ILUVIEN 190 µg implant i-vitr avec applicateur

Mise à jour : 21 Janvier 2020
Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Ophtalmologie - Affections rétiniennes : Rétinopathie vasculaire (Fluocinolone)
Classification ATC :
ORGANES SENSORIELS : MEDICAMENTS OPHTALMOLOGIQUES - ANTIINFLAMMATOIRES : CORTICOIDES NON ASSOCIES (FLUOCINOLONE ACETONIDE)
Statut
Commercialisé
Excipients : alcool polyvinylique, polyimide, adhésif silicone
AMM2228581
Présentation(s)ILUVIEN 190 µg Implant intravitr avec applicateur Plq/1
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 30%

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 
Implant intravitréen contenant 190 µg d'acétonide de fluocinolone (cylindre mesurant environ 3,5 mm x 0,37 mm ; brun clair) avec applicateur à usage unique : Boîte de 1 applicateur avec aiguille 25 G, sous plaquette thermoformée (plastique avec opercule).

Composition


COMPOSITION 
 p implant
Fluocinolone acétonide (DCI) 
190 µg
Excipients : Alcool polyvinylique, tube en polyimide, adhésif siliconé.

Indications


DCINDICATIONS 
Iluvien est indiqué dans le traitement de la perte d'acuité visuelle associée à l'œdème maculaire diabétique (OMD) chronique lorsque la réponse aux traitements disponibles est jugée insuffisante (cf Pharmacodynamie).
Iluvien est indiqué dans la prévention de la rechute de l'uvéite non infectieuse recidivante affectant le segment postérieur de l'œil (cf Pharmacodynamie).

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 
Grossesse :

Les données sur l'utilisation de l'acétonide de fluocinolone administré par voie intravitréenne chez la femme enceinte sont limitées. Les études effectuées chez l'animal sont insuffisantes pour permettre de conclure sur la toxicité sur la reproduction de l'acétonide de fluocinolone administré par voie intravitréenne (cf Sécurité préclinique). Bien que l'acétonide de fluocinolone soit indétectable dans la circulation générale après un traitement intraoculaire local, la fluocinolone est néanmoins un corticoïde puissant et même de très faibles niveaux d'exposition systémique peuvent présenter un certain risque pour le fœtus en développement. Par mesure de précaution, il est préférable d'éviter l'utilisation d'Iluvien pendant la grossesse.


Allaitement :

L'acétonide de fluocinolone administré par voie systémique est excrété dans le lait maternel. Même si l'exposition systémique de la femme qui allaite à l'acétonide de fluocinolone administré par voie intravitréenne devrait être très faible, une décision doit être prise soit d'interrompre l'allaitement soit de s'abstenir du traitement avec Iluvien en prenant en compte le bénéfice de l'allaitement pour l'enfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.

Fertilité :

Il n'existe pas de données concernant l'effet d'Iluvien sur la fertilité. Cependant, des effets sur la fertilité masculine ou féminine sont peu probables dans la mesure où l'exposition systémique à l'acétonide de fluocinolone est très faible après administration par voie intravitréenne.


Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
Iluvien a une influence mineure sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Les patients peuvent présenter une diminution d'acuité visuelle temporaire après l'administration d'Iluvien et ne doivent pas conduire ou utiliser des machines jusqu'à ce que leur vision soit rétablie.

Surdosage


DCSURDOSAGE 

Aucun cas de surdosage n'a été rapporté

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : Anti-inflammatoires, corticoïdes, non associés (code ATC : S01BA15).

Les corticoïdes inhibent la réponse inflammatoire à différents agents déclenchants. Ils inhibent la formation d'œdème, le dépôt de fibrine, la dilation capillaire, la migration leucocytaire, la prolifération capillaire, la prolifération des fibroblastes, le dépôt de collagène et la formation de cicatrices fibreuses associés à l'inflammation.

Les corticoïdes agiraient par induction des protéines inhibitrices de la phospholipase A, appelées lipocortines. On suppose que ces protéines contrôlent la biosynthèse des médiateurs puissants de l'inflammation tels que les prostaglandines et les leucotriènes en inhibant la libération de leur précurseur commun, l'acide arachidonique. L'acide arachidonique est libéré des phospholipides membranaires par la phospholipase A2. Il a également été démontré que les corticoïdes diminuent les taux de facteur de croissance de l'endothélium vasculaire (VEGF), une protéine qui augmente la perméabilité vasculaire et provoque l'œdème.

Œdème Maculaire Diabétique :
L'efficacité d'Iluvien a été évaluée dans deux études multicentriques randomisées en double aveugle, en groupes parallèles, menées chez des patients présentant un œdème maculaire diabétique et ayant antérieurement reçu au moins un traitement par photocoagulation au laser. La durée de suivi était de 3 ans pour chaque patient. Au total, 74,4 % des patients ont reçu 1 implant, 21,6 % ont reçu 2 implants, 3,5 % ont reçu 3 implants, 0,5 % ont reçu 4 implants et aucun patient n'a reçu plus de 4 implants. Dans les deux études, le critère principal d'évaluation de l'efficacité était le pourcentage de patients ayant obtenu un gain d'acuité visuelle d'au moins 15 lettres après 24 mois. Dans chacune de ces études, le critère principal a été atteint pour Iluvien (voir Figure 1 pour les résultats combinés du critère d'efficacité principal).
Figure 1 : pourcentage de patients ayant obtenu un gain ≥ 15 lettres par rapport au début de l'étude, études FAME combinées
Schéma
Lorsque l'efficacité a été évaluée en fonction de la durée de la maladie, une réponse bénéfique significative a été observée chez les patients dont l'ancienneté de l'OMD était supérieure à la médiane (≥ 3 ans), tandis que les patients chez lesquels la durée de l'OMD était plus courte n'ont pas présenté de bénéfice supplémentaire par rapport au traitement comparateur en termes d'amélioration de l'acuité visuelle (Figures 2 et 3). Ces données en sous-groupes étayent l'indication dans le traitement d'OMD chronique (c'est-à-dire d'une durée d'au moins 3 ans) qui figure à la rubrique Indications.
Figures 2 : comparaison des pourcentages de patients ayant obtenu un gain ≥ 15 lettres de la meilleure acuité visuelle corrigée (MAVC) par rapport à l'entrée dans l'étude et variation moyenne de l'épaisseur centrale de la rétine excessive, par sous-groupe en fonction de la durée de l'OMD ≥ 3 ans
Schéma
Schéma
Figures 3 : comparaison de la variation moyenne de l'épaisseur centrale de la rétine excessive et pourcentage de patients ayant obtenu un gain ≥ 15 lettres de la MAVC par rapport à l'entrée dans l'étude et variation moyenne de l'épaisseur centrale de la rétine excessive, par sous-groupe en fonction de la durée de l'OMD < 3 ans
Schéma
Schéma
Uvéite non infectieuse du segment postérieur :
Le programme de développement d'Iluvien dans l'uvéite non infectieuse affectant le segment postérieur de l'œil comprend deux études de phase III visant à évaluer la sécurité et l'efficacité de 0,2 µg/jour d'acétonide de fluocinolone par rapport à une injection simulée sur une période de 36 mois. Les deux études sont des études prospectives, randomisées, multicentriques, en double insu, contrôlée par injection simulée, réalisée sur 282 patients au total qui ont reçu un traitement unique par acétonide de fluocinolone (188 patients) ou une injection simulée (94 patients). Les critères d'éligibilité ont été conçus pour recruter des patients atteints de maladies récidivantes ou persistantes. Au début de l'étude, les caractéristiques oculaires des patients participant aux études sont présentées dans le tableau 2 :
Tableau 2 : Caractéristiques oculaires de l'œil étudié au début de l'étude (population en intention de traiter [ITT]) : PSV-FAI-001 et PSV-FAI-005
Population en ITT
  PSV-FAI-001 PSV-FAI-005
  Insertion IAF
(N = 87)
Injection simulée
(N = 42)
Insertion IAF
(N = 101)
Injection simulée
(N = 52)
Lettres de MAVC, moyenne (ET) 66,9 (15,49) 64,9 (15,53) 66,4 (15,85) 63,6 (16,82)
Gravité de la haze vitréen
0/0,5 +
48 (55,2) 21 (50,0) 37 (36,6) 14 (27,0)
1/2 + 39 (44,8) 21 (50,0) 64 (63,3) 38 (73,1)
3/4 + 0 0 0 0
Cellules dans la chambre antérieure
0/0,5 +
77 (88,5) 33 (78,6) 93 (92,0) 49 (94,3)
1/2 + 10 (11,5) 9 (21,4) 8 (7,9) 3 (5,8)
3/4 + 0 0 0 0
Pression intraoculaire (PIO)
Moyenne (ET)
13,9 (3,12) 13,6 (3,15) 13,3 (3,07) 13,1 (2,60)
Gravité de l'œdème maculaire (µm)
CST < 300
37 (42,5) 14 (33,3) 70 (69,3) 36 (69,2)
CST ≥ 300 48 (55,2) 27 (64,3) 30 (29,7) 14 (26,9)
CST = central subfield thickness (épaisseur rétinienne dans la zone centrale) ; ET = écart type ; IAF = implant d'acétonide de fluocinolone ; MAVC = meilleure acuité visuelle corrigée.
Les données sont des nombres (%) sauf indication contraire.
Le critère de jugement principal de l'efficacité était basé sur la proportion de patients ne présentant pas de récidive d'uvéite entre la randomisation et le 6e mois, la récidive étant définie comme :
  1. une augmentation ≥ 2 grades du nombre de cellules par champs au fort grossissement par rapport au début de l'étude ou à toute visite avant 6 mois ;
  2. une augmentation du haze vitréen ≥ 2 grades par rapport au début de l'étude ou à toute visite avant 6 mois ;
  3. une perte de la meilleure acuité visuelle corrigée supérieure ou égale à 15 lettres par rapport au début de l'étude à toute visite avant le mois 6.
Tout critère utilisé pour définir la récidive devait être attribuable uniquement à une uvéite non infectieuse. Un patient n'ayant pas présenté précédemment de récidive telle qu'elle est définie en (a), (b), (c), et ayant pris un stéroïde systémique ou un immunosuppresseur, un stéroïde par injection intra/périoculaire ou un stéroïde topique dans l'œil étudié, à tout moment durant l'étude et avant le 6e mois, a été considéré comme ayant présenté une récidive. La récidive pouvait être traitée à l'aide du traitement standard conformément aux critères définis dans le protocole.
Dans chaque essai clinique de phase III, le critère d'évaluation principal a été atteint. Les tableaux 3 et 4 présentent les résultats du critère de jugement principal d'efficacité comparant la proportion de récidives de l'uvéite dans l'œil de l'étude par rapport au témoin simulé. La figure 4 présente une comparaison du délai jusqu'à la récidive d'uvéite dans ces groupes de traitement.
Tableau 3 : Proportion de patients présentant une récidive d'uvéite dans l'œil étudié dans les 6 mois (population en ITT) : PSV-FAI-001 et PSV-FAI-005
Population en ITT
  PSV-FAI-001 PSV-FAI-005
  Insertion IAF
(N = 87)
Injection simulée
(N = 42)
Insertion IAF
(N = 101)
Injection simulée
(N = 52)
Récidive dans les 6 mois, n (%) 24 (27,6) 38 (90,5) 26 (25,7) 31 (59,6)
Aucune récidive dans les 6 mois, n (%) 63 (72,4) 4 (9,5) 75 (74,3) 21 (40,4)
Différence par rapport à l'injection simulée(1)    
Odds ratio 24,94 4,26
IC à 95 % 8,04, 77,39 2,09, 8,67
Valeur p < 0,001 < 0,001
Différence par rapport à l'injection simulée(2)    
Différence en pourcentage 62,9% 33,9%
IC à 95 % (50,0 %, 75,8 %) (18,0 %, 49,7 %)
Valeur p < 0,001 < 0,001
(1)  L'Odds ratio et l'intervalle de confiance à 95 % sont basés sur la méthode de Mantel-Haenszel. La valeur p est issue d'un test du chi-2 avec correction de continuité comparant entre les groupes de traitement le nombre de patients présentant ou ne présentant pas de récidive d'uvéite à 6 mois.
(2)  La valeur p est issue d'un test du chi-2 de Cochran-Mantel-Haenszel pour mesurer l'association générale comparant entre les groupes de traitement le nombre de patients présentant ou ne présentant pas de récidive d'uvéite à 6 mois.
Tableau 4 : Proportion de patients présentant une récidive d'uvéite dans l'œil étudié dans les 6 mois (population en ITT) : regroupement des données des études Uvéite
Population en ITT
  Insertion IAF
(N = 188)
Injection simulée
(N = 94)
Récidive dans les 6 mois, n (%) 50 (26,6) 69 (73,4)
Aucune récidive dans les 6 mois, n (%) 138 (73,4) 25 (26,6)
Différence par rapport au témoin simulé(1)  
Odds ratio 7,62
IC à 95 % (4,35, 13,34)
Valeur p < 0,001
Différence par rapport au témoin simulé(2)  
Différence en pourcentage 46,8 %
IC à 95 % (35,9 %, 57,8 %)
Valeur p < 0,001
(1)  L'Odds ratio et l'intervalle de confiance à 95 % sont basés sur la méthode de Mantel-Haenszel. La valeur p est issue d'un test du chi-2 avec correction de continuité comparant entre les groupes de traitement le nombre de patients présentant ou ne présentant pas de récidive d'uvéite à 6 mois.
(2)  La valeur p est issue d'un test du chi-2 de Cochran-Mantel-Haenszel pour mesurer l'association générale comparant entre les groupes de traitement le nombre de patients présentant ou ne présentant pas de récidive d'uvéite à 6 mois.
Figure 4 : Courbe de Kaplan-Meier du délai jusqu'aux premières récidives d'uvéite dans l'œil étudié dans les 6 mois (population en ITT) : regroupement des données des études Uvéite
Schéma
La valeur p (p < 0,001) comparant les deux distributions du délai de récidive d'uvéite est basée sur un test de type log-rank.
Dans la population en ITT, la récidive d'uvéite dans l'œil étudié rapportée à 6 mois était sensiblement (p < 0,001) inférieure dans le groupe Iluvien (37,9 %) par rapport au groupe injection simulée (97,6 %) ; l'Odds ratio pour la différence par rapport à l'injection simulée était de 67,09 (IC à 95 % : 8,81-511,06).
La persistance de l'efficacité a été démontrée par les résultats à 36 mois de l'étude de phase III initiée en premier (PSV-FAI-001) (voir le tableau présentant les résultats du critère d'évaluation principal de l'étude PSV-FAI-001 comparant la proportion de récidives d'uvéite dans l'œil étudié par rapport au témoin simulé et la figure relative à la comparaison du délai de la récidive d'uvéite dans ces groupes de traitement).
Tableau 5 : Proportion de patients présentant une récidive d'uvéite dans l'œil étudié dans les 36 mois (population en ITT) : PSV-FAI-001
Population en ITT
  Insertion IAF
(N = 87)
Injection simulée
(N = 42)
Récidive dans les 36 mois, n (%) 57 (65,5 %) 41 (97,6 %)
Aucune récidive dans les 36 mois, n (%) 30 (34,5 %) 1 (2,4 %)
Différence par rapport au témoin simulé(1)  
Odds ratio 21,58
IC à 95 % (2,83, 164,70)
Valeur p < 0,001
Différence par rapport au témoin simulé(2)  
Différence en pourcentage 32,1 %
IC à 95 % (21,1 %, 43,1 %)
Valeur p < 0,001
(1)  L'Odds ratio et l'intervalle de confiance à 95 % sont basés sur la méthode de Mantel-Haenszel. La valeur p est issue d'un test du chi-2 avec correction de continuité comparant entre les groupes de traitement le nombre de patients présentant ou ne présentant pas de récidive d'uvéite à 36 mois.
(2)  La valeur p est issue d'un test du chi-2 de Cochran-Mantel-Haenszel pour mesurer l'association générale comparant entre les groupes de traitement le nombre de patients présentant ou ne présentant pas de récidive d'uvéite à 36 mois.
Figure 5 : Courbe de Kaplan-Meier du délai jusqu'aux premières récidives d'uvéite dans l'œil étudié dans les 36 mois (population en ITT) : PSV-FAI-001
Schéma
Dans la population en ITT, la récidive d'uvéite dans l'œil étudié dans les 36 mois était significativement inférieure (p < 0,001) dans le groupe Iluvien par rapport au groupe de injection simulée.
Tableau 6 : Nombre de récidives d'uvéite dans l'œil étudié dans les 6 mois (population en ITT) : PSV-FAI-001 et PSV-FAI-005
Population en ITT
  PSV-FAI-001 PSV-FAI-005
  Insertion IAF
(N = 87)
Injection simulée
(N = 42)
Insertion IAF
(N = 101)
Injection simulée
(N = 52)
Nombre totale de récidives 36 70 59 53
Nombre de patients présentant au moins une récidive 24 38 26 31
Nombre de récidives par patient      
N 87 42 101 52
Moyenne (ET) 0,4 (0,76) 1,7 (1,07) 0,6 (1,34) 1,0 (1,21)
Médiane 0,0 1,0 0,0 1,0
Minimum, maximum (0,3) (0,5) (0,9) (0,6)
0 63 (72,4 %) 4 (9,5 %) 75 (74,3 %) 21 (40,4 %)
1 14 (16,1 %) 18 (42,9 %) 12 (11,9 %) 18 (34,6 %)
2 8 (9,2 %) 10 (23,8 %) 4 (4,0 %) 8 (15,4 %)
3 2 (2,3 %) 9 (21,4 %) 7 (6,9 %) 3 (5,8 %)
4 0 (0,0 %) 0 (0,0 %) 1 (1,0 %) 1 (1,9 %)
5 0 (0,0 %) 1 (2,4 %) 1 (1,0 %) 0 (0,0 %)
> 5 0 (0,0 %) 0 (0,0 %) 1 (1,0 %) 1 (1,9 %)
Différence par rapport au témoin simulé(1)      
Estimation -1,3 -0,4
IC à 95 % (-1,62, -0,88) (-0,87, 0,00)
Valeur p < 0,001 0,051
(1)  La valeur p est issue d'une analyse de variance à un facteur avec le groupe de traitement comme effet fixe comparant le nombre moyen de récidives d'uvéite dans les 36 mois.
Tableau 7 : Nombre de récidives d'uvéite dans l'œil étudié dans les 36 mois (population en ITT) : PSV-FAI-001
Population en ITT
  Insertion IAF
(N = 87)
Injection simulée
(N = 42)
Nombre total de récidives 149 223
Nombre de patients présentant au moins une récidive 57 41
Nombre de récidives par patient  
N 87 42
Moyenne (ET) 1,7 (2,42) 5,3 (3,84)
Médiane 1,0 5,0
Minimum, maximum (0,15) (0,15)
0 30 (34,5 %) 1 (2,4 %)
1 29 (33,3 %) 5 (11,9 %)
2 7 (8,0 %) 7 (16,7 %)
3 8 (9,2 %) 4 (9,5 %)
4 4 (4,6 %) 3 (7,1 %)
5 2 (2,3 %) 5 (11,9 %)
> 5 7 (8,0 %) 17 (40,5 %)
Différence par rapport au témoin simulé(1)  
Estimation -3,6
IC à 95 % (-4,89, -2,30)
Valeur p < 0,001
(1)  La valeur p est issue d'une analyse de variance à un facteur avec le groupe de traitement comme effet fixe comparant le nombre moyen de récidives d'uvéite dans les 36 mois.
Les patients traités par Iluvien ont présenté significativement moins de récidives dans les 36 mois que les patients ayant reçu l'injection simulée (1,7 récidives par rapport à 5,3 récidives, respectivement, p < 0,001).
Tableau 8 : Nombre de traitements complémentaires de l'uvéite dans l'œil étudié dans les 6 mois (population en ITT) : PSV-FAI-001 et PSV-FAI-005
Population en ITT
  PSV-FAI-001 PSV-FAI-005
  Insertion IAF
(N = 87)
Injection simulée
(N = 42)
Insertion IAF
(N = 101)
Injection simulée
(N = 52)
Stéroïdes systémiques ou immunosuppresseur        
Nombre total de récidives 21 24 25 14
Nombre de patients présentant au moins une récidive 13 (14,9 %) 16 (38,1 %) 14 (13,9 %) 11 (21,2 %)
Différence par rapport au témoin simulé(1)    
Différence en pourcentage 23,2 % 7,3 %
IC à 95 % (6,7 %, 39,6 %) (-5,7 %, 20,3 %)
Valeur p 0,003 0,249
Injection intra/périoculaire de stéroïde      
Nombre total de récidives 5 35 2 19
Nombre de patients présentant au moins une récidive 5 (5,7 %) 24 (57,1 %) 2 (2 %) 19 (36,5 %)
Différence par rapport au témoin simulé(1)    
Différence en pourcentage 51,4 % 34,6 %
IC à 95 % (35,7 %, 67,1 %) (21,2 %, 47,9 %)
Valeur p < 0,001 < 0,001
Stéroïde topique    
Nombre total de récidives 17 22 11 17
Nombre de patients présentant au moins une récidive 15 (17,2 %) 18 (42,9 %) 10 (9,9 %) 12 (23,1 %)
Différence par rapport au témoin simulé(1)    
Différence en pourcentage 25,6 % 13,2 %
IC à 95 % (8,7 %, 42,6 %) (0,3 %, 26,0 %)
Valeur p 0,002 0,028
(1)  La valeur p est issue d'un test du chi-2 de Cochran-Mantel-Haenszel pour mesurer l'association générale comparant entre les groupes de traitement le nombre de patients ayant reçu ou pas de traitement complémentaire.
Tableau 9 : Nombre de traitements complémentaires de l'uvéite dans l'œil étudié dans les 36 mois (population en ITT) : PSV-FAI-001
Population en ITT
  Insertion IAF
(N = 87)
Injection simulée
(N = 42)
Stéroïdes systémiques ou immunosuppresseur    
Nombre total de récidives 61 45
Nombre de patients présentant au moins une récidive 30 (34,5 %) 21 (50,0 %)
Différence par rapport au témoin simulé(1)  
Différence en pourcentage 15,5 %
IC à 95 % (-2,6 %, 33,6 %)
Valeur p 0,092
Injection intra/périoculaire de stéroïde  
Nombre total de récidives 23 99
Nombre de patients présentant au moins une récidive 17 (19,5 %) 29 (69,0 %)
Différence par rapport au témoin simulé(1)    
Différence en pourcentage 49,5 %
IC à 95 % (33,2 %, 65,8 %)
Valeur p < 0,001
Stéroïde topique    
Nombre total de récidives 40 47
Nombre de patients présentant au moins une récidive 24 (27,6 %) 24 (57,1 %)
Différence par rapport au témoin simulé(1)    
Différence en pourcentage 29,6 %
IC à 95 % (11,9 %, 47,2 %)
Valeur p 0,001
(1)  La valeur p est issue d'un test du chi-2 de Cochran-Mantel-Haenszel pour mesurer l'association générale comparant entre les groupes de traitement le nombre de patients ayant reçu ou pas de traitement complémentaire.

Significativement moins de patients traités par Iluvien que de patients ayant reçu l'injection simulée ont eu besoin de stéroïdes complémentaires par injection intra/périoculaire (19,5 % par rapport à 69,0 % respectivement, p< 0,001) ou de stéroïdes topiques complémentaires (27,6 % par rapport à 57,1 % respectivement, p = 0,001). Moins de patients ont eu besoin de stéroïdes systémiques complémentaires ou d'un traitement immunosuppresseur complémentaire (34,5 % par rapport à 50,0 % respectivement, p = 0,092).
L'Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l'obligation de soumettre les résultats d'études réalisées avec l'acétonide de fluocinolone administré par voie intravitréenne dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans le traitement de l'œdème maculaire diabétique (cf Posologie et Mode d'administration pour les informations concernant l'usage pédiatrique).

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 

Dans une étude pharmacocinétique chez l'homme (C-01-06-002, étude FAMOUS), les concentrations plasmatiques d'acétonide de fluocinolone ont été inférieures à la limite de quantification du dosage (100 pg/ml) à tous les temps d'évaluation du jour 1 au mois 36. Les concentrations maximales d'acétonide de fluocinolone dans l'humeur aqueuse ont été observées au jour 7 chez la majorité des sujets. Les concentrations d'acétonide de fluocinolone dans l'humeur aqueuse ont diminué pendant les 3 à 6 premiers mois et sont restées généralement identiques jusqu'au mois 36 chez les sujets n'ayant pas reçu un second traitement. Chez les sujets ayant reçu un second traitement, le second pic de concentration d'acétonide de fluocinolone a été similaire à celui observé après la dose initiale. Après le second traitement, les concentrations d'acétonide de fluocinolone dans l'humeur aqueuse sont revenues à des valeurs à peu près similaires à celles observées lors du premier traitement.


Figure 6 : concentrations de la FA dans l'humeur aqueuse humaine chez des sujets ayant reçu 1 implant Iluvien (étude FAMOUS)
Schéma

Sécurité préclinique


PPSÉCURITÉ PRÉCLINIQUE 

L'acétonide de fluocinolone est tératogène chez la souris et le lapin après une administration systémique. Il n'existe pas de données concernant le potentiel mutagène, cancérogène ou la toxicité sur le développement de l'acétonide de fluocinolone administré par voie intravitréenne. Cependant, l'acétonide de fluocinolone administré par voie intravitréenne n'était pas détectable dans la circulation et aucun effet systémique n'est donc prévisible.

Des effets locaux (lésions dégénératives focales des fibres dans les régions polaire postérieure et corticale postérieure du cristallin) ont été observés chez le lapin à des doses d'acétonide de fluocinolone administré par voie intravitréenne supérieures à la dose utilisée en clinique. Des effets locaux (fibrose rétinienne focale) ont également été observés chez des lapins traités avec le dispositif contenant l'acétonide de fluocinolone ou le placebo. Cette formation de tissu fibreux n'a pas été observée en clinique chez l'homme et il est présumé qu'elle est due à des différences anatomiques entre l'œil de lapin et l'œil humain.

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Durée de conservation :
2 ans.

A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C. Ne pas mettre au réfrigérateur ou congeler.

La plaquette thermoformée scellée ne doit être ouverte qu'immédiatement avant utilisation.

Après première ouverture de l'opercule, utiliser immédiatement.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 

Éliminer l'applicateur en toute sécurité dans un collecteur à aiguilles DASRI.

Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE I
Médicament à prescription réservée aux spécialistes en ophtalmologie.
AMM3400922285818 (2012, RCP rév 30.04.2019).
  
Prix : 6022,58 euros (1 implant intravitréen).
Médicament d'exception : prescription en conformité avec la fiche d'information thérapeutique.
Collect. et Remb Séc soc à 30 % dans l'indication « traitement de la baisse d'acuité visuelle associée à l'œdème maculaire diabétique chronique lorsque la réponse aux traitements disponibles (photocoagulation au laser, ranibizumab) est jugée insuffisante malgré l'optimisation de la prise en charge du diabète ».
Non agréé Collect et non remboursable à la date du 20.01.2020 dans l'indication « prévention de la rechute de l'uvéite non infectieuse recidivante affectant le segment postérieur de l'œil » (demandes à l'étude).

Titulaire de l'AMM : Alimera Sciences Europe Limited, 77 Sir John Rogerson's Quay, Dublin 2, Irlande.

Exploitant :

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
Il n'y a pas de produit équivalent identifié