La contraception d’urgence

C’est une méthode d’exception utilisable par les femmes dans les 3 à 5 jours qui suivent un rapport non protégé. Elle ne doit pas se substituer aux méthodes contraceptives habituelles.

La contraception d’urgence est utilisée notamment dans les cas suivants :

  • oubli ou rupture d’un préservatif ;
  • retard de la prise du comprimé contraceptif habituel au-delà du délai acceptable (voir ce délai dans la notice de votre pilule contraceptive) ;
  • perte d’un stérilet expulsé spontanément ;
  • déplacement ou retrait trop précoce d’un diaphragme vaginal ou d’une cape cervicale ;
  • rapport sexuel non protégé, en l’absence d’autres moyens de contraception.

Les différentes méthodes utilisables

Deux méthodes sont disponibles : la prise d’un contraceptif d'urgence hormonal (la pilule dite « du lendemain ») ou la pose d’un stérilet au cuivre.

La contraception d'urgence hormonale consiste en l’administration unique d’un comprimé de lévonorgestrel ou d’ulipristal. L’appellation “pilule du lendemain”, parfois utilisée, n’est plus adaptée, car la prise de ces médicaments reste indiquée plusieurs jours après le rapport sexuel non protégé.

Ces médicaments agissent en retardant ou en perturbant l’ovulation. Ils ne sont donc efficaces que si l’ovulation n’a pas encore eu lieu. Faute de pouvoir déterminer facilement la date de l’ovulation, ils peuvent cependant être utilisés pendant la totalité du cycle, mais avec une forte probabilité d’inefficacité dans les 14 jours qui précèdent la date attendue des règles. Une autre méthode de contraception d’urgence doit alors être utilisée (pose d’un dispositif intra-utérin) si une sécurité correcte est souhaitée.

Le lévonorgestrel est un progestatif de synthèse. Sa prise doit intervenir idéalement dans les 12 heures suivant le rapport sexuel non protégé et au maximum dans les 72 heures (trois jours) après celui-ci. Son efficacité varie de 58 à 95 % selon le délai entre le rapport sexuel et la prise du comprimé : plus cette contraception est mise en place tôt, plus elle est efficace. Une contraception mécanique (préservatif, diaphragme, cape) doit être mise en œuvre jusqu’aux règles suivantes. En l’absence de règles cinq à sept jours après la date attendue, il est indispensable d’effectuer un test de grossesse.

La prise de lévonorgestrel s’accompagne souvent de nausées et de vomissements (il est préférable de prendre le comprimé avec un repas). On observe parfois des maux de tête, des douleurs aux seins, des vertiges ou une certaine fatigue.

Liste des médicaments mise à jour : Jeudi 19 Mars 2026
Légende
  • Médicament référent
  • Médicament générique
  • Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

L’ulipristal agit également sur les récepteurs de la progestérone. Il doit être utilisé le plus tôt possible après le rapport sexuel non protégé et au plus tard dans les cinq jours qui suivent. Sa prise est susceptible de réduire l'action d'une contraception hormonale régulière (pilule). Il est donc recommandé d'utiliser une méthode de contraception mécanique (préservatifs) jusqu'aux règles suivantes. Son efficacité est incomplète et varie entre 73 et 85 % selon les études. En cas de retard des règles de plus de sept jours après la date attendue, il est indispensable d’effectuer un test de grossesse.

Les effets indésirables de l’ulipristal les plus fréquents sont des maux de tête, des nausées, des douleurs abdominales et des règles douloureuses.

Liste des médicaments mise à jour : Jeudi 19 Mars 2026
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La contraception hormonale d’urgence ne peut être utilisée souvent, car elle perturbe le cycle féminin. Destinée à un usage exceptionnel, elle ne constitue pas une méthode de contraception régulière. Pour mettre en place une contraception régulière, demandez conseil à votre médecin.

La pose d'un stérilet au cuivre peut constituer une forme de contraception d’urgence. Elle doit être pratiquée dans les cinq jours suivant le rapport sexuel. 

Des études sont également en cours pour évaluer l’efficacité de la mifépristone comme contraceptif d’urgence, durant les cinq jours suivant un rapport sexuel.

Comment obtenir une contraction d'urgence ?

Depuis le 1er janvier 2023, la contraception d'urgence hormonale est gratuite (prise en charge à 100 % sans avance de frais) pour toutes les femmes en âge de procréer, quel que soit le médicament demandé (lévonorgestrel ou ulipristal). Cette contraception peut être obtenue en pharmacie sans ordonnance médicale (voir Actualités : Gratuité des préservatifs et de la contraception d'urgence : pour qui et comment ?, 01/2023).

Les jeunes filles mineures peuvent demander le secret de la délivrance du médicament.

La pose d'un dispositif intra-utérin nécessite une prescription par un médecin ou une sage-femme pour sa délivrance et son remboursement.