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Vaccinations

Mise à jour : Mardi 20 Octobre 2020
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Contexte

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Quels patients traiter ?

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Objectifs de la prise en charge

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Prise en charge
Vaccinations obligatoires ou recommandées chez les enfants et les adolescents de 2 mois à 18 ans
Vaccinations obligatoires ou recommandées chez les enfants et les adolescents de 2 mois à 18 ans
1
Voies et sites d'administration
Les vaccins inactivés adsorbés doivent être administrés par voie IM ; les vaccins inactivés non adsorbés par voie IM ou SC. Les sites recommandés sont la face antérolatérale de la cuisse (l'injection dans la fesse n'est pas recommandée), ou le deltoïde à partir de l'âge de 18 mois.
2
Primo-vaccination chez le nourrisson
Sont obligatoires à 2 mois, 4 mois et 11 mois : les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite (DTP ou DTPolio), la coqueluche (Ca), l'Haemophilus influenzae b (Hib), l'hépatite B (HepB), le pneumocoque (Pn conj ou VPC13). Ces injections peuvent se faire en coadministration, le plus souvent sous forme pentavalente (DTCaPolioHib) ou hexavalente (DTCaPolioHibHepB), avec si nécessaire coadministration des valences manquantes HepB et/ou Pn conj. Les vaccins utilisés ont des concentrations complètes d'anatoxine tétanique (≥ 40 UI), diphtérique (≥ 30 UI), et d'antigènes coquelucheux.
La vaccination trivalente contre rougeole, oreillons et rubéole (ROR) est obligatoire à l'âge de 12 mois, avec une 2e dose entre 16 et 18 mois. En cas de contage présumé avant 1 an, vaccination anticipée contre la rougeole : voir Cas particuliers.
3
Vaccin contre le méningocoque C
De manière transitoire, en l'absence d'immunité de groupe (couverture vaccinale insuffisante), vacciner les nourrissons à 5 mois avec 1 dose de vaccin méningococcique C (Neisvac) suivie de 1 dose de rappel à 12 mois. Un intervalle minimum de 6 mois sera respecté entre l'administration des 2 doses. La dose de 12 mois peut être coadministrée avec la 1re dose de ROR. Après un an et jusqu'à 24 ans révolus, en absence de primovaccination antérieure, en rattrapage administrer un vaccin méningococcique C conjugué selon un schéma à 1 dose.
4
Rappels chez l'enfant et l'adolescent
Un rappel de DTCaPolio (forme tétravalente) est recommandé à 6 ans avec un vaccin aux concentrations normales (voir note 2), puis entre 11 et 13 ans avec un vaccin aux concentrations réduites d'anatoxine diphtérique (≥ 2 UI), et d'antigènes coquelucheux (dTcaPolio).
5
Vaccination contre les HPV
Cette vaccination est recommandée en 2 doses pour les jeunes filles entre 11 et 14 ans. L'une des 2 doses peut être coadministrée avec le rappel dTcaPolio, entre 11 et 13 ans. La recommandation de vaccination des garçons contre les infections à HPV sera applicable au 1er janvier 2021.
6
Populations particulières à risque
Voir Cas particuliers.
1
Voies et sites d'administration
Les vaccins inactivés adsorbés doivent être administrés par voie IM ; les vaccins inactivés non adsorbés par voie IM ou SC. Les sites recommandés sont la face antérolatérale de la cuisse (l'injection dans la fesse n'est pas recommandée), ou le deltoïde à partir de l'âge de 18 mois.
2
Primo-vaccination chez le nourrisson
Sont obligatoires à 2 mois, 4 mois et 11 mois : les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite (DTP ou DTPolio), la coqueluche (Ca), l'Haemophilus influenzae b (Hib), l'hépatite B (HepB), le pneumocoque (Pn conj ou VPC13). Ces injections peuvent se faire en coadministration, le plus souvent sous forme pentavalente (DTCaPolioHib) ou hexavalente (DTCaPolioHibHepB), avec si nécessaire coadministration des valences manquantes HepB et/ou Pn conj. Les vaccins utilisés ont des concentrations complètes d'anatoxine tétanique (≥ 40 UI), diphtérique (≥ 30 UI), et d'antigènes coquelucheux.
La vaccination trivalente contre rougeole, oreillons et rubéole (ROR) est obligatoire à l'âge de 12 mois, avec une 2e dose entre 16 et 18 mois. En cas de contage présumé avant 1 an, vaccination anticipée contre la rougeole : voir Cas particuliers.
3
Vaccin contre le méningocoque C
De manière transitoire, en l'absence d'immunité de groupe (couverture vaccinale insuffisante), vacciner les nourrissons à 5 mois avec 1 dose de vaccin méningococcique C (Neisvac) suivie de 1 dose de rappel à 12 mois. Un intervalle minimum de 6 mois sera respecté entre l'administration des 2 doses. La dose de 12 mois peut être coadministrée avec la 1re dose de ROR. Après un an et jusqu'à 24 ans révolus, en absence de primovaccination antérieure, en rattrapage administrer un vaccin méningococcique C conjugué selon un schéma à 1 dose.
4
Rappels chez l'enfant et l'adolescent
Un rappel de DTCaPolio (forme tétravalente) est recommandé à 6 ans avec un vaccin aux concentrations normales (voir note 2), puis entre 11 et 13 ans avec un vaccin aux concentrations réduites d'anatoxine diphtérique (≥ 2 UI), et d'antigènes coquelucheux (dTcaPolio).
5
Vaccination contre les HPV
Cette vaccination est recommandée en 2 doses pour les jeunes filles entre 11 et 14 ans. L'une des 2 doses peut être coadministrée avec le rappel dTcaPolio, entre 11 et 13 ans. La recommandation de vaccination des garçons contre les infections à HPV sera applicable au 1er janvier 2021.
6
Populations particulières à risque
Voir Cas particuliers.
Vaccinations recommandées chez les adultes
Vaccinations recommandées chez les adultes
1
Rappel Diphtérie-Tétanos-Polio (dTPolio)
Ce rappel est recommandé à des âges fixes : 25, 45 et 65 ans, puis tous les 10 ans au-delà (75, 85 ans, etc.). Le vaccin doit contenir des concentrations réduites d'anatoxine diphtérique (≥ 2 UI).
2
Vaccin coqueluche acellulaire (Ca)
Un rappel est recommandé à 25 ans, en même temps que le rappel dTPolio. Une forme tétravalente dTcaPolio est disponible pour l'adulte. La vaccination est également indiquée pour les adultes non vaccinés en situation de cocooning (voir Cas particuliers).
3
Grippe saisonnière
La vaccination est recommandée et gratuite pour les plus de 65 ans et les sujets à risque (voir Cas particuliers).
4
Vaccins pour populations particulières
Le vaccin contre l'hépatite A doit être proposé aux voyageurs, aux patients infectés chroniques par le VHB ou porteurs d'une hépatopathie chronique (VHC ou alcool), ainsi qu'aux homosexuels masculins. Il est obligatoire dans certaines professions. Deux doses espacées 6 mois.
Le vaccin contre l'hépatite B est recommandé aux sujets à risque de contamination par le VHB, aux patients susceptibles de recevoir des transfusions ou aux patients hémodialysés, à l'entourage et aux partenaires d'un sujet infecté par le VHB, non préalablement vaccinés. Trois doses à 0, 1 et 6 mois.
Vaccin antiméningocoque C ou ACYW135 : 1 dose au contact d'un cas.
Vaccin antiméningocoque B : au-delà de 2 ans, 2 doses à 1 ou 2 mois d'intervalle dans le cadre de recommandations particulières ou de situations spécifiques (voir Cas particuliers pour les nourrissons à partir de 3 mois).
Le vaccin antipneumococcique (polyosidique 23-valent) est recommandé pour les enfants de plus de 5 ans et les adultes à risque (voir Cas particuliers). L'utilité de vacciner les sujets de plus de 65 ans, en particulier en institution, reste discutée. Il n'y a pas lieu de faire de rappel.
Varicelle : 2 doses espacées de 4 à 8 semaines ou 6 à 10 semaines (selon AMM du vaccin) en cas de risque particulier.
Pour les autres vaccins : voir Cas particuliers.
1
Rappel Diphtérie-Tétanos-Polio (dTPolio)
Ce rappel est recommandé à des âges fixes : 25, 45 et 65 ans, puis tous les 10 ans au-delà (75, 85 ans, etc.). Le vaccin doit contenir des concentrations réduites d'anatoxine diphtérique (≥ 2 UI).
2
Vaccin coqueluche acellulaire (Ca)
Un rappel est recommandé à 25 ans, en même temps que le rappel dTPolio. Une forme tétravalente dTcaPolio est disponible pour l'adulte. La vaccination est également indiquée pour les adultes non vaccinés en situation de cocooning (voir Cas particuliers).
3
Grippe saisonnière
La vaccination est recommandée et gratuite pour les plus de 65 ans et les sujets à risque (voir Cas particuliers).
4
Vaccins pour populations particulières
Le vaccin contre l'hépatite A doit être proposé aux voyageurs, aux patients infectés chroniques par le VHB ou porteurs d'une hépatopathie chronique (VHC ou alcool), ainsi qu'aux homosexuels masculins. Il est obligatoire dans certaines professions. Deux doses espacées 6 mois.
Le vaccin contre l'hépatite B est recommandé aux sujets à risque de contamination par le VHB, aux patients susceptibles de recevoir des transfusions ou aux patients hémodialysés, à l'entourage et aux partenaires d'un sujet infecté par le VHB, non préalablement vaccinés. Trois doses à 0, 1 et 6 mois.
Vaccin antiméningocoque C ou ACYW135 : 1 dose au contact d'un cas.
Vaccin antiméningocoque B : au-delà de 2 ans, 2 doses à 1 ou 2 mois d'intervalle dans le cadre de recommandations particulières ou de situations spécifiques (voir Cas particuliers pour les nourrissons à partir de 3 mois).
Le vaccin antipneumococcique (polyosidique 23-valent) est recommandé pour les enfants de plus de 5 ans et les adultes à risque (voir Cas particuliers). L'utilité de vacciner les sujets de plus de 65 ans, en particulier en institution, reste discutée. Il n'y a pas lieu de faire de rappel.
Varicelle : 2 doses espacées de 4 à 8 semaines ou 6 à 10 semaines (selon AMM du vaccin) en cas de risque particulier.
Pour les autres vaccins : voir Cas particuliers.
Cas particuliers
Résumé des vaccinations obligatoires jusqu'à 18 mois
Vaccins contreNaissance2 mois4 mois5 mois11 mois12 mois16-18 mois
Diphtérie (d),
Tétanos (T),
Coqueluche acellulaire (Ca),
Poliomyélite (P)
DTCaPDTCaPDTCaP
Haemophilus influenzae b
(Hib)
HibHibHib
Hépatite B (Hep B)Hep BHep BHep B
Pneumocoque (vaccin conjugué PnC)PnCPnCPnC
Méningocoque C (vaccin conjugué MnC)MnCMnC
Rougeole (R), Oreillons (O), Rubéole (R)ROR1ROR2
Les 11 vaccinations obligatoires sont réalisables en 10 injections lors de 6 consultations.
Vaccinations et femme en âge de procréer/grossesse
Dans la mesure du possible, les vaccinations doivent être mises à jour avant la grossesse. Elles peuvent être réalisées au cours d'une consultation préconceptionnelle, en particulier pour le vaccin ROR, le vaccin contre la coqueluche et le vaccin contre la varicelle. La période post-natale sera l'occasion de procéder à cette mise à jour si elle n'a pu être réalisée avant la grossesse.
Polio et tétanos : les données cliniques concernant la toxicité fœtale étant rassurantes pour ces vaccins inactivés, ils peuvent être administrés chez la femme enceinte quel que soit le stade de la grossesse.
Diphtérie : le vaccin doit être évité pendant la grossesse en raison du risque de complications fébriles.
Grippe saisonnière : le vaccin peut être administré sans restriction, tout au long de la grossesse, et est recommandé pour les femmes enceintes présentant un risque élevé de complications associées à la grippe saisonnière. Il est pris en charge par l'Assurance maladie.
Vaccins vivants atténués :
Les vaccins vivants ROR, vaccin contre la varicelle et BCG, sont contre-indiqués pendant la grossesse. La grossesse doit être évitée dans le mois qui suit la vaccination avec un vaccin vivant. Toute vaccination contre la varicelle chez une jeune femme en âge de procréer doit être précédée d'un test négatif de grossesse et, selon les données de l'AMM, une contraception efficace de 3 mois est recommandée après chaque dose de vaccin. Cependant, une vaccination avec un vaccin vivant, réalisée par inadvertance au cours de la grossesse, bien qu'étant contre-indiquée, n'est pas une indication à interrompre la grossesse.
La vaccination contre la fièvre jaune de la femme enceinte peut être justifiée lors de séjour en zone d'endémie après évaluation du rapport bénéfice-risque. Chez la femme allaitante, la vaccination doit être reportée tant que le nourrisson n'a pas atteint l'âge de 6 mois, sauf en cas de situation épidémique.
Autres vaccins : les vaccins contre hépatite B, hépatite A, rage, leptospirose, méningocoques (tous les vaccins), pneumocoque, typhoïde, fièvre jaune, tuberculose, varicelle, coqueluche, HPV sont contre-indiqués en l'absence de données pertinentes disponibles. Leur utilisation est toutefois possible en cas de risque infectieux important : voyage imprévu en zone endémique, contexte épidémique, contexte professionnel, exposition intrafamiliale.
Une vaccination, quelle qu'elle soit, réalisée par mégarde chez une femme enceinte avec les vaccins actuellement disponibles ne justifie pas d'interrompre la grossesse.
Vaccinations pouvant être prescrites et pratiquées par une sage-femme
Le décret N° 2016743 du 6 juin 2016 a actualisé les vaccins pouvant être prescrits et réalisés par les sages-femmes, ainsi que les patients concernés par ces vaccins : les femmes enceintes ou en post-partum, les nouveau-nés, les personnes de l'entourage de l'enfant ou de l'entourage de la femme enceinte.
Deux vaccins concernent le nouveau-né : le BCG dans une population à risque où ce vaccin est recommandé, et l'hépatite B en association avec des immunoglobulines spécifiques antiHBs chez le nouveau-né de mère porteuse de l'antigène HBs.
Dix vaccins concernent les adultes : ROR, tétanos, diphtérie, poliomyélite, coqueluche, hépatite B, grippe, méningocoque C, varicelle et, dans certains cas, HPV.
Vaccinations chez les patients immunodéprimés et aspléniques
On distingue deux types de déficits immunitaires : les déficits immunitaires héréditaires primitifs ou congénitaux, et les déficits immunitaires secondaires ou acquis (transplantation d'organe solide et greffe de moelle osseuse, infection par le VIH, traitements immunosuppresseurs, anti-TNF, chimiothérapies anticancéreuses et autres).
La vaccination en cas d'immunodépression présente certaines particularités qui justifient des recommandations spécifiques :
le risque de survenue de maladie vaccinale après vaccination par des vaccins vivants contre-indique de principe l'utilisation de ces vaccins chez le sujet immunodéprimé, et pendant au moins 6 mois après l'arrêt d'une chimiothérapie ;
la diminution de l'immunogénicité des vaccins en cas de déficit immunitaire peut justifier des schémas vaccinaux particuliers ;
les immunodéprimés et aspléniques présentent un risque accru pour certaines infections justifiant la recommandation de vaccinations spécifiques.
Ces recommandations de vaccination concernent les personnes atteintes de déficits immunitaires primitifs ou congénitaux et secondaires ou acquis : transplantation d'organe solide et greffe de mœlle osseuse, infection par le VIH, traitements immunosuppresseurs, anti-TNF, chimiothérapies anticancéreuses et autres. Elles figurent dans le rapport du Haut Conseil de la santé publique, accompagnées d'un tableau synthétique, et sont disponibles sur le site internet www.hcsp.fr (voir aussi « Vaccinations chez les adultes immunodéprimés », Inpes, juin 2015).
En pratique :
les vaccins vivants atténués, dont le BCG, sont contre-indiqués en cas d'immunodépression et pendant au moins 6 mois après l'arrêt d'une chimiothérapie ;
chez les patients traités par immunosuppresseurs ou corticothérapie au long cours, les vaccinations doivent être mises à jour le plus tôt possible, de préférence avant le début du traitement ;
il est préférable de vacciner les personnes vivant avec le VIH lorsque la charge virale est indétectable et, si possible, quand le taux de CD4 est supérieur à 200/mm3 ;
les patients greffés de cellules souches hématopoïétiques doivent être vaccinés avec des schémas de primovaccination ;
il n'existe aucune contre-indication vaccinale chez les sujets aspléniques ;
la mise à jour des vaccinations de l'entourage d'une personne immunodéprimée est recommandée.
Consulter le tableau 4.5.2 du calendrier vaccinal 2020 qui présente les recommandations vaccinales dans les situations les plus fréquemment rencontrées en médecine de ville :
patient atteint d'un cancer ou d'une hémopathie maligne traités ou non par chimiothérapie ;
patient vivant avec le VIH ;
patient traité par corticothérapie.
Vaccinations des nourrissons nés prématurés
Est prématurée toute naissance qui survient avant 35 semaines de grossesse. Le prématuré est exposé à un risque infectieux accru en termes d'incidence et de gravité, en particulier pour la coqueluche.
La vaccination de routine doit débuter à 2 mois d'âge chronologique, quel que soit le degré initial de prématurité. Le prématuré est capable de répondre de manière satisfaisante aux vaccins dès l'âge de 8 semaines.
La vaccination coquelucheuse est particulièrement indiquée en raison du risque accru de complications de la maladie chez le prématuré. En même temps, le prématuré est exposé à un risque spécifique d'apnée et/ou de bradycardie durant les 48 heures suivant la 1re injection d'un vaccin combiné contenant la valence coquelucheuse. Ce risque est particulièrement identifié (8 % à 50 %) chez les nourrissons nés avant 33 semaines d'aménorrhée et/ou de poids de naissance inférieur à 1,5 kg, ayant eu des antécédents d'apnée, d'oxygénodépendance ou de bronchodysplasie pendant la période postnatale. Ce risque disparaît au-delà de 60 à 70 jours de vie.
Chez le prématuré qui présente ces facteurs de risque, il est donc recommandé d'administrer la 1re dose de vaccin hexavalent avant sa sortie de la maternité (le cas échéant, de le réhospitaliser) et de le garder sous monitoring cardiorespiratoire pendant les 48 heures qui suivent. En cas d'apnée ou de bradycardie lors de la 1re vaccination, une récidive est possible lors de la 2e injection.
La vaccination contre l'hépatite B : les réponses sont satisfaisantes pour les enfants de plus de 2 kg à la naissance ou les enfants dont la vaccination a débuté à 2 mois, quel que soit leur poids de naissance. Les nouveau-nés de mère porteuse de l'AgHBs doivent impérativement être vaccinés à la naissance (et recevoir une dose d'immunoglobulines spécifiques), puis à 1 mois et entre 6 et 12 mois ; s'il s'agit de nouveau-nés prématurés de moins de 32 semaines et/ou ayant un poids de naissance de moins de 2 kg, une dose supplémentaire doit être administrée : une dose à la naissance, à 1 mois, 2 mois, puis entre 6 et 12 mois. Dans tous les cas, un contrôle sérologique des marqueurs (AgHBs et Ac anti-HBs) sera effectué à partir de l'âge de 9 mois, au mieux 1 à 4 mois après la dernière dose, pour vérifier l'efficacité de la protection. Dans les situations de pénurie de vaccin, les nourrissons prématurés sont prioritaires.
La vaccination contre les infections à pneumocoque : la vaccination avec le vaccin conjugué 13-valent est indiquée chez le prématuré. Le schéma vaccinal du prématuré comprend une primovaccination renforcée à trois doses à un mois d'intervalle en commençant à l'âge de 2 mois, suivies d'un rappel à l'âge de 11 mois (consulter schéma et tableau p. 38 du calendrier vaccinal 2020).
Vaccinations des personnes âgées
Le risque d'infection, en particulier d'infections graves, croît avec l'âge. Ce risque est en partie dû au phénomène d'immunosénescence. Il est d'autant plus important qu'il existe une altération des statuts nutritionnel et fonctionnel, ainsi que des comorbidités ou une polymédication.
L'incidence des infections grippales, des infections à pneumocoque et des zonas est augmentée dans la population âgée et tout particulièrement dans la population âgée dépendante avec des conséquences sévères en termes de morbi-mortalité.
La vaccination contribue à la prévention de ce risque infectieux, cependant la réponse vaccinale s'altère avec l'âge. C'est la raison pour laquelle la fréquence des rappels est augmentée et la vaccination antigrippale est recommandée chez les professionnels interagissant avec les sujets âgés.
Tableau des vaccins pour les personnes âgées
Vaccins contreSchéma vaccinal
Diphtérie (d)
Tétanos (T)
Poliomyélite (P)
Rappel à 65, 75, 85 ans, etc.
Grippe1 dose annuelle
Zona1 dose unique
La vaccination est recommandée chez les adultes âgés de 65 à 74 ans révolus
Ce vaccin vivant atténué est contre-indiqué chez les personnes immunodéprimées
BCG recommandé chez les enfants à risque élevé de tuberculose
La vaccination par le BCG n'est plus obligatoire. Elle reste recommandée à partir de l'âge de 1 mois chez les enfants qui répondent au moins à l'un des critères suivants  :
enfant né dans un pays de forte endémie tuberculeuse selon les estimations de l'OMS ;
enfant dont au moins l'un des parents est originaire de l'un de ces pays ;
enfant devant séjourner au moins 1 mois d'affilé dans l'un de ces pays ;
enfant ayant des antécédents familiaux de tuberculose (collatéraux ou ascendants directs) ;
enfant résidant en Île-de-France ;
enfant dans toute situation jugée à risque d'exposition au bacille tuberculeux par le médecin, notamment enfant vivant dans des conditions de logement défavorables (habitat précaire ou surpeuplé) ou socio-économiques défavorables ou précaires (en particulier parmi les bénéficiaires de la CMU, CMUc, AME, etc.), ou en contact régulier avec des adultes originaires d'un pays de forte endémie.
La vaccination dès la naissance, à la maternité, reste recommandée en Guyane et à Mayotte.
Les zones géographiques à forte incidence tuberculeuse sont :
le continent africain dans son ensemble ;
le continent asiatique dans son ensemble, à l'exception du Japon ;
les pays du Proche et Moyen-Orient, à l'exception de Chypre, des Émirats Arabes Unis, d'Israël, de la Jordanie, et d'Oman ;
les pays d'Amérique centrale et du sud, à l'exception d'Antigua et Barbuda, Barbade, Bermudes, Bonaire, Cuba, Costa Rica, Curaçao, Jamaïque, Îles Vierges et Caïmans, Porto Rico ;
les pays d'Europe centrale et de l'est, y compris les pays de l'ex-URSS, à l'exception de la Grèce, de la Hongrie, de la Slovaquie, de la Slovénie et de la Tchéquie ;
les pays de l'Union européenne suivants : Bulgarie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie.
Le site d'injection recommandé pour le BCG est la face externe du bras, à l'union du tiers moyen et du tiers supérieur. Il s'administre par voie intradermique :
de la naissance à l'âge de 11 mois révolus : 0,05 ml de BCG ;
à partir de l'âge de 12 mois : 0,1 ml de BCG.
La revaccination par le BCG, en population générale et chez les professionnels exposés à la tuberculose, n'est plus indiquée depuis 2004. En conséquence, l'intradermoréaction (IDR) à la tuberculine à 5 Unités n'a pas lieu d'être pratiquée à titre systématique, notamment après la vaccination par le BCG. De même l'IDR prévaccinale n'a plus à être pratiquée chez les enfants de moins de 6 ans, sauf s'ils ont résidé ou effectué un ou des séjours de plus d'un mois dans un pays de haute incidence de la tuberculose.
Recommandations autour d'un cas de rougeole
Une vaccination préventive pour les personnes potentiellement réceptives exposées à un cas de rougeole est recommandée.
Pour les nourrissons âgés de 6 à 11 mois (n'ayant donc pas encore été vaccinés) : une dose de vaccin trivalent (selon une procédure de RTU) est préconisée dans les 72 heures suivant le contact présumé. Dans ce cas, l'enfant recevra par la suite deux doses de vaccin trivalent suivant les recommandations du calendrier vaccinal : 1re dose à l'âge de 12 mois, 2e dose entre 16 et 18 mois.
Pour les enfants de plus d'un an et les personnes nées depuis 1980, on préconise une mise à jour conformément au calendrier vaccinal pour atteindre 2 doses de vaccin trivalent.
Pour les professionnels de santé ou personnels en charge de la petite enfance sans antécédent de rougeole ou n'ayant pas reçu 2 doses de vaccin trivalent, quelle que soit leur date de naissance : 1 dose de vaccin trivalent est préconisée avec mise à jour conformément au calendrier des vaccinations pour atteindre 2 doses de vaccin trivalent.
L'administration d'une dose de vaccin, telle que préconisée ci-dessus, réalisée dans les 72 heures qui suivent le contact avec un cas, peut éviter la survenue de la maladie. Elle reste préconisée même si ce délai est dépassé.
Certaines personnes risquent de développer une forme grave de la maladie alors que le vaccin contre la rougeole est contre-indiqué ou n'a pas pu être administré suffisamment tôt pour être efficace. Il s'agit des femmes enceintes non vaccinées et sans antécédent de rougeole ; des patients immunodéprimés, quels que soient leur statut vaccinal et leurs antécédents avérés de rougeole ; des enfants âgés de moins de 6 mois dont la mère présente la rougeole ou n'a ni antécédent de rougeole, ni de vaccination ; enfants âgés de 6 à 11 mois non vaccinés en post-exposition dans les 72 heures suivant le contact et ce quel que soit le statut immunitaire de la mère vis-à-vis de la rougeole.
Dans ces situations, l'administration d'immunoglobulines polyvalentes d'origine humaine par voie intraveineuse est recommandée (posologie de 200 à 400 mg/kg) dans les 6 jours suivant l'exposition. Dans ce cas, le Haut Conseil de la santé publique recommande, pour les personnes qui auraient reçu des immunoglobulines polyvalentes en post exposition, d'observer un délai d'au moins 9 mois avant qu'une vaccination ROR ne soit réalisée (avis du HCSP du 16 avril 2012).
Recommandations autour de cas groupés de rougeole (3 cas ou plus)
La vaccination est recommandée aux contacts proches et en collectivités sans attendre les résultats du laboratoire.
En plus des recommandations autour d'un cas, toutes les personnes, y compris celles nées avant 1980, sans antécédent connu de rougeole, devraient compléter leur vaccination jusqu'à obtenir 2 doses de vaccin trivalent.
Dans tous les cas, lorsque la situation requiert 2 doses, l'intervalle entre celles-ci sera de 1 mois au moins.
Recommandations devant des cas groupés d'oreillons
Devant des cas groupés d'oreillons en collectivité (école, université, internat, caserne, club sportif, etc.), il est recommandé de mettre à jour le statut vaccinal à 2 doses de vaccin trivalent ROR, et de proposer systématiquement une 3e dose de vaccin trivalent ROR aux personnes en ayant déjà reçu 2 auparavant et dont la seconde a été administrée depuis plus de 10 ans.
Recommandations en cas de risque d'exposition à la rubéole
Les femmes nées avant 1980 non vaccinées contre la rubéole et ayant un projet de grossesse doivent recevoir une dose de vaccin trivalent (rougeole, oreillons, rubéole). Les modalités de cette vaccination sont précisées dans le calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2020.
Vaccination contre la grippe saisonnière
Le vaccin antigrippal est recommandé chaque année chez les personnes à risque de grippe sévère ou compliquée (les conditions de remboursement ont été fixées par l'arrêté du 31 juillet 2013, publié au Journal officiel du 7 août 2013)  :
aux personnes âgées de 65 ans et plus ;
aux femmes enceintes quel que soit le trimestre de la grossesse ;
aux personnes, y compris les enfants à partir de l'âge de 6 mois, atteintes d'une des pathologies suivantes :
affections bronchopulmonaires chroniques répondant aux critères de l'ALD n° 14 (asthme et BPCO),
insuffisances respiratoires chroniques obstructives ou restrictives, quelle qu'en soit la cause, y compris les maladies neuromusculaires à risque de décompensation respiratoire, les malformations des voies aériennes supérieures ou inférieures, les malformations pulmonaires ou les malformations de la cage thoracique,
maladies respiratoires chroniques ne remplissant pas les critères du guide ALD n° 14, mais susceptibles d'être aggravées ou décompensées par une affection grippale, dont asthme, bronchite chronique, bronchiectasies, hyperréactivité bronchique,
dysplasies bronchopulmonaires,
mucoviscidose,
cardiopathies congénitales cyanogènes ou avec une hypertension artérielle pulmonaire et/ou une insuffisance cardiaque,
insuffisances cardiaques graves,
valvulopathies graves,
troubles du rythme graves justifiant un traitement au long cours,
maladies des coronaires,
antécédents d'accident vasculaire cérébral,
formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie, poliomyélite, myasthénie, maladie de Charcot),
paraplégies et tétraplégies avec atteinte diaphragmatique,
néphropathies chroniques graves,
syndromes néphrotiques,
drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalasso-drépanocytose,
diabètes de types 1 et 2,
déficits immunitaires primitifs ou acquis (pathologies oncologiques et hématologiques, transplantations d'organe et de cellules souches hématopoïétiques, déficits immunitaires héréditaires, maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur), excepté les personnes qui reçoivent un traitement régulier par immunoglobulines ; personnes infectées par le VIH quel que soit leur âge et leur statut immunovirologique,
maladie hépatique chronique avec ou sans cirrhose,
personnes obèses avec un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40 kg/m2,
personnes séjournant dans un établissement de soins de suite, ainsi que dans un établissement médicosocial d'hébergement, quel que soit leur âge,
entourage (personnes vivant sous le même toit, assistante maternelle, toutes les personnes en contact régulier) des nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave. Il s'agit des prématurés, notamment ceux porteurs de séquelles à type de bronchodysplasie, et des enfants atteints des pathologies citées ci-dessus.
Le vaccin grippal est également recommandé :
pour les professionnels de santé et tout professionnel en contact régulier et prolongé avec des personnes à risque de grippe sévère,
pour les personnels navigants des bateaux de croisière et des avions, et pour les personnels de l'industrie des voyages accompagnant les groupes de voyageurs.
En 2016-2017, l'épidémie de grippe a duré 10 semaines. Due quasi-exclusivement au virus grippal de type A(H3N2), elle a été d'intensité modérée en milieu ambulatoire, mais a eu un impact important chez les personnes âgées. On a relevé 40 000 passages aux urgences, 16 % d'hospitalisations, dont 69 % concernant des sujets de plus de 65 ans. L'excès de mortalité attribuable à la grippe a été de 14 400 décès, dont plus de 90 % chez les personnes de 75 ans et plus (ils représentent 67 % des 1 478 cas de grippe admis en réanimation). La couverture vaccinale a été insuffisante et l'efficacité vaccinale sub-optimale.
En 2017-2018, le bilan de l'épidémie est celui d'une épidémie précoce et exceptionnellement longue (16 semaines), avec la co-circulation des virus A(H1N1)pdm09 et B/Yamagata. L'intensité de l'épidémie a été modérée en médecine ambulatoire où il y a eu 2,4 millions de consultations pour syndrome grippal. L'agence de santé publique a relevé 75 467 passages aux urgences pour grippe, dont 9 738 hospitalisations (13 %), 2 915 cas graves admis en réanimation signalés, dont 490 décès. On a relevé un excès de mortalité de 17 900 décès, toutes causes et tous âges confondus, dont 13 000 attribuables à la grippe. La couverture vaccinale stable est insuffisante (45,6 % chez les personnes à risque) et l'efficacité vaccinale est de 54 % chez les 65 ans et plus.
La saison 2018-2019 a été de courte durée (8 semaines). Il y a eu 99 % de virus de type A en médecine ambulatoire et, en milieu hospitalier, parmi les virus grippaux détectés : 65 % de virus A(H3N2) et 34 % de virus A(H1N1). On a relevé : 1,8 millions de consultations pour syndrome grippal durant l'épidémie, environ 65 600 passages aux urgences pour grippe dont près de 11 000 hospitalisations (16 %), 1 877 cas graves admis en réanimation signalés, dont 289 décès durant la période de surveillance (début de la surveillance semaine 45), 13 100 décès toutes causes et tous âges confondus en excès, dont 9 900 attribuables à la grippe durant la période de surveillance. Chez les personnes à risque, la couverture vaccinale n'est que de 47,2 % et l'efficacité vaccinale de 69 % contre A(H1N1)pdm09 et 33 % contre A(H3N2).
La saison 2019-2020 a débuté les premiers jours d'octobre pour s'interrompre à la mi-mars ( semaine 11). Elle n'était pas tout à fait terminée, mais a été complétement éclipsée par la COVID-19. Au pic (mi-février), le taux de consultations pour 100 000 habitants n'aura pas dépassé 300, contre plus de 600 lors de l'épidémie de grippe en 2018-2019. Les virus identifiés sont pour moitié de type A, et autant de B. Il s'est agi d'une épidémie peu sévère avec, au 18 mars 2020, environ 1 000 cas graves et une centaine de décès enregistrés.
Dorénavant, la vaccination antigrippale peut être proposée et réalisée par les sages-femmes, les infirmiers et les pharmaciens, dès lors que l'activité de vaccination a été déclarée conformément aux dispositions de l'article R. 5125-33-8 du code de la Santé publique, sans prescription médicale préalable, à tous les adultes dès lors qu'ils sont éligibles aux recommandations vaccinales. Seuls les patients ayant présenté une réaction anaphylactique sévère à l'ovalbumine ou toute réaction anaphylactique sévère lors d'une précédente vaccination doivent être orientés en milieu spécialisé pour recevoir une vaccination antigrippale.
Vaccination contre les méningocoques et les infections invasives à méningocoques (IIM)
Recommandations générales
La vaccination contre les IIM de sérogroupe C (1 dose à 5 mois, suivie d'une 2e dose à 12 mois) est obligatoire chez tous les enfants nés à compter du 1er janvier 2018. Le vaccin NEISVAC est le seul vaccin méningococcique C conjugué à disposer d'une AMM pour la primovaccination en une seule dose avant l'âge de 1 an, dès l'âge de 4 mois. La dose de 12 mois peut être coadministrée avec le vaccin ROR.
À partir de l'âge de 12 mois et jusqu'à 24 ans révolus, la vaccination est recommandée, selon un schéma à une dose unique, avec un vaccin conjugué méningococcique C pour les nourrissons, enfants, adolescents et jeunes adultes n'ayant pas reçu de primovaccination antérieure. L'obtention d'une immunité de groupe par la vaccination étendue aux enfants de plus de 12 mois, adolescents et adultes jeunes est un enjeu majeur de santé publique. Une couverture vaccinale élevée dans l'ensemble de ces classes d'âge permettra de réduire la transmission de la bactérie dans la population et de protéger indirectement les sujets non vaccinés.
Recommandations particulières
Pour les personnes souffrant de déficit en fraction terminale du complément, recevant un traitement anti-C5, porteuses d'un déficit en properdine ou ayant une asplénie anatomique ou fonctionnelle, et chez les personnes ayant reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques : la vaccination est recommandée par un vaccin tétravalent conjugué ACYW et par le vaccin contre les IIM de sérogroupe B. Pour ces personnes, un rappel de vaccin tétravalent ACYW est recommandé tous les 5 ans. Si la personne a reçu antérieurement un vaccin tétravalent polyosidique non conjugué ACYW ou un vaccin polyosidique non conjugué A+C, un délai de 3 ans est recommandé avant de la vacciner avec un vaccin tétravalent conjugué.
Les vaccins méningococciques tétravalents conjugués ACYW135 sont également recommandés chez des sujets exposés transitoirement aux méningocoques A, C, Y ou W135, se rendant dans une zone d'endémie, notamment la ceinture de la méningite en Afrique subsaharienne au moment de la saison sèche ou dans toute autre zone où sévit une épidémie, dans des conditions de contact étroit et prolongé avec la population locale, ou se rendant au pèlerinage de La Mecque (Hadj ou Umrah) ; la vaccination doit être réalisée au moins 10 jours avant le départ.
Recommandations autour d'un cas d'infection invasive à méningocoque (IIM) A, C, Y, W : la vaccination est recommandée pour les sujets contacts d'un cas d'IIM de sérogroupe A, C, Y, ou W :
vaccin conjugué méningococcique C dès l'âge de 2 mois en cas d'IIM due au sérogroupe C ;
vaccin tétravalent conjugué ACYW en cas d'IIM liée aux sérogroupes A, Y, W à partir de l'âge de 6 semaines.
Pour une vision détaillée des schémas de vaccination, le lecteur pourra se reporter aux deux tableaux concernant les cas d'IIM de sérogroupe C, A, Y ou W, pages 32-33 du calendrier vaccinal 2020.
La vaccination doit être alors réalisée au plus tard dans les 10 jours après le dernier contact avec le cas index. Pour la réalisation de cette vaccination des sujets contacts d'un cas d'IIM, se reporter à l'instruction relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque du 24 octobre 2014.
Recommandations dans le cadre de situations spécifiques d'infections invasives à méningocoques (IIM) de sérogroupe B : la vaccination contre les IIM de sérogroupe B est recommandée pour des populations cibles dans le cadre de situations spécifiques notamment épidémique et d'hyperendémie. Elle n'est pas recommandée pour les sujets contacts de cas sporadiques d'IIM B en sus de la chimioprophylaxie, qui représente le moyen le plus efficace de prévention des cas secondaires.
Vaccination contre l'hépatite A
La vaccination contre l'hépatite A est recommandée pour :
les jeunes accueillis dans les établissements et services pour l'enfance et la jeunesse handicapées ;
les patients atteints de mucoviscidose et/ou d'une pathologie hépatobiliaire (hépatites B ou C, consommation excessive d'alcool) ;
les enfants, à partir de l'âge de 1 an, nés de familles dont l'un des membres est originaire d'un pays de haute endémicité ;
les homosexuels masculins ;
en cas de voyage en zone d'endémie, ou en cas de séjour dans un pays où l'hygiène est précaire.
Deux doses sont nécessaires à au moins 6 mois d'écart, sans rappel ultérieur.
Recommandations autour d'un cas d'hépatite A : en présence d'un (ou de plusieurs) cas d'hépatite A confirmé, en complément des mesures d'hygiène et de l'information des sujets contacts, la vaccination est recommandée, dès la confirmation d'un (ou de plusieurs) cas par la mise en évidence d'immunoglobulines M, de vacciner le plus tôt possible, sans examen sérologique préalable et dans un délai maximum de 14 jours suivant l'apparition des signes cliniques du cas : l'entourage familial ou toute personne vivant sous le même toit que le cas, les personnes nées après 1945, sans antécédent connu d'ictère, n'ayant pas séjourné plus de 1 an dans un pays de forte endémie, ainsi que celles qui vivent dans des communautés en situation d'hygiène précaire.
Vaccination contre l'hépatite B
Recommandation générale : la vaccination contre l'hépatite B est recommandée pour tous les enfants avant 16 ans, en privilégiant la vaccination des nourrissons (chez qui elle est obligatoire), ainsi que la vaccination des groupes à risque. Elle est obligatoire à partir de l'âge de 2 mois avec une injection à 2, 4 et 11 mois, en même temps que les autres vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, les infections à Haemophilus influenzae de type b, et en coadministration avec le vaccin conjugué 13-valent contre le pneumocoque. Il n'y a plus ensuite besoin de rappel, excepté dans des situations particulières. On dispose de vaccins combinés pentavalents (DTCaPolioHib), à associer au vaccin contre l'hépatite B, et de vaccins combinés hexavalents (DTCaPolioHibHepB).
En rattrapage de la vaccination contre l'hépatite  B chez les enfants et chez les adolescents de moins de 16 ans non antérieurement vaccinés, on recommande :
soit un schéma classique à 3 doses : 0, 1, 6 mois,
soit, après 11 ans, un schéma à 2 doses : 0, 6 mois.
Des recommandations particulières concernent la vaccination des sujets à risques, enfants ou adultes, n'ayant pas été vaccinés contre l'hépatite B : enfants et adolescents accueillis dans les services et institutions pour l'enfance et la jeunesse handicapées ; enfants d'âge préscolaire accueillis en collectivité ; enfants et adultes accueillis dans les institutions psychiatriques ; personnes ayant des relations sexuelles avec des partenaires multiples ; toxicomanes utilisant des drogues parentérales ; voyageurs dans les pays de moyenne ou de forte endémie ; personnes amenées à résider en zones de moyenne ou de forte endémie ; personnes qui, dans le cadre d'activités professionnelles ou bénévoles, sont susceptibles d'être en contact direct avec des patients et/ou d'être exposées au sang et autres produits biologiques (par exemple, professionnels de santé libéraux, secouristes, gardiens de prison, éboueurs, égoutiers, policiers, thanatopracteurs, tatoueurs) ; personnes susceptibles de recevoir des transfusions massives et/ou itératives ou des médicaments dérivés du sang (hémophiles, dialysés, insuffisants rénaux, etc.) ; personnes candidates à une greffe d'organe, de tissu ou de cellules ; personnes de l'entourage d'une personne infectée par le virus de l'hépatite B ou d'un porteur chronique de l'antigène HBs (personnes vivant sous le même toit) ; partenaires sexuels d'une personne infectée par le virus de l'hépatite B ou d'un porteur chronique de l'antigène HBs ; personnes détenues qui peuvent cumuler un certain nombre de facteurs d'exposition au virus de l'hépatite B. Pour le détail de ces recommandations particulières, le lecteur se reportera aux pages 23-24 du calendrier vaccinal 2020.
Dans tous ces cas, un schéma vaccinal unique en 3 injections, du type 0, 1, 6 mois, qui respecte un intervalle d'au moins 1 mois entre la 1re et la 2e injection, et un intervalle compris entre 5 et 12 mois entre la 2e et la 3e injection, est recommandé.
Pour les nouveau-nés de mère porteuse de l'antigène HBs, la vaccination doit être pratiquée impérativement à la naissance, selon un schéma en 3 injections (une dose à la naissance, puis à 1 et 6 mois) avec le vaccin HBVAXPRO 5 μg ou le vaccin ENGERIX B 10, la 1re dose étant associée à l'administration d'immunoglobulines anti-HBs. Un schéma à 4 doses (une dose à la naissance, puis à 1, 2 et 6 mois) est recommandé pour les prématurés de moins de 32 semaines et/ou de poids inférieur à 2 kg.
Pour certains cas particuliers chez l'adulte, où l'obtention très rapide d'une protection vaccinale est souhaitable (personnes détenues, personnes en situation de départ imminent en zone d'endémie moyenne ou forte), et conformément à l'AMM du vaccin ENGERIX B 20, un schéma accéléré peut être proposé. Il comporte l'administration en primo-vaccination de 3 doses en 21 jours (J0, J7, J21), suivies d'un rappel 12 mois après, indispensable pour assurer une protection au long cours (si un contrôle d'anticorps anti-HBs post-immunisation est jugé nécessaire du fait d'un risque élevé d'exposition, celui-ci devra être effectué 4 à 8 semaines après l'administration de la dose de rappel à 12 mois).
Pour les patients insuffisants rénaux chroniques dialysés et les personnes immunodéprimées exposées :
Si la vaccination est effectuée avec le vaccin ENGERIX B 20, chaque injection doit être réalisée avec 40 μg d'antigène vaccinal (soit 2 doses d'ENGERIX B 20) selon un schéma à 4 injections M0, M1, M2 et M6.
Lorsque le vaccin FENDRIX est utilisé, le schéma comporte 4 injections de 20 μg d'antigène vaccinal à M0, M1, M2 et M6.
Vaccination contre les pneumocoques et les infections invasives à pneumocoques (IIP)
La vaccination par le vaccin pneumococcique conjugué 13-valent (Pn conj) est recommandée à l'ensemble des enfants âgés de moins de 2 ans selon le schéma vaccinal à 2 injections suivies d'un rappel.
Pour toute autre situation, les schémas vaccinaux sont présentés dans le tableau ci-après. VPC13 est le vaccin pneumococcique conjugué 13-valent (Pn conj) ; VPP23 est le vaccin pneumococcique non conjugué 23-valent ; S : semaine.
Enfants de moins de 2 ansEnfants de 2 à 5 ans à risque d'IPEnfants de 2 à 5 ans et adultes à risque d'IP
VPC 13 à l'âge de 2 mois (8 semaines), 4 et 11 moisSi antérieurement vacciné par VPC 13 :
VPP23 à l'âge de 24 mois
Non vaccinés antérieurement : VPC13, puis VPP23 (S8)
Vaccinés antérieurement :
Avec la séquence VPC13-VPP23 :
VPP23 avec un délai d'au moins 5 ans après le dernier VPP23
Vaccinés depuis plus de 1 an avec le VPP23 : VPC13.
Revaccination par VPP 23 avec un délai d'au moins 5 ans après le dernier VPP23
Prématurés et nourrissons à risque d'IP : une dose de vaccin conjugué 13-valent à l'âge de 2 mois (8 semaines), 3 et 4 mois avec un rappel à l'âge de 11 moisSi non antérieurement vaccinés : deux doses de VPC13 (S0, S8), puis VPP23 (S16)
Sont définis comme patients avec facteurs de risque les patients immunodéprimés :
aspléniques ou hypospléniques (incluant les drépanocytoses majeures),
atteints de déficits immunitaires héréditaires,
infectés par le VIH, quel que soit le statut immunologique,
sous chimiothérapie pour tumeur solide ou hémopathie maligne,
transplantés ou en attente de transplantation d'organe solide,
greffés de cellules souches hématopoïétiques,
traités par immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie pour une maladie auto-immune ou inflammatoire chronique,
atteints de syndrome néphrotique.
Sont définis comme patients avec facteurs de risque les patients non immunodéprimés porteurs d'une maladie sous-jacente prédisposant à la survenue d'IIP :
cardiopathie congénitale cyanogène, insuffisance cardiaque,
insuffisance respiratoire chronique, bronchopneumopathie obstructive, emphysème,
asthme sévère sous traitement continu,
insuffisance rénale,
hépatopathie chronique d'origine alcoolique ou non,
diabète non équilibré par le simple régime,
patients présentant une brèche ostéoméningée, un implant cochléaire ou candidats à une implantation cochléaire.
La vaccination des sujets de plus de 65 ans sans facteurs de risque, même en institution, n'est pas retenue.
Il n'y a pas lieu de faire de rappel.
Vaccination contre la varicelle
La vaccination généralisée contre la varicelle n'est pas recommandée.
Recommandations particulières : la vaccination contre la varicelle est recommandée à partir de l'âge de 12 mois en 2 doses espacées de 4 à 8 semaines ou de 6 à 10 semaines, selon le vaccin utilisé :
Pour les adolescents de 12 à 18 ans n'ayant pas d'antécédent clinique de varicelle ou dont l'histoire est douteuse.
Pour les femmes en âge de procréer, notamment celles ayant un projet de grossesse, et sans antécédent clinique de varicelle.
Pour les femmes n'ayant pas d'antécédent clinique de varicelle (ou dont l'histoire est douteuse) dans les suites d'une première grossesse.
Pour toute personne sans antécédent de varicelle (ou dont l'histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative, en contact étroit avec des personnes immunodéprimées. Les sujets vaccinés doivent être informés de la nécessité, en cas de rash généralisé, d'éviter les contacts avec les personnes immunodéprimées pendant 10 jours.
Pour les personnes en attente de greffe, dans les 6 mois précédant une greffe d'organe solide, sans antécédents de varicelle (ou dont l'histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative (en pratiquant une surveillance du taux d'anticorps après la greffe).
La vaccination contre la varicelle est contre-indiquée pendant la grossesse. Toute grossesse doit être évitée dans le mois suivant la vaccination. Il convient de conseiller aux femmes ayant l'intention de débuter une grossesse de différer leur projet.
Recommandations autour d'un cas de varicelle :
La vaccination est recommandée dans les 3 jours suivant l'exposition à un patient présentant une éruption de varicelle ou de zona, pour toute personne immunocompétente de plus de 12 ans (à l'exclusion des femmes enceintes), sans antécédents de varicelle et sans antécédent de vaccination contre la varicelle. La vaccination comprend 2 injections séparées de 4 à 8 semaines ou de 6 à 10 semaines en fonction du vaccin utilisé.
Les personnes à risque de varicelle grave ayant une contre-indication à la vaccination (sujets immunodéprimés, femmes enceintes) doivent bénéficier d'une prophylaxie par l'administration d'immunoglobulines spécifiques.
Vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV)
La vaccination est recommandée pour toutes les jeunes filles âgées et les garçons âgés de 11 à 14 ans. Elle est d'autant plus efficace qu'ils n'ont pas encore été exposés au risque d'infection par le HPV.
Elle s'administre en 2 doses. L'une des doses peut être coadministrée avec le rappel diphtérie-tétanos-coqueluche-poliomyélite prévu entre 11 et 13 ans, ou avec un vaccin contre l'hépatite B (rattrapage vaccinal).
La recommandation de vaccination des garçons contre les infections à HPV sera applicable au 1er janvier 2021.
Par ailleurs, dans le cadre du rattrapage vaccinal, la vaccination est recommandée pour les deux sexes entre 15 et 19 ans révolus. Elle s'administre toujours en 3 doses.
Toute nouvelle vaccination doit être initiée avec le vaccin GARDASIL 9. Les vaccins ne sont pas interchangeables et toute vaccination initiée avec CERVARIX ou GARDASIL doit être menée à son terme avec le même vaccin, aussi longtemps qu'il sera disponible.
L'indication de la vaccination HPV est étendue aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH). La vaccination HPV par vaccin à papillomavirus 9 valences est recommandée jusqu'à l'âge de 26 ans. Le vaccin peut être proposé dans les CeGIDD [Centre Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic des infections par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), les hépatites virale et les infections sexuellement transmissibles (IST)], ainsi que dans les centres publics de vaccination, afin de permettre un accès gratuit à la vaccination.
Chez les jeunes filles devant bénéficier d'une greffe, la vaccination contre les papillomavirus humain peut être proposée dès l'âge de 9 ans, en accord avec l'AMM des vaccins.
Les vaccins contre les infections à papillomavirus ne protégeant que contre 70 % des papillomavirus oncogènes pour le col de l'utérus, la vaccination ne se substitue pas au dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus par le frottis cervico-utérin, y compris chez les femmes vaccinées, mais vient renforcer les mesures de prévention. À partir de 25 ans, toutes les femmes vaccinées ou non vaccinées doivent continuer à bénéficier du dépistage selon les recommandations en vigueur.
Vaccination contre la coqueluche : recommandations complémentaires pour améliorer la protection des petits nourrissons
Un rattrapage coquelucheux avec le vaccin quadrivalent dTcaPolio sera proposé chez l'adulte n'ayant pas reçu de vaccination contre la coqueluche au cours des 5 dernières années, à l'occasion du rappel diphtérie-tétanos-poliomyélite fixé à l'âge de 25 ans. Pour les personnes âgées de plus de 25 ans n'ayant pas reçu ce rappel, un rattrapage avec un vaccin dTcaPolio pourra être proposé jusqu'à l'âge de 39 ans révolus. Il n'y a pas lieu d'administrer plus d'une dose de vaccin quadrivalent dTcaPolio chez l'adulte. Il est recommandé de respecter un intervalle de 10 ans chez l'adulte entre une coqueluche documentée et une revaccination coquelucheuse. En revanche, une injection de rappel est recommandée aux personnes éligibles ayant contracté la maladie plus de 10 ans auparavant.
Cocooning : la vaccination contre la coqueluche est également recommandée dans le cadre de la stratégie dite du cocooning dont l'objectif est de protéger les nourrissons de moins de 6 mois d'une coqueluche pouvant être transmise par un membre de leur entourage. Il s'agit de vacciner les personnes susceptibles d'être en contact étroit avec le nourrisson durant ses six premiers mois de vie. Sont concernés :
les adultes ayant un projet parental ;
au cours de la grossesse, les enfants de la fratrie et le conjoint, les personnes susceptibles d'être en contact étroit et durable avec le futur nourrisson au cours de ses 6 premiers mois (grands-parents, baby-sitters, etc.) ;
en post-partum immédiat, la mère (qu'il conviendrait idéalement de vacciner avant la sortie de la maternité, même si elle allaite) et les personnes susceptibles d'être en contact étroit et durable avec le futur nourrisson au cours de ses 6 premiers mois si la mise à jour de la vaccination n'a pas été faite antérieurement.
Les personnes non antérieurement vaccinées contre la coqueluche, ou n'ayant pas reçu de vaccin coquelucheux depuis l'enfance, recevront une dose de vaccin dTcaPolio ; les adolescents et les jeunes adultes de moins de 25 ans recevront une dose de rappel s'ils ont été vaccinés depuis plus de 5 ans ; les adultes de plus de 25 ans et à nouveau en situation d'être en contact étroit et répété avec des nourrissons âgés de moins de 6 mois recevront une dose de rappel de vaccin dTcaPolio si la vaccination coquelucheuse antérieure remonte à 10 ans ou plus ; dans tous les cas, un délai minimum de 1  mois devra être respecté par rapport au dernier vaccin dTPolio.
L'immunité coquelucheuse après maladie naturelle est de l'ordre d'une dizaine d'années. Il n'y a pas lieu de revacciner les personnes éligibles à la vaccination moins de 10 ans après une coqueluche documentée. En revanche, une injection de rappel est recommandée aux personnes éligibles ayant contracté la maladie plus de 10 ans auparavant.
Recommandation autour d'un ou plusieurs cas de coqueluche : le Haut Conseil de la santé publique a actualisé le rapport relatif à la conduite à tenir devant un ou plusieurs cas de coqueluche (HCSP, juillet 2014), tant vis-à-vis du malade que de son entourage, en particulier pour les personnes à risque et dans des collectivités à risque comme les maternités, crèches, établissements de santé, etc. (DGS, décembre 2014).
Vaccination contre l'encéphalite à tiques
Au vu des données actuelles, il n'y a pas lieu de recommander cette vaccination aux personnes résidant en France comme prévention de l'encéphalite centre-européenne à tiques.
Vaccination contre la fièvre jaune pour les sujets résidant en Guyane
Elle est obligatoire, sauf contre-indication médicale, pour toutes les personnes âgées de plus de 1 an résidant en Guyane ou y séjournant (article R.3114-9 du code de la Santé publique). Les rappels décennaux ne sont plus nécessaires. Cependant, un rappel vaccinal est proposé dans certains cas (avis du HCSP, 23 octobre 2015).
Vaccination contre le zona
La vaccination est recommandée chez les adultes âgés de 65 à 74 ans révolus, y compris chez les sujets ayant déjà présenté un ou plusieurs épisodes de zona (coadministration possible avec le vaccin pneumococcique 23-valent, le vaccin contre la grippe saisonnière et le vaccin dTP), selon un schéma à une dose. La nécessité d'une dose de rappel n'est actuellement pas connue.
Ce vaccin vivant atténué est contre-indiqué chez les personnes immunodéprimées.
Vaccinations à caractère professionnel
Les recommandations 2020 concernent 12 domaines et 36 groupes professionnels (dont la moitié sont des domaines de la santé, du social et médicosocial, des secours) ; il est impossible de les détailler toutes ici. Pour une information exhaustive, se reporter au tableau 4.5.1 du calendrier vaccinal 2020.
Des vaccins peuvent être obligatoires (dTPolio, hépatite B, BCG), ou seulement recommandés. La recommandation vaccinale peut s'appliquer à l'ensemble d'un groupe professionnel, ou être limitée aux sujets dits « exposés ». Dans ce cas, une évaluation du risque doit être faite, avec le double objectif de protection des travailleurs et, si nécessaire, de prévention de la transmission de maladies infectieuses à des patients.
Hépatite B : la vaccination est obligatoire ou recommandée pour 23 groupes professionnels. L'immunisation préalable doit être vérifiée (y compris chez les assistants dentaires en formation) :
attestation médicale ou carnet de vaccination prouvant que la vaccination a été menée à son terme selon le schéma recommandé et, dans certain cas, présentation d'un dosage, même ancien, d'anticorps anti-HBs > 100 mUI/ml (ou anticorps anti-HBs entre 10 et 100 mUI/ml avec absence simultanée d'antigène HBs) ;
dans les autres cas, et en l'absence d'antigène HBs, la vaccination doit être faite.
Pour plus de détails, le lecteur se reportera aux pages 24-27 du calendrier vaccinal 2020, et à l'« Algorithme pour le contrôle de l'immunisation contre l'hépatite B des professionnels de santé » (tableau 4.9 du calendrier vaccinal 2020).
BCG : le décret suspendant l'obligation de vaccination contre la tuberculose des professionnels visés aux articles R.3112-1C et R.3112-2 du code de la santé publique a été publié le 1er mars 2019. Ainsi, la vaccination par le BCG n'est plus exigée lors de la formation ou de l'embauche de ces professionnels depuis le 1er avril 2019. Toutefois, il appartient aux médecins du travail d'évaluer ce risque et de proposer, le cas échéant, une vaccination par le vaccin antituberculeux BCG, au cas par cas, aux professionnels du secteur sanitaire et social non antérieurement vaccinés et ayant un test immunologique de référence négatif et susceptibles d'être très exposés tels que :
Les personnels en contact répété avec des patients tuberculeux et tout particulièrement ceux à risque de tuberculose multirésistante.
Les personnels de laboratoires travaillant sur les mycobactéries (cultures, modèles animaux, etc.).
Il est rappelé la nécessité d'un respect strict de mesures barrières (mesures standard et précautions pour éviter la transmission aérienne de germes) pour les personnes travaillant dans les milieux à risque.
Coqueluche : la vaccination est recommandée pour les personnels soignants dans leur ensemble, y compris dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ; les personnes travaillant en contact étroit et répété avec les nourrissons âgés de moins de 6 mois (maternité, service de néonatalogie et de pédiatrie) qui devraient être vaccinées en priorité ; les étudiants des filières médicales et paramédicales ; les professionnels chargés de la petite enfance ; les assistants maternels, les personnes effectuant régulièrement du baby-sitting. Les modalités suivantes s'appliquent : les personnels concernés, non antérieurement vaccinés contre la coqueluche ou n'ayant pas reçu de vaccin coquelucheux depuis l'enfance, recevront une dose de vaccin dTcaPolio en respectant un délai minimum d'un mois par rapport au dernier vaccin dTPolio ; pour ces personnels, les rappels administrés aux âges de 25, 45, 65 ans comporteront systématiquement la valence coquelucheuse (vaccin dTcaPolio).
Typhoïde : depuis le 1er mars 2020, la vaccination contre la fièvre typhoïde n'est plus exigible pour les professionnels exerçant leur activité dans un laboratoire de biologie médicale.
Grippe : la vaccination est recommandée pour les personnels de santé et tout professionnel en contact régulier et prolongé avec des sujets à risque de grippe sévère (sujets âgés notamment), pour les personnels navigants des bateaux de croisière et des avions, ainsi que pour les personnels de l'industrie des voyages accompagnant les groupes de voyageurs (guides).
Hépatite A : la vaccination est recommandée pour les personnels exposés professionnellement à un risque de contamination : assistantes maternelles, personnels des crèches, des structures collectives d'accueil pour personnes handicapées, personnels en charge de traitement des eaux usées, et ceux impliqués dans la préparation alimentaire en restauration collective.
Leptospirose : la vaccination est recommandée pour les professionnels exposés travaillant dans des lieux infestés par des rongeurs.
Méningocoque : la vaccination contre les IIM de sérogroupe B et de sérogroupes A, C, Y, W est recommandée chez les personnels des laboratoires de recherche travaillant spécifiquement sur le méningocoque.
Rage : la vaccination est recommandée pour les personnels des services vétérinaires, de fourrières et d'abattoirs, pour les équarisseurs, taxidermistes, gardes-chasses et forestiers, et pour les personnels de laboratoires d'analyses, s'ils sont exposés.
Rougeole : la vaccination est recommandée (en priorité dans les services accueillant des sujets à risque de rougeole grave) pour certains personnels de santé ou en charge de la petite enfance, et les étudiants. Deux doses de vaccin trivalent sont recommandées pour les sujets nés depuis 1980 et jamais vaccinés. Une dose de vaccin trivalent est recommandée pour les sujets nés avant 1980, non vaccinés et sans antécédents de rougeole. La vaccination peut être pratiquée sans contrôle sérologique préalable. Au contact d'un cas, il est recommandé d'administrer une dose de vaccin trivalent à tous les personnels susceptibles d'être ou d'avoir été exposés pour lesquels il n'existe pas de preuve de rougeole antérieure ou qui n'ont pas reçu auparavant une vaccination complète à 2 doses. Cette vaccination, si elle est réalisée dans les 72 heures qui suivent un contact avec un cas, peut éviter la survenue de la maladie. Elle reste préconisée même si ce délai est dépassé.
Varicelle : la vaccination contre la varicelle est recommandée pour les professionnels de santé, les étudiants et les professionnels en contact avec la petite enfance, sans antécédent de varicelle, et dont la sérologie est négative. Elle doit s'effectuer en priorité dans les services accueillant des sujets à risque de varicelle grave (immunodéprimés, services de gynéco-obstétrique, néonatologie, pédiatrie, maladies infectieuses, néphrologie).
Prise en charge de personnes ayant un statut vaccinal inconnu, incomplet ou incomplètement connu en population générale et chez les migrants primo-arrivants.
Toute occasion lors d'une rencontre avec un professionnel de santé et, en particulier, à des moments clés (consultation pour tout motif médical, scolarité, université, hospitalisation, grossesse, visite de prévention ou d'embauche) doit permettre de vérifier le statut vaccinal et d'entreprendre le rattrapage vaccinal. Il faut y ajouter la prise en charge médicopsychosociale adaptée pour les personnes migrantes et les mineurs étrangers non accompagnés. Il s'agit d'un enjeu de santé publique prioritaire. C'est à ce moment qu'il faut assurer la traçabilité des vaccinations réalisées, ce qui est essentiel pour la poursuite du rattrapage.
Règles générales du rattrapage :
Toutes les doses de vaccins reçues comptent indépendamment du délai écoulé depuis la dernière dose reçue dès lors que l'âge minimal, l'intervalle minimal entre les doses et la dose d'antigène recommandée pour l'âge ont été respectés.
Privilégier l'utilisation de vaccins combinés dans le respect de leur limite d'âge fixée par l'AMM.
Possibilité de réaliser jusqu'à quatre injections au cours d'une séance de vaccination en accord avec la personne vaccinée.
Utiliser des sites différents lors d'injections multiples, espacés d'au moins 2,5 cm, en privilégiant les deltoïdes chez les grands enfants et les adultes, et la face antérolatérale de la cuisse chez les nourrissons. Les injections dans la fesse sont à proscrire. Après une vaccination BCG, ne pas vacciner pendant 3 mois sur le même membre.
Tous les vaccins peuvent être administrés le même jour ou à n'importe quel intervalle, à l'exception des vaccins vivants viraux qui doivent être administrés le même jour ou à 4 semaines d'intervalle.
Il n'est pas dangereux d'administrer un vaccin à une personne éventuellement déjà immune vis-à-vis de la maladie concernée, et donc un rattrapage vaccinal est indiqué en cas de statut inconnu.
Une réactogénicité accrue en cas d'administration de doses excédentaires de vaccins à base d'anatoxines tétaniques ou d'antigènes diphtériques est possible, mais ces réactions restent peu fréquentes et n'entraînent pas de complications. Cependant, quand survient un œdème étendu du membre ou un phénomène de type Arthus (réaction inflammatoire locale cutanée), il convient d'interrompre la vaccination DTPCa/dTPca et de proposer un dosage des anticorps antitétaniques.
La présence d'une infection mineure ou d'une fièvre de faible intensité ne doit pas retarder le rattrapage vaccinal. L'existence d'une maladie fébrile (> 38°) ou d'une infection aiguë modérée ou sévère ne contre-indique pas la vaccination, mais peut conduire à la différer de quelques jours.
Le rattrapage vaccinal doit, en outre, respecter les obligations vaccinales en vigueur et assurer la réalisation des vaccinations exigibles pour l'entrée ou le maintien en collectivités (11 valences pour tous les enfants nés à compter du 1er janvier 2018 et 3 valences – DTP pour les enfants nés avant).
Il ne peut-être question ici d'aborder l'ensemble des questions évoquées lors de cette démarche et le praticien se reportera au cas par cas aux documents de la HAS.
Ainsi, chaque praticien devrait identifier les situations de non-conformité aux recommandations vaccinales en vigueur. Elles sont diverses :
statut vaccinal incomplet : les recommandations sont appliquées partiellement, ou les schémas de vaccination ne sont pas complets ;
statut vaccinal incomplètement connu : cette situation est souvent consécutive à la perte du carnet de santé où sont normalement consignées toutes les vaccinations réalisées depuis l'enfance ;
retard vaccinal : cette situation est observée dans des contextes familiaux particuliers provoquant une négligence du suivi vaccinal (déménagement, etc.) ;
statut vaccinal inconnu : c'est particulièrement le cas chez des sujets âgés, qui ne disposent pas de carnet de santé, ou pour les étrangers arrivant sur le sol français.
Il existe pour la population générale, comme pour les migrants primo-arrivants, des fiches de synthèse publiées par la HAS permettant de connaître dans le détails les stratégies à suivre.
Sont recommandés deux schémas de rattrapage vaccinal :
Le rattrapage simplifié : solution immédiate, optimale et réalisable en un temps.
Le rattrapage avancé : solution plus complète, au plus près de l'immunité réelle et mise en œuvre sur plusieurs consultations avec l'aide de sérologies post-vaccinales.
Rattrapage vaccinal en population générale : le lecteur est invité à consulter les pages 56 et 57 du calendrier vaccinal 2020, ainsi que le tableau 4.6.1 du calendrier vaccinal 2020.
Rattrapage vaccinal chez les migrants primo-arrivants : le lecteur est invité à consulter les pages 58 à 60 du calendrier vaccinal 2020, ainsi que le tableau 4.6.2 du calendrier vaccinal 2020.
Prévention du tétanos : recommandations de prise en charge des plaies
La décision vaccinale lors de plaies est décrite dans le tableau suivant :
Type de blessurePersonne à jour de ses vaccinations selon le calendrier vaccinal en vigueur(1)Personne non à jour
Mineure, propre.Pas d'injection.
Préciser la date du prochain rappel.
Administration immédiate d'une dose de vaccin contenant la valence tétanique. Proposer si nécessaire un programme de mise à jour et préciser la date du prochain rappel.(3)
Majeure(2) ou susceptible d'avoir été contaminée par des germes d'origine tellurique.Pas d'injection.
Préciser la date du prochain rappel.
Dans un bras, immunoglobuline tétanique humaine 250 UI.
Dans l'autre bras, administration d'une dose de vaccin contenant la valence tétanique.
Proposer si nécessaire un programme de mise à jour et préciser la date du prochain rappel(3).
(1) Personnes âgées de moins de 65 ans ayant reçu une dose de vaccin contenant une valence tétanique depuis moins de 20 ans. Personnes âgées de 65 ans et plus ayant reçu une dose de vaccin contenant une valence tétanique depuis moins de 10 ans.
(2) Plaie majeure : plaie étendue, pénétrante, avec corps étranger ou traitée tardivement.
(3) Outre la prévention immédiate du tétanos, l'administration d'anatoxine tétanique doit s'inscrire dans une optique de mise à jour du statut vaccinal de la personne concernée. Ainsi, l'utilisation d'un vaccin trivalent (dTPolio), voire tétravalent (dTcaPolio), devrait être préférée au vaccin tétanique monovalent. La personne vaccinée devra être informée de la nécessité éventuelle de compléter la mise à jour de ses vaccinations et de la date de son prochain rappel.
Conseils aux patients
La couverture vaccinale, globalement satisfaisante chez les enfants, est nettement insuffisante en France, souvent dès l'âge de 15 ans, puis chez les adultes et les personnes âgées.
Chez l'enfant, la surveillance et la mise à jour des vaccinations sont effectuées par le médecin traitant et le médecin scolaire.
Chez l'adulte, la possession d'un carnet de vaccinations et sa présentation lors de consultations médicales de routine (par exemple à l'occasion de l'établissement d'un certificat annuel de non contre-indication à la pratique d'un sport) permettent une vérification du statut vaccinal et la prescription d'injections de rappel si nécessaire. Un carnet de vaccination électronique est disponible sur https://www.mesvaccins.net/. Il est en cours d'expérimentation dans certaines régions par les agences régionales de santé (ARS).
La liste des vaccins obligatoires ou disponibles en fonction de la situation de chaque patient (âge, pathologies associées, profession, mode de vie, voyages, etc.), ainsi que leurs modalités d'administration, varient d'une année sur l'autre et font l'objet d'une publication officielle (« calendrier vaccinal »).
Traitements

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Références

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