Sommaire
colorant (gélule) : érythrosine, titane dioxyde, fer jaune oxyde, indigotine
enveloppe de la gélule : sodium laurylsulfate, gélatine
encre d'impression : opacode noir, gomme laque, fer noir oxyde, propylèneglycol, ammonium hydroxyde
EEN sans dose seuil : lactose monohydrate, éthanol
Cip : 3400930512685
Modalités de conservation : Avant ouverture : < 25° durant 36 mois
| FORMES et PRÉSENTATIONS |
Gélule.
Boîte de 20, sous plaquettes thermoformées de 10.
| COMPOSITION |
Pour une gélule :
Hydroxycarbamide : 500 mg
Excipient à effet notoire : Chaque gélule contient 40,1 mg de lactose (sous forme monohydratée) et 11,7 mg de sodium
Hydrogénophosphate de sodium anhydre, acide citrique anhydre, lactose monohydraté, stéarate de magnésium.
Composition de l'enveloppe de la gélule : érythrosine (E127), dioxyde de titane (E171), oxyde de fer jaune (E172), indigotine (E132), laurylsulfate de sodium (adjuvant de fabrication), gélatine.
Composition de l'encre noire Opacode S-1-277002 : gomme-laque, éthanol, oxyde de fer noir (E172), propylène glycol, hydroxyde d'ammonium.
| INDICATIONS |
HYDREA est indiqué dans le traitement des patients atteints de :
| POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION |
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| CONTRE-INDICATIONS |
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| MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI |
Mises en garde spéciales
Le traitement ne doit pas être instauré chez les patients ayant une fonction médullaire altérée.
Du fait de l'activité myélosuppressive de l'hydroxycarbamide, une granulopénie, une thrombopénie et une anémie peuvent survenir et sont rarement apparues sans une leucopénie préexistante (la granulopénie est la première et la plus fréquente de ces manifestations) ; ceci justifie une surveillance régulière des paramètres hématologiques.
La constatation d'une granulopénie inférieure à 1 000/mm3 ou d'une thrombopénie inférieure à 100 000/mm3 indique en principe l'interruption du traitement.
La récupération médullaire est rapide après l'arrêt du traitement.
Des cas graves d'anémie hémolytique ont été rapportés chez des patients traités par l'hydroxycarbamide pour des maladies myéloprolifératives (voir rubrique Effets indésirables). En cas d'anémie persistante, une surveillance des paramètres biologiques de l'hémolyse doit être instaurée. La réapparition d'une anémie hémolytique après réintroduction de l'hydroxycarbamide a également été décrite. Dans le cas d'un diagnostic confirmé d'anémie hémolytique, le traitement par l'hydroxycarbamide doit être arrêté.
En cas d'anémie préexistante, il convient de la corriger avant d'initier le traitement.
Le risque de dépression médullaire étant plus élevé chez les patients ayant reçu une radiothérapie ou une chimiothérapie antérieure, l'administration de l'hydroxycarbamide sera prudente chez ces patients (voir rubrique Interactions).
Une myélosuppression sévère peut entrainer la survenue de fièvre et d'infections. Les patients doivent être surveillés pour tout signe et symptôme d'infection et être traités rapidement.
Anomalies érythrocytaires : il est fréquent d'observer une macrocytose en début de traitement, d'évolution spontanément résolutive. Elle n'est pas liée à un déficit en acide folique ou en vitamine B12. La macrocytose pouvant masquer l'apparition secondaire d'une défaillance en acide folique, des déterminations régulières de la folatémie sont recommandées.
Les patients ayant reçu une radiothérapie antérieure peuvent présenter une exacerbation d'un érythème radique lors de l'administration de l'hydroxycarbamide.
Des pancréatites fatales et non fatales ont été rapportées chez des patients infectés par le VIH au cours du traitement par l'hydroxycarbamide et la didanosine avec ou sans la stavudine. Une hépatotoxicité et une insuffisance hépatique avec issue fatale ont été rapportées lors de la surveillance post-marketing des patients infectés par le VIH au cours du traitement par l'hydroxycarbamide et d'autres médicaments antirétroviraux. Des évènements hépatiques fatals ont été rapportés le plus souvent chez des patients traités par l'association hydroxycarbamide, didanosine et stavudine. Une telle association doit être évitée. Une neuropathie périphérique, grave dans certains cas, a été signalée chez des patients infectés par le VIH ayant reçu un traitement par l'hydroxycarbamide en association avec d'autres médicaments antirétroviraux, incluant la didanosine, avec ou sans stavudine.
Des lésions à type de vascularite cutanée, incluant des ulcères et une gangrène, sont survenues chez des patients présentant un syndrome myéloprolifératif lors de traitement par l'hydroxycarbamide. Ces lésions ont été le plus souvent rapportées chez des patients ayant reçu ou recevant un traitement par interféron. Du fait de leur évolution potentiellement grave chez ces patients, le traitement par l'hydroxycarbamide doit être interrompu et une alternative thérapeutique doit être envisagée si nécessaire.
Des patients recevant de l'hydroxycarbamide en traitement de longue durée pour traiter un syndrome myéloprolifératif tel que la polyglobulie primitive et la thrombocytémie, ont présenté une leucémie secondaire ; il n'est pas établi si cet effet leucémogène est dû à la prise d'hydroxycarbamide ou à la maladie sous-jacente du patient. Le cancer cutané a été rapporté chez des patients recevant de l'hydroxycarbamide à long terme. Il est recommandé aux patients de protéger la peau de l'exposition du soleil. En outre, les patients doivent procéder à une inspection de leur peau pendant le traitement et après l'arrêt du traitement par l'hydroxycarbamide et faire l'objet d'un dépistage des malignités secondaires pendant les visites de routine. D'autres formes de traitement doivent être envisagées en cas de diagnostic de cancer cutané ou de dysplasie épithéliale. Dans de tels cas, la surveillance dermatologique doit se poursuivre après l'arrêt du traitement par l'hydroxycarbamide.
Affections respiratoires
Des cas de maladie pulmonaires interstitielle, y compris de fibrose pulmonaire, d'infiltration pulmonaire, de pneumopathie et alvéolite/alvéolite allergique ont été rapportés chez les patients traités pour un néoplasme myéloprolifératif et peuvent être associés à une issue fatale. Les patients qui développent une pyrexie, une toux, une dyspnée ou autres symptômes respiratoires doivent faire l'objet d'une surveillance étroite, d'une investigation supplémentaire et d'un traitement. L'arrêt dans les plus brefs délais de l'administration d'hydroxycarbamide et le traitement par corticoïdes semblent être associés à la résolution des événements pulmonaires (voir rubrique Effets indésirables).
Surveillance de la diurèse : en cas de forte leucocytose, de splénomégalie notable ou d'uricémie élevée, conseiller des boissons abondantes afin d'obtenir une diurèse abondante.
Ce médicament est déconseillé avec les vaccins vivants atténués, la phénytoïne et la fosphénytoïne (voir rubrique Interactions).
Interférence avec les systèmes de mesure de la glycémie en continu
L'hydroxycarbamide peut faussement élever les résultats des capteurs de glycémie de certains systèmes de mesure de la glycémie en continu (MGC), ce qui peut conduire à une hypoglycémie si les résultats des capteurs de glycémie sont utilisés pour déterminer le dosage de l'insuline.
Si des systèmes de MGC doivent être utilisés en même temps que le traitement par l'hydroxycarbamide, il convient de consulter le prescripteur du système de MGC sur la nécessité d'envisager d'autres méthodes de mesure de la glycémie.
Génotoxicité :
En raison du potentiel génotoxique de l'hydroxycarbamide, les femmes ne doivent pas débuter de grossesse et les hommes ne doivent pas concevoir pendant le traitement par hydroxycarbamide. Chez les femmes en âge de procréer, l'absence de grossesse doit être vérifiée avant l'administration d'hydroxycarbamide. Les hommes et les femmes en âge de procréer doivent être informés du risque et utiliser une contraception efficace pendant le traitement et au moins 3 mois et 6 mois respectivement après l'arrêt du traitement par hydroxycarbamide (voir rubrique Fertilité/Grossesse/Allaitement).
Fertilité :
La fertilité des hommes peut être affectée pendant le traitement par hydroxycarbamide. Par conséquent, les hommes traités par HYDREA doivent être informés du risque d'atteinte des gamètes et de la possibilité de conservation du sperme avant l'initiation du traitement (voir rubrique Fertilité/Grossesse/Allaitement).
Précautions d'emploi
Pendant le traitement, des contrôles réguliers de la numération plaquettaire, des fonctions rénale et hépatique sont nécessaires. Les données dont on dispose sur le traitement des patients présentant une altération de la fonction hépatique et/ou rénale sont limitées. Il convient donc de faire preuve de prudence chez ces patients, en particulier au début du traitement (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
L'hydroxycarbamide peut entraîner par lyse cellulaire massive, notamment en début de traitement, une hyperuricémie et une hyperuricosurie qu'il convient de prévenir (absorption de boisson abondante, alcalinisation des urines, prescription d'un hypo-uricémiant) et de contrôler en cours de traitement. Puisque l'hydroxycarbamide peut augmenter l'uricémie, un ajustement de la posologie de l'uricosurique peut être nécessaire.
L'hydroxycarbamide étant éliminé essentiellement par voie rénale, son administration sera prudente en cas d'insuffisance rénale confirmée.
De sévères perturbations gastriques telles que nausées, vomissements, anorexie provoquées par la combinaison des traitements peuvent habituellement être contrôlées par l'interruption de l'administration de l'hydroxycarbamide.
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient 11,7 mg de sodium par gélule, ce qui équivaut à 0,6 % de l'apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l'OMS de 2 g de sodium par adulte.
| INTERACTIONS |
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| FERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT |
Grossesse
Il existe des données limitées sur l'utilisation d'hydroxycarbamide chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l'animal, sur plusieurs espèces, ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique Sécurité préclinique). L'hydroxycarbamide a un effet génotoxique et peut être nocif pour le fœtus lorsqu'il est administré à des femmes enceintes. Par conséquent, HYDREA est contre indiqué pendant la grossesse (voir rubrique Contre-indications).
A l'instauration du traitement :
En cas d'exposition à l'hydroxycarbamide d'une patiente enceinte ou de la partenaire enceinte d'un patient traité au cours du traitement ou après le traitement par l'hydroxycarbamide (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi), il convient de mettre en place, une surveillance étroite comportant des examens cliniques, biologiques et échographiques dans des centres spécialisés.
Allaitement
L'hydroxycarbamide est excrété dans le lait maternel. En raison du risque d'effets indésirables graves de l'hydroxycarbamide chez le nourrisson, l'allaitement est contre-indiqué et doit donc être interrompu pendant le traitement (voir rubrique Contre-indications)
Fertilité
Des études montrent une fréquence accrue d'azoospermies ou d'oligozoospermies (généralement réversibles), chez les hommes traités par l'hydroxycarbamide. Par conséquent, la fertilité des hommes peut être affectée pendant le traitement. Les hommes traités par HYDREA doivent être informés du risque d'atteinte des gamètes et de la possibilité de conservation du sperme avant l'initiation du traitement.
En raison du potentiel génotoxique de l'hydroxycarbamide, les femmes ne doivent pas débuter de grossesse et les hommes ne doivent pas concevoir pendant le traitement par hydroxycarbamide. Chez les femmes en âge de procréer, l'absence de grossesse doit être vérifiée avant l'administration d'hydroxycarbamide Il est conseillé aux hommes sous traitement d'utiliser des mesures contraceptives sûres pendant le traitement et pendant au moins 3 mois après le traitement. Il doit être conseillé aux femmes en âge de procréer d'utiliser une méthode de contraception efficace pendant le traitement et pendant au moins 6 mois après celui-ci (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
| CONDUITE et UTILISATION DE MACHINES |
Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.
Cependant, HYDREA peut provoquer des étourdissements et d'autres troubles neurologiques susceptibles d'amoindrir la vigilance.
| EFFETS INDÉSIRABLES |
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| SURDOSAGE |
En cas de surdosage, il existe un risque de toxicité hématologique. A l'arrêt du traitement, les fonctions médullaires reprennent rapidement. Dans certains cas, des transfusions sanguines sont nécessaires.
Des cas de toxicité aiguë cutanéomuqueuse ont été rapportés chez des patients recevant HYDREA à des posologies plusieurs fois supérieures aux posologies thérapeutiques. Ils comportent : douleur, érythème violacé et œdème des paumes de mains et des plantes de pieds suivis par une desquamation des mains et des pieds, sévère hyperpigmentation cutanée généralisée et stomatite.
| PHARMACODYNAMIE |
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| PHARMACOCINÉTIQUE |
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| SÉCURITÉ PRÉCLINIQUE |
Chez le rat, l'hydroxycarbamide provoque une azoospermie. Chez le chien, il a été de même constaté une azoospermie réversible à l'arrêt du traitement.
L'hydroxycarbamide est génotoxique. L'effet cancérogène du produit n'a pas été étudié chez l'animal. Cependant, les données de la littérature montrent que l'hydroxycarbamide administrée aux doses de 125-250 mg/kg augmente l'incidence de tumeurs mammaires.
L'hydroxycarbamide traverse la barrière placentaire et s'est révélé avoir un puissant effet tératogène et embryotoxique dans une grande variété de modèles animaux à des doses inférieures ou égale à la dose thérapeutique humaine. La tératogénicité se caractérisait par une ossification partielle des os crâniens, une absence d'orbites, une hydrocéphalie, un « bipartite sternebrae » (spina bifida), une absence de vertèbres lombaires. L'embryotoxicité se caractérisait par une diminution de la viabilité fœtale, une réduction de la taille de la portée vivante et un retard de développement.
L'hydroxycarbamide administré à des rats mâles à une dose de 60 mg/kg de poids corporel par jour (environ le double de la dose maximale recommandée chez l'homme) a entrainé une atrophie testiculaire, une diminution de la spermatogenèse et une réduction significative de leur pouvoir de fécondation.
| DURÉE DE CONSERVATION |
3 ans
| PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES DE CONSERVATION |
A conserver à une température ne dépassant pas +25 °C.
| PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES D'ÉLIMINATION ET DE MANIPULATION |
Les cytostatiques doivent toujours être manipulés avec précaution. Il convient de respecter les bonnes pratiques de manipulation des cytostatiques. Cela inclut l'ensemble des activités de manipulation en milieu clinique, en pharmacie, dans les entrepôts et dans les contextes de soins à domicile, notamment pendant le déballage et l'inspection, le transport au sein d'un établissement, et la préparation et la manipulation d'une dose.
Les femmes enceintes ne doivent pas manipuler ce médicament.
HYDREA doit être conservé hors de la portée des enfants et des animaux de compagnie. Les personnes ne prenant pas HYDREA ne doivent pas y être exposées. Toujours prendre des précautions pour éviter toute exposition, par exemple en portant des gants et en se lavant les mains avec de l'eau et du savon avant et après la manipulation de ce type de produit. Le contenu des gélules ne doit pas être inhalé ou ne doit pas pouvoir entrer en contact avec la peau ou les muqueuses .. Si la poudre est renversée, elle doit être immédiatement essuyée avec une serviette humide jetable qui doit être jetée comme les gélules vides dans un contenant fermé.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
| PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE |
| AMM |
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| Prix : |
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