CORTANCYL 1 mg cp

Mise à jour : Mardi 05 janvier 2021
PREDNISONE 1 mg cp (CORTANCYL)
Commercialisé
N/A N/A N/A N/A N/A N/A N/A
Référent N/A Dopant N/A N/A N/A N/A N/A

MONOGRAPHIE

Documents de référence 2

  • Avis de la transparence (SMR/ASMR) (2)

SYNTHESE

Classification pharmacothérapeutique VIDAL : Anti-inflammatoires - Anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS) : corticoïdes : AIS voie orale (Prednisone)
Pneumologie : Asthme et bronchopneumopathies chroniques - Corticoïdes : Voie orale (Prednisone)
Classification ATC : HORMONES SYSTEMIQUES, HORMONES SEXUELLES EXCLUES : CORTICOIDES A USAGE SYSTEMIQUE - CORTICOIDES A USAGE SYSTEMIQUE NON ASSOCIES : GLUCOCORTICOIDES (PREDNISONE)
Substance
prednisone
Excipients :
amidon de maïs, talc, magnésium stéarate
Excipients à effet notoire :

EEN sans dose seuil :  lactose

Présentation
CORTANCYL 1 mg Cpr Plq/30

Cip : 3400930258972

Modalités de conservation : Avant ouverture : durant 36 mois

Liste 1

Agréé aux Collectivités

Remboursement : 65%

Commercialisé

FORMES et PRÉSENTATIONS

Comprimé à 1 mg : Boîte de 30, sous plaquette.
Comprimé sécable à 5 mg : Boîte de 30, sous plaquette.
Comprimé sécable à 20 mg : 
Boîte de 20, sous plaquette.

Modèle hospitalier : Boîte de 100, sous plaquettes.

COMPOSITION

 p comprimé
Prednisone (DCI) 
1 mg
ou5 mg
ou20 mg
Excipients : amidon de maïs, talc, stéarate de magnésium, lactose.

Excipient à effet notoire : lactose.

DC

INDICATIONS

Affections ou maladies :
Collagénoses, connectivites :
  • Poussées évolutives de maladies systémiques, notamment : lupus érythémateux disséminé, vascularite, polymyosite, sarcoïdose viscérale.
Dermatologiques :
  • Dermatoses bulleuses auto-immunes sévères, en particulier pemphigus et pemphigoïde bulleuse.
  • Formes graves des angiomes du nourrisson.
  • Certaines formes de lichen plan.
  • Certaines urticaires aiguës.
  • Formes graves de dermatoses neutrophiliques.
Digestives :
  • Poussées évolutives de la rectocolite hémorragique et de la maladie de Crohn.
  • Hépatite chronique active auto-immune (avec ou sans cirrhose).
  • Hépatite alcoolique aiguë sévère, histologiquement prouvée.
Endocriniennes :
  • Thyroïdite subaiguë de de Quervain sévère.
  • Certaines hypercalcémies.
Hématologiques :
  • Purpuras thrombopéniques immunologiques sévères.
  • Anémies hémolytiques auto-immunes.
  • En association avec diverses chimiothérapies dans le traitement d'hémopathies malignes lymphoïdes.
  • Érythroblastopénies chroniques acquises ou congénitales.
Infectieuses :
  • Péricardite tuberculeuse et formes graves de tuberculose mettant en jeu le pronostic vital.
  • Pneumopathie à Pneumocystis carinii avec hypoxie sévère.
Néoplasiques :
  • Traitement antiémétique au cours des chimiothérapies antinéoplasiques.
  • Poussée œdémateuse et inflammatoire associée aux traitements antinéoplasiques (radio et chimiothérapie).
Néphrologiques :
  • Syndrome néphrotique à lésions glomérulaires minimes.
  • Syndrome néphrotique des hyalinoses segmentaires et focales primitives.
  • Stade III et IV de la néphropathie lupique.
  • Sarcoïdose granulomateuse intrarénale.
  • Vascularites avec atteinte rénale.
  • Glomérulonéphrites extracapillaires primitives.
Neurologiques :
  • Myasthénie.
  • Œdème cérébral de cause tumorale.
  • Polyradiculonévrite chronique, idiopathique, inflammatoire.
  • Spasme infantile (syndrome de West), syndrome de Lennox-Gastaut.
  • Sclérose en plaques en poussée, en relais d'une corticothérapie intraveineuse.
Ophtalmologiques :
  • Uvéite antérieure et postérieure sévère.
  • Exophtalmies œdémateuses.
  • Certaines neuropathies optiques, en relais d'une corticothérapie intraveineuse (dans cette indication, la voie orale en première intention est déconseillée).
ORL :
  • Certaines otites séreuses.
  • Polypose nasosinusienne.
  • Certaines sinusites aiguës ou chroniques.
  • Rhinites allergiques saisonnières en cure courte.
  • Laryngite aiguë striduleuse (laryngite sous-glottique) chez l'enfant.
Respiratoires :
  • Asthme persistant, de préférence en cure courte, en cas d'échec du traitement par voie inhalée à fortes doses.
  • Exacerbations d'asthme, en particulier asthme aigu grave.
  • Bronchopneumopathie chronique obstructive en évaluation de la réversibilité du syndrome obstructif.
  • Sarcoïdose évolutive.
  • Fibroses pulmonaires interstitielles diffuses.
Rhumatologiques :
  • Polyarthrite rhumatoïde et certaines polyarthrites.
  • Pseudo-polyarthrite rhizomélique et maladie de Horton.
  • Rhumatisme articulaire aigu.
  • Névralgies cervicobrachiales sévères et rebelles.
Transplantation d'organe et de cellules souches hématopoïétiques allogéniques :
  • Prophylaxie ou traitement du rejet de greffe.
  • Prophylaxie ou traitement de la réaction du greffon contre l'hôte.
DC

POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION

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DC

CONTRE-INDICATIONS

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DC

MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI


Mises en garde :
  • En cas d'ulcère gastroduodénal, la corticothérapie n'est pas contre-indiquée si un traitement anti-ulcéreux est associé.
    En cas d'antécédents ulcéreux, la corticothérapie peut être prescrite, avec une surveillance clinique et, au besoin, après fibroscopie.
  • La corticothérapie peut favoriser la survenue de diverses complications infectieuses dues notamment à des bactéries, des levures et des parasites. La survenue d'une anguillulose maligne est un risque important.
    Tous les sujets venant d'une zone d'endémie (régions tropicales, subtropicales, sud de l'Europe) doivent avoir un examen parasitologique des selles et un traitement éradicateur systématique avant la corticothérapie.
    Les signes évolutifs d'une infection peuvent être masqués par la corticothérapie.
    Il importe, avant la mise en route du traitement, d'écarter toute possibilité de foyer viscéral, notamment tuberculeux, et de surveiller, en cours de traitement, l'apparition de pathologies infectieuses.
    En cas de tuberculose ancienne, un traitement prophylactique antituberculeux est nécessaire, s'il existe des séquelles radiologiques importantes et si l'on ne peut s'assurer qu'un traitement bien conduit de 6 mois par la rifampicine a été donné.
  • L'emploi des corticoïdes nécessite une surveillance particulièrement adaptée, notamment chez les sujets âgés et en cas d'affections gastro-intestinales telles que des colites ulcéreuses, diverticulite, anastomoses intestinales récentes (risque de perforation), ulcères gastroduodénaux (risque de complication), insuffisance rénale, insuffisance hépatique, ostéoporose, myasthénie grave. Les ulcères gastroduodénaux doivent être traités de façon appropriée.
  • Les corticoïdes oraux ou injectables peuvent favoriser l'apparition de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle). Ce risque est augmenté lors de la coprescription avec des fluoroquinolones et chez les patients dialysés avec hyperparathyroïdisme secondaire ou ayant subi une transplantation rénale.
  • Ce médicament est déconseillé en association avec des doses anti-inflammatoires d'acide acétylsalicylique, avec les inhibiteurs puissants du CYP3A, avec le mifamurtide (cf Interactions).
  • Troubles visuels : des troubles visuels peuvent apparaître lors d'une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d'apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d'une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d'une cataracte, d'un glaucome, ou d'une lésion plus rare telle qu'une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l'administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.
  • La survenue de crises liées à la présence d'un phéochromocytome, et pouvant être fatales, a été rapportée après administration de corticostéroïdes. Les corticostéroïdes ne doivent être administrés aux patients chez qui un phéochromocytome est suspecté ou identifié qu'après une évaluation appropriée du rapport bénéfice/risque (cf Effets indésirables).
  • La prednisone doit être administrée avec précaution chez les patients atteints du syndrome de Cushing.
  • Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
Précautions d'emploi :
Chez les patients diabétiques :
L'efficacité de l'insuline, metformine, sulfamides hypoglycémiants est diminuée par la prednisone. Le patient doit être prévenu de cette baisse d'efficacité. Le patient doit renforcer l'autosurveillance glycémique (sanguine et urinaire) surtout en début de traitement. La posologie de l'antidiabétique doit éventuellement être adaptée pendant le traitement par les corticoïdes et après son arrêt.
En cas de traitement par corticoïdes au long cours :
  • Un régime pauvre en sucres d'absorption rapide et hyperprotidique doit être associé, en raison de l'effet hyperglycémiant et du catabolisme protidique avec négativation du bilan azoté.
    Une rétention hydrosodée est habituelle, responsable en partie d'une élévation éventuelle de la pression artérielle. L'apport sodé sera réduit pour des posologies quotidiennes supérieures à 15 ou 20 mg d'équivalent prednisone et modéré dans les traitements au long cours à doses faibles.
  • La supplémentation potassique n'est justifiée que pour des traitements à fortes doses, prescrits pendant une longue durée ou en cas de risque de troubles du rythme cardiaque ou d'associations à un traitement hypokaliémiant. En cas de supplémentation potassique chez les patients à risque de troubles du rythme cardiaque ou en cas d'association avec un médicament hypokaliémiant, les taux sériques de potassium doivent être surveillés de façon appropriée.
  • Le patient doit avoir systématiquement un apport en calcium et vitamine D.
  • Lorsque la corticothérapie est indispensable, le diabète et l'hypertension artérielle ne sont pas des contre-indications mais le traitement peut entraîner leur déséquilibre. Il convient de réévaluer leur prise en charge.
  • Les patients doivent éviter le contact avec des sujets atteints de varicelle ou de rougeole. Ces maladies virales peuvent être particulièrement graves chez les patients traités avec des corticoïdes.
  • Crise rénale sclérodermique : des précautions s'imposent pour les patients souffrant de sclérose systémique, car une incidence accrue de crise rénale sclérodermique (susceptible d'être fatale) accompagnée d'hypertension et d'une diminution du débit urinaire a été signalée en cas d'administration d'une dose journalière de 15 mg ou plus de prednisolone. La pression sanguine et la fonction rénale (créatinine S) doivent dès lors être vérifiées régulièrement. En cas de suspicion de crise rénale, la pression sanguine doit être minutieusement contrôlée.
  • La forme pharmaceutique de ce médicament n'est pas adaptée aux enfants de moins de 6 ans (cf Posologie et Mode d'administration). Cependant, des cardiomyopathies hypertrophiques ont été rapportées après administration systémique d'autres glucocorticoïdes chez des nourrissons prématurés. Chez les nourrissons traités par des glucocorticoïdes à usage systémique, des échographies cardiaques doivent être effectuées pour surveiller la structure et la fonction myocardique.
  • L'arrêt d'un traitement au long court par Cortancyl doit se faire de façon progressive. Les risques associés à un arrêt brutal du traitement sont l'exacerbation ou la récidive de la maladie sous-jacente, l'insuffisance surrénale aiguë (particulièrement dans les situations de stress, par exemple, lors d'infections, après un accident, pendant un effort physique intense), ou le syndrome du sevrage en corticoïdes.
  • Des cas de glaucomes et/ou cataractes ont été rapportés chez les patients traités par corticoïdes. Par conséquent, une surveillance étroite est nécessaire en cas d'apparition d'un changement au niveau de la vue ou chez les patients ayant un antécédent d'augmentation de la pression intraoculaire, de glaucomes et/ou de cataractes.
DC

INTERACTIONS

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DC

FERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT

Grossesse :

Chez l'animal, l'expérimentation met en évidence un effet tératogène variable selon les espèces.

Dans l'espèce humaine, il existe un passage transplacentaire. Les résultats des études épidémiologiques évaluant le risque de malformations congénitales associé à la prise de corticoïdes lors du premier trimestre de la grossesse sont contradictoires.

Lors de maladies chroniques nécessitant un traitement tout au long de la grossesse, un léger retard de croissance intra-utérin est possible. Une insuffisance surrénale néonatale a été très rarement observée après corticothérapie à doses élevées.

Il est justifié d'observer une période de surveillance clinique (poids, diurèse) et biologique du nouveau-né.

En conséquence, les corticoïdes ne peuvent être prescrits pendant la grossesse que si strictement nécessaire.


Allaitement :

La prednisone est excrétée dans le lait maternel.

En cas de traitement à doses importantes et de façon chronique, l'allaitement est déconseillé.

DC

EFFETS INDÉSIRABLES

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DC

SURDOSAGE

Les cas de surdosage avec la prednisone sont rares.

En cas de surdosage, des effets indésirables plus graves peuvent survenir, affectant notamment le système endocrinien, le métabolisme et l'équilibre électrolytique.

En cas de surdosage, il faut prendre immédiatement toutes les mesures appropriées, incluant une prise en charge symptomatique. La dose doit être réduite ou le traitement interrompu. En cas de suppression de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, le traitement doit être arrêté progressivement.

PP

PHARMACODYNAMIE

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PP

PHARMACOCINÉTIQUE

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DP

MODALITÉS DE CONSERVATION

Durée de conservation :
3 ans.
Comprimé à 1 mg et à 5 mg :
Pas de précautions particulières de conservation.
Comprimé à 20 mg :
A conserver à une température ne dépassant 30 °C.
DP

MODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION

Pas d'exigences particulières.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE

LISTE I
AMM3400930258972 (1956/91, RCP rév 18.05.2020) 1 mg.
3400930259054 (1955/91, RCP rév 18.05.2020) 5 mg.
3400933283858 (1990, RCP rév 18.05.2020) 20 cp 20 mg.
3400957489960 (1990, RCP rév 18.05.2020) 100 cp 20 mg.
  
Prix :1,20 euros (30 comprimés à 1 mg).
1,84 euros (30 comprimés à 5 mg).
2,35 euros (20 comprimés à 20 mg).
Remb Séc soc à 65 % sur la base du TFR : 1,20 euros  (30 comprimés à 1 mg), 1,84 euros  (30 comprimés à 5 mg) et 2,35 euros  (20 comprimés à 20 mg). Collect.
Modèle hospitalier : Collect.

Informations laboratoire

sanofi-aventis France
82, av Raspail. 94250 Gentilly
Information médicale, Pharmacovigilance, Réclamations qualité, Qualité de l'information et Déontologie de la visite médicale :
0 800 39 40 00 : Service & appel gratuits

Formulaire de contact
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