Sommaire
pelliculage : hypromellose, titane dioxyde, macrogol
Cip : 3400930278987
Modalités de conservation : Avant ouverture : durant 5 ans
| FORMES et PRÉSENTATIONS |
Comprimé pelliculé (blanc, ovale, d'environ 8,0 mm par 14,3 mm, gravé « SV CTV » sur une face).
Flacon de 30, doté d'une fermeture avec sécurité enfant. Boîte de 1.
| COMPOSITION |
Chaque comprimé pelliculé contient du cabotégravir sodique équivalent à 30 mg de cabotégravir.
Excipient à effet notoire
Chaque comprimé pelliculé contient 155 mg de lactose (sous forme monohydraté).
Noyau du comprimé : lactose monohydraté, cellulose microcristalline (E460), hypromellose (E464), glycolate d'amidon sodique, stéarate de magnésium.
Pelliculage : hypromellose (E464), dioxyde de titane (E171), macrogol (E1521).
| INDICATIONS |
Apretude, associé à des pratiques sexuelles à moindre risque, est indiqué en prophylaxie pré-exposition à court terme (PrEP) pour réduire le risque d'infection par le VIH-1 par voie sexuelle chez les adultes et les adolescents à haut risque de contamination et pesant au moins 35 kg (voir rubrique Posologie et mode d'administration et rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Les comprimés d'Apretude peuvent être utilisés pour :
| POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION |
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| CONTRE-INDICATIONS |
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| MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI |
Stratégie globale de prévention de l'infection par le VIH-1
Apretude peut ne pas être toujours efficace pour prévenir l'infection par le VIH-1 (voir rubrique Pharmacodynamie). Les concentrations de cabotégravir associées à une activité antivirale significative (> 4 fois la Concentration Inhibitrice Ajustée aux Protéines, CI90-AP, voir rubrique Pharmacocinétique) sont atteintes et maintenues dans les heures qui suivent l'initiation du traitement d'instauration par voie orale. Le délai exact entre l'instauration d'Apretude dans le cadre d'une PrEP au VIH-1 et la protection maximale contre l'infection par le VIH-1 n'est pas connu.
Apretude doit être utilisé pour la PrEP dans le cadre d'une stratégie globale de prévention de l'infection par le VIH-1, comprenant l'utilisation d'autres méthodes de prévention du VIH-1 (par exemple : connaissance du statut sérologique vis-à-vis du VIH-1, dépistage régulier des autres infections sexuellement transmissibles, usage de préservatifs).
Apretude doit être utilisé pour réduire le risque d'acquisition du VIH-1 uniquement chez des sujets dont la séronégativité au VIH a été confirmée (voir rubrique Contre-indications). La séronégativité au VIH de ces sujets doit être reconfirmée à intervalles réguliers. Un test combiné antigène/anticorps ainsi qu'un test de l'ARN du VIH doivent tous deux être négatifs. Il est conseillé aux prescripteurs d'effectuer les deux tests, même si le résultat du test de l'ARN du VIH sera disponible après l'administration orale. Si une stratégie combinée comprenant les deux tests n'est pas disponible, les tests doivent suivre les recommandations locales pendant la prise d'Apretude.
En cas de symptômes cliniques compatibles avec une infection virale aiguë et si l'on suspecte des expositions récentes (< 1 mois) au VIH-1, le statut sérologique vis-à-vis du VIH-1 doit être reconfirmé.
Risque potentiel de résistance
Il existe un risque potentiel de développer une résistance au cabotégravir si un sujet contracte le VIH-1 soit avant ou pendant la prise soit après l'arrêt du cabotégravir. Pour limiter ce risque, il est essentiel de confirmer le statut séronégatif pour le VIH-1 à intervalles réguliers. Un test combiné antigène/anticorps ainsi qu'un test de l'ARN du VIH doivent tous deux être négatifs. Il est conseillé aux prescripteurs d'effectuer les deux tests, même si le résultat du test de l'ARN du VIH sera disponible après l'administration orale. Si une stratégie combinée comprenant les deux tests n'est pas disponible, les tests doivent suivre les recommandations locales.
Les sujets pour lesquels une infection par le VIH-1 a été diagnostiquée doivent commencer immédiatement un traitement antirétroviral (TAR).
Apretude ne constitue pas à lui seul un schéma complet pour le traitement du VIH-1 ; des mutations de résistance au VIH-1 sont apparues chez certains sujets dont l'infection par le VIH-1 n'avait pas été détectée et qui prenaient uniquement Apretude.
D'autres formes de PrEP doivent être envisagées après l'arrêt du cabotégravir chez les sujets restant exposés à un risque d'acquisition du VIH et elles doivent être instaurées dans les 2 mois suivant la dernière injection de cabotégravir.
Importance de l'observance
Il doit être expliqué régulièrement aux sujets de respecter strictement le schéma posologique recommandé pour l'instauration par voie orale afin de réduire le risque d'acquisition du VIH-1 et le développement potentiel d'une résistance.
Réactions indésirables cutanées sévères (SCAR)
Les réactions indésirables cutanées sévères (SCAR) : le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et la nécrolyse épidermique toxique (NET), qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital ou entraîner le décès, ont été rapportées très rarement en association avec une administration de cabotégravir.
Au moment de la prescription, les patients doivent être informés des signes et symptômes et faire l'objet d'une surveillance étroite des réactions cutanées. En cas d'apparition de signes et de symptômes évocateurs de telles réactions, le cabotégravir doit être arrêté immédiatement et une autre forme de PrEP doit être envisagée (le cas échéant). Si le patient a développé une réaction grave telle qu'un SSJ ou une NET en utilisant du cabotégravir, le traitement par cabotégravir ne doit jamais être réintroduit chez ce patient.
Réactions d'hypersensibilité
Des réactions d'hypersensibilité ont été rapportées en association avec des inhibiteurs d'intégrase dont le cabotégravir. Ces réactions étaient caractérisées par un rash, des symptômes généraux et parfois par un dysfonctionnement d'organe, comme une atteinte hépatique. Apretude et les autres médicaments suspectés doivent être arrêtés immédiatement, dès l'apparition de signes ou symptômes d'hypersensibilité (incluant, sans s'y limiter, un rash sévère ou un rash accompagné de fièvre, malaise général, fatigue, douleurs musculaires ou articulaires, phlyctènes, lésions buccales, conjonctivite, œdème facial, hépatite, éosinophilie ou angio-oedème). L'état clinique, y compris les transaminases, doivent être surveillés et un traitement approprié doit être instauré (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Effets indésirables).
Hépatotoxicité
Une hépatotoxicité a été rapportée chez un nombre limité de sujets recevant du cabotégravir avec ou sans maladie hépatique préexistante connue (voir rubrique Effets indésirables). L'instauration du cabotégravir par voie orale a été effectuée dans les études cliniques afin d'aider à identifier les sujets susceptibles de présenter un risque d'hépatotoxicité.
Une surveillance clinique et biologique sont recommandées ; la prise d'Apretude comprimés doit être arrêtée si une hépatotoxicité est confirmée et les sujets doivent être pris en charge selon l'indication clinique.
Adolescents
Des idées suicidaires et des tentatives de suicide ont été rapportées avec le cabotégravir, en particulier chez les sujets ayant une maladie psychiatrique préexistante (voir rubrique Effets indésirables). Bien que les études cliniques n'aient pas montré d'augmentation de l'incidence des maladies psychiatriques chez les adolescents par rapport aux sujets adultes, compte tenu de la vulnérabilité de cette population, les adolescents doivent être conseillés avant la prescription ainsi que régulièrement pendant le traitement par Apretude, et pris en charge selon l'indication clinique.
Interactions avec d'autres médicaments
La prescription d'Apretude comprimés avec des médicaments susceptibles de réduire son exposition doit se faire avec prudence (voir rubrique Interactions).
Il est recommandé de prendre les antiacides qui contiennent des cations polyvalents au moins 2 heures avant ou 4 heures après la prise d'Apretude comprimés (voir rubrique Interactions).
Excipients
Les sujets présentant des problèmes héréditaires rares d'intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c'est-à-dire qu'il est essentiellement « sans sodium ».
| INTERACTIONS |
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| FERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT |
Femmes en âge de procréer
Si une femme envisage une grossesse, les bénéfices et les risques liés à l'instauration/la poursuite de la PrEP avec Apretude doivent être discutés.
Grossesse
Il existe des données limitées sur l'utilisation du cabotégravir chez la femme enceinte. L'effet du cabotégravir sur la grossesse est inconnu.
Le cabotégravir n'a pas été tératogène lors des études chez les rates et les lapines gravides mais des expositions supérieures à la dose thérapeutique ont montré une toxicité sur la reproduction chez l'animal (voir rubrique Sécurité préclinique). La pertinence de ces données pour la grossesse chez la femme est inconnue.
Apretude comprimés n'est pas recommandé pendant la grossesse sauf si le bénéfice attendu justifie le risque potentiel pour le fœtus.
Allaitement
Selon les données obtenues chez l'animal, le cabotégravir devrait être excrété dans le lait maternel bien que cela n'ait pas été confirmé chez l'humain.
Il est recommandé aux femmes d'allaiter seulement si le bénéfice attendu justifie le risque potentiel pour le nourrisson.
Fertilité
Il n'existe pas de données chez l'homme concernant les effets du cabotégravir sur la fertilité masculine ou féminine. Les études effectuées chez l'animal n'ont pas montré d'effet du cabotégravir sur la fertilité des mâles ou des femelles (voir rubrique Sécurité préclinique).
| CONDUITE et UTILISATION DE MACHINES |
Les sujets doivent être informés que des sensations vertigineuses, une somnolence et une fatigue ont été rapportées au cours du traitement par Apretude comprimés. L'état clinique du sujet et le profil des effets indésirables d'Apretude comprimés doivent être pris en compte lors de l'évaluation de l'aptitude du sujet à conduire un véhicule ou à utiliser une machine.
| EFFETS INDÉSIRABLES |
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| SURDOSAGE |
Il n'existe pas de traitement spécifique en cas de surdosage d'Apretude. En cas de surdosage, le sujet doit recevoir un traitement symptomatique approprié et doit faire l'objet d'une surveillance adéquate, si nécessaire.
Il est établi que le cabotégravir se lie fortement aux protéines plasmatiques ; c'est pourquoi il est peu probable que le médicament puisse être éliminé de l'organisme par dialyse.
| PHARMACODYNAMIE |
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| PHARMACOCINÉTIQUE |
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| SÉCURITÉ PRÉCLINIQUE |
Carcinogénicité et mutagénicité
Le cabotégravir n'a pas eu d'effet mutagène ou clastogène lors de tests in vitro effectués sur des bactéries et des cultures de cellules de mammifères, ainsi que lors d'un test du micronoyau in vivo chez les rongeurs. Le cabotégravir n'a pas eu d'effet cancérigène lors des études à long terme chez la souris et le rat.
Études de toxicité sur la reproduction
Aucun effet n'a été observé sur la fertilité de rats mâles ou femelles traités par cabotégravir à des doses orales pouvant atteindre 1 000 mg/kg/jour (> 20 fois l'exposition humaine à la dose maximale recommandée chez l'humain (DMRH) de 30 mg/jour par voie orale).
Dans une étude sur le développement embryo-fœtal, aucun effet adverse sur le développement n'a été observé après l'administration orale de cabotégravir à des lapines gravides jusqu'à une dose toxique maternelle de 2 000 mg/kg/jour (0,66 fois l'exposition humaine à la DMRH par voie orale) ou à des rates gravides à des doses allant jusqu'à 1 000 mg/kg/jour (> 30 fois l'exposition humaine à la DMRH par voie orale). Chez le rat, des anomalies de la croissance fœtale (diminution du poids corporel) ont été observées à une dose orale de 1 000 mg/kg/jour. Les études menées chez les rates gravides ont démontré que le cabotégravir traverse la barrière placentaire et que sa présence peut être décelée dans les tissus fœtaux.
Dans des études sur le développement prénatal et postnatal (PPN) chez le rat, le cabotégravir a été associé de façon reproductible à un retard de la mise bas, ainsi qu'à une augmentation de la mortalité à la naissance et de la mortalité néonatale à une dose orale de 1 000 mg/kg/jour (> 30 fois l'exposition humaine à la DMRH par voie orale). À la dose plus faible de 5 mg/kg/jour (environ 10 fois l'exposition humaine à la DMRH par voie orale), le cabotégravir n'a pas été associé à un retard de la mise bas ou à une mortalité néonatale. Que ce soit dans les études menées chez le lapin ou celles menées chez le rat, il n'y a eu aucun effet sur la survie des fœtus mis au monde par césarienne. Compte tenu du taux d'exposition, la pertinence chez l'homme est inconnue.
Toxicité à dose répétée
L'effet d'un traitement quotidien prolongé avec des doses élevées de cabotégravir a été évalué dans des études de toxicité avec administration par voie orale de doses répétées à des rats (26 semaines) et à des singes (39 semaines). Aucun effet indésirable lié au médicament à l'étude n'a été observé chez les rats ou les singes ayant reçu du cabotégravir par voie orale à des doses allant jusqu'à 1 000 mg/kg/jour ou 500 mg/kg/jour, respectivement.
Lors d'une étude de toxicité de 14 jours et de 28 jours menée chez le singe, des effets gastro-intestinaux (GI) (perte de poids corporel, vomissement, selles molles/liquides et déshydratation modérée à sévère) ont été observés et ont résulté de l'administration locale (orale) du médicament et non d'une toxicité systémique.
Dans une étude de 3 mois menée chez le rat, lorsque le cabotégravir a été administré par injection sous-cutanée (SC) mensuelle (jusqu'à 100 mg/kg/dose), par injection IM mensuelle (jusqu'à 75 mg/kg/dose) ou par injection SC hebdomadaire (100 mg/kg/dose), aucun effet indésirable et aucun nouvel effet toxique sur les organes cibles n'a été observé (à des expositions > 49 fois l'exposition humaine à la DMRH de 600 mg par voie IM).
| DURÉE DE CONSERVATION |
5 ans
| PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES DE CONSERVATION |
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
| PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES D'ÉLIMINATION ET DE MANIPULATION |
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
| PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE |
| AMM |
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