BPCO, un antécédent de tabagisme d'au moins 10 paquets-année et une atteinte pulmonaire modérée à très sévère (VEMS post-bronchodilatateur inférieur à 80 % de la normale prédite (stade GOLD II-IV) et rapport VEMS/CVF post-bronchodilatateur inférieur à 70 %).
Caractéristiques des patients :
La majorité des 3104 patients recrutés dans les études mondiales de 48 semaines [études 1 et 2, études 3 et 4] étaient des hommes (77 %), blancs (66 %) ou asiatiques (32 %), et l'âge moyen était de 64 ans. Le VEMS moyen post-bronchodilatateur était de 1,38 L (selon la classification de GOLD : GOLD II [50 %], GOLD III [40 %], GOLD IV [10 %]). La réponse moyenne après administration du bêta2 agoniste était de 15 % par rapport à la valeur initiale (+ 0,160 L). Tous les autres médicaments à visée pulmonaire, hormis les autres agonistes ß2 de longue durée d'action, étaient autorisés en traitement concomitant (incluant le tiotropium [24 %], l'ipratropium [25 %], les corticostéroïdes inhalés [45 %], les xanthines [16 %]). L'inclusion des patients a été stratifiée en fonction de l'administration concomitante de tiotropium ou non. Dans les quatre études, les critères d'évaluation principaux de l'efficacité sur la fonction pulmonaire étaient la modification de l'ASC0-3 du VEMS par rapport à l'état initial (avant traitement) et la modification du VEMS résiduel (avant administration) par rapport à l'état initial (avant traitement) et après 24 semaines dans les études 1 et 2, et après 12 semaines dans les études 3 et 4.
Les études de 6 semaines [études 5 et 6, études 7 et 8] ont été menées en Europe et en Amérique du Nord. Dans les études 5 et 6, la majorité des 199 patients recrutés étaient des hommes (53 %), blancs (93 %) et l'âge moyen était de 63 ans. Le VEMS moyen post-bronchodilatateur était de 1,43 L (selon la classification de GOLD : GOLD II [54 %], GOLD III [39 %], GOLD IV [7 %]). La réponse moyenne après administration du bêta-agoniste était de 17 % de la valeur initiale (+ 0,187 L). Tous les médicaments à visée pulmonaire, hormis les autres bêta2-agonistes de longue durée d'action, étaient autorisés en traitement concomitant (par exemple, le tiotropium [24 %], l'ipratropium [16 %], les stéroïdes inhalés [31 %], les xanthines [0,5 %]). Dans les études 7 et 8, la majorité des 230 patients recrutés étaient des hommes (69 %), blancs (99,6 %) et l'âge moyen était de 62 ans. Le VEMS moyen post-bronchodilatateur était de 1,55 L (GOLD II [57 %], GOLD III [35 %], GOLD IV [7 %]). La réponse moyenne après administration du bêta2-agoniste était de 18 % par rapport à la valeur initiale (+ 0,203 L). Tous les médicaments à visée pulmonaire, hormis les autres bêta2-agonistes de longue durée d'action et les anticholinergiques, étaient autorisés en traitement concomitant (tels que les stéroïdes inhalés [49 %], les xanthines [7 %]).
Fonction pulmonaire :
Dans les études de 48 semaines, Striverdi Respimat 5 microgrammes, administré une fois par jour, le matin, a entraîné une amélioration significative (p <  0,0001) de la fonction pulmonaire dans les 5 minutes suivant la première dose (augmentation moyenne de 0,130 L du VEMS par rapport à une valeur initiale de 1,18 L avant traitement). L'amélioration significative de la fonction pulmonaire a été maintenue pendant 24 heures (augmentation moyenne de 0,162 L de l'ASC0-3 du VEMS par rapport au placebo, p < 0,0001, augmentation moyenne de 0,071 L du VEMS résiduel sur 24 heures par rapport au placebo, p < 0,0001) ; les améliorations de la fonction pulmonaire ont été visibles chez les utilisateurs de tiotropium ainsi que chez les sujets n'utilisant pas de tiotropium. L'amplitude de l'effet bronchodilatateur de l'olodatérol (réponse de l'ASC0-3 du VEMS) dépendait du degré de réversibilité de l'obstruction bronchique initiale (testé par l'administration d'un bronchodilatateur agoniste ß de courte durée d'action) ; la réponse à l'olodatérol était en général supérieure chez les patients ayant initialement une réversibilité bronchique supérieure par rapport aux patients dont la réversibilité bronchique initiale était faible. Pour l'olodatérol et le comparateur actif, l'effet bronchodilatateur (mesure en Litre) était plus faible chez les patients atteints de BPCO plus sévère. L'effet bronchodilatateur de Striverdi Respimat a été maintenu pendant les 48 semaines de traitement. Le débit expiratoire de pointe (DEP) du matin et du soir mesuré quotidiennement par le patient était également augmenté chez les patients traités par Striverdi Respimat comparativement au placebo.
Dans les études de 6 semaines, Striverdi Respimat a entraîné une réponse significativement supérieure du VEMS par rapport au placebo (p < 0,0001) sur la période de 24 heures (augmentation moyenne de l'ASC0-3h du VEMS par rapport au placebo de 0,175 L [études 5 et 6] et 0,211 L [études 7 et 8], p < 0,0001 ; augmentation moyenne de l'ASC0-24h du VEMS par rapport au placebo de 0,137 L [études 5 et 6] et de 0,168 L [études 7 et 8], p < 0,0001 ; augmentation moyenne du VEMS résiduel sur 24 heures par rapport au placebo de 0,102 L [études 5 et 6] et de 0,134 L [études 7 et 8], p < 0,0001).
Les améliorations de la fonction pulmonaire ont été comparables à celles obtenues avec le formotérol administré deux fois par jour [études 5 et 6 ; augmentation moyenne de l'ASC0-3h du VEMS de 0,205 L par rapport au placebo ; augmentation moyenne du VEMS résiduel sur 24 heures de 0,108 L par rapport au placebo (p < 0,0001)] et avec le tiotropium administré une fois par jour avec le dispositif HandiHaler [études 7 et 8 ; augmentation moyenne de l'ASC0-3h du VEMS de 0,211 L par rapport au placebo ; augmentation moyenne du VEMS résiduel sur 24 heures de 0,129 L par rapport au placebo (p < 0,0001)].
Dyspnée, qualité de vie liée à l'état de santé, utilisation du médicament de « secours », évaluation globale par le patient :
L'index de mesure de la dyspnée (Transition Dyspnea Index (TDI)) et le questionnaire de St George (St George's Respiratory Questionnaire (SGRQ)) étaient également mesurés dans les 2 études de 48 semaines contrôlées contre placebo et comparateur actif [études 1 et 2].
Après 24 semaines, il n'a pas été observé de différence significative entre Striverdi Respimat, le formotérol et le placebo pour le score TDI, imputable à une amélioration inattendue observée dans le groupe placebo d'une des études (tableau 1) ; dans une analyse réalisée a posteriori prenant en compte les arrêts de traitement des patients, la différence entre Striverdi Respimat et le placebo était retrouvée statistiquement significative.
Tableau 1 : Score focal TDI après 24 semaines de traitement
   Moyenne du traitementDifférence versus placebo
Moyenne (valeur de p)
Analyse principale Placebo1,5 (0,2) 
Olodatérol 5 µg une fois par jour1,9 (0,2)0,3 (p=0,1704)
Formotérol 12 µg deux fois par jour1,8 (0,2)0,2 (p=0,3718)
Analyse a posterioriPlacebo1,5 (0,2) 
Olodatérol 5 µg une fois par jour2,0 (0,2)0,5 (p=0,0270)
Formotérol 12 µg deux fois par jour1,8 (0,2)0,4 (p=0,1166)
Après 24 semaines, la différence observée sur le score total du questionnaire SGRQ entre le groupe traité par Striverdi Respimat et le groupe recevant le placebo était statistiquement significative (tableau 2) ; des améliorations ont été visibles pour les 3 domaines du SGRQ (symptômes, activités, impact). Un plus grand nombre de patients traités par Striverdi Respimat avait une amélioration du score total du questionnaire SGRQ supérieure à la différence minimale cliniquement significative (DMCS = 4 unités) par rapport aux patients traités par placebo (50,2 % vs 36,4 %, p < 0,0001).
Tableau 2 : Score total au questionnaire SGRQ après 24 semaines de traitement
   Moyenne du traitement (évolution par rapport à la valeur initiale)Différence versus placebo
Moyenne (valeur de p)
Score total Valeur initiale44,4 
Placebo41,6 (- 2,8) 
Olodatérol 5 µg une fois par jour38,8 (- 5,6)- 2,8 (p = 0,0034)
Formotérol 12 µg deux fois par jour40,4 (- 4,0)- 1,2 (p = 0,2009)
Les patients traités par Striverdi Respimat ont moins utilisé le traitement de secours par le salbutamol (jour et nuit) que les patients traités par le placebo.
Dans chacune des études de 48 semaines, les patients traités par Striverdi Respimat ont, d'après l'échelle de notation globale par les patients, perçu une amélioration plus importante de leur fonction respiratoire que les patients sous placebo.
Population pédiatrique :
L'Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l'obligation de soumettre les résultats d'études réalisées avec Striverdi Respimat dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) (cf Posologie et Mode d'administration pour les informations concernant l'usage pédiatrique).

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 
Introduction générale :
Les données pharmacocinétiques concernant l'olodatérol sont issues d'études conduites chez des volontaires sains, des patients présentant une BPCO et des patients atteints d'asthme recevant par voie inhalée des doses égales ou supérieures à la dose thérapeutique.
La pharmacocinétique de l'olodatérol est linéaire et montre une augmentation de l'exposition systémique proportionnelle à la dose administrée par voie inhalée pour des doses uniques de 5 à 70 microgrammes et pour des doses quotidiennes uniques répétées de 2 à 20 microgrammes.
Après administration répétée d'une dose unique quotidienne, l'état d'équilibre des concentrations plasmatiques d'olodatérol a été atteint en 8 jours avec une exposition systémique augmentée d'un facteur de 1,8 par rapport à l'administration d'une seule dose.
Caractéristiques générales de la substance active après administration du médicament :
Absorption :
Les concentrations plasmatiques maximales d'olodatérol sont généralement atteintes en 10 à 20 minutes après inhalation du médicament. Chez les volontaires sains, la biodisponibilité absolue de l'olodatérol après inhalation est estimée à environ 30 %, contre moins de 1 % après administration en solution orale. Ainsi, la disponibilité systémique de l'olodatérol après inhalation est principalement déterminée par l'absorption pulmonaire.
Distribution :
La cinétique d'élimination de l'olodatérol après inhalation et après administration intraveineuse est multicompartimentale. Le volume de distribution tissulaire est élevé (1110 L) indiquant une distribution tissulaire importante. In vitro, la liaison de [14C] olodatérol aux protéines plasmatiques de l'ordre de 60 % est indépendante de la concentration.
L'olodatérol est un substrat des transporteurs P-gp, OAT1, OAT3 et OCT1. L'olodatérol n'est pas un substrat des transporteurs suivants : BCRP, MRP, OATP2, OATP8, OATP-B, OCT2 et OCT3.
Biotransformation :
L'olodatérol est métabolisé principalement par glucuronidation directe et par O-déméthylation au niveau du groupement méthoxy puis par conjugaison. Parmi les six métabolites identifiés, seul le composé déméthyle non conjugué se lie aux récepteurs ß2. Toutefois, ce métabolite n'est pas détectable dans le plasma après inhalation chronique de la dose thérapeutique recommandée ou de doses jusqu'à 4 fois supérieures. L'olodatérol est donc considéré comme étant le seul composé pharmacologiquement actif.
Les isoenzymes CYP2C9 et CYP2C8 du cytochrome P450 et, dans une moindre mesure, l'isoenzyme CYP3A4, sont impliquées dans la O-déméthylation de l'olodatérol, tandis qu'il a été montré que les isoformes UGT2B7, UGT1A1, 1A7 et 1A9 de l'uridine diphosphate glycosyl transférase sont impliquées dans la formation de glucuronides de l'olodatérol.
Élimination :
Chez les sujets sains, la clairance totale de l'olodatérol est de 872 mL/min et sa clairance rénale est de 173 mL/min.
Après administration intraveineuse de l'olodatérol marqué au [C14], 38 % de la dose radioactive a été retrouvée dans l'urine et 53 % dans les selles. La quantité d'olodatérol sous forme inchangée retrouvée dans l'urine après administration intraveineuse était de 19 %. Après administration orale, seulement 9 % de la radioactivité (0,7 % d'olodatérol sous forme inchangée) a été retrouvée dans l'urine, la plus grande partie ayant été retrouvée dans les selles (84 %). Plus de 90 % de la dose ont été excrétés dans les 6 jours suivant l'administration par voie intraveineuse et dans les 5 jours suivant l'administration par voie orale. A l'état d'équilibre après inhalation chez les volontaires sains, 5 à 7 % de la dose d'olodatérol administrée ont été excrétés par voie urinaire sous forme inchangée.
Les concentrations plasmatiques d'olodatérol après inhalation diminuent de façon multiphasique, avec une demi-vie terminale d'environ 45 heures.
Populations spécifiques :
Une méta-analyse des données de pharmacocinétique a été réalisée à partir de 2 études cliniques contrôlées incluant 405 patients atteints de BPCO et 296 patients asthmatiques traités avec Striverdi Respimat.
Cette analyse conduite sur l'exposition systémique a montré qu'il n'est pas nécessaire d'adapter la dose en fonction de l'âge, du sexe ou du poids chez les patients atteints de BPCO après inhalation de Striverdi Respimat.
Insuffisance rénale :
Il n'a pas été observé d'augmentation cliniquement significative de l'exposition systémique chez les patients insuffisants rénaux.
Insuffisance hépatique :
Il n'a pas été observé de différence sur l'élimination de l'olodatérol ou sur sa liaison aux protéines plasmatiques de l'olodatérol entre les sujets atteints d'insuffisance hépatique légère ou modérée et des sujets témoins sans insuffisance hépatique. Il n'y a pas d'étude chez des sujets atteints d'insuffisance hépatique sévère.
Origine ethnique :
Une comparaison des données pharmacocinétiques dans les études et entre les études a révélé une tendance à une exposition systémique plus élevée chez les sujets japonais et originaires d'autres pays asiatiques par rapport aux sujets caucasiens.
Il n'a été identifié de problème de sécurité d'emploi dans les études cliniques incluant des sujets caucasiens et asiatiques jusqu'à un an de traitement avec Striverdi Respimat à des doses allant jusqu'à deux fois la dose thérapeutique préconisée.

Sécurité préclinique


PPSÉCURITÉ PRÉCLINIQUE 

Au cours des études non cliniques, les effets n'ont été observés qu'à des expositions considérées comme suffisamment supérieures à l'exposition maximale pour l'homme, indiquant la faible signification clinique pour l'administration thérapeutique humaine.

Les études de génotoxicité et de carcinogenèse n'ont révélé aucun risque particulier chez l'homme. Il a été observé une augmentation de l'incidence des léiomyomes mésovariens chez le rat et une augmentation des léiomyomes utérins et des léiomyosarcomes chez la souris. Ces observations sont considérées comme étant liées à un effet de classe observé chez les rongeurs après exposition à long terme à des doses élevées d'agonistes ß2. A ce jour, les agonistes ß2 n'ont pas été associés à la survenue de cancers chez l'homme.

Chez le rat, aucun effet tératogène n'est survenu après inhalation de doses atteignant 1054 microgrammes/kg/jour (environ 1600 fois la dose quotidienne maximale recommandée chez l'homme adulte [MRHDID, maximum recommended human daily inhalation dose] en inhalation (5 microgrammes) exprimée en mg/m2). Chez des lapines NZW gravides, la dose de 2489 microgrammes/kg/jour administrée en inhalation de l'olodatérol (correspondant à une exposition > 3500 fois comparée à la MRHDID en terme d'ASC0-24) a entraîné une toxicité fœtale caractéristique de la stimulation du récepteur ß-adrénergique : ossification incomplète, os courts/courbés, ouverture incomplète des yeux, fente palatine, anomalies cardiovasculaires.

Aucun effet significatif n'est survenu à une dose de 974 microgrammes/kg/jour en inhalation (environ 1580 fois la MRHDID chez l'adulte exprimé en mg/m2).

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Durée de conservation :
3 ans.
Après insertion de la cartouche dans l'inhalateur : 3 mois.

Ne pas congeler.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE I
AMM 3400927723278 (2014, RCP rév 18.07.2018) 1 cartouche de 60 doses.
  
Prix :25,60 euros (1 cartouche de 60 doses).
Remb Séc soc à 30 %. Collect.

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
Il n'y a pas de produit équivalent identifié