RGO du nourrisson

Mise à jour : 18 juillet 2019
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Prise en charge
RGO du nourrisson
RGO du nourrisson
1
RGO physiologique
Si les régurgitations ne retentissent pas sur la croissance et si l'examen clinique est normal, aucune exploration complémentaire n'est nécessaire. La réassurance des parents et les mesures hygiénodiététiques (fractionnement pour diminuer le volume des repas, épaississement du bol alimentaire, voir Traitements non médicamenteux) sont, en général, suffisantes.Grade C
L'évolution est le plus souvent favorable, avec diminution ou disparition des symptômes lors de l'acquisition de la marche (12 à 18 mois).
2
RGO pathologique
Il est évoqué devant difficulté alimentaire, pleurs, hématémèse ou méléna, irritabilité, stagnation pondérale ou perte de poids.
Ses complications sont œsophagiennes (œsophagite, sténose, endobrachyœsophage) et nutritionnelles (stagnation pondérale, anémie). Une toux chronique, un asthme mal contrôlé, une laryngite peuvent être liées à un RGO. Un avis gastropédiatrique est nécessaire pour la prise en charge de ces complications.
3
Examens complémentairesGrade B
La pH-métrie œsophagienne des 24 heures mesure le reflux acide. Elle peut être utile, notamment en cas de manifestations respiratoires ou ORL ou dans le cadre du bilan d'un malaise grave du nourrisson.
La fibroscopie œsogastroduodénale avec biopsie est recommandée lorsqu'on suspecte des complications œsophagiennes. Elle peut mettre en évidence un endobrachyœsophage, une sténose œsophagienne, voire d'autres anomalies.
4
Traitement médicamenteux
Un traitement antisécrétoire n'est indiqué qu'en cas de RGO pathologique authentifié (par pH-métrie ou fibroscopie). Un inhibiteur de la pompe à protons (IPP) est alors donné en 1re intentionAE, mais aucun IPP n'a d'AMM avant l'âge de 1 an.
Il est admis qu'en cas de pleurs, irritabilité ou refus du biberon associés à un RGO, en l'absence de réponse aux mesures de réassurance parentale, un traitement de 1 à 2 semaines d'IPP peut être essayé mais ne sera poursuivi qu'en cas d'amélioration nette des symptômes sous IPP.
5
Test d'éviction des protéines de lait de vache
Il peut être indiqué pendant 2 à 4 semaines car les symptômes de RGO pathologique sont proches de ceux d'une allergie aux protéines de lait de vache.
1
RGO physiologique
Si les régurgitations ne retentissent pas sur la croissance et si l'examen clinique est normal, aucune exploration complémentaire n'est nécessaire. La réassurance des parents et les mesures hygiénodiététiques (fractionnement pour diminuer le volume des repas, épaississement du bol alimentaire, voir Traitements non médicamenteux) sont, en général, suffisantes.Grade C
L'évolution est le plus souvent favorable, avec diminution ou disparition des symptômes lors de l'acquisition de la marche (12 à 18 mois).
2
RGO pathologique
Il est évoqué devant difficulté alimentaire, pleurs, hématémèse ou méléna, irritabilité, stagnation pondérale ou perte de poids.
Ses complications sont œsophagiennes (œsophagite, sténose, endobrachyœsophage) et nutritionnelles (stagnation pondérale, anémie). Une toux chronique, un asthme mal contrôlé, une laryngite peuvent être liées à un RGO. Un avis gastropédiatrique est nécessaire pour la prise en charge de ces complications.
3
Examens complémentairesGrade B
La pH-métrie œsophagienne des 24 heures mesure le reflux acide. Elle peut être utile, notamment en cas de manifestations respiratoires ou ORL ou dans le cadre du bilan d'un malaise grave du nourrisson.
La fibroscopie œsogastroduodénale avec biopsie est recommandée lorsqu'on suspecte des complications œsophagiennes. Elle peut mettre en évidence un endobrachyœsophage, une sténose œsophagienne, voire d'autres anomalies.
4
Traitement médicamenteux
Un traitement antisécrétoire n'est indiqué qu'en cas de RGO pathologique authentifié (par pH-métrie ou fibroscopie). Un inhibiteur de la pompe à protons (IPP) est alors donné en 1re intentionAE, mais aucun IPP n'a d'AMM avant l'âge de 1 an.
Il est admis qu'en cas de pleurs, irritabilité ou refus du biberon associés à un RGO, en l'absence de réponse aux mesures de réassurance parentale, un traitement de 1 à 2 semaines d'IPP peut être essayé mais ne sera poursuivi qu'en cas d'amélioration nette des symptômes sous IPP.
5
Test d'éviction des protéines de lait de vache
Il peut être indiqué pendant 2 à 4 semaines car les symptômes de RGO pathologique sont proches de ceux d'une allergie aux protéines de lait de vache.
Cas particuliers
RGO de l'enfant
Dès que l'enfant est en âge d'exprimer clairement ses symptômes, la prise en charge du RGO est identique à celle de l'adulte jeune (dans le respect des indications d'AMM de chaque médicament). Lire RGO de l'adulte.
RGO du prématuré
Il n'existe pas de lien de causalité établi entre le RGO et les apnées pathologiques et/ou une bradycardie.
RGO associé à une affection organique sévère
Chez le nourrisson souffrant de polyhandicap ou ayant été opéré à la naissance d'une atrésie de l'œsophage ou d'une hernie diaphragmatique congénitale, l'œsophagite par RGO est habituellement chronique et récidivante. Le traitement par IPP est indiqué et parfois prolongé plusieurs mois.
Conseils aux patients
Le RGO est fréquent et, dans la majorité des cas, bénin jusqu'à l'âge de 1 an.
Le nourrisson doit être placé en décubitus dorsal lorsqu'il dort.
Il est recommandé de réduire le volume des repas liquides (ce d'autant que l'enfant est petit) en augmentant leur nombre. Ces repas peuvent être épaissis avec du lait pré-épaissi.Grade A
L'arrêt du tabagisme passif est recommandé.
Les médicaments sont inutiles en dehors d'un RGO pathologique.
Les signes de gravité doivent être connus des parents : retard de croissance pondérale, « malaises », toux chronique en particulier nocturne, intrication et aggravation d'un asthme, pneumopathies récurrentes d'inhalation, refus alimentaire, pleurs anormaux, irritabilité.
Traitements

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Références

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