Les VIDAL Recos sont des synthèses des recommandations thérapeutiques de l'ANSM, de la HAS et des sociétés savantes françaises et internationales, rédigées par le comité scientifique VIDAL et des experts du domaine.
Tout déplier
Tout replier
La maladie

Connectez-vous pour accéder à ce contenu

Diagnostic

Connectez-vous pour accéder à ce contenu

Quels patients traiter ?

Connectez-vous pour accéder à ce contenu

Objectifs de la prise en charge

Connectez-vous pour accéder à ce contenu

Prise en charge
Crise épileptique de l'adulte
Crise épileptique de l'adulte
1
Diagnostics différentiels de crise tonicoclonique généralisée
Les syncopes convulsivantes et les crises fonctionnelles/dissociatives (antérieurement dénommées « crises non épileptiques psychogènes, CNEP ») sont les principaux diagnostics pouvant faire suspecter, à tort, une crise épileptique. Les erreurs diagnostiques sont fréquentes. Voir rubrique « Diagnostics différentiels ».
2
Facteurs déclenchants à rechercher
Manque de sommeil, stress, photosensibilité, défaut d'observance du traitement anti-épileptique, prise de médicaments ou de toxiques abaissant le seuil épileptogène (voir rubrique « Médicaments et toxiques proconvulsivants »), interactions médicamenteuses abaissant la concentration de l'antiepileptique.
3
Examens complémentaires en cas de 1re crise épileptique ou de crise inhabituelle
Biologie : glycémie, ionogramme sanguin, urémie, créatininémie, calcémie ± selon contexte : CPK, lactates, dosage de toxiques / dosages des médicaments anti-épileptiques éventuels / alcoolémie.
Imagerie cérébrale (IRM ou, à défaut, TDM) en urgence en cas de déficit focal, début focal, confusion mentale, céphalées persistantes, fièvre, traumatisme crânien, antécédent néoplasique, traitement anticoagulant/antiagrégant, immunosuppression, âge > 40 ans, suivi neurologique ultérieur incertain. Dans les autres cas, l'IRM cérébrale doit être réalisée dans un délai maximal d'un mois.
ECG à la recherche d'un allongement du QT ou d'un trouble du rythme.
Électro-encéphalogramme (EEG), au mieux dans les 24-48h, et dans les 4 semaines suivant la crise. Il est indiqué en l'absence de cause identifiée et vise à : étayer un diagnostic d'épilepsie, orienter vers un syndrome épileptique et préciser le risque de récurrence. Un EEG normal hors crise n'élimine pas une épilepsie.
Ponction lombaire en cas de suspicion de méningite ou méningo-encéphalite, après réalisation d'une imagerie en urgence.
4
Crise épileptique symptomatique (ou provoquée)
Il s'agit d'une crise causée par une atteinte du système nerveux central (SNC) d'origine métabolique, toxique, structurale, infectieuse ou inflammatoire. Elle justifie un traitement étiologique spécifique. Voir Cas particulier « Crise épileptique symptomatique ou provoquée ».
5
Traitement par benzodiazépine per os au décours d'une crise
La prescription d'une benzodiazépine administrées per os (clobazam ou clonazépam) à dose décroissante pendant quelques jours, hors AMM, est fréquemment proposée en prévention de la récidive précoce de crise épileptique, que le patient soit connu épileptique ou non, mais son intérêt n'a pas été formellement démontré.
Il convient d'en limiter la posologie et la durée chez les sujets fragiles (par exemple âgés > 75 ans, polypathologiques, de faible poids, avec insuffisance respiratoire) pour limiter le risque de complication.
6
Traitement de fond anti-épileptique au décours d'une crise
Son introduction s'envisage uniquement sur avis spécialisé :
après une 2e crise épileptique non provoquée ; Lire Épilepsie de l'adulte.
dès la 1re crise en cas de déficit neurologique et/ou neuropsychologique, d'activité épileptique certaine à l'EEG, d'anomalies structurelles à l'imagerie cérébrale compatibles avec la crise, de prédisposition durable manifeste à la survenue de crise, de statut médical, social ou professionnel du patient rendant inacceptable le risque de récidive.
Un avis spécialisé pour réévaluation thérapeutique est nécessaire en cas d'augmentation de la fréquence des crises et/ou de crises inhabituelles.
1
Diagnostics différentiels de crise tonicoclonique généralisée
Les syncopes convulsivantes et les crises fonctionnelles/dissociatives (antérieurement dénommées « crises non épileptiques psychogènes, CNEP ») sont les principaux diagnostics pouvant faire suspecter, à tort, une crise épileptique. Les erreurs diagnostiques sont fréquentes. Voir rubrique « Diagnostics différentiels ».
2
Facteurs déclenchants à rechercher
Manque de sommeil, stress, photosensibilité, défaut d'observance du traitement anti-épileptique, prise de médicaments ou de toxiques abaissant le seuil épileptogène (voir rubrique « Médicaments et toxiques proconvulsivants »), interactions médicamenteuses abaissant la concentration de l'antiepileptique.
3
Examens complémentaires en cas de 1re crise épileptique ou de crise inhabituelle
Biologie : glycémie, ionogramme sanguin, urémie, créatininémie, calcémie ± selon contexte : CPK, lactates, dosage de toxiques / dosages des médicaments anti-épileptiques éventuels / alcoolémie.
Imagerie cérébrale (IRM ou, à défaut, TDM) en urgence en cas de déficit focal, début focal, confusion mentale, céphalées persistantes, fièvre, traumatisme crânien, antécédent néoplasique, traitement anticoagulant/antiagrégant, immunosuppression, âge > 40 ans, suivi neurologique ultérieur incertain. Dans les autres cas, l'IRM cérébrale doit être réalisée dans un délai maximal d'un mois.
ECG à la recherche d'un allongement du QT ou d'un trouble du rythme.
Électro-encéphalogramme (EEG), au mieux dans les 24-48h, et dans les 4 semaines suivant la crise. Il est indiqué en l'absence de cause identifiée et vise à : étayer un diagnostic d'épilepsie, orienter vers un syndrome épileptique et préciser le risque de récurrence. Un EEG normal hors crise n'élimine pas une épilepsie.
Ponction lombaire en cas de suspicion de méningite ou méningo-encéphalite, après réalisation d'une imagerie en urgence.
4
Crise épileptique symptomatique (ou provoquée)
Il s'agit d'une crise causée par une atteinte du système nerveux central (SNC) d'origine métabolique, toxique, structurale, infectieuse ou inflammatoire. Elle justifie un traitement étiologique spécifique. Voir Cas particulier « Crise épileptique symptomatique ou provoquée ».
5
Traitement par benzodiazépine per os au décours d'une crise
La prescription d'une benzodiazépine administrées per os (clobazam ou clonazépam) à dose décroissante pendant quelques jours, hors AMM, est fréquemment proposée en prévention de la récidive précoce de crise épileptique, que le patient soit connu épileptique ou non, mais son intérêt n'a pas été formellement démontré.
Il convient d'en limiter la posologie et la durée chez les sujets fragiles (par exemple âgés > 75 ans, polypathologiques, de faible poids, avec insuffisance respiratoire) pour limiter le risque de complication.
6
Traitement de fond anti-épileptique au décours d'une crise
Son introduction s'envisage uniquement sur avis spécialisé :
après une 2e crise épileptique non provoquée ; Lire Épilepsie de l'adulte.
dès la 1re crise en cas de déficit neurologique et/ou neuropsychologique, d'activité épileptique certaine à l'EEG, d'anomalies structurelles à l'imagerie cérébrale compatibles avec la crise, de prédisposition durable manifeste à la survenue de crise, de statut médical, social ou professionnel du patient rendant inacceptable le risque de récidive.
Un avis spécialisé pour réévaluation thérapeutique est nécessaire en cas d'augmentation de la fréquence des crises et/ou de crises inhabituelles.

Ce contenu est en accès réservé : Connectez-vous pour acéder à ce contenu

Conseils aux patients
Conseils pour éviter la survenue de crises :
avoir un temps de sommeil suffisant ;
éviter les médicaments pro-convulsivants (fournir une liste) ;
éviter / limiter la consommation d'alcool.
Conseils pour prévenir les complications traumatiques :
informer sur les dangers de la conduite automobile ;
éviter les activités à risque (natation, escalade, plongée sous-marine) ;
préférer les douches aux bains.
Éducation thérapeutique : aborder, selon le contexte :
la conduite à tenir en cas de crise ;
les options thérapeutiques, l'observance thérapeutique ;
la contraception et la grossesse chez les femmes en âge de procréer ;
la prise en charge spécifique d'un éventuel mésusage de l'alcool.
Conseils spécifiques aux patients épileptiques. Lire Alcool : mésusage et prise en charge du sevrage.
Traitements

Connectez-vous pour accéder à ce contenu

Références

Connectez-vous pour accéder à ce contenu