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Narcolepsie et hypersomnie idiopathique

Mise à jour : Mardi 15 Décembre 2020
La maladie

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Objectifs de la prise en charge

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Prise en charge
Narcolepsie et hypersomnie idiopathique
Narcolepsie et hypersomnie idiopathique
1
Prise en charge dans un centre du sommeil
L'interrogatoire élimine la prise de toxiques et les autres causes de SDE (manque de sommeil, SAOS), recherche de cataplexies, hallucinations au réveil ou à l'endormissement, paralysies du sommeil, mauvais sommeil nocturne, surpoids, et évalue le retentissement de la SDE.
2
Polysomnographie nocturne et test itératif de latence d'endormissement (TILE)
La polysomnographie est réalisée la nuit (à l'hôpital ou en ambulatoire) pendant au moins 6 heures. Elle comporte un électroencéphalogramme (EEG), un électro-oculogramme, un électromyogramme (EMG) mentonnier et des jambes, et un enregistrement des événements cardiorespiratoires (débit nasal, saturation en O2, fréquence cardiaque, ampliation thoracique et abdominale). D'après les règles de scorage de l'American Academy of Sleep Medicine (AASM, 2007), un cycle de sommeil normal comporte 5 stades successifs : la veille ou éveil W (Wakefulness) ; le sommeil lent (NREM = Non Rapid Eyes Movment sleep) léger N1 (ancien stade 1= endormissement) ou léger N2 (ancien stade 2) ; le sommeil lent profond N3 (anciens stades 3 et 4) ; le sommeil paradoxal R (ancien stade REM = Rapid Eyes Movement) caractérisé par des mouvements oculaires rapides, une atonie musculaire à l'EMG et une activité onirique intense. Les sujets normaux s'endorment en sommeil léger ; les narcoleptiques souvent directement en sommeil paradoxal (SOREM = Sleep Onset Rapid Eyes Movment), anomalie détectée par la polysomnographie.
Le TILE est réalisé en journée, en laboratoire du sommeil. Le patient, muni des mêmes capteurs que pour la polysomnographie, est allongé au calme, dans l'obscurité, et doit essayer de dormir sans lutter contre le sommeil. Cinq tests de 20 minutes chacun sont réalisés. La latence moyenne d'endormissement (LME), moyenne des temps d'endormissement aux différents tests, est de 15 à 20 minutes chez un sujet normal, de 10 à 15 minutes en cas de somnolence légère, de 7 à 10 minutes en cas de somnolence modérée et < 7 minutes en cas de somnolence sévère.
La survenue d'au moins 2 endormissements en sommeil paradoxal au TILE est en faveur d'une narcolepsie.
3
Surveillance
Pour contrôler l'efficacité des traitements éveillants, un test de maintien de l'éveil peut être réalisé : même méthode d'enregistrement que le TILE, mais le patient doit garder les yeux ouverts et rester éveillé malgré des conditions propices à l'endormissement (position assise, sous une faible lumière). Une LME est pathologique si < 33 minutes.
1
Prise en charge dans un centre du sommeil
L'interrogatoire élimine la prise de toxiques et les autres causes de SDE (manque de sommeil, SAOS), recherche de cataplexies, hallucinations au réveil ou à l'endormissement, paralysies du sommeil, mauvais sommeil nocturne, surpoids, et évalue le retentissement de la SDE.
2
Polysomnographie nocturne et test itératif de latence d'endormissement (TILE)
La polysomnographie est réalisée la nuit (à l'hôpital ou en ambulatoire) pendant au moins 6 heures. Elle comporte un électroencéphalogramme (EEG), un électro-oculogramme, un électromyogramme (EMG) mentonnier et des jambes, et un enregistrement des événements cardiorespiratoires (débit nasal, saturation en O2, fréquence cardiaque, ampliation thoracique et abdominale). D'après les règles de scorage de l'American Academy of Sleep Medicine (AASM, 2007), un cycle de sommeil normal comporte 5 stades successifs : la veille ou éveil W (Wakefulness) ; le sommeil lent (NREM = Non Rapid Eyes Movment sleep) léger N1 (ancien stade 1= endormissement) ou léger N2 (ancien stade 2) ; le sommeil lent profond N3 (anciens stades 3 et 4) ; le sommeil paradoxal R (ancien stade REM = Rapid Eyes Movement) caractérisé par des mouvements oculaires rapides, une atonie musculaire à l'EMG et une activité onirique intense. Les sujets normaux s'endorment en sommeil léger ; les narcoleptiques souvent directement en sommeil paradoxal (SOREM = Sleep Onset Rapid Eyes Movment), anomalie détectée par la polysomnographie.
Le TILE est réalisé en journée, en laboratoire du sommeil. Le patient, muni des mêmes capteurs que pour la polysomnographie, est allongé au calme, dans l'obscurité, et doit essayer de dormir sans lutter contre le sommeil. Cinq tests de 20 minutes chacun sont réalisés. La latence moyenne d'endormissement (LME), moyenne des temps d'endormissement aux différents tests, est de 15 à 20 minutes chez un sujet normal, de 10 à 15 minutes en cas de somnolence légère, de 7 à 10 minutes en cas de somnolence modérée et < 7 minutes en cas de somnolence sévère.
La survenue d'au moins 2 endormissements en sommeil paradoxal au TILE est en faveur d'une narcolepsie.
3
Surveillance
Pour contrôler l'efficacité des traitements éveillants, un test de maintien de l'éveil peut être réalisé : même méthode d'enregistrement que le TILE, mais le patient doit garder les yeux ouverts et rester éveillé malgré des conditions propices à l'endormissement (position assise, sous une faible lumière). Une LME est pathologique si < 33 minutes.
Cas particuliers
Hypersomnie secondaire
Bien que l'hypersomnie soit généralement idiopathique, il peut être nécessaire dans certains cas d'éliminer, par des examens d'imagerie, une hypersomnie symptomatique d'une tumeur cérébrale ou du tronc cérébral.
Femme en âge de procréer/grossesse
Chez les femmes qui envisagent une grossesse, et chez les femmes enceintes, compte tenu des données très limitées (pour le méthylphénidate, l'oxybate de sodium, le pitolisant), ou de risque plus établi en cas d'exposition fœtale au modafinil, les médicaments stimulants utilisés dans la narcolepsie ne doivent pas être initiés ou doivent être arrêtés. Des alternatives non médicamenteuses seront privilégiées : approches comportementales, hygiène du sommeil et siestes programmées au cours de la journée.
Par ailleurs, le modafinil et le pitolisant pouvant diminuer l'efficacité de la contraception hormonale (pilules tout dosage confondu, implants, DIU hormonal et patchs), d'autres méthodes contraceptives ou des méthodes associées sont recommandées chez les patientes traitées (ANSM, février 2019 et juillet 2019).
Narcolepsie et hypersomnie idiopathique de l'enfant
Une hypersomnie est suspectée chez l'enfant devant :
un temps de sommeil prolongé de plus de 3 heures par rapport au temps moyen pour l'âge ;
la persistance ou la réapparition d'une sieste régulière après l'âge de 6 ans ;
des endormissements inhabituels et parfois irrépressibles dans la journée, associés ou non à une agitation anormale, une agressivité, une baisse des résultats scolaires, une prise de poids récente.
Le diagnostic étiologique nécessite, comme chez l'adulte, des examens complémentaires en milieu spécialisé. Au moindre doute à l'examen clinique, il faut éliminer des pathologies organiques par des examens orientés (EEG, IRM cérébrale, etc.).
Évaluation
Échelle d'Epworth
L'intensité de la SDE chronique est évaluée par la clinique et à l'aide d'une échelle subjective de somnolence. La plus utilisée est l'échelle d'Epworth. Elle comporte 8 questions, auquel le patient doit répondre par : jamais (0), faible risque de somnoler (1), risque modéré (2), risque élevé (3).
« Pensez-vous être susceptible de vous endormir dans les situations suivantes » :
Assis en train de lire ?
Devant la télévision ?
Assis inactif dans un lieu public (salle d'attente, théâtre) ?
Assis comme passager pour un trajet de 1 heure sans interruption (voiture) ?
En position allongée pour une sieste dans l'après-midi lorsque les circonstances le permettent ?
En position assise au cours d'une discussion avec quelqu'un ?
Au volant d'une voiture immobilisée depuis quelques minutes dans un embouteillage ?
Tranquillement assis à table à la fin d'un repas sans alcool ?
Un score > 10 témoigne d'une somnolence diurne accrue.
Classification de l'International Classification Sleep Disorders (Third Edition, American Academy of Sleep Medicine, 2014)
Cette nouvelle classification distingue deux formes de narcolepsie (type 1 et type 2), mais elle ne conditionne pas actuellement la stratégie thérapeutique qui reste identique (prescription de molécules éveillantes).
Dans les 2 types de narcolepsie, il existe :
Une SDE avec accès de sommeil quasi quotidiens depuis au moins 3 mois, sans autre cause de somnolence retrouvée.
Une latence moyenne d'endormissement inférieure ou égale à 8 minutes et au moins deux endormissements en sommeil paradoxal (ou SOREM) aux tests itératifs de latence d'endormissement (TILE). Un endormissement en sommeil paradoxal la nuit précédant les tests TILE peut remplacer un SOREM des TILE.
La narcolepsie de type 1 se caractérise par l'existence de cataplexie et par un dosage d'hypocrétine (ou oréxine) dans le LCR inférieur à 110 pg/ml.
Dans la narcolepsie de type 2, il n'existe pas de cataplexie et le taux d'hypocrétine dans le LCR est normal ou le dosage n'est pas pratiqué.
Conseils aux patients
En cas de narcolepsie, une bonne gestion des siestes est conseillée : pour éviter la SDE et les accès de sommeil irrésistibles, plusieurs siestes brèves (15 minutes environ) au moment des pics de somnolence sont nécessaires, impliquant souvent une adaptation du temps de travail. Les horaires veille/sommeil doivent aussi être réguliers.
Le port d'une carte de soins et d'urgence Maladies rares, fournie par le ministère de la Santé, est utile.
La conduite automobile est dangereuse. Toutefois, elle est possible pour les patients traités : il leur est conseillé de passer devant la commission médicale départementale du permis de conduire qui peut leur délivrer une aptitude temporaire à la conduite, après vérification de l'efficacité du traitement éveillant par un test de maintien de l'éveil (TME).
Certains emplois nécessitant une vigilance importante sont déconseillés : chauffeur de poids lourds, poste de sécurité, pompier, conducteur d'engin, etc.
Avec le médecin du travail, et en collaboration avec le médecin spécialiste, une réorientation professionnelle ou des adaptations du poste de travail peuvent être envisagées, pour minimiser le risque d'accident.
L'entourage du patient doit être informé sur la maladie et la conduite à tenir en cas d'aggravation des symptômes (chutes fréquentes, augmentation du nombre d'accès de somnolence).
Le traitement ne doit pas être interrompu sans avis médical.
Pour les enfants narcoleptiques, il est conseillé de :
privilégier un rythme veille/sommeil régulier et observer un temps de sommeil suffisant ;
proposer des temps de repos et/ou de sieste en milieu scolaire ;
proposer un tiers temps pour les contrôles et les examens, éventuellement la mise en place d'un protocole d'accueil individualisé (PAI) à l'école et la possibilité de faire des siestes ;
éviter les activités potentiellement dangereuses en cas de survenue d'une cataplexie (natation, etc.).
Conseiller au patient et à son entourage de s'informer auprès d'une association : « ANC narcolepsie » sur internet.
En cas d'hypersomnie idiopathique, les siestes ne sont plus réparatrices et sont donc déconseillées.
Traitements

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Références

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