DECAPEPTYL LP 11,25 mg pdre/solv p susp inj (lM ou SC) forme à lib pr sur 3 mois

Mise à jour : Mardi 17 mai 2022
TRIPTORELINE (embonate) 11,25 mg pdre/solv p susp inj LP(DECAPEPTYL LP)
Commercialisé

MONOGRAPHIE

Documents de référence 7

  • Guide Affection de Longue Durée
  • Avis de la transparence (SMR/ASMR) (6)

SYNTHÈSE

Classification pharmacothérapeutique VIDAL : Gynécologie - Obstétrique - Endométriose : Analogues de la GnRH (Triptoréline)
Urologie - Néphrologie - Cancer de la prostate : Analogues de la GnRH (Triptoréline)
Cancérologie - Hématologie : Antinéoplasiques : Hormonothérapie - Hormones et apparentés : Analogues de la GnRH (Triptoréline)
Endocrinologie : Médicaments de l'axe hypophyso-gonadique - Gonadotrophines et analogues : Analogues de la GnRH (Triptoréline)
Classification ATC : ANTINEOPLASIQUES ET IMMUNOMODULATEURS : THERAPEUTIQUE ENDOCRINE - HORMONES ET APPARENTES : ANALOGUES DE L'HORMONE ENTRAINANT LA LIBERATION DE GONADOTROPHINES (TRIPTORELINE)
Excipients :
polymère DL-lactide coglycolide, carmellose sodique, polysorbate 80

excipient et excipient du solvant :  mannitol

excipient du solvant :  eau ppi

Présentation
DECAPEPTYL LP 11,25 mg Pdr & solv susp inj LP IM SC Fl+Amp/2ml

Cip : 3400934125652

Liste 1

Agréé aux Collectivités

Remboursement : 65%

Commercialisé
Source : RCP du 25/03/2022

FORMES et PRÉSENTATIONS

Poudre et solvant pour suspension injectable (IM ou SC) à libération prolongée.
Boîte contenant : 1 flacon de poudre + 1 ampoule de 2 ml de solvant, avec 1 seringue et 3 aiguilles.

COMPOSITION

Pour une unité de prise :
Triptoréline (sous forme de pamoate de triptoréline) : 11,25 mg*

* Compte tenu des caractéristiques de la forme pharmaceutique, chaque flacon contient une quantité de pamoate de triptoréline correspondant à 15 mg de triptoréline.


Excipients :

Composition de la poudre :

Polymère D,L lactide-coglycolide ; mannitol ; carmellose sodique ; polysorbate 80.

Composition du solvant :

Mannitol ; eau pour préparations injectables.


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INDICATIONS

  • Cancer de la prostate

Traitement du cancer de la prostate localement avancé ou métastatique.

Traitement du cancer de la prostate localisé à haut risque ou localement avancé, en association à la radiothérapie. Voir rubrique Pharmacodynamie.

Un effet favorable du médicament est d'autant plus net et plus fréquent que le patient n'a pas reçu auparavant un autre traitement hormonal.

  • Endométriose à localisation génitale et extragénitale (du stade I au stade IV)

La durée du traitement est limitée à 6 mois (voir rubrique Effets indésirables). Il n'est pas souhaitable d'entreprendre une seconde cure par la triptoréline ou par un autre analogue de la GnRH.

  • Puberté précoce centrale (avant 8 ans chez la fille, avant 10 ans chez le garçon).

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POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION

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CONTRE-INDICATIONS

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MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI

Chez l'adulte, l'utilisation des agonistes de la GnRH peut provoquer une diminution de la densité minérale osseuse augmentant le risque d'ostéoporose. Chez l'homme, des données préliminaires suggèrent que l'utilisation d'un bisphosphonate en association à l'agoniste de la GnRH peut réduire la perte minérale osseuse. Des précautions particulières sont nécessaires chez les patients qui ont des facteurs de risque d'ostéoporose additionnels (par exemple : alcoolisme chronique, tabagisme, traitements à long terme avec des médicaments qui réduisent la densité minérale osseuse, comme par exemple les antiépileptiques ou les corticoïdes, antécédents familiaux d'ostéoporose, malnutrition).

Rarement, le traitement par les analogues de la GnRH peut révéler la présence jusque-là inconnue d'un adénome hypophysaire gonadotrope. Ces patients peuvent présenter une apoplexie pituitaire se caractérisant par l'apparition d'une céphalée soudaine, de vomissements, de troubles visuels et d'une ophtalmoplégie.

Il y a un risque accru de survenue d'une dépression (potentiellement sévère) chez les patients traités par les agonistes de la GnRH, comme la triptoréline. Les patients doivent être informés en conséquence et traités de manière appropriée si des symptômes apparaissent.

Les patients qui souffrent de dépression doivent faire l'objet d'un suivi adapté pendant le traitement.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. qu'il est essentiellement « sans sodium ».

La prudence est requise chez les patients traités par des anticoagulants en raison du risque potentiel d'hématome au site d'injection intramusculaire.

Chez l'homme

Au début du traitement, la triptoréline comme les autres agonistes de la GnRH provoque une augmentation transitoire du taux de testostérone sérique. Cela peut conduire à des cas isolés d'aggravation transitoire des signes et symptômes du cancer de la prostate lors des premières semaines de traitement.

Lors de la phase initiale du traitement, l'administration additionnelle d'un anti-androgène adapté devra être considérée afin de neutraliser l'augmentation initiale du taux sérique de testostérone et l'aggravation des symptômes cliniques.

Chez un nombre réduit de patients peuvent survenir une exacerbation de la tumeur avec une aggravation transitoire des signes et symptômes du cancer de la prostate et une augmentation temporaire des douleurs liées au cancer (douleurs métastatiques), qui peuvent être traitées symptomatiquement.

Comme avec les autres agonistes de la GnRH, des cas isolés de compression médullaire ou d'obstruction de l'urètre ont été observés. En cas de compression médullaire ou d'insuffisance rénale, un traitement standard de ces complications devra être institué et dans les cas extrêmes une orchidectomie d'urgence envisagée (castration chirurgicale). Un suivi attentif est nécessaire lors des premières semaines de traitement, en particulier chez les patients souffrant de métastases vertébrales, à haut risque de compression médullaire, et/ou d'obstruction des voies urinaires. Pour la même raison la mise en route du traitement chez les sujets présentant des signes prémonitoires de compression médullaire doit être soigneusement pesée.

Après castration chirurgicale, la triptoréline ne provoque pas de diminution supplémentaire des taux de testostérone.

L'inhibition prolongée de la sécrétion androgénique qu'elle soit induite par orchidectomie bilatérale ou par administration d'analogue de la GnRH est associée à un risque élevé de perte osseuse et peut conduire à une ostéoporose et à un risque accru de fracture osseuse.

Le traitement par suppression androgénique peut entrainer un allongement de l'intervalle QT. Chez les patients ayant des antécédents ou présentant des facteurs de risque d'allongement de l'intervalle QT et chez les patients traités par un médicament susceptible de prolonger l'intervalle QT (voir rubrique Interactions), le médecin devra évaluer le rapport bénéfice/risque, y compris le risque de torsades de pointe, avant l'initiation d'un traitement par DECAPEPTYL L.P. 11,25 mg.

De plus, des données épidémiologiques ont mis en évidence que ces patients pouvaient être sujets à des changements métaboliques (par exemple une intolérance au glucose), ou un risque plus élevé de maladie cardiovasculaire pendant le traitement inhibant la sécrétion androgénique. Toutefois, les données prospectives ne confirment pas le lien entre le traitement par analogue de la GnRH et l'augmentation de la mortalité cardiovasculaire. Les patients qui ont un risque élevé de maladies cardiovasculaires ou métaboliques doivent faire l'objet d'une évaluation attentive avant d'instaurer le traitement et d'un suivi adapté pendant le traitement inhibant la sécrétion androgénique.

Du fait de la suppression androgénique, le traitement par les analogues de la GnRH peut augmenter le risque d'anémie. Ce risque doit être évalué chez les patients traités et pris en charge de façon appropriée.

L'administration de triptoréline aux doses thérapeutiques conduit à une suppression du système gonadotrope hypophysaire. Un retour à la normale est généralement obtenu après l'interruption du traitement. Des tests diagnostiques de la fonction gonadotrope hypophysaire conduits durant le traitement et après l'interruption de la thérapie avec un analogue de la GnRH peuvent donc être erronés.

Une élévation transitoire des phosphatases acides en début de traitement peut être observée.

L'efficacité du traitement peut être vérifiée en dosant la testostéronémie et l'antigène prostatique spécifique (PSA).

Chez la femme

Il est indispensable de vérifier l'absence de grossesse avant toute prescription de DECAPEPTYL L.P. 11,25 mg. L'utilisation des agonistes de la GnRH est susceptible de provoquer une diminution de la densité minérale osseuse. Cette réduction est d'environ 1 % par mois, au cours d'un traitement de 6 mois. Une réduction de 10 % de la densité minérale osseuse est corrélée à une multiplication du risque de fracture par 2 à 3.

Aucune donnée spécifique n'est disponible chez les patientes qui ont déjà une ostéoporose ou qui ont des facteurs de risque d'ostéoporose (par exemple : alcoolisme chronique, tabagisme, traitements à long terme avec des médicaments qui réduisent la densité minérale osseuse, comme par exemple les antiépileptiques ou les corticoïdes, antécédents familiaux d'ostéoporose, malnutrition liée par exemple à une anorexie mentale). Comme la réduction de la densité minérale osseuse est susceptible d'être plus néfaste chez ces patientes, l'instauration d'un traitement par la triptoréline devra être soigneusement évaluée au cas par cas en s'assurant que le bénéfice attendu est supérieur au risque. Des mesures supplémentaires visant à limiter la perte de densité minérale osseuse pourront être envisagées.

  • Endométriose

Les agonistes de la GnRH ne sont pas recommandés chez les patientes âgées de moins de 18 ans. Une attention particulière doit être accordée aux adolescentes et aux jeunes femmes (en particulier de moins de 16 ans) qui n'ont peut-être pas atteint leur densité osseuse maximale.

Chez les patientes avec une endométriose traitée par les analogues de la GnRH, il a été montré que l'ajout d'une ABT (comportant un œstrogène et un progestatif) réduisait la perte de densité minérale osseuse et les symptômes vasomoteurs (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

L'administration de DECAPEPTYL L.P. 11,25 mg entraîne une aménorrhée hypogonadotrophique constante.

La survenue de métrorragies au cours du traitement en dehors du premier mois est anormale, elle doit conduire à la vérification du taux d'œstradiol plasmatique et s'il est inférieur à 50 pg/ml, il faut rechercher d'éventuelles lésions organiques associées.

La patiente devra être informée qu'elle doit consulter son médecin en cas de persistance des règles.

Après l'arrêt du traitement, la fonction ovarienne reprend et l'ovulation survient environ 5 mois après la dernière injection.

Une méthode de contraception non-hormonale devra être utilisée tout au long du traitement et jusqu'à 3 mois après la dernière injection.

Population pédiatrique

  • Puberté précoce centrale

Chez les filles, il est indispensable de vérifier l'absence de grossesse avant toute prescription de triptoréline.

Le traitement des enfants avec une tumeur cérébrale évolutive doit faire l'objet d'une évaluation individuelle attentive du rapport bénéfices risques.

Les pseudo-pubertés précoces (hyperplasie ou tumeur des glandes surrénales ou des gonades) et les pubertés précoces indépendantes des gonadotrophines (testotoxicose, hyperplasie familiale des cellules de Leydig) devront être exclues.

Chez les filles, à l'initiation du traitement, la stimulation ovarienne initiale suivie par la diminution des taux d'œstrogènes induites par le traitement, peuvent conduire, au cours du premier mois, à des saignements vaginaux d'intensité légère ou modérée.

A l'arrêt du traitement, le développement pubertaire reprend.

Les données relatives à la fertilité des patientes traitées par les analogues de la GnRH pendant l'enfance sont encore limitées. Chez la plupart des filles, des règles régulières commencent environ 1 an après la fin du traitement.

Le traitement par les agonistes de la GnRH peut entraîner une diminution de la densité minérale osseuse (DMO). Toutefois, après l'arrêt du traitement, le bilan ultérieur de la masse osseuse est préservé et le pic de croissance de la masse osseuse à la fin de la puberté ne semble pas être affecté par le traitement.

Une épiphysiolyse de la hanche peut se produire après l'arrêt du traitement. Il se pourrait que ce soit consécutif à l'affaiblissement du cartilage de conjugaison en raison des faibles concentrations en œstrogène pendant le traitement et à l'augmentation de la vitesse de croissance qui se produit après l'arrêt du traitement et qui faciliterait le déplacement des épiphyses.


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INTERACTIONS

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FERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT

Grossesse

Il est indispensable de vérifier l'absence de grossesse avant toute prescription de DECAPEPTYL L.P. 11,25 mg.

La triptoréline ne doit pas être utilisée pendant la grossesse car l'utilisation des agonistes de la GnRH est associée à un risque théorique d'avortement ou d'anomalie fœtale. Avant traitement les patientes en âge de procréer doivent être examinées attentivement pour vérifier l'absence de grossesse. Des méthodes de contraception non hormonales devront être utilisées jusqu'au retour des règles.

Allaitement

La triptoréline ne doit pas être utilisée pendant l'allaitement.

Fertilité

Il n'existe pas de données cliniques suggérant un lien de causalité entre la triptoréline, et toute anomalie ultérieure du développement des ovocytes ou de la grossesse ou de l'issue de la grossesse.


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CONDUITE et UTILISATION DE MACHINES

Aucune étude n'a été réalisée sur les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et utiliser des machines.

Cependant, l'aptitude à conduire des véhicules et utiliser des machines peut être altérée en cas de survenue de sensations vertigineuses, d'une somnolence et de troubles de la vision, qui sont des effets indésirables possibles du traitement ou qui peuvent résulter de la pathologie traitée.


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EFFETS INDÉSIRABLES

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SURDOSAGE

En cas de surdosage, celui-ci devra être traité de façon symptomatique.


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PHARMACODYNAMIE

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PHARMACOCINÉTIQUE

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SÉCURITÉ PRÉCLINIQUE

Les études de toxicologie animale n'ont pas montré de toxicité spécifique de la molécule. Les effets observés sont liés aux propriétés pharmacologiques du produit sur le système endocrinien.

La résorption de la poudre est complète en 120 jours.

La triptoréline n'est pas mutagène in vitro ou in vivo. Aucun effet oncogène n'a été observé chez la souris à des doses de triptoréline allant jusqu'à 6 000 microgrammes/kg après 18 mois de traitement. Une étude de carcinogénicité conduite chez le rat pendant 23 mois, a montré une incidence de près de 100 % des tumeurs bénignes hypophysaires à chaque dose, conduisant à une mort prématurée. L'augmentation de l'incidence des tumeurs hypophysaires chez le rat est un effet fréquemment associé au traitement par les agonistes de la GnRH. La pertinence clinique de cet effet n'est pas connue.


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DURÉE DE CONSERVATION

3 ans.

Après reconstitution : à utiliser immédiatement.


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PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES DE CONSERVATION

A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.

Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution, voir la rubrique Durée de conservation.


DP

PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES D'ÉLIMINATION ET DE MANIPULATION

La mise en suspension de la poudre dans le solvant spécifique doit être effectuée immédiatement avant l'injection, en agitant le flacon doucement jusqu'à l'obtention d'un mélange laiteux homogène (suivre strictement les instructions d'utilisation figurant ci-après et dans la notice).

Pour usage unique seulement. Toute suspension non utilisée doit être éliminée.

La poudre doit être mise en suspension dans la solution de mannitol de 2 ml fournie.

La totalité du solvant doit être aspirée dans la seringue en utilisant l'aiguille pour la reconstitution (aiguille sans système de sécurité), puis, transférée dans le flacon contenant la poudre. Le flacon doit être agité doucement pour disperser complètement la poudre jusqu'à l'obtention d'une suspension laiteuse homogène. La suspension ainsi obtenue est ensuite aspirée dans la seringue. L'aiguille doit être changée pour permettre l'injection immédiate en utilisant :

  • Une aiguille de 38 mm de long (20 G) avec un système de sécurité pour une injection intramusculaire dans le muscle glutéal (ou muscle fessier) (hommes, femmes et enfants)
  • Une aiguille de 25 mm de long (20 G) avec un système de sécurité pour une injection sous-cutanée dans l'abdomen ou la cuisse (uniquement chez l'homme)

La suspension doit être éliminée si elle n'est pas administrée immédiatement après la reconstitution. Voir aussi la rubrique Durée de conservation.

Les aiguilles utilisées pour l'injection doivent être jetées dans un récipient destiné à recevoir des déchets biologiques perforants.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Instructions d'utilisation :

1 - PRÉPARATION DU PATIENT AVANT LA RECONSTITUTION DU MÉDICAMENT

Désinfecter la peau au site d'injection en premier car le médicament doit être administré immédiatement après sa reconstitution.

Le site d'injection est :

  • Pour les FEMMES et les ENFANTS : le muscle fessier (voie intramusculaire).
  • Pour les HOMMES : le muscle fessier (voie intramusculaire) ou l'abdomen ou la cuisse (voie sous-cutanée).

2 - PRÉPARATION DE L'INJECTION

Trois aiguilles sont fournies dans la boîte, utiliser UNIQUEMENT DEUX DE CES AIGUILLES.

Aiguille 1 : une aiguille longue (38 mm) sans système de sécurité à utiliser pour la reconstitution dans tous les cas.

Aiguille 1 – 38 mm – 20 Gauge

 

Aiguille 2 : une aiguille longue (38 mm) avec un système de sécurité à utiliser pour une injection intramusculaire (HOMMES, FEMMES, ENFANTS).

Aiguille 2 – 38 mm – 20 Gauge

 

Aiguille 3 : une aiguille courte (25 mm) avec un système de sécurité à utiliser pour une injection sous-cutanée (HOMMES UNIQUEMENT).

Aiguille 3 – 25 mm – 20 Gauge

La présence de bulles au-dessus du lyophilisat est un aspect normal du produit.

2a

  • Sortir l'ampoule contenant le solvant. Si une partie de la solution est bloquée dans le haut de l'ampoule, la tapoter afin de la faire descendre dans le corps de l'ampoule.
  • Visser l'aiguille 1 (sans système de sécurité) sur la seringue. Ne pas retirer le capuchon de l'aiguille à ce stade.
  • Casser le haut de l'ampoule en positionnant le point face à soi.
  • Retirer le capuchon de l'aiguille 1. Insérer l'aiguille dans l'ampoule et prélever la totalité du solvant dans la seringue. Mettre de côté la seringue contenant le solvant.

2b

  • Sortir le flacon contenant la poudre. Tapoter pour ramener au fond du flacon la poudre éventuellement accumulée en haut du flacon.
  • Retirer le capuchon en plastique du flacon.
  • Reprendre la seringue contenant le solvant et enfoncer verticalement l'aiguille au travers du bouchon en élastomère du flacon. Injecter le solvant lentement, de façon à, si possible, rincer toute la partie supérieure du flacon.

2c

  • Remonter l'aiguille 1 au-dessus du niveau du liquide et reconstituer la suspension en agitant horizontalement le flacon.
  • Agiter le temps nécessaire à l'obtention d'une suspension homogène et laiteuse.
  • Important : Vérifier l'absence d'agglomérats (en cas d'agglomérats poursuivre l'agitation jusqu'à complète homogénéisation).

2d

  • Quand la suspension est homogène, descendre l'aiguille et, sans retourner le flacon, aspirer toute la suspension dans la seringue. Une petite quantité de suspension restera dans le flacon et devra être éliminée. Un excès de poudre et de solvant est prévu lors de la fabrication pour autoriser cette perte lors de la préparation de la seringue.
  • Enlever l'aiguille 1 utilisée pour la reconstitution en la saisissant par l'embout coloré. Visser sur la seringue l'aiguille correspondant au type d'injection :
    • Pour une injection intramusculaire, l'aiguille 2 (aiguille longue avec un système de sécurité) ou
    • Pour une injection sous-cutanée, chez l'homme uniquement, l'aiguille 3 (aiguille courte avec un système de sécurité).
  • Faire basculer le manchon de protection de l'aiguille vers le corps de la seringue. Le manchon de protection reste dans la position que vous définissez.
  • Enlever le capuchon de l'aiguille.
  • Amorcer l'aiguille en vidant l'air contenu dans la seringue et injecter immédiatement.

3 - INJECTION

  • FEMMES, ENFANTS :
    • injection intramusculaire dans le muscle glutéal (muscle fessier) avec l'aiguille 2 (aiguille longue).
  • HOMMES :
    • injection intramusculaire dans le muscle glutéal (muscle fessier) avec l'aiguille 2 (aiguille longue),
    • injection sous-cutanée dans la paroi abdominale ou la face latérale des cuisses avec l'aiguille 3 (aiguille courte). Saisir la peau de l'abdomen ou de la cuisse pour dégager le tissu sous-cutané et insérer l'aiguille avec un angle compris entre 30 et 45 degrés.

Hommes, femmes, enfants
(intramusculaire)

ou

Hommes uniquement
(sous-cutanée)

4 - APRÈS UTILISATION

  • Activer le système de sécurité en utilisant la technique à une main.
    Remarque : garder constamment son doigt derrière le butoir.

    Il existe deux méthodes pour activer le système de sécurité :

    • Méthode A : pousser le butoir avec votre doigt.

    ou

    • Méthode B : pousser la gaine de protection sur une surface plane.

    Dans les deux cas, appuyer avec un mouvement ferme rapide jusqu'à l'audition d'un clic.

Méthode A

ou

Méthode B

 

  • Vérifier visuellement que l'aiguille est complètement prise dans le manchon de protection.

Jeter les aiguilles dans des containers adaptés.

 


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE

Liste I
AMM
CIP 3400934125652 (Fl+Amp/2ml).
Prix :
309,73 euros (Fl+Amp/2ml).
Remb Séc soc à 65 % et Collect.
Non remb Séc soc et non agréé Collect dans l'indication « Cancer de la prostate localisé à haut risque ».
Informations laboratoire

IPSEN Pharma
65, quai Georges-Gorse
92100 Boulogne-Billancourt
Tél : 01 58 33 50 00
Fax : 01 58 33 50 01
Info médic : Tél : 01 58 33 58 20
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