MONOPROST 50 µg/ml collyre sol en récipient unidose

Mise à jour : 19 Juillet 2019
Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Ophtalmologie - Antiglaucomateux : Voie locale (Prostaglandines et apparentés)
Classification ATC :
ORGANES SENSORIELS : MEDICAMENTS OPHTALMOLOGIQUES - ANTIGLAUCOMATEUX ET MYOTIQUES : ANALOGUES DES PROSTAGLANDINES (LATANOPROST)
Statut
Commercialisé
Excipients : sorbitol, carbomère 974 P, macrogol 4000, acide édétique sel disodique, sodium hydroxyde, eau ppi
Excipients à effet notoire :
EEN sans dose seuil : ricin huile hydrogénée polyoxyéthylénée 40
AMM2673826
Présentation(s)MONOPROST 50 µg/ml Collyre en sol en récipient unidose 30Unid/0,2ml
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 65%

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 
Collyre en solution à 50 µg/ml (légèrement jaune et opalescente) : Récipients unidoses de 0,2 ml sous sachets de 5 ou de 10, boîte de 30.

Composition


COMPOSITION 
 p ml
Latanoprost 
50 µg
Excipients : hydroxystéarate de macrogolglycérol 40, sorbitol, carbomère 974P, macrogol 4000, édétate disodique, hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH), eau pour préparations injectables.

Excipient à effet notoire : 1 ml de collyre en solution contient 50 mg d'hydroxystéarate de macrogolglycérol 40 (huile de ricin polyoxyl hydrogénée).

pH : 6,5 - 7,5.

Osmolalité : 250 - 310 mosmol/kg.

Une goutte contient environ 1,5 µg de latanoprost.

Indications


DCINDICATIONS 
Réduction de la pression intraoculaire élevée chez les patients atteints de glaucome à angle ouvert ou d'hypertonie intraoculaire.

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 
Grossesse :

Il n'y a pas de données de sécurité concernant l'utilisation de cette spécialité pendant la grossesse. Elle possède des effets pharmacologiques potentiellement dangereux sur le déroulement de la grossesse, le fœtus ou le nouveau-né. Par conséquent, Monoprost ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse.


Allaitement :

Le latanoprost et ses métabolites peuvent passer dans le lait maternel et par conséquent, Monoprost ne doit pas être utilisé chez les femmes qui allaitent ou bien, l'allaitement doit être interrompu.

Fertilité :

Aucun effet du latanoprost sur la fertilité mâle ou femelle n'a été observé lors des études chez l'animal (cf Sécurité préclinique).


Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
Aucune étude sur l'effet de ce médicament sur la capacité à conduire n'a été réalisée. Comme avec tout collyre, l'instillation du produit dans l'œil peut être suivie de troubles transitoires de la vue. Dans ce cas, les patients ne doivent pas conduire ni utiliser de machines jusqu'à ce que la vision redevienne normale.

Surdosage


DCSURDOSAGE 

En dehors d'une irritation oculaire et d'une hyperhémie conjonctivale, aucun effet indésirable oculaire n'est connu pour être dû à un surdosage en Monoprost.

En cas d'ingestion accidentelle de Monoprost, les informations suivantes peuvent être utiles : un récipient unidose contient 10 µg de latanoprost. Plus de 90 % du principe actif est métabolisé lors du premier passage hépatique. L'injection intraveineuse de latanoprost chez les volontaires sains à la dose de 3 µg/kg a produit des concentrations plasmatiques moyennes 200 fois plus élevées que lors d'un traitement clinique et n'a entraîné l'apparition d'aucun symptôme, mais une dose comprise entre 5,5 et 10 µg/kg a provoqué des nausées, des douleurs abdominales, des vertiges, une fatigue, des bouffées de chaleur et des sueurs. Chez le singe, le latanoprost a été injecté par voie intraveineuse à des doses allant jusqu'à 500 µg/kg, sans effet notable sur le système cardio-vasculaire.

L'administration intraveineuse de latanoprost chez le singe a été associée à une bronchoconstriction transitoire. Aucune bronchoconstriction n'a toutefois été observée chez des patients présentant un asthme modéré après l'instillation de latanoprost, à une dose égale à 7 fois la dose thérapeutique recommandée pour Monoprost.

En cas de surdosage de Monoprost, le traitement devra être symptomatique.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : Antiglaucomateux et myotiques ; analogues de prostaglandines (code ATC : S01EE01).

Mécanisme d'action :
Le principe actif, le latanoprost, analogue de la prostaglandine F2α, est un agoniste sélectif des récepteurs FP aux prostanoïdes qui abaisse la pression intraoculaire en augmentant l'écoulement de l'humeur aqueuse.
Des études conduites chez les animaux et chez l'homme indiquent que le latanoprost agit principalement en augmentant l'écoulement par la voie uvéosclérale, même s'il a été rapporté chez l'homme une augmentation de la facilité d'écoulement par les voies usuelles (diminution de la résistance).
Effets pharmacodynamiques :
Chez l'homme, la diminution de la pression intraoculaire débute environ 3 à 4 heures après l'administration du latanoprost et l'effet maximum est observé au bout de 8 à 12 heures. La réduction de la pression est maintenue pendant au moins 24 heures.
Des études pivots ont montré l'efficacité du latanoprost en monothérapie. De plus, des études cliniques évaluant l'utilisation du latanoprost en association ont été conduites. Elles comprennent des études montrant que le latanoprost est efficace en association avec les bêta-bloquants (timolol). Des études à court terme (1 ou 2 semaines) suggèrent un effet additif du latanoprost administré en association avec des collyres sympathomimétiques (dipivéphrine), des inhibiteurs de l'anhydrase carbonique par voie orale (acétazolamide), et un effet au moins partiellement additif avec des collyres parasympathomimétiques (pilocarpine).
Des essais cliniques ont montré que le latanoprost n'a pas d'effet significatif sur la production d'humeur aqueuse. En outre, aucune action sur la barrière hémato-aqueuse n'a été observée.
Chez le singe, l'effet du latanoprost sur la circulation sanguine intraoculaire est nul ou négligeable après administration à la dose thérapeutique. Néanmoins, une hyperhémie conjonctivale ou épisclérale légère à modérée peut être observée lors d'un traitement local.
Après un traitement chronique par le latanoprost chez le singe ayant auparavant subi une extraction du cristallin extracapsulaire, aucune lésion des vaisseaux sanguins rétiniens n'a été mise en évidence par l'angiographie à la fluorescéine.
Un traitement à court terme par le latanoprost n'a pas induit de fuite de la fluorescéine dans le segment postérieur des yeux humains pseudophaques.
Administré aux doses thérapeutiques, le latanoprost n'a été associé à aucun effet pharmacologique significatif sur l'appareil cardiovasculaire ou respiratoire.
Efficacité et sécurité cliniques :
Monoprost a été évalué lors d'une étude de 3 mois, randomisée, investigateur en insu comparant Monoprost sans conservateur avec le produit de référence latanoprost 0,005 % avec conservateur chez 404 patients présentant une hypertension oculaire ou un glaucome. Le critère principal d'efficacité était la variation de la pression intraoculaire entre la valeur de base et celle du jour 84. Au jour 84, la diminution de la pression intraoculaire induite par Monoprost était de - 8,6 mm Hg soit - 36 %. Cette diminution était semblable à celle observée avec le produit de référence à base de latanoprost 0,005 % avec conservateur.
Œil le plus sévèrement atteint
(population mITT)
MonoprostProduit de référence
Valeur de référence (D0) :   
n 189164
Moyenne ± écart-type 24,1 ± 1,824,0 ± 1,7
D84 :   
n 185162
Moyenne ± écart-type 15,4 ± 2,315,0 ± 2,0
Variation moyenne (D0 - D84) :   
n 185162
Moyenne ± écart-type -8,6 ± 2,6-9,0 ± 2,4
[95 % IC] [- 9,0 ; - 8,3][- 9,4 ; - 8,7]
Analyse statistique :   
E (SE) 0.417 ± 0,215 
[95 % IC] [- 0,006 ; 0,840] 
Cette étude de 3 mois a mis en évidence les effets indésirables suivants observés respectivement avec Monoprost ou avec le produit de référence à base de latanoprost : irritation/brûlure/picotements hors instillation (à J84, 6,8 % pour Monoprost et 12,9 % pour le produit de référence à base de latanoprost) et hyperhémie conjonctivale (à J84, 21,4% pour Monoprost et 29,1 % pour le produit de référence à base de latanoprost). Concernant les effets indésirables systémiques, aucune différence significative n'a été observée entre les deux groupes de traitement.

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 

Le latanoprost (PM 432,58) est une prodrogue de type ester isopropylique, inactive en elle-même, qui devient biologiquement active après hydrolyse en acide de latanoprost.

Absorption :
La prodrogue est bien absorbée par la cornée et la totalité de la substance pénétrant dans l'humeur aqueuse est hydrolysée au cours du passage à travers la cornée.
Distribution :
Les études conduites chez l'homme ont montré que le pic de concentration dans l'humeur aqueuse est atteint environ 2 heures après administration locale. Après application locale chez le singe, le latanoprost est principalement distribué dans le segment antérieur, la conjonctive et les paupières. Seule une quantité infime atteint le segment postérieur.
Les concentrations plasmatiques du latanoprost ont été mesurées au cours d'un essai pilote croisé, randomisé, de 3 mois mené sur 30 patients présentant une hypertension oculaire ou un glaucome. 30 minutes après l'instillation presque tous les patients présentaient des concentrations plasmatiques en dessous de la limite de quantification (40 pg/ml).
Biotransformation et élimination :
L'acide de latanoprost n'est pratiquement pas métabolisé dans l'œil. Le métabolisme est principalement hépatique. Sa demi-vie plasmatique chez l'homme est de 17 minutes. Les études animales ont montré une activité faible, voire nulle, des métabolites de l'acide de latanoprost, le 1,2-dinor et le 1,2,3,4-tétranor, qui sont principalement éliminés dans l'urine.

Sécurité préclinique


PPSÉCURITÉ PRÉCLINIQUE 

La toxicité oculaire et systémique du latanoprost a été étudiée chez plusieurs espèces animales. Le latanoprost est généralement bien toléré, avec une marge de sécurité d'au moins 1000 entre la dose thérapeutique administrée et la toxicité systémique. De fortes doses de latanoprost, équivalentes à environ 100 fois la dose thérapeutique/kg de poids corporel, administrées par voie intraveineuse à des singes non anesthésiés, ont provoqué une augmentation de la fréquence respiratoire des animaux, probablement en raison d'une bronchoconstriction de courte durée. Le latanoprost ne présente pas de potentiel sensibilisant dans les études chez l'animal.

Aucun effet toxique n'a été détecté dans l'œil à des doses allant jusqu'à 100 µg/œil/jour chez le lapin ou le singe (la dose thérapeutique est d'environ 1,5 µg/œil/jour). Toutefois, une augmentation de la pigmentation de l'iris a été observée chez le singe.

Le mécanisme conduisant à une augmentation de la pigmentation semble être lié à une stimulation de la production de mélanine dans les mélanocytes de l'iris, sans prolifération des mélanocytes. La modification de la couleur de l'iris peut être permanente.

Dans des études de toxicité oculaire chronique, le latanoprost administré à la dose de 6 µg/œil/jour a été associé à une augmentation de la fente palpébrale. Cet effet est réversible chez l'animal et est observé à des doses supérieures aux doses thérapeutiques. Cet effet n'a pas été observé chez l'homme.

Les tests de mutation réverse sur des bactéries, les tests de mutation génique sur des cellules de lymphome de souris, ainsi que le test du micronoyau chez la souris, se sont révélés négatifs avec le latanoprost. Des aberrations chromosomiques ont été observées in vitro sur des lymphocytes humains. Des effets similaires ont été notés avec une prostaglandine naturelle, la prostaglandine F2α, ce qui indique un effet de classe.

Des tests de synthèse non programmée d'ADN in vitro et in vivo chez le rat ont montré des résultats négatifs. Le latanoprost ne présente donc pas de potentiel génotoxique. Par ailleurs, les études de cancérogenèse chez la souris et le rat ont montré des résultats négatifs.

Les études de carcinogenèse chez la souris et le rat ont également été négatives.

Aucun effet du latanoprost sur la fertilité mâle ou femelle n'a été observé lors des études chez l'animal. Dans une étude d'embryotoxicité chez le rat, aucun effet embryotoxique n'a été montré après administration intraveineuse de latanoprost (aux doses de 5, 50 et 250 µg/kg/jour). Toutefois, le latanoprost a induit des embryons létaux chez le lapin à des doses égales ou supérieures à 5 µg/kg/jour.

La dose de 5 µg/kg/jour (environ 100 fois la dose thérapeutique) a entraîné une toxicité embryofœtale significative, caractérisée par une incidence accrue des résorptions tardives, des avortements, ainsi que par une diminution du poids fœtal. Aucun potentiel tératogène du latanoprost n'a été détecté.

Toxicité oculaire :
L'administration oculaire de Monoprost collyre chez l'animal 2 fois par jour pendant 28 jours n'a pas montré de toxicité locale ou systémique.

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Durée de conservation dans le conditionnement extérieur :
2 ans.

A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.

Après la première ouverture du sachet :
  • Pour le sachet de 5 récipients unidoses :
    Utiliser les récipients unidoses dans les 7 jours suivants.
  • Pour le sachet de 10 récipients unidoses :
    Utiliser les récipients unidoses dans les 10 jours suivants.
Après ouverture d'un récipient unidose :
Utiliser immédiatement et le jeter après utilisation.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 

Pas d'exigences particulières.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE I
AMM3400926738266 (2013, RCP rév 01.04.2019).
  
Prix :9,11 euros (30 unidoses).
Remb Séc soc à 65 %. Collect.

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
Il n'y a pas de produit équivalent identifié