DYSPORT 300 U SPEYWOOD pdre p sol inj

Mise à jour : Mardi 26 janvier 2021
TOXINE BOTULINIQUE TYPE A 300 U Speywood pdre p sol inj (DYSPORT)
Commercialisé
N/A Soyez très prudent N/A N/A N/A N/A N/A
N/A N/A N/A N/A Non disponible en ville N/A N/A N/A

MONOGRAPHIE

Documents de référence 8

  • Synthèse d'avis HAS (2)
  • Avis de la transparence (SMR/ASMR) (6)

SYNTHÈSE

Classification pharmacothérapeutique VIDAL : Neurologie (Toxine botulique)
Ophtalmologie (Toxine botulique)
Classification ATC : MUSCLE ET SQUELETTE : MYORELAXANTS - MYORELAXANTS A ACTION PERIPHERIQUE : AUTRES MYORELAXANTS A ACTION PERIPHERIQUE (TOXINE BOTULIQUE)
Excipients :
albumine humaine solution, lactose monohydrate
Présentation
DYSPORT 300 U Pdr sol inj Fl

Cip : 3400957764906

Liste 1

Agréé aux Collectivités

Commercialisé
Image DYSPORT 300 U Pdr sol inj 1Fl

FORMES et PRÉSENTATIONS

Poudre pour solution injectable (SC, IM) :  Flacons, boîtes unitaires.

COMPOSITION

 p flacon
Toxine botulinique de type A (complexe toxine-hémagglutinine BoTX-A) 
300 ou 500 U Speywood
Excipients (communs) : solution d'albumine humaine à 20 %, lactose monohydraté.

Les unités Speywood de Dysport sont spécifiques à la préparation et ne sont pas interchangeables avec d'autres préparations de toxine botulinique.

DC

INDICATIONS

Adulte :
  • Blépharospasme.
  • Spasme hémifacial.
  • Torticolis spasmodique.
  • Traitement symptomatique local de la spasticité (hyperactivité musculaire) des membres supérieurs et/ou inférieurs.
Enfant à partir de 2 ans :
  • Traitement symptomatique local de la spasticité des membres supérieurs et/ou inférieurs.
    Ce traitement médicamenteux doit être inclus dans une prise en charge globale multidisciplinaire (associant neurologue, pédiatre, médecin de médecine physique et de réadaptation, chirurgien orthopédiste...)
NB : Dysport doit être administré par des médecins ayant déjà une bonne expérience de l'utilisation de la toxine dans ces indications.

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DC

MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI

La concentration de la solution reconstituée de Dysport est exprimée en Unités Speywood.

Étant donné l'absence d'harmonisation des systèmes d'unités pour les différentes toxines botuliniques commercialisées, il est nécessaire de faire preuve d'une extrême prudence au cas où le passage d'une toxine botulinique d'un laboratoire pharmaceutique à la toxine botulinique d'un autre laboratoire pharmaceutique s'avérerait nécessaire.

Des effets indésirables, liés à la diffusion de la toxine à distance du site d'administration, ont été rapportés (cf Effets indésirables). Les patients traités à dose thérapeutique peuvent présenter une faiblesse musculaire excessive. Le risque de survenue de tels effets indésirables peut être réduit en ayant recours à la plus faible dose efficace et en ne dépassant pas la dose maximale recommandée.

De très rares cas de décès faisant parfois suite à une dysphagie, une pneumopathie (incluant de façon non limitative : dyspnée, insuffisance respiratoire, arrêt respiratoire) et/ou chez des patients ayant une asthénie significative ont été rapportés après traitement par la toxine botulinique de type A ou B.

Dysport doit être administré avec précaution chez les patients présentant des antécédents de troubles de la déglutition ou de troubles respiratoires car la diffusion de la toxine dans les muscles impliqués peut aggraver ces troubles. Une pneumopathie d'inhalation a été observée dans de rares cas et représente un risque chez les patients présentant des troubles respiratoires chroniques.

Dysport doit être utilisé uniquement avec prudence et sous étroite surveillance médicale chez les patients présentant un déficit marqué de la transmission neuromusculaire (exemple : myasthénie grave) clinique ou infraclinique. Ces patients peuvent présenter une sensibilité accrue aux produits tels que Dysport, pouvant conduire à une faiblesse excessive des muscles.

Les patients et leur entourage doivent être avertis de la nécessité d'une prise en charge médicale immédiate en cas de troubles de la déglutition, de troubles du langage ou de troubles respiratoires.

La posologie et la fréquence d'administration recommandées ne doivent pas être dépassées.

Dysport ne doit pas être administré pour traiter la spasticité d'un patient présentant une contracture fixe.

La prudence est de rigueur lors du traitement de patients adultes, en particulier les sujets âgés, présentant une spasticité des membres inférieurs, car ils peuvent présenter un risque plus élevé de chute. Au cours des études cliniques contrôlées par placebo dans le traitement de la spasticité des membres inférieurs, des cas de chute ont été rapportés chez 6,3 % et 3,7 % des patients dans les groupes Dysport et placebo respectivement.

Comme pour toute injection intramusculaire, Dysport ne doit être injecté que si strictement nécessaire chez les patients présentant des temps de saignement allongés ou une infection/inflammation au niveau du site d'injection.

Dysport ne doit être utilisé que pour le traitement d'un seul patient, au cours d'une même séance d'injection.

Toute fraction de solution restante doit être éliminée conformément aux instructions pour l'élimination et la manipulation (cf Modalités de manipulation et d'élimination).

Des précautions particulières doivent être prises pour la préparation et l'administration du produit, ainsi que pour l'inactivation et l'élimination de la solution reconstituée non utilisée (cf Modalités de manipulation et d'élimination).

Ce produit contient une faible quantité d'albumine humaine. Le risque de transmission d'une infection virale ne peut être totalement exclu après utilisation de sang humain ou de dérivés sanguins.

La formation d'anticorps dirigés contre la toxine botulinique n'a été que rarement observée chez les patients traités par Dysport. Au plan clinique, la présence d'anticorps neutralisants est suspectée en cas de diminution de la réponse au traitement et/ou de la nécessité d'augmenter constamment les doses.

L'existence d'antécédents d'atteinte neurogène de la face (paralysie faciale, polyradiculonévrite) nécessite, lors de la première injection, d'utiliser des doses égales au quart de la dose recommandée (cf Posologie et Mode d'administration).

Les patients souffrant de blépharospasme peuvent avoir été sédentaires pendant un très long moment. En conséquence, lors d'un traitement par la toxine botulinique, il est nécessaire de leur conseiller une reprise d'activité progressive.

La diminution du clignement due à l'injection de la toxine botulinique dans le muscle orbiculaire peut conduire à une exposition prolongée de la cornée, à une lésion épithéliale persistante et à une ulcération de la cornée, en particulier chez les patients ayant présenté une paralysie faciale. Dans ce cas, des mesures préventives et curatives doivent être prises.

Population pédiatrique :

Dans la déformation dynamique du pied en équin chez les enfants présentant une paralysie cérébrale, une évaluation fonctionnelle initiale précise doit être effectuée en milieu spécialisé. Elle permet :
  • d'évaluer la pertinence de l'indication :
    • spasticité prédominante ;
    • absence de faiblesse musculaire parfois masquée par l'hypertonie. Cette faiblesse pourrait être aggravée par une injection de toxine botulinique ;
    • absence de rétraction fixée importante ou de cicatrice post-chirurgicale rendant inutile une injection de toxine botulinique ;
  • de déterminer les différentes composantes du traitement (kinésithérapie, port d'attelles...) ;
  • d'adapter le traitement en fonction de l'évolution clinique.

Pour le traitement de la spasticité associée à une paralysie cérébrale chez les enfants, Dysport ne doit être utilisé que chez les enfants de 2 ans ou plus. Après la commercialisation, des signalements concernant une éventuelle diffusion de la toxine à distance du site d'injection ont été très rarement rapportés chez les patients pédiatriques présentant des comorbidités, principalement en cas de paralysie cérébrale. En général, la dose utilisée dans ces cas était supérieure à celle recommandée (cf Effets indésirables).

De rares signalements spontanés de décès, parfois associés à une pneumonie d'inhalation, ont été rapportés chez des enfants atteints de paralysie cérébrale grave après un traitement par la toxine botulinique, y compris après une utilisation non conforme à l'autorisation de mise sur le marché (par exemple au niveau du cou). Le traitement des patients pédiatriques présentant des troubles neurologiques graves, une dysphagie ou ayant des antécédents de pneumonie d'inhalation ou de maladie des poumons nécessite une extrême prudence. Chez les patients présentant un mauvais état général, le traitement doit être administré uniquement si le bénéfice potentiel pour le patient est supérieur aux risques.

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DC

FERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT

Grossesse :

Les études réalisées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet délétère direct ou indirect sur la grossesse, le développement fœtal/embryonnaire, la parturition ou le développement postnatal, excepté à des doses très élevées, toxiques pour la mère (cf Sécurité préclinique). Les données relatives à l'utilisation du complexe toxine botulinique de type A-hémagglutinine chez la femme enceinte sont limitées.

Dysport ne doit pas être utilisé chez la femme enceinte sauf si le bénéfice attendu justifie le risque encouru par le fœtus.


Allaitement :

Le passage dans le lait maternel du complexe toxine botulinique de type A-hémagglutinine n'est pas connu. L'utilisation du complexe toxine botulinique de type A-hémagglutinine n'est pas recommandée pendant l'allaitement.

DC

CONDUITE et UTILISATION DE MACHINES

Les risques de faiblesse musculaire et de trouble de la vision peuvent, s'ils se manifestent, altérer temporairement l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

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DC

SURDOSAGE

Des doses excessives peuvent provoquer à distance de profondes paralysies neuromusculaires.

Un surdosage peut augmenter le risque que la neurotoxine pénètre dans la circulation sanguine et peut conduire à des complications associées au syndrome botulinique (exemple : dysphagie et dysphonie). Une réanimation respiratoire peut être nécessaire si des doses excessives provoquent une paralysie des muscles respiratoires. Des soins médicaux généraux doivent être conseillés.

Dans le cas d'un surdosage, le patient doit être placé sous surveillance médicale pour rechercher d'éventuels signes et/ou symptômes de faiblesse musculaire excessive ou de paralysie musculaire.

Un traitement symptomatique doit être mis en place si nécessaire.

Les symptômes de surdosage ne se manifestent pas obligatoirement juste après l'injection. En cas d'injection ou d'ingestion orale accidentelle, le patient doit être placé sous surveillance médicale pendant plusieurs semaines afin de rechercher d'éventuels signes et/ou symptômes de faiblesse musculaire excessive ou de paralysie musculaire.

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PP

SÉCURITÉ PRÉCLINIQUE

Dans une étude de toxicité chronique réalisée chez des rats (jusqu'à 12 U/animal), aucune toxicité systémique n'a été observée. Les études de toxicité sur la fonction de reproduction effectuées chez des rats et des lapins en gestation, ayant respectivement reçu par injection intramusculaire quotidienne, le complexe hémagglutinine-toxine A de Clostridium botulinum à des doses de 79 U/kg et de 42 U/kg, n'ont pas entraîné de toxicité embryo-fœtale. Une toxicité maternelle sévère associée à des pertes implantatoires a été observée à des doses les plus élevées chez les deux espèces. Le complexe hémagglutinine-toxine A de Clostridium botulinum n'a démontré aucune activité tératogène chez les rats ou les lapins et aucun effet n'a été observé dans l'étude pré- et postnatale sur la génération F1 chez les rats. Chez le rat, la diminution de la fertilité observée chez le mâle et la femelle était due à la diminution du nombre d'accouplements due à la paralysie musculaire secondaire à l'administration de fortes doses.

Dans une étude de toxicité juvénile, les rats traités chaque semaine, à partir du sevrage au 21e jour après la naissance et jusqu'à la 13e semaine, utilisés comme modèle animal de l'enfant, âgé de 2 ans jusqu'au jeune adulte (11 administrations sur plus de 10 semaines, jusqu'à une dose totale d'environ 33 U/kg) ne présentent pas d'effets secondaires sur la croissance postnatale (y compris squelettique) et le développement des fonctions de reproduction, neurologique et neurocomportementale.

Les effets observés lors des études précliniques réalisées sur la fonction de reproduction et sur la toxicité juvénile et chronique étaient limitées à des changements locaux sur les muscles injectés liés au mécanisme d'action du complexe hémagglutinine-toxine A de Clostridium botulinum.

DP

INCOMPATIBILITÉS

En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.

DP

MODALITÉS DE CONSERVATION

Durée de conservation :
2 ans.

La stabilité physique et chimique en cours d'utilisation a été démontrée pendant 24 heures entre 2 °C et 8 °C. Du point de vue microbiologique, à moins que la méthode de reconstitution exclue le risque de contamination microbienne, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation relèvent de la responsabilité de l'utilisateur.

A conserver au réfrigérateur (entre + 2 °C et + 8 °C).

Ne pas congeler.

DP

MODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION

Préparation du produit :
  • Il est impératif que Dysport ne soit utilisé que pour le traitement d'un seul patient, au cours d'une seule séance.
  • La préparation du produit doit être réalisée dans un local approprié et par du personnel expérimenté afin de minimiser le risque d'incident lors de la manipulation.
  • Pour reconstituer Dysport, utiliser une solution injectable de chlorure de sodium à 0,9 %.
  • Aspirer une quantité de solvant adaptée à la dilution souhaitée dans une seringue de taille adéquate.
  • Après avoir nettoyé à l'alcool la partie centrale du bouchon en caoutchouc, introduire lentement ce solvant dans le flacon à température ambiante et mélanger doucement pour en dissoudre le contenu, en évitant la formation de bulles susceptibles de dénaturer le produit.
  • On obtient ainsi une solution reconstituée limpide à la concentration souhaitée, exprimée en unités Speywood.
  • Les unités Speywood sont spécifiques de Dysport et ne sont pas interchangeables avec d'autres médicaments contenant de la toxine botulinique.
  • Les instructions pour la reconstitution sont spécifiques à chaque dosage de Dysport. Les volumes de dilution correspondent à des concentrations qui sont spécifiques à chaque indication.

    Concentration en unités Speywood par ml Volume de solution injectable NaCl 0,9 %* à ajouter par flacon
    Dysport 300 Unités Dysport 500 Unités
    500 Unités/ml 0,6 ml 1 ml
    200 Unités/ml 1,5 ml 2,5 ml
    100 Unités/ml 3 ml 5 ml
    *  Stérile, sans conservateur.


  • Toute fraction de solution restante doit être éliminée de manière appropriée.
Recommandations en cas d'incident lors de la manipulation de la toxine botulinique :
  • La toxine est fournie et doit être utilisée à des doses thérapeutiques. Chaque flacon correspond à une dose inférieure au 1/200e de la dose létale par voie parentérale chez l'homme. En cas d'incident lors d'une manipulation du produit, qu'il soit à l'état lyophilisé ou reconstitué, les mesures appropriées décrites ci-dessous doivent être mises en route immédiatement.
  • La toxine botulinique est très sensible à la chaleur et à certains agents chimiques.
  • Toute projection doit être essuyée :
    • soit avec un matériel absorbant imbibé d'une solution d'hypochlorite de sodium (eau de Javel) en cas de produit lyophilisé ;
    • soit avec un matériel absorbant sec en cas de produit reconstitué.
  • Les surfaces contaminées seront nettoyées avec un matériel absorbant imbibé d'une solution d'hypochlorite de sodium (eau de Javel), puis séchées.
  • En cas de bris de flacon, procéder comme indiqué ci-dessus et ramasser soigneusement les particules de verre et essuyer le produit, en évitant les coupures cutanées.
  • En cas de projection cutanée, laver avec une solution d'hypochlorite de sodium (eau de Javel) puis rincer abondamment à l'eau.
  • En cas de projection oculaire, rincer abondamment avec de l'eau ou avec une solution ophtalmique de rinçage oculaire.
  • En cas de blessure du manipulateur (coupure, autopiqûre), procéder comme ci-dessus et prendre les mesures médicales appropriées en fonction de la dose injectée.
Recommandation pour l'élimination du matériel contaminé :
  • Les aiguilles, les seringues et les flacons, qui ne doivent pas être vidés, seront placés, après usage, dans des containers adaptés qui devront être incinérés.
  • Le matériel contaminé (tissu absorbant, gants, débris d'ampoule) doit être placé dans un sac intraversable et éliminé par incinération.

PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE

LISTE I
Réservé à l'usage hospitalier.
AMM3400957764906 (2010, RCP rév 03.12.2020) 300 U Speywood.
3400955810599 (1993, RCP rév 03.12.2020) 500 U Speywood.
Collect.

Informations laboratoire

IPSEN Pharma
65, quai Georges-Gorse
92100 Boulogne-Billancourt
Tél : 01 58 33 50 00
Fax : 01 58 33 50 01
Info médic : Tél : 01 58 33 58 20
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VIDAL Recos 1
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