LIORESAL 10 mg cp séc

Mise à jour : 17 Juin 2019
Classification pharmacothérapeutique VIDAL :
Psychiatrie : États de dépendance : Dépendance à l'alcool : Baclofène : Neurologie - Antispastiques : Baclofène (Voie orale)
Classification ATC :
MUSCLE ET SQUELETTE : MYORELAXANTS - MYORELAXANTS A ACTION CENTRALE : AUTRES MEDICAMENTS A ACTION CENTRALE (BACLOFENE)
Statut
Commercialisé
Excipients : silice colloïdale anhydre, cellulose microcristalline, magnésium stéarate, povidone K 30
Excipients à effet notoire :
EEN sans dose seuil : amidon de blé
AMM3171618
Présentation(s)LIORESAL 10 mg Cpr séc 5Plq/10
Conservation
Agréé aux Collectivités
Remboursement : 30%

Formes et présentations


FORMES et PRÉSENTATIONS 
Comprimé sécable (blanc) :  Boîte de 50, sous plaquettes de 10.

Composition


COMPOSITION 
 p cp
Baclofène (DCI) 
10 mg
Excipients : silice colloïdale anhydre, cellulose microcristalline 50 µm, cellulose microcristalline 100 µm, stéarate de magnésium, povidone K30, amidon de blé.

Excipient à effet notoire : amidon de blé.

Indications


DCINDICATIONS 
Adulte :
Le baclofène est indiqué comme traitement des :
  • Contractures spastiques de la sclérose en plaques.
  • Contractures spastiques des affections médullaires (d'étiologie infectieuse, dégénérative, traumatique, néoplasique).
  • Contractures spastiques d'origine cérébrale.
Population pédiatrique (6 à 18 ans) :
Le baclofène est indiqué comme traitement symptomatique des :
  • Contractures spastiques d'origine cérébrale (infirmité motrice cérébrale infantile, accident cérébrovasculaire, maladie cérébrale néoplasique ou dégénérative).
  • Spasticité musculaire survenant dans les maladies de la moelle épinière d'origine infectieuse dégénérative, traumatique, néoplasique ou secondaire à une sclérose en plaques, une paralysie spinale spastique, une sclérose latérale amyotrophique, une syringomyélie, une myélite transverse.

Fertilité / grossesse / allaitement


DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT 
Femmes en âge de procréer :

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement.


Grossesse :

Des études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène du baclofène par voie orale. Administré par voie orale chez l'animal, le baclofène traverse le placenta.

Les données cliniques disponibles sont limitées mais des cas de malformations ont été rapportés chez les enfants exposés in utero au baclofène, avec des types de malformations concordantes avec celles observées chez l'animal (système nerveux central, anomalies squelettiques et omphalocèle).

En cas d'utilisation du baclofène par voie orale jusqu'à l'accouchement, des cas de syndrome de sevrage (dont des convulsions post-natales) ont été rapportés chez le nouveau-né (cf Mises en garde et Précautions d'emploi). Ce syndrome peut être retardé de plusieurs jours après la naissance.

Par conséquent, le baclofène ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse à moins d'une nécessité absolue. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement.

En cas d'exposition au cours de la grossesse, une surveillance prénatale spécialisée, orientée sur les malformations décrites précédemment doit être mise en place. En cas d'exposition en fin de grossesse, une surveillance et une prise en charge adaptée du nouveau-né devront être mises en œuvre.


Allaitement :

Très peu de données concernant l'utilisation du baclofène au cours de l'allaitement sont disponibles.

En conséquence, l'allaitement est à éviter.

Fertilité :

Aucune donnée n'est disponible concernant l'effet du baclofène sur la fertilité humaine. Chez le rat, le baclofène administré à des doses non toxiques pour la mère n'a pas eu d'incidence sur la fertilité des mâles ou des femelles.


Conduite et utilisation de machines


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES 
Liorésal a une influence modérée sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Des effets indésirables tels que sédation, vertiges et troubles visuels sont associés à la prise de baclofène (cf Effets indésirables).
Les patients doivent être avertis sur l'importance d'éviter de conduire des véhicules ou d'utiliser des machines s'ils ressentent ces effets indésirables.

Surdosage


DCSURDOSAGE 
Signes cliniques d'un surdosage :
  • Troubles de la conscience pouvant aller jusqu'au coma.
  • Hypotonie musculaire parfois généralisée qui peut durer pendant 72 heures, pouvant atteindre les muscles respiratoires.
  • Peuvent également survenir : sensations vertigineuses, confusion, hallucinations, agitation, convulsions, électroencéphalogramme anormal (suppressions des salves et ondes triphasées), troubles de l'accommodation, altération des réflexes pupillaires, myoclonies, hyporéfléxie ou aréfléxie, vasodilatation périphérique, hypotension ou hypertension, bradycardie ou tachycardie, ou arythmie cardiaque, hypothermie, nausées, vomissements, diarrhée, hypersécrétion salivaire, élévation des enzymes hépatiques (ASAT, phosphatases alcalines), et rhabdomyolyse.
Conduite à tenir :
  • Il n'existe pas d'antidote spécifique.
  • Arrêt immédiat du traitement.
  • Transfert immédiat en milieu hospitalier.
  • Élimination rapide du produit ingéré.
    Après l'ingestion d'une quantité potentiellement toxique, l'administration de charbon activé peut être envisagée, spécialement au cours des premières heures suivant l'ingestion. Le lavage gastrique peut être envisagé au cas par cas, particulièrement dans les 60 minutes qui suivent l'ingestion d'une surdose potentiellement mortelle.
    Les patients comateux ou présentant des crises convulsives devront être intubés avant la mise en route d'une évacuation gastrique. En complément de l'interruption du traitement, une hémodialyse non programmée peut être envisagée comme alternative chez les patients présentant une toxicité sévère due au baclofène. L'hémodialyse facilite l'élimination du baclofène, soulage les symptômes cliniques de surdosage et raccourcit le temps de guérison chez ces patients.
  • Traitement symptomatique des défaillances viscérales.
  • En cas d'utilisation du diazépam IV pour des convulsions, l'administrer avec précaution.

Pharmacodynamie


PPPHARMACODYNAMIE 

Classe pharmacothérapeutique : Autres médicaments à action centrale (code ATC : M03BX01).

Mécanisme d'action :
Le baclofène est un analogue structural de l'acide gamma-aminobutyrique (GABA). Ce produit possède une action antispastique avec point d'impact médullaire : il ralentit la transmission des réflexes mono et polysynaptiques par stimulation des récepteurs GABAB de la moelle épinière.
Effets pharmacodynamiques :
La transmission neuromusculaire n'est pas affectée par le baclofène. Le baclofène possède une action antinociceptive. Dans les atteintes neurologiques qui s'accompagnent de spasmes des muscles squelettiques, Liorésal produit un effet clinique favorable sur les contractions musculaires réflexes et atténue considérablement les spasmes douloureux, les automatismes et les clonies.
Il a été montré que le baclofène peut être à l'origine d'une dépression du système nerveux central, s'accompagnant d'une sédation, d'une somnolence et d'une dépression respiratoire et cardiovasculaire.

Pharmacocinétique


PPPHARMACOCINÉTIQUE 
Absorption :
Le baclofène est rapidement et complètement absorbé dans le tractus digestif.
Lors d'administration orale de doses uniques de 10, 20 et 30 mg de baclofène, on a enregistré, 30 minutes à 1 heure 30 plus tard, des concentrations plasmatiques maximales qui s'élevaient en moyenne à environ 180, 340 et 650 ng/ml, respectivement. Les aires sous les courbes de concentration plasmatique augmentent proportionnellement à la dose administrée.
Distribution :
Le volume de distribution du baclofène est de 0,7 l/kg.
Le taux de liaison aux protéines sériques est approximativement de 30 % et reste constant dans l'intervalle de concentrations allant de 10 ng/ml à 300 ng/ml.
Dans le liquide céphalorachidien, la substance active atteint des concentrations environ 8,5 fois plus faibles que dans le plasma.
Traverse la barrière placentaire et passe dans le lait maternel.
La demi-vie plasmatique du baclofène est en moyenne de 3 à 4 heures.
Biotransformation :
Le baclofène est métabolisé en faible proportion ; son métabolite principal, l'acide bêta-(p-chlorophényl)- 4-hydroxybutirique, est pharmacologiquement inactif (désamination).
Élimination :
Le temps de demi-vie d'élimination plasmatique se situe en moyenne entre 3 et 4 heures.
Le baclofène est éliminé principalement sous forme inchangée.
En 72 heures, 75 % de la dose est excrétée par voie rénale dont 5 % environ sous forme de métabolites.
Le reste de la dose est éliminé dans les selles.
Populations particulières :
  • Patients âgés (65 ans ou plus) :
    Chez les patients âgés, la pharmacocinétique du baclofène correspond pratiquement à celle des patients âgés de moins de 65 ans.
  • Population pédiatrique :
    Après administration d'un comprimé par voie orale de 2,5 mg de Liorésal chez des enfants âgés de 2 à 12 ans, une Cmax comprise entre 55 et 100 ng/ml et un Tmax compris entre 0,95 et 2 heures ont été rapportés. Une clairance plasmatique moyenne (Cl) de 315,9 ml/h/kg et une demi-vie plasmatique (T½) de 5,10 heures ont été rapportés. Tmax et T½ sont comparables à ceux des profils pharmacocinétiques adultes.
  • Insuffisance hépatique :
    Aucune donnée pharmacocinétique obtenue après administration de Liorésal n'est disponible chez les patients présentant une insuffisance hépatique. Il paraît peu probable que la pharmacocinétique du baclofène soit significativement changée chez les patients présentant une insuffisance hépatique (cf Posologie et Mode d'administration).
  • Insuffisance rénale :
    Aucune étude clinique contrôlée évaluant la pharmacocinétique du baclofène après administration de Liorésal n'est disponible chez les patients présentant une insuffisance rénale. Le baclofène est principalement éliminé dans l'urine sous forme inchangée. Quelques données chez des patientes sous hémodialyse au long cours ou avec une insuffisance rénale contrôlée indiquent que la clairance du baclofène est diminuée et sa demi-vie augmentée de façon significative chez ces patientes.

Sécurité préclinique


PPSÉCURITÉ PRÉCLINIQUE 
Toxicité par doses répétées :
Dans une étude d'une durée de 2 ans réalisée chez le rat par voie orale, il a été observé une augmentation de la survenue de kystes ovariens et une légère augmentation dose-dépendante du volume des glandes surrénales. La pertinence clinique de ces effets n'est pas connue.
Reprotoxicité :
Des études chez l'animal ont montré que le baclofène administré par voie orale est tératogène. Des omphalocèles (hernies ventrales) ont été observées chez le rat mais pas chez la souris ni le lapin.
Génotoxicité et cancérogenèse :
Le baclofène n'a pas montré de potentiel génotoxique sur la base des résultats d'une batterie d'études in vitro et in vivo.
Une étude d'une durée de 2 ans réalisée chez le rat par voie orale a montré que le baclofène n'était pas cancérogène.

Modalités de conservation


DPMODALITÉS DE CONSERVATION 
Durée de conservation :
3 ans.

A conserver à une température inférieure à 25 °C et à l'abri de l'humidité.

Modalités manipulation / élimination


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION 

Pas d'exigences particulières.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Prescription / délivrance / prise en charge


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE 
LISTE I
AMM3400931716181 (1972/97, RCP rév 05.12.2017).
Mis sur le marché en 1974.
  
Prix :5,59 euros (50 comprimés).
Remb Séc soc à 30 % sur la base du TFR : 5,59 euros . Collect.

Médicament(s) proche(s)

Désignation Liste % Remb Type
BACLOFENE ZENTIVA 10 mg cp séc I 30% Générique