Apnée du sommeil

Mis à jour : Mercredi 03 Novembre 2021

Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) est une cause relativement fréquente de troubles du sommeil. Générateur de fatigue chronique, il peut s’avérer dangereux car il provoque une somnolence pendant la journée, somnolence qui peut être à l’origine d’accidents de la circulation ou du travail. De nombreuses personnes ignorent qu’elles souffrent de ce trouble et ne peuvent ainsi bénéficier des traitements disponibles.

Qu'est-ce que le syndrome d'apnées-hypopnées du sommeil ?

ronflement

Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS, autrefois appelé SAOS, syndrome d'apnées obstructives du sommeil) est un trouble du sommeil où le dormeur souffre de pauses respiratoires ou de diminution du débit respiratoire. Ces baisses ou arrêts répétés de la respiration ne durent en général que quelques secondes, mais ils entraînent une baisse d’oxygénation du sang. Le cœur travaille donc anormalement fort pour essayer de mobiliser toutes les réserves en oxygène. Ces difficultés respiratoires provoquent des microréveils de quelques secondes dont le dormeur n’a pas forcément conscience.

En France, on considère qu’il y a SAHOS avéré lorsque le dormeur connaît plus de dix pauses respiratoires (apnées) par heure de sommeil (aux États-Unis, le seuil est de cinq apnées par heure). Pour établir le diagnostic, on définit une apnée comme une interruption de la respiration de plus de dix secondes. Les diminutions du débit respiratoire (hypopnées) sont identifiées en mesurant la saturation du sang en oxygène pendant le sommeil (au cours d’une nuit passée dans un centre d’étude du sommeil) : pendant une hypopnée, le sang est moins saturé en oxygène.

Quels sont les symptômes de l'apnée du sommeil ?

Les personnes qui souffrent de syndrome d’apnée du sommeil se plaignent de somnolence pendant la journée, de maux de tête en se levant, de réveils en sursaut au cours de la nuit, de sueurs nocturnes, de devoir se lever fréquemment la nuit pour uriner, d’irritabilité et d’agressivité, voire d’épisodes dépressifs. Parfois, elles signalent des troubles de la mémoire et de la concentration, ainsi qu’une baisse du désir sexuel, voire une impuissance. On estime que ce syndrome est présent chez 1 à 5 % des hommes adultes.

L'importance du syndrome d'apnées du sommeil se mesure au nombre d'apnées/hypopnées par heure de sommeil (IAH ou indice d'apnées/hypopnées) : entre 5 et 15, l'apnée du sommeil est dite légère ; entre 16 et 30, l'apnée du sommeil est dite modérée ; supérieur à 30, l'apnée du sommeil est dite sévère.

SAHOS ou ronflements ?

Les personnes qui souffrent de SAHOS sont souvent de gros ronfleurs. Néanmoins, certaines personnes qui se plaignent de somnolence dans la journée ne souffrent pas d’apnée du sommeil : ce sont simplement des dormeurs que leur ronflement réveille plusieurs fois par heure et qui ne peuvent, de ce fait, bénéficier d’un sommeil réparateur. Dans ce cas, on parle plutôt de syndrome de haute résistance des voies aériennes supérieures, lorsque les efforts respiratoires provoquent au moins dix microréveils par heure de sommeil, sans apnées. Les facteurs favorisant le ronflement sont le sexe masculin (plus de 80 % des hommes ronflent), l’âge (le phénomène est plus fréquent après 60 ans), l’excès de poids et la consommation d’alcool. Certains médicaments contre les troubles du sommeil ou l’anxiété peuvent également augmenter les ronflements. Certaines études ont montré que les gros ronfleurs sont prédisposés aux maladies cardiovasculaires (en particulier, les infarctus du muscle cardiaque), même en l’absence de SAHOS.

Comment évolue le syndrome d’apnée du sommeil ?

Le SAHOS tend à s’aggraver avec l’âge. De plus, il augmente le risque de développer une hypertension artérielle. Ce risque croît avec le nombre d’apnées observées par heure de sommeil. Les personnes qui souffre d’apnée du sommeil sont également plus sujettes aux maladies cardiovasculaires, aux troubles du rythme cardiaque, aux accidents vasculaires cérébraux (AVC) et au diabète de type 2, sans que l’on sache si cela est directement lié aux apnées du sommeil.

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