CARIBAN 10 mg/10 mg gél LM

Mise à jour : Vendredi 25 septembre 2020
DOXYLAMINE SUCCINATE 10 mg + PYRIDOXINE CHLORHYDRATE 10 mg gél (µgle LP) (CARIBAN)
Commercialisé
N/A N/A N/A Niveau de vigilance en cours d'attribution N/A N/A N/A
N/A N/A N/A N/A N/A N/A N/A N/A

SYNTHESE

Classification pharmacothérapeutique VIDAL : Gastro - Entéro - Hépatologie - Nausées et vomissements : Antihistaminiques H1 (Doxylamine)
Classification ATC : SYSTEME RESPIRATOIRE : ANTIHISTAMINIQUES A USAGE SYSTEMIQUE - ANTIHISTAMINIQUES A USAGE SYSTEMIQUE : ETHERS AMINOALKYLES (DOXYLAMINE EN ASSOCIATION)
Excipients :
sphères de sucre, amidon de maïs, gomme laque, povidone K 30, talc, copolymère d'acide méthacrylique et de méthacrylate de méthyle, silice colloïdale anhydre

colorant (gélule) :  indigotine, jaune de quinoléine, titane dioxyde

enveloppe de la gélule :  gélatine

Excipients à effet notoire :

EEN sans dose seuil :  saccharose

Présentation
CARIBAN 10 mg/10 mg Gél LM Plq/2x12

Cip : 3400930208380

Liste 1

Non agréé aux Collectivités

Remboursement : NR

Commercialisé

FORMES et PRÉSENTATIONS

Gélule à libération modifiée à 10 mg/10 mg (verte, de taille 3, contenant deux types de granules à libération modifiée, un type par substance active, dont l'un contient le chlorhydrate de pyridoxine et l'autre le succinate de doxylamine) :  Boîte de 24, sous plaquettes de 12.

COMPOSITION

 par gélule
Succinate de doxylamine 
10 mg
Chlorhydrate de pyridoxine 
10 mg
Excipients : saccharose, amidon de maïs, gomme laque, povidone, talc, copolymère d'acide méthacrylique et de méthacrylate de méthyle (1 : 1), silice colloïdale anhydre. Enveloppe de la gélule : gélatine, carmin d'indigo (E132), jaune de quinoléine (E104) et dioxyde de titane (E171).

Excipient à effet notoire : saccharose (79,5 mg par gélule).

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INDICATIONS

CARIBAN est indiqué chez l'adulte dans le traitement symptomatique des nausées et vomissements de la grossesse qui ne répondent pas au traitement classique.
 
Restrictions concernant l'utilisation : l'association doxylamine-pyridoxine n'a pas été étudiée dans le cas de l'hyperémèse gravidique (cf Mises en garde et Précautions d'emploi).
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POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION

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CONTRE-INDICATIONS

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MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI

Il convient d'évaluer la pertinence du traitement des patientes dans les cas suivants :

  • Augmentation de la pression intraoculaire, glaucome à angle fermé, obstruction urinaire, dysfonctionnement thyroïdien, anomalies cardiovasculaires, hypertension, ulcère gastro-duodénal sténosant, obstruction pyloroduodénale et obstruction au niveau du col vésical car les effets anticholinergiques de ce médicament peuvent aggraver ces conditions.
  • Asthme ou autres affections respiratoires, telles que la bronchite chronique et l'emphysème pulmonaire. Il a été démontré que les antihistaminiques réduisent le volume des sécrétions bronchiques et augmentent leur viscosité, rendant ainsi plus difficile l'expectoration bronchique. Cela peut entraîner une obstruction respiratoire susceptible d'aggraver ces affections. La prudence est donc de mise chez ces patientes.
  • Réactions de photosensibilité : bien que les réactions n'aient pas été constatées avec la doxylamine, une sensibilité accrue de la peau à la lumière du soleil, avec photodermatose, a été observée avec certains antihistaminiques ; les bains de soleil doivent être évités pendant le traitement.
  • Médicaments ototoxiques : les antihistaminiques sédatifs de la classe de l'éthanolamine, comme la doxylamine, peuvent masquer les signes précurseurs de dommages causés par des médicaments ototoxiques, notamment les aminoglycosides antibactériens, le carboplatine, le cisplatine, la chloroquine et l'érythromycine.
  • Il convient d'être prudent dans le cas des patientes souffrant d'épilepsie, car les antihistaminiques ont parfois été associés à des réactions d'hyperexcitabilité paradoxale, même à des doses thérapeutiques.
  • En raison d'une diminution de la transpiration due aux effets anticholinergiques, les antihistaminiques peuvent aggraver les symptômes de déshydratation et le coup de chaleur.
  • Des précautions particulières doivent être prises chez les patientes présentant un syndrome du QT long, car plusieurs antihistaminiques peuvent allonger l'intervalle QT mentionné, bien que cet effet n'ait pas été observé spécifiquement avec la doxylamine.
  • Hypokaliémie ou autres troubles de l'équilibre électrolytique.
  • Le traitement précoce des symptômes liés aux nausées matinales typiques de la grossesse est recommandé pour prévenir une évolution en hyperémèse gravidique. Il convient d'être prudent chez les patientes atteintes d'hyperémèse gravidique car cette association n'a pas été étudiée dans ces cas-là (cf Indications).
  • Les gélules à libération modifiée de succinate de doxylamine et de chlorhydrate de pyroxine peuvent provoquer une somnolence en raison des propriétés anticholinergiques du succinate de doxylamine, un antihistaminique. Les femmes doivent éviter de s'engager dans des activités nécessitant une vigilance mentale totale, telle que la conduite de véhicules ou l'utilisation de machines lourdes, tout en utilisant des gélules à libération modifiée de succinate de doxylamine et de chlorhydrate de pyridoxine jusqu'à ce que leur médecin les autorise à le faire.
  • CARIBAN n'est pas recommandé si la patiente utilise simultanément des dépresseurs du système nerveux central (SNC), y compris de l'alcool. L'association peut entraîner une somnolence grave entraînant des chutes ou des accidents (cf Interactions).
  • Le risque d'abus et de dépendance à la doxylamine est faible. La survenue de signes évocateurs d'abus ou de dépendance doit être étroitement surveillée, en particulier chez les patientes ayant des antécédents de troubles liés à l'usage de médicaments.
  • La prise en compte des éléments suivants doit être évaluée avant de traiter les patientes : un traitement précoce des symptômes liés aux nausées matinales de la grossesse est recommandé pour empêcher la progression vers l'hyperémèse gravidique. Des précautions doivent être prises avec les patientes atteintes d'hyperémèse gravidique car cette association n'a pas été étudiée chez ces patientes (cf Indications).
  • CARIBAN contient du chlorhydrate de pyridoxine, un analogue de la vitamine B6, par conséquent, des apports supplémentaires provenant de l'alimentation et de compléments alimentaires contenant de la vitamine B6 doivent être évalués.

Interférence avec les tests cutanés d'allergie

Les antihistaminiques peuvent supprimer la réponse cutanée de l'histamine aux extraits d'allergènes et doivent être arrêtés plusieurs jours avant le test cutané.

Précautions à prendre en ce qui concerne les excipients

Ce médicament contient du saccharose. Les patientes présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose, ou un déficit en sucrase-isomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

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INTERACTIONS

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FERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT

Grossesse

CARIBAN est destiné à être utilisé chez les femmes enceintes. Des études épidémiologiques et des méta-analyses n'ont révélé aucune tératogénicité du succinate de doxylamine et du chlorhydrate de pyridoxine.

En raison des propriétés anticholinergiques et sédatives du succinate de doxylamine (cf Pharmacodynamie), en cas de traitement de la mère jusqu'à l'accouchement, des précautions doivent être prises avec le nouveau-né.

Allaitement

Les données physico-chimiques suggèrent que le succinate de doxylamine passe dans le lait maternel humain. Les nouveau-nés pouvant être plus sensibles aux effets des antihistaminiques et aux réactions paradoxales d'irritabilité et d'excitation, un risque pour le nourrisson ne peut être exclu. CARIBAN n'est pas recommandé lors de l'allaitement.

Fertilité

Une étude réalisée sur l'administration de doxylamine chez le rat n'a pas révélé d'effets indésirables sur la fertilité (cf Sécurité préclinique). Il n'y a pas de données disponibles pour l'homme.

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CONDUITE et UTILISATION DE MACHINES

CARIBAN a une influence importante sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Ce médicament peut provoquer une somnolence et une vision floue, en particulier pendant les premiers jours de traitement. Par conséquent, les patientes doivent éviter de se livrer à des activités exigeant une grande vigilance, telles que la conduite automobile ou l'utilisation de machines lourdes.
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EFFETS INDÉSIRABLES

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SURDOSAGE

Des manifestations de surdosage ont été décrites aux doses comprises entre 250 et 1000 mg/jour pour la doxylamine.

Les symptômes d'un surdosage avec des antihistaminiques incluent une excitation avec agitation, des hallucinations, une ataxie, une perte de coordination et des convulsions. Ces dernières se produisent par intermittence. Les symptômes avant-coureurs peuvent inclure des tremblements et des mouvements athétosiques. Les pupilles fixes et dilatées, les rougeurs cutanées (visage) et l'hyperémie sont les signes qui ressemblent le plus souvent à une intoxication par l'atropine. La phase terminale s'accompagne d'un coma, aggravé par un collapsus cardiovasculaire. La mort peut survenir dans les 2 à 98 heures. Parfois, la dépression et le coma peuvent précéder une phase d'excitation et de convulsions.

La rhabdomyolyse a également été rapportée dans les cas de surdosage de la doxylamine.

Compte tenu du fait que CARIBAN est une formulation à libération modifiée, les signes et symptômes d'intoxication peuvent ne pas apparaître immédiatement.

La pyridoxine est associée à des effets indésirables uniquement après une utilisation prolongée de fortes doses. Une neuropathie sévère a été rapportée chez les patients recevant de fortes doses de pyridoxine (2 à 6 g par jour) sur une période de 2 à 40 mois.

Le traitement consiste en un lavage gastrique, des émétiques, un antidote universel, des stimulants respiratoires, des agents cholinergiques parentéraux, tels que le béthanéchol, le cas échéant.

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PHARMACODYNAMIE

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PHARMACOCINÉTIQUE

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SÉCURITÉ PRÉCLINIQUE

Aucune étude de toxicité à dose répétée avec l'association de doxylamine et de pyridoxine n'est disponible.

En ce qui concerne la pyridoxine, les effets enregistrés après une administration répétée par voie orale, sous-cutanée et intraveineuse chez le rat et le chien à des doses ≥ 40 fois aux doses maximales recommandées chez l'humain (DMRH), sur une base de mg/m2, ont été principalement des effets neurologiques tels que ataxie, faiblesse musculaire, manque de coordination, hypotonie, membres antérieurs fléchis et anomalies proprioceptives. Chez le chien, ces effets ont été accompagnés de lésions au niveau du système nerveux (perte de myéline et d'axones au niveau du funiculus postérieur et des racines dorsales postérieures et lésions dégénératives au niveau du funiculus postérieur, de la fibre du nerf trijumeau et des faisceaux rachidiens des nerfs trijumeaux).

La doxylamine provoque des dommages hépatiques chez les rongeurs à des doses ≥ 10 fois la DMRH.

Aucune étude de génotoxicité ou de cancérogénicité n'a été réalisée avec la pyridoxine ou avec l'association de pyridoxine et de doxylamine.

Les études de génotoxicité menées avec la doxylamine n'indiquent pas de risque génotoxique chez l'humain.

Les études de cancérogénicité ont révélé que la doxylamine provoque des tumeurs du foie chez la souris et le rat, et des tumeurs de la thyroïde chez la souris. L'induction de l'enzyme CYP450 et la glucurono-conjugaison de la thyroxine, avec la diminution subséquente des taux sériques de thyroxine et l'augmentation des thyréostimulines, sont les mécanismes les plus probables qui sous-tendent l'induction de ces tumeurs chez l'animal. Ces mécanismes ne sont pas considérés comme pertinents chez l'humain.

Aucune étude de fertilité n'a été menée chez l'animal avec la pyridoxine. La pyridoxine ne présente pas de signes de toxicité pour la reproduction dans les études sur le développement embryofœtal chez le rat à des doses orales jusqu'à 200 fois la DMRH.

La doxylamine n'a eu aucun effet sur la fertilité des rats mâles et femelles à des doses de 24 fois la DMRH. Des études chez la souris montrent que la doxylamine traverse la barrière placentaire et que le médicament est détecté dans les embryons à des concentrations supérieures aux taux plasmatiques des femelles enceintes. La doxylamine administrée séparément ou en association avec la pyridoxine à des rats, des lapins et des singes pendant la période d'organogenèse a provoqué des effets indésirables sur les fœtus (diminution de la viabilité prénatale, du poids fœtal et malformations squelettiques). Des signes de tératogénicité ont été observés à des doses de 9 à 120 fois la DMRH, indiquant une faible pertinence clinique.

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MODALITÉS DE CONSERVATION

Durée de conservation : 36 mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.

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MODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION

Pas d'exigences particulières.

PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE

LISTE I
AMM3400930208380 (2020) 2 × 12 gélules, sous plaquettes.
Non remb Séc soc et non agréé Collect.

Informations laboratoire

EFFIK
Bâtiment « Le Newton ». 9-11, rue Jeanne-Braconnier
92366 Meudon-la-Forêt cedex
Tél : 01 41 28 20 20
Site web : http://www.effik.fr
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