Rééducation fonctionnelle : Sclérose en plaques

Mise à jour : Mardi 16 février 2021
Introduction
La rééducation est indispensable. Elle est bénéfique sur la spasticité et les douleurs, mais aussi sur la prévention des complications et la diminution du handicap.
Objectifs
Diminution de la spasticité et des douleurs.
Lutte contre les déformations orthopédiques.
Entretien du potentiel moteur et respiratoire.
Amélioration ou maintien de l'adaptation à l'effort, de la marche, de la préhension, de la communication.
Techniques
La kinésithérapie associe des techniques sensitivomotrices sans renforcement musculaire et des postures et mobilisations passives destinées à réduire la spasticité et à prévenir les troubles orthopédiques observés dans la sclérose en plaque (SEP). La fatigue n'est pas une contre-indication à la kinésithérapie, mais l'effort physique est mieux supporté s'il est fractionné.
La cryothérapie a un effet local favorable sur la spasticité.
La kinébalnéothérapie est souvent efficace à température froide (25 °C, voire moins).
Les troubles vésicosphinctériens, fréquents dans la SEP, nécessitent une prise en charge continue, adaptée à l'évolution pour éviter les risques de rétention d'urine chronique. Les techniques et traitements favorisant la vidange sont privilégiés par rapport aux techniques favorisant la continence.
L'ergothérapie (dans le cadre d'un service hospitalier ou d'une association, car ellle n'est pas prise en charge par l'assurance maladie) peut utilement guider l'adaptation de l'environnement et réduire la dépendance.
L'orthophonie est parfois nécessaire pour corriger des troubles du langage, de la phonation ou de l'articulation.
Prescription
En poussée aiguë : kinésithérapie passive (lutte contre une éventuelle spasticité et les pathologies d'immobilisation).
En phase de marche autonome : kinésithérapie fonctionnelle (équilibre, marche, préhension) et réentraînement à l'effort, 2 à 4 séances par semaine pendant quelques semaines, entrecoupées d'autorééducation (assouplissement et entretien musculaire).
En phase de perte d'autonomie : acceptation du fauteuil roulant, lutte contre la spasticité, 3 à 5 séances par semaine sans interruption.
En phase de dépendance : prévention des troubles orthopédiques, maintien de la fonction respiratoire, lutte contre les douleurs, 3 à 5 séances par semaine sans interruption.
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