Les VIDAL Recos sont des synthèses des recommandations thérapeutiques de l'ANSM, de la HAS et des sociétés savantes françaises et internationales, rédigées par le comité scientifique VIDAL et des experts du domaine.
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La maladie

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Diagnostic

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Objectifs de la prise en charge

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Prise en charge
Entorse du LCL de la cheville : démarche diagnostique initiale
Entorse du LCL de la cheville : démarche diagnostique initiale
1
Drapeaux rouges
Absence de mécanisme lésionnel évocateur d'un traumatisme en inversion de la cheville, absence de contexte traumatique.
Syndrome clinique septique : plaie, hyperthermie, frissons, lymphangite, adénopathies locales, abcès sous-cutané.
Signes de rupture tendineuse du tendon calcanéen : sensation de craquement perçu par le patient, disparition du relief tendineux, signe de Thompson et perte de l'équin automatique en décubitus ventral.
Suspicion d'atteinte de la syndesmose (articulation tibio-fibulaire inférieure), associée à l'atteinte du LCL dans 30 à 40 % des cas : douleur à la palpation du ligament tibio-fibulaire antéro-inférieur, test en dorsiflexion et rotation externe positif, test de compression de jambe positif (voir cas particulier « Entorse de la syndesmose tibio-fibulaire »).
Signes de luxation des tendons fibulaires : en éversion du pied contrariée, les 2 tendons passent devant la malléole externe.
Autres : douleur ailleurs que dans la région antérolatérale de cheville, gonflement de l'avant-pied, déformation, symptômes vasculo-nerveux.
2
Diagnostics différentiels
Contexte non traumatique : arthrite de cheville, fracture de fatigue, lésion ostéochondrale du dôme du talus, ostéonécrose, tendinopathie/ténosynovite des tendons fibulaires, syndrome du sinus du tarse, syndrome douloureux régional complexe (ex. : algodystrophie).
Contexte traumatique : fracture de la cheville ou du pied, entorse de la syndesmose (voir Cas particuliers), rupture tendineuse (ex. : tendon calcanéen), luxation des tendons fibulaires.
3
Critères d'Ottawa
Ils sont fiables dans les 24-48 heures qui suivent le traumatisme. Ils guident la prescription d'imagerie en cherchant des signes cliniques en faveur d'une fracture. Leur sensibilité est de 97,6 % et leur spécificité de 88 %.
D'autres tests sont préconisés par la HAS en complément des critères d'Ottawa afin de réduire le risque de faux positifs, mais leur application est moins aisée en pratique. Il s'agit des critères Bernois (test indirect de provocation fibulaire, test direct de provocation de la malléole médiale et test de provocation par compression du médio-pied vers l'arrière-pied) et du test au diapason (application d'un diapason 128 Hz en vibration à 10 cm de l'extrémité distale de la fibula).
4
Imagerie
L'imagerie de 1re intention en cas de critère(s) d'Ottawa positif(s) est la radiographie standard de la cheville de face (au mieux en rotation médiale de 10 à 15° afin de dégager l'articulation talo-crurale, permettant de mettre en évidence une éventuelle lésion ostéochondrale du dôme du talus) et de profil.
Si une lésion de la syndesmose tibio-fibulaire inférieure est suspectée, la radio de la cheville est indiquée même si les critères d'Ottawa sont absents (voir rubrique dédiée).
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Drapeaux rouges
Absence de mécanisme lésionnel évocateur d'un traumatisme en inversion de la cheville, absence de contexte traumatique.
Syndrome clinique septique : plaie, hyperthermie, frissons, lymphangite, adénopathies locales, abcès sous-cutané.
Signes de rupture tendineuse du tendon calcanéen : sensation de craquement perçu par le patient, disparition du relief tendineux, signe de Thompson et perte de l'équin automatique en décubitus ventral.
Suspicion d'atteinte de la syndesmose (articulation tibio-fibulaire inférieure), associée à l'atteinte du LCL dans 30 à 40 % des cas : douleur à la palpation du ligament tibio-fibulaire antéro-inférieur, test en dorsiflexion et rotation externe positif, test de compression de jambe positif (voir cas particulier « Entorse de la syndesmose tibio-fibulaire »).
Signes de luxation des tendons fibulaires : en éversion du pied contrariée, les 2 tendons passent devant la malléole externe.
Autres : douleur ailleurs que dans la région antérolatérale de cheville, gonflement de l'avant-pied, déformation, symptômes vasculo-nerveux.
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Diagnostics différentiels
Contexte non traumatique : arthrite de cheville, fracture de fatigue, lésion ostéochondrale du dôme du talus, ostéonécrose, tendinopathie/ténosynovite des tendons fibulaires, syndrome du sinus du tarse, syndrome douloureux régional complexe (ex. : algodystrophie).
Contexte traumatique : fracture de la cheville ou du pied, entorse de la syndesmose (voir Cas particuliers), rupture tendineuse (ex. : tendon calcanéen), luxation des tendons fibulaires.
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Critères d'Ottawa
Ils sont fiables dans les 24-48 heures qui suivent le traumatisme. Ils guident la prescription d'imagerie en cherchant des signes cliniques en faveur d'une fracture. Leur sensibilité est de 97,6 % et leur spécificité de 88 %.
D'autres tests sont préconisés par la HAS en complément des critères d'Ottawa afin de réduire le risque de faux positifs, mais leur application est moins aisée en pratique. Il s'agit des critères Bernois (test indirect de provocation fibulaire, test direct de provocation de la malléole médiale et test de provocation par compression du médio-pied vers l'arrière-pied) et du test au diapason (application d'un diapason 128 Hz en vibration à 10 cm de l'extrémité distale de la fibula).
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Imagerie
L'imagerie de 1re intention en cas de critère(s) d'Ottawa positif(s) est la radiographie standard de la cheville de face (au mieux en rotation médiale de 10 à 15° afin de dégager l'articulation talo-crurale, permettant de mettre en évidence une éventuelle lésion ostéochondrale du dôme du talus) et de profil.
Si une lésion de la syndesmose tibio-fibulaire inférieure est suspectée, la radio de la cheville est indiquée même si les critères d'Ottawa sont absents (voir rubrique dédiée).

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Conseils aux patients
Au décours immédiat du traumatisme, la cheville ne doit pas être complètement immobilisée (sauf en cas d'équin lié à l'épanchement, dans ce cas essayer de maintenir la cheville à angle droit), l'appui est conseillé et la marche doit être reprise rapidement dès que la douleur est tolérable, afin de favoriser la récupération. Idéalement, la rééducation doit être débutée dès la première semaine après réévaluation.
Le port d'une chevillère souple, d'une chaussette de contention ou d'un bandage compressif, ainsi que la surélévation du membre inférieur plusieurs fois par jour pendant une vingtaine de minutes contribuent à diminuer l'œdème de la cheville et améliorer les douleurs et la cicatrisation.
Le recours aux anti-inflammatoires non stéroïdiens doit être au mieux évité, sinon limité, et dans tous les cas, déconseillé dans les 5 premiers jours.
Le glaçage n'est pas systématique. Cependant, en cas de douleur, l'application locale pendant 15 à 20 minutes d'une poche de glace enveloppée dans un linge peut contribuer à soulager les symptômes.
Le port d'une l'attelle vise à sécuriser la marche tout en permettant la flexion et l'extension de la cheville. Lorsqu'elle est prescrite, elle doit être gardée le temps nécessaire, pendant 2 à 6 semaines selon le grade de l'entorse.
En phase de guérison, respecter la règle de la non-douleur à la marche ou pendant la rééducation. Si la cheville est douloureuse ou se remet à gonfler, c'est qu'il faut réduire l'effort.
Lors du retour au sport, le port d'une attelle souple ou un bandage (type strap) lors des entraînements est possible, à visée extéroceptive, mais son efficacité sur la prévention des récidives n'a pas été prouvée.
Le délai avant reprise des activités sportives dépend de la gravité de l'entorse et de la progression de la rééducation (à titre indicatif et en général : 1 à 3 semaines pour une entorse grade I, 4 à 6 semaines pour une entorse grade II, 6 à 12 semaines pour une entorse grade III).
Traitements

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Références

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