Bronchiolite aiguë du nourrisson

Mise à jour : 17 Décembre 2019
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Prise en charge
Bronchiolite aiguë du nourrisson
Bronchiolite aiguë du nourrisson
1
Recherche d'une altération de l'état général
« Mauvaise impression clinique », comportement inhabituel de l'enfant, hypotonie.
2
Critères de gravité
Fréquence respiratoire sur 1 minute > 60/min ou < 30/min ; fréquence cardiaque > 180/min ou < 80/min ; pauses respiratoires ; respiration superficielle, signes de lutte intenses (tirage sus-sternal et sus-claviculaire et battement des ailes du nez) ; alimentation < 50 % de la quantité habituelle sur 3 prises consécutives ou refus alimentaire ; SpO2 < 92 %.
3
Critères de vulnérabilité
Il s'agit de : âge < 2 mois en tenant compte de l'âge corrigé (risque d'apnées) ; prématurité < 36 SA ; comorbidités : cardiopathie avec shunt, pathologie pulmonaire chronique dont dysplasie bronchopulmonaire, pathologie neuromusculaire, déficit immunitaire, polyhandicap ; contexte social ou économique défavorable, dont les difficultés d'accès aux soins ne permettant pas un retour à domicile.
4
Hospitalisation nécessaire
Pour les formes graves ou modérées, mais nécessitant : soit une oxygénothérapie (SpO2 < 92 %) et/ou un support nutritionnel (< 50 % des apports habituels sur 3 prises successives), soit ayant au moins un critère de vulnérabilité.
Hospitalisation nécessaire en réanimation si : apnée(s) ou épuisement respiratoire (clinique, capnie > 46-50 mmHg et pH < 7,34) ou augmentation rapide des besoins en oxygène.
5
Traitement symptomatique de base
Désobstruction rhinopharyngée (DRP) aussi souvent que nécessaire avec du sérum physiologique pour assurer la perméabilité des voies aériennes supérieures.
Hydratation et nutrition en fonction de la gravité : repas fractionnés ou alimentation partielle ou totale par sonde nasogastrique, voire hydratation par voie intraveineuse.
Information des parents sur les signes d'alerte.
6
Oxygénothérapie
Elle est indiquée à l'hôpital en cas de désaturation marquée.
7
Kinésithérapie respiratoire
Elle n'est pas recommandée (voir Traitements non médicamenteux).
8
Médicaments
Les bronchodilatateurs et les corticoïdes ne doivent pas être utilisés. Une antibiothérapie doit être justifiée par une infection bactérienne. Voir Médicaments non cités dans les références.
1
Recherche d'une altération de l'état général
« Mauvaise impression clinique », comportement inhabituel de l'enfant, hypotonie.
2
Critères de gravité
Fréquence respiratoire sur 1 minute > 60/min ou < 30/min ; fréquence cardiaque > 180/min ou < 80/min ; pauses respiratoires ; respiration superficielle, signes de lutte intenses (tirage sus-sternal et sus-claviculaire et battement des ailes du nez) ; alimentation < 50 % de la quantité habituelle sur 3 prises consécutives ou refus alimentaire ; SpO2 < 92 %.
3
Critères de vulnérabilité
Il s'agit de : âge < 2 mois en tenant compte de l'âge corrigé (risque d'apnées) ; prématurité < 36 SA ; comorbidités : cardiopathie avec shunt, pathologie pulmonaire chronique dont dysplasie bronchopulmonaire, pathologie neuromusculaire, déficit immunitaire, polyhandicap ; contexte social ou économique défavorable, dont les difficultés d'accès aux soins ne permettant pas un retour à domicile.
4
Hospitalisation nécessaire
Pour les formes graves ou modérées, mais nécessitant : soit une oxygénothérapie (SpO2 < 92 %) et/ou un support nutritionnel (< 50 % des apports habituels sur 3 prises successives), soit ayant au moins un critère de vulnérabilité.
Hospitalisation nécessaire en réanimation si : apnée(s) ou épuisement respiratoire (clinique, capnie > 46-50 mmHg et pH < 7,34) ou augmentation rapide des besoins en oxygène.
5
Traitement symptomatique de base
Désobstruction rhinopharyngée (DRP) aussi souvent que nécessaire avec du sérum physiologique pour assurer la perméabilité des voies aériennes supérieures.
Hydratation et nutrition en fonction de la gravité : repas fractionnés ou alimentation partielle ou totale par sonde nasogastrique, voire hydratation par voie intraveineuse.
Information des parents sur les signes d'alerte.
6
Oxygénothérapie
Elle est indiquée à l'hôpital en cas de désaturation marquée.
7
Kinésithérapie respiratoire
Elle n'est pas recommandée (voir Traitements non médicamenteux).
8
Médicaments
Les bronchodilatateurs et les corticoïdes ne doivent pas être utilisés. Une antibiothérapie doit être justifiée par une infection bactérienne. Voir Médicaments non cités dans les références.
Cas particuliers
Bronchiolite chez le nourrisson de moins de 1 mois
L'âge < 1 mois est un facteur de vulnérabilité, et ce d'autant que le nourrisson est né prématuré. La bronchiolite peut se manifester sous forme d'apnées isolées, sans autre signe clinique. Il est essentiel de garder à l'esprit le risque d'infection maternofœtale bactérienne sévère, en particulier en cas de fièvre : l'hospitalisation est nécessaire pour instaurer une antibiothérapie jusqu'au résultat du bilan infectieux et des cultures.
Bronchiolite et asthme
À partir du 3e épisode de bronchiolite avant l'âge de 2 ans, on considère qu'il s'agit d'asthme du nourrisson et la prise en charge est différente. Lire Asthme de l'enfant : traitement de fond. et Lire Asthme de l'enfant : traitement des crises.
Lors d'un 2e épisode de bronchiolite ou de dyspnée sifflante chez un nourrisson de plus de 1 an ayant des antécédents familiaux et personnels d'atopie, on peut suspecter le début d'un asthme du nourrisson. Il est alors licite de tenter la prise d'un traitement bronchodilatateur (salbutamol 50 µg/kg) avec une chambre d'inhalation, et d'en évaluer l'efficacité dès la 1re prise. Le traitement ne sera poursuivi que s'il est efficace.
Prévention chez les nourrissons à risque élevé de bronchiolite
Il n'existe aucun vaccin contre les virus qui causent la bronchiolite.
Cette infection virale étant très contagieuse, il est conseillé, pour limiter son risque de survenue, de se laver les mains à l'eau et au savon avant de s'occuper d'un nourrisson, d'éviter de l'emmener dans des lieux très fréquentés (transports en commun, centres commerciaux, hôpitaux, etc.), d'éviter que les enfants n'échangent leurs affaires personnelles (biberons, sucettes etc.). Lorsque l'on présente des symptômes grippaux, il convient de porter un masque « anti-projection » (vendu en pharmacie) avant de s'occuper d'un bébé et d'éviter d'embrasser les nourrissons sur le visage.
Un anticorps monoclonal dirigé contre le virus respiratoire syncytial, le palivizumab, est proposé en prévention de la bronchiolite dans une population de nourrissons à risques bien définie par la HAS (voir Traitements).
Critères d'hospitalisation
L'hospitalisation du nourrisson est nécessaire en présence d'au moins un des éléments suivants :
altération importante de l'état général (teint gris, comportement inhabituel, enfant geignard, somnolent) ;
fréquence respiratoire ≥ 70/min ou < 30/min ou respiration superficielle ou apnée ou signes de lutte respiratoire marqués (tirage sus-sternal et sus-claviculaire et battement des ailes du nez) ;
SpO2 ≤ 90 % en air ambiant, à l'éveil après désobstruction nasopharyngée ou cyanose ;
fréquence cardiaque > 180/min ou < 80/min ;
réduction importante ou refus de l'alimentation ;
formes modérées relevant d'une oxygénothérapie (SpO2 < 92 %) et/ou nécessitant un support nutritionnel (diminution d'au moins 50 % des apports habituels sur 3 prises successives) ;
formes modérées associées à un des critères de vulnérabilité suivants : un âge corrigé < 2 mois ; une cardiopathie congénitale avec shunt, une pathologie neuromusculaire, un polyhandicap, un déficit immunitaire ; un contexte médico-socio-économique ou de recours aux soins ne permettant pas un retour à domicile.
Conseils aux patients
Apprendre aux parents la technique de la désobstruction rhinopharyngée : mettre l'enfant sur le côté, instiller une quantité suffisante de sérum physiologique dans la narine supérieure et recommencer de l'autre côté.
Lors d'une prise en charge en ambulatoire, informer les parents de l'existence d'une phase d'aggravation sur 2 à 4 jours et de la nécessité de consulter de nouveau en cas de majoration des difficultés alimentaires, de la polypnée et des signes de lutte qui pourraient nécessiter une hospitalisation (leur décrire ces signes).
Coucher l'enfant en proclive à 30° dans une chambre bien aérée et non surchauffée (19 °C).
Insister sur l'éviction du tabagisme passif qui peut aggraver la sévérité de la maladie.
Les antitussifs et les mucorégulateurs sont contre-indiqués et ne doivent pas faire l'objet d'une automédication.
Traitements

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Références

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