Dysfonction érectile

Mise à jour : 19 février 2021
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Prise en charge
Dysfonction érectile
Dysfonction érectile
1
Facteurs de risque et comorbidités
Les maladies associées (dépression) ou les facteurs de risque cardiovasculaire (intoxication tabagique, diabète notamment) doivent faire l'objet d'une prise en charge spécifique.
Obésité, tabagisme, mésusage d'alcool ou usage de stupéfiants doivent être pris en charge. Lire Obésité, Tabagisme : sevrage, Alcool : prise en charge du mésusage, Alcool : sevrage et Dépendance aux opiacés (traitement de substitution).
De possibles causes psychosociales doivent être identifiées : stress professionnel, retraite, conflit au sein du couple ou de la famille, décès d'un proche, difficultés financières, troubles de l'humeur.
Certains médicaments sont délétères pour la fonction érectile : diurétiques thiazidiques et nombreux autres antihypertenseurs, neuroleptiques, inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et antiandrogènes notamment.
2
Information du patient
Elle doit porter sur les risques, les bénéfices et le coût des traitements (pour la plupart non remboursés par l'assurance maladie).
La participation active du patient et du ou de la partenaire dans la décision thérapeutique est très souhaitable. Cette décision peut être prise en couple.
Le médecin a également un rôle d'éducation en matière de sexualité : mécanisme physiologique de l'érection, importance de la stimulation, altération naturelle avec l'âge, importance de la qualité de la relation dans le couple.
3
Statut cardiovasculaire du patient
L'effort physique fourni lors d'un rapport sexuel est l'équivalent d'une marche de 30 minutes en terrain plat (phase d'excitation), suivie d'une montée d'escaliers (pénétration). La capacité du patient à fournir un tel effort doit être appréciée avant la prescription d'un traitement. En cas de doute, un bilan cardiovasculaire est nécessaire.
4
Traitement médicamenteux
Le traitement oral par inhibiteur de la PDE5 (avanafil, sildénafil, tadalafil, vardénafil) est le traitement de référence chez les patients à faible risque cardiovasculaire. Il est contre-indiqué en cas de prise de dérivés nitrés.
Les traitements locaux sont des inducteurs de l'érection : à la différence des traitements oraux, la stimulation sexuelle n'est pas nécessaire à leur effet. Ils nécessitent tous un apprentissage médicalisé.
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Facteurs de risque et comorbidités
Les maladies associées (dépression) ou les facteurs de risque cardiovasculaire (intoxication tabagique, diabète notamment) doivent faire l'objet d'une prise en charge spécifique.
Obésité, tabagisme, mésusage d'alcool ou usage de stupéfiants doivent être pris en charge. Lire Obésité, Tabagisme : sevrage, Alcool : prise en charge du mésusage, Alcool : sevrage et Dépendance aux opiacés (traitement de substitution).
De possibles causes psychosociales doivent être identifiées : stress professionnel, retraite, conflit au sein du couple ou de la famille, décès d'un proche, difficultés financières, troubles de l'humeur.
Certains médicaments sont délétères pour la fonction érectile : diurétiques thiazidiques et nombreux autres antihypertenseurs, neuroleptiques, inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et antiandrogènes notamment.
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Information du patient
Elle doit porter sur les risques, les bénéfices et le coût des traitements (pour la plupart non remboursés par l'assurance maladie).
La participation active du patient et du ou de la partenaire dans la décision thérapeutique est très souhaitable. Cette décision peut être prise en couple.
Le médecin a également un rôle d'éducation en matière de sexualité : mécanisme physiologique de l'érection, importance de la stimulation, altération naturelle avec l'âge, importance de la qualité de la relation dans le couple.
3
Statut cardiovasculaire du patient
L'effort physique fourni lors d'un rapport sexuel est l'équivalent d'une marche de 30 minutes en terrain plat (phase d'excitation), suivie d'une montée d'escaliers (pénétration). La capacité du patient à fournir un tel effort doit être appréciée avant la prescription d'un traitement. En cas de doute, un bilan cardiovasculaire est nécessaire.
4
Traitement médicamenteux
Le traitement oral par inhibiteur de la PDE5 (avanafil, sildénafil, tadalafil, vardénafil) est le traitement de référence chez les patients à faible risque cardiovasculaire. Il est contre-indiqué en cas de prise de dérivés nitrés.
Les traitements locaux sont des inducteurs de l'érection : à la différence des traitements oraux, la stimulation sexuelle n'est pas nécessaire à leur effet. Ils nécessitent tous un apprentissage médicalisé.
Cas particuliers
Causes organiques de dysfonction érectile
Il s'agit essentiellement des causes et des comorbidités cardiovasculaires : hypertension artérielle, athérosclérose, hypercholestérolémie, coronaropathie, insuffisance cardiaque et diabète. La dépression est également une cause avérée de dysfonction érectile. Il faut également citer les neuropathies centrales (lésions de la moelle épinière, accidents vasculaires cérébraux, sclérose en plaques) et périphériques (lésions tronculaires consécutives à une chirurgie ou à une radiothérapie pelvienne, atteintes des terminaisons nerveuses en cas de neuropathie diabétique). Une association fréquente existe enfin entre troubles du bas-appareil urinaire et dysfonction érectile. Dans tous ces cas, la stratégie thérapeutique est symptomatique.
Dysfonction érectile en cas d'hypogonadisme
La recherche d'un hypogonadisme par le dosage systématique de la testostéronémie est recommandée. La testostérone peut être utilisée sous diverses formes galéniques pour la substitution. Les contre-indications sont l'existence d'une pathologie prostatique (cancer de la prostate), d'une hépatopathie (en fonction de la voie d'administration), d'une hyperlipidémie, d'une polyglobulie ou d'apnées du sommeil.
Conseils aux patients
La dysfonction érectile est une maladie ; il faut en convaincre le patient qui a souvent honte de se rendre à la pharmacie pour y chercher son traitement.
La ou le partenaire a un rôle important dans la prise en charge : son manque d'implication (désintérêt, refus d'un rapport programmé) est responsable d'au moins un tiers des arrêts ou échecs du traitement. L'information doit donc être dispensée au couple pour s'assurer de son entente sur ce point.
Le traitement est symptomatique.
La première étape du traitement est la modification du style de vie : arrêt du tabac, exercice physique et prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire.
Les traitements médicamenteux ne peuvent être délivrés que sur ordonnance : leur prise comporte un risque et un bilan cardiovasculaire est indispensable avant la prescription. Il peut être dangereux de les partager avec quelqu'un.
Les traitements locaux doivent être bien expliqués : ils ne sont pas douloureux, mais le respect des doses prescrites est très important ; administrer une dose trop forte peut provoquer une érection prolongée et douloureuse.
Aucun des traitements de la dysfonction érectile ne crée le désir sexuel, mais ils permettent de le concrétiser.
Traitements

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Références

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