NIVAQUINE 25 mg/5 ml sirop

Mise à jour : 20 Janvier 2020
Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Infectiologie - Parasitologie : Antiparasitaires systémiques - Antipaludiques : Chloroquine (Voie orale)
Classification ATC :
ANTIPARASITAIRES, INSECTICIDES : ANTIPROTOZOAIRES - ANTIPALUDEENS : AMINOQUINOLEINES (CHLOROQUINE)
Statut
Commercialisé
Excipients : acide citrique monohydrate, eau purifiée
Aromatisant : café extrait
Colorant (excipient) : colorant caramel
Excipients à effet notoire :
EEN sans dose seuil : saccharose solution
AMM3254445
Présentation(s)NIVAQUINE 25 mg/5 ml Sirop Fl/150ml
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 65%

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 
Sirop à 25 mg/5 ml :  Flacon de 150 ml, avec cuillère-mesure de 5 ml.

Composition


COMPOSITION 
 p c mes
Chloroquine 
25 mg
(sous forme de sulfate : 34,05 mg/c mes)
Excipients : acide citrique monohydraté, caramel (E150), extrait sec de café, solution de saccharose, eau purifiée.
Excipient à effet notoire : saccharose (4,15 g/c mes).

Indications


DCINDICATIONS 
Traitement curatif et préventif du paludisme.
Il est nécessaire, lors de la prescription d'antipaludiques, de prendre en compte les recommandations des autorités sanitaires nationales et internationales concernant l'évolution des chimiorésistances.

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 
Contraception :

En raison du potentiel génotoxique de la chloroquine (cf Sécurité préclinique), les hommes et les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et jusqu'à 8 mois après l'arrêt du traitement.


Grossesse :

Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (morts fœtales et malformations oculaires ; cf Sécurité préclinique).

Il n'existe pas ou peu de données sur l'utilisation de la chloroquine chez la femme enceinte.

Compte tenu du potentiel génotoxique de la chloroquine (cf Sécurité préclinique), ce médicament ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf en l'absence d'alternatives thérapeutiques plus sûres.


Allaitement :

La chloroquine est excrétée dans le lait maternel (jusqu'à 12,3 % de la dose maternelle journalière ajustée sur le poids). En raison du potentiel génotoxique de la molécule (cf Sécurité préclinique) et par mesure de précaution, l'allaitement est contre indiqué en cas de traitement par chloroquine.

Fertilité :

Les études chez l'animal ont montré une altération de la fertilité masculine (cf Sécurité préclinique). L'impact sur la fertilité humaine ne peut être exclu.


Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
L'attention des conducteurs de véhicules et des utilisateurs de machines sera attirée sur le risque de troubles visuels transitoires (vision floue, troubles de l'accommodation) pouvant apparaître lors de traitement par chloroquine.

Surdosage


DCSURDOSAGE 
Dose dangereuse :
  • Adulte : à partir de 2 g de chloroquine en 1 prise (soit plus de 80 cuillères-mesures en 1 prise).
  • Enfant : à partir de 25 mg/kg de chloroquine en 1 prise, soit pour un poids corporel de :
    • Pour un enfant de 10 kg : à partir de 10 cuillères-mesures ;
    • Pour un enfant de 20 kg : à partir de 20 cuillères-mesures ;
    • Pour un enfant de 30 kg : à partir de 30 cuillères-mesures ;
    • Pour un enfant de 40 kg : à partir de 40 cuillères-mesures.
La chloroquine est absorbée rapidement. Elle est hautement toxique lors de surdosages, particulièrement chez les enfants.
Symptômes de surdosage en chloroquine :
En cas d'intoxication grave, un élargissement du complexe QRS, des bradycardies, un rythme nodal, un allongement de l'intervalle QT, un bloc auriculo-ventriculaire, une tachycardie ventriculaire, des torsades de pointes et une fibrillation ventriculaire peuvent survenir.
Céphalées, étourdissements, troubles visuels, nausées, vomissements. Certains symptômes sont de valeur pronostique très péjorative : hypotension, collapsus cardiovasculaire, signes ECG : troubles du rythme et de la conduction, aplatissement de l'onde T, allongement de l'espace QT, élargissement du QRS, torsade de pointes, tachycardie ventriculaire, fibrillation ventriculaire ; un arrêt respiratoire et cardiaque peut survenir brutalement et précocement.
Une hypokaliémie peut survenir, probablement due à une entrée de potassium dans les cellules, augmentant ainsi le risque de dysrythmie cardiaque. L'évolution peut être fatale consécutive à une insuffisance cardiaque ou respiratoire ou à un trouble du rythme cardiaque.
Des cas de troubles extrapyramidaux ont été également rapportés lors de surdosage en chloroquine (cf Mises en garde et Précautions d'emploi, Effets indésirables).
Conduite à tenir :
Toute suspicion d'intoxication par la chloroquine impose l'hospitalisation. Quelle que soit la dose supposée ingérée, toute intoxication par la chloroquine impose une prise en charge préhospitalière par un service mobile d'urgence. En attendant l'ambulance, une perfusion IV avec une solution de remplissage peut être posée. En cas d'intoxication grave (dose supposée ingérée ≥ 4 g ou hypotension et/ou signes ECG), le schéma thérapeutique d'urgence suivant est préconisé :
  • Adrénaline : 0,25 µg/kg/min.
  • Intubation, ventilation assistée.
  • Diazépam : 2 mg/kg en 30 minutes, puis 2 à 4 mg/kg/24 heures.
L'hémodialyse ne permet pas une élimination rapide de la chloroquine en cas d'intoxication (la clairance de dialyse représente 15 % de la clairance totale).
L'acidification des urines, l'hémodialyse, la dialyse péritonéale et l'exsanguinotransfusion n'apportent pas de bénéfice en cas de surdosage à la chloroquine.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : Antipaludique (code ATC : P01BA01 ; P : parasitologie).

La chloroquine est un antipaludique de synthèse de la famille des amino-4-quinoléines. Elle exerce une action essentiellement schizontocide sur les formes érythrocytaires des Plasmodium.

Il existe des souches de Plasmodium falciparum résistantes aux amino-4-quinoléines en Asie du Sud-Est, au nord de l'Amérique du Sud et en Afrique. Des cas de résistance de paludisme à Plasmodium vivax ont été observés chez des sujets traités par chloroquine en Papouasie-Nouvelle-Guinée, ainsi qu'en Indonésie (Irian Jaya), au Myanmar et à Vanuatu.

La chloroquine est inactive sur les formes intrahépatiques de Plasmodium.

A des posologies relativement fortes et prolongées, la chloroquine a une activité dans les maladies du collagène.

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 
Absorption :
L'absorption est rapide et intense. Les concentrations maximales sont obtenues entre la 2e et la 6e heure suivant l'administration.
La prise de nourriture facilite l'absorption de la chloroquine et augmente sa biodisponibilité.
Distribution :
La chloroquine est largement distribuée dans l'organisme. Elle se fixe dans les tissus contenant de la mélanine (peau, rétine) et dans les globules rouges. Sa concentration augmente dans les érythrocytes parasités.
La chloroquine se fixe à 50 % aux protéines plasmatiques (albumine, α1-acide glycoprotéine, gamma-globulines).
Biotransformation :
Le métabolite principal est la déséthylchloroquine, dont la concentration maximale est environ 30 pour cent de celle de la chloroquine, qui a sensiblement le même profil de distribution et une fixation tissulaire analogue. Son activité in vitro est semblable à celle de la chloroquine.
La demi-vie d'élimination est de 10 à 30 jours.
Élimination :
L'excrétion est essentiellement urinaire puisque 50 à 60 % de la dose administrée est retrouvée dans les urines dont environ 70 % sous forme inchangée, 25 % sous forme de déséthylchloroquine, et 5 % sous forme d'autres métabolites. Cette élimination urinaire est très lente.

Sécurité préclinique


PPSÉCURITÉ PRÉCLINIQUE 

Les données de la littérature ont montré, dans des études in vitro et/ou in vivo, que la chloroquine provoque des mutations géniques et des cassures chromosomiques.

Aucune étude pertinente de cancérogénicité n'a été fournie permettant d'exclure un risque cancérogène.

Sur la base de rapports de littérature, des effets fœto-létaux et tératogènes (malformations oculaires) ont été rapportés chez les rats après administration de doses supra thérapeutiques (supérieures ou égales à 250 mg/kg). Les études auto radiographiques ont montré que, lorsqu'elle est administrée en début ou en fin de gestation, la chloroquine s'accumule dans les yeux et les oreilles.

Une étude effectuée sur des rats mâles, après 30 jours de traitement avec la chloroquine par voie orale à 5 mg/jour, a montré des modifications des paramètres spermatiques (viabilité, morphologie) et une diminution des concentrations de testostérone, du poids des testicules, de l'épididyme, des vésicules séminales et de la prostate. Une diminution du taux de fertilité a également été observée chez le rat après administration intrapéritonéale de 10 mg/kg/jour.

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Durée de conservation :
3 ans.

Pas de précautions particulières de conservation.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 

Pas d'exigences particulières.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE II
AMM3400932544455 (1956/97, RCP rév 24.07.2018).
  
Prix :7,42 euros (flacon de 150 ml).
Remb Séc soc à 65 %. Collect.

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
Il n'y a pas de produit équivalent identifié