Infections urinaires masculines

Mise à jour : Mardi 23 mars 2021
La maladie

Ce contenu est en accès réservé : cliquez-ici pour en savoir plus

Diagnostic

Ce contenu est en accès réservé : cliquez-ici pour en savoir plus

Quels patients traiter ?

Ce contenu est en accès réservé : cliquez-ici pour en savoir plus

Objectifs de la prise en charge

Ce contenu est en accès réservé : cliquez-ici pour en savoir plus

Prise en charge
Infection urinaire chez l'homme sans signe de gravité
Infection urinaire chez l'homme sans signe de gravité
1
Évaluation initiale
Signes fonctionnels urinaires (pollakiurie, dysurie, brûlures mictionnelles) ± douleurs pelviennes (spontanées ou provoquées), fièvre modérée ou absente. Présence ou non de douleur lombaire. Vérification clinique de l'absence d'orchi-épididymite associée. La prise en charge ambulatoire est la règle si les conditions médicosociales le permettent.
2
Bilan complémentaire
En complément de la bandelette, un ECBU initial est réalisé avant toute antibiothérapie.Grade A Une échographie des voies urinaires (vésicale et rénale) par voie sus-pubienne, et non endorectaleAE, est recommandée dans les 24 h (recherche d'obstacle, dilatation des voies urinaires ou rétention aiguë d'urine). L'uroscanner est discuté en cas de doute diagnostique entre une prostatite aiguë et une pyélonéphrite aiguë.
3
Diagnostic
En l'absence de tout signe de prostatite, le diagnostic de cystite simple peut être posé. Cependant, cette situation est rare chez l'homme et, même dans ce cas, la prise en charge est identique à celle d'une prostatite. Dans tous les autres cas, le diagnostic de prostatite est retenu.
4
Traitement
Si possible, différer le traitement antibiotique jusqu'au résultat de l'ECBU afin qu'il soit tout de suite adapté au germe en cause. Sinon, monoantibiothérapie probabiliste : fluoroquinolone oraleGrade A (ciprofloxacine, lévofloxacine, ofloxacine) ou, en cas de prise récente (< 6 mois) d'une fluoroquinolone, céphalosporine de 3e génération (C3G) parentérale (ceftriaxone par voie IM). L'association sulfaméthoxazole-triméthoprime (SMX-TMP) n'est pas recommandée en traitement probabiliste (forte prévalence des résistances acquises pour E. coli).
La durée totale du traitement varie de 2 semaines pour les formes simples à 4 semaines, voire plus, selon la clinique.
Le traitement symptomatique repose sur les antalgiques.
5
Réévaluation après 2 à 3 jours
Le relais par voie orale, adapté aux résultats de l'antibiogramme, fait appel préférentiellement aux fluoroquinolones ou, à défaut, au SMX-TMP. Les céphalosporines orales ne doivent pas être données en substitution. Si l'évolution est favorable, un ECBU de contrôle est inutile.
La persistance de la fièvre et/ou la survenue de signes de gravité nécessitent de contrôler l'ECBU et de compléter l'imagerie (IRM/échographie par voie sus-pubienne/uroscanner) et, si l'antibiotique est adapté, de rechercher une cause locale.
1
Évaluation initiale
Signes fonctionnels urinaires (pollakiurie, dysurie, brûlures mictionnelles) ± douleurs pelviennes (spontanées ou provoquées), fièvre modérée ou absente. Présence ou non de douleur lombaire. Vérification clinique de l'absence d'orchi-épididymite associée. La prise en charge ambulatoire est la règle si les conditions médicosociales le permettent.
2
Bilan complémentaire
En complément de la bandelette, un ECBU initial est réalisé avant toute antibiothérapie.Grade A Une échographie des voies urinaires (vésicale et rénale) par voie sus-pubienne, et non endorectaleAE, est recommandée dans les 24 h (recherche d'obstacle, dilatation des voies urinaires ou rétention aiguë d'urine). L'uroscanner est discuté en cas de doute diagnostique entre une prostatite aiguë et une pyélonéphrite aiguë.
3
Diagnostic
En l'absence de tout signe de prostatite, le diagnostic de cystite simple peut être posé. Cependant, cette situation est rare chez l'homme et, même dans ce cas, la prise en charge est identique à celle d'une prostatite. Dans tous les autres cas, le diagnostic de prostatite est retenu.
4
Traitement
Si possible, différer le traitement antibiotique jusqu'au résultat de l'ECBU afin qu'il soit tout de suite adapté au germe en cause. Sinon, monoantibiothérapie probabiliste : fluoroquinolone oraleGrade A (ciprofloxacine, lévofloxacine, ofloxacine) ou, en cas de prise récente (< 6 mois) d'une fluoroquinolone, céphalosporine de 3e génération (C3G) parentérale (ceftriaxone par voie IM). L'association sulfaméthoxazole-triméthoprime (SMX-TMP) n'est pas recommandée en traitement probabiliste (forte prévalence des résistances acquises pour E. coli).
La durée totale du traitement varie de 2 semaines pour les formes simples à 4 semaines, voire plus, selon la clinique.
Le traitement symptomatique repose sur les antalgiques.
5
Réévaluation après 2 à 3 jours
Le relais par voie orale, adapté aux résultats de l'antibiogramme, fait appel préférentiellement aux fluoroquinolones ou, à défaut, au SMX-TMP. Les céphalosporines orales ne doivent pas être données en substitution. Si l'évolution est favorable, un ECBU de contrôle est inutile.
La persistance de la fièvre et/ou la survenue de signes de gravité nécessitent de contrôler l'ECBU et de compléter l'imagerie (IRM/échographie par voie sus-pubienne/uroscanner) et, si l'antibiotique est adapté, de rechercher une cause locale.
Infection urinaire chez l'homme avec signes de gravité
Infection urinaire chez l'homme avec signes de gravité
1
Évaluation initiale
Les prostatites aiguës, associées ou non à une pyélonéphrite, peuvent être graves du fait du terrain ou des manifestations : sepsis sévère, choc septique, rétention aiguë d'urine, abcès. L'hospitalisation est alors justifiée.
2
Bilan complémentaire
Des hémocultures sont recommandées (une bactériémie est associée dans 20 % des cas). L'échographie des voies urinaires (vésicale et rénale) par voie suspubienne AE est recommandée. L'uroscanner est discuté en cas de doute entre prostatite et pyélonéphrite aiguë.
3
Traitement
L'antibiothérapie probabiliste est similaire à celle des pyélonéphrites : monothérapie par une fluoroquinolone per os ou IV (ciprofloxacine, ofloxacine ou lévofloxacine, sans ordre de préférence) en absence de prise récente (< 6 mois) d'une fluoroquinolone, ou par une C3G par voie parentérale (ceftriaxone IV ou céfotaxime IV)Grade A.
En cas d'allergie aux céphalosporines, on pourra recourir à l'aztréonam. L'association avec un aminoside (amikacine, gentamicine ou tobramycine) est fonction de la gravité du tableau clinique et des résistances bactériennes observées localement, ou connues chez le patient. En cas de résistances de type BLSE (bêtalactamases à spectre étendu), Lire Pyélonéphrite aiguë de l'adulte.
Il n'existe pas de consensus quant à la durée totale du traitement, qui va de 2 semaines pour les formes simples (germe sensible, sepsis non sévère, etc.) à 4 semaines, voire plus, selon la clinique (abcès, traitement probabiliste inefficace, etc.).
Le traitement symptomatique repose sur les antalgiques.
En cas de rétention aiguë d'urine, le drainage par voie sus-pubienne en milieu urologique est recommandé.
4
Réévaluation après 2 à 3 jours
En cas d'évolution favorable, le relais par voie orale est adapté aux résultats de l'antibiogramme. Les choix sont limités aux fluoroquinolones ou, à défaut, sulfaméthoxazole-triméthoprime. Le céfixime, l'amoxicilline, l'amoxicilline-acide clavulanique, la fosfomycine-trométamol, la nitrofurantoïne n'ont pas de place dans le traitement des IU masculines en relais, ni aucune céphalosporine orale.
La persistance de la fièvre et/ou la survenue de signes de gravité nécessitent de contrôler l'ECBU et de compléter l'imagerie (IRM/échographie par voie sus-pubienne/uroscanner) à la recherche d'une cause locale.
1
Évaluation initiale
Les prostatites aiguës, associées ou non à une pyélonéphrite, peuvent être graves du fait du terrain ou des manifestations : sepsis sévère, choc septique, rétention aiguë d'urine, abcès. L'hospitalisation est alors justifiée.
2
Bilan complémentaire
Des hémocultures sont recommandées (une bactériémie est associée dans 20 % des cas). L'échographie des voies urinaires (vésicale et rénale) par voie suspubienne AE est recommandée. L'uroscanner est discuté en cas de doute entre prostatite et pyélonéphrite aiguë.
3
Traitement
L'antibiothérapie probabiliste est similaire à celle des pyélonéphrites : monothérapie par une fluoroquinolone per os ou IV (ciprofloxacine, ofloxacine ou lévofloxacine, sans ordre de préférence) en absence de prise récente (< 6 mois) d'une fluoroquinolone, ou par une C3G par voie parentérale (ceftriaxone IV ou céfotaxime IV)Grade A.
En cas d'allergie aux céphalosporines, on pourra recourir à l'aztréonam. L'association avec un aminoside (amikacine, gentamicine ou tobramycine) est fonction de la gravité du tableau clinique et des résistances bactériennes observées localement, ou connues chez le patient. En cas de résistances de type BLSE (bêtalactamases à spectre étendu), Lire Pyélonéphrite aiguë de l'adulte.
Il n'existe pas de consensus quant à la durée totale du traitement, qui va de 2 semaines pour les formes simples (germe sensible, sepsis non sévère, etc.) à 4 semaines, voire plus, selon la clinique (abcès, traitement probabiliste inefficace, etc.).
Le traitement symptomatique repose sur les antalgiques.
En cas de rétention aiguë d'urine, le drainage par voie sus-pubienne en milieu urologique est recommandé.
4
Réévaluation après 2 à 3 jours
En cas d'évolution favorable, le relais par voie orale est adapté aux résultats de l'antibiogramme. Les choix sont limités aux fluoroquinolones ou, à défaut, sulfaméthoxazole-triméthoprime. Le céfixime, l'amoxicilline, l'amoxicilline-acide clavulanique, la fosfomycine-trométamol, la nitrofurantoïne n'ont pas de place dans le traitement des IU masculines en relais, ni aucune céphalosporine orale.
La persistance de la fièvre et/ou la survenue de signes de gravité nécessitent de contrôler l'ECBU et de compléter l'imagerie (IRM/échographie par voie sus-pubienne/uroscanner) à la recherche d'une cause locale.
Cas particuliers
Suspicion d'infections à bactéries résistantes, en particulier EBLSE (entérobactéries sécrétrices de bêtalactamases à spectre étendu)
Voir Cas particuliers dans la Reco Pyélonéphrite aiguë de l'adulte.
Pathologie urologique sous-jacente
La survenue d'une prostatite doit systématiquement conduire à un avis spécialisé pour rechercher une pathologie urologique sous-jacente, et notamment une sténose urétrale, une hypertrophie bénigne de la prostate, un résidu post-mictionnel, etc. Une évaluation spécialisée sera proposée à distance, comprenant éventuellement une débitmétrie et une fibroscopie urétrovésicale.
Dosage des antigènes spécifiques de la prostate (PSA)
Le dosage des PSA n'est pas recommandé pour le diagnostic initial des IU masculines. L'élévation des PSA au cours des IU masculines est inconstante (dans 60 % à 80 % des cas), mais peut persister jusqu'à 3 mois après traitement. Lorsqu'un adénome ou un cancer de la prostate préexistent, les PSA peuvent être élevés sans que cela témoigne d'une infection prostatique.
Conseils aux patients
Le patient doit bien prendre le traitement antibiotique oral pendant toute la durée prescrite.
Il convient de prévenir (protection solaire, pas de sport) et dépister les effets indésirables des antibiotiques (quinolones : risque de photosensibilisation et de tendinite) et, le cas échéant, arrêter les antibiotiques et consulter en urgence.
Il faut insister sur la nécessité de réaliser un ECBU de contrôle en vue du dépistage d'une éventuelle rechute 4 à 6 semaines après la fin du traitement antibiotique.
Le patient doit consulter rapidement en cas de réapparition des symptômes pour dépister et prendre en charge le plus tôt possible une rechute ou une récidive.
Il est nécessaire de prévoir un bilan à distance, comprenant un ECBU.
Traitements

Ce contenu est en accès réservé : cliquez-ici pour en savoir plus

Références

Ce contenu est en accès réservé : cliquez-ici pour en savoir plus

Presse - CGU - Données personnelles - Configuration des cookies - Mentions légales - Donnez votre avis sur vidal.fr - Contact webmaster