Les VIDAL Recos sont des synthèses des recommandations thérapeutiques de l'ANSM, de la HAS et des sociétés savantes françaises et internationales, rédigées par le comité scientifique VIDAL et des experts du domaine.
Obligatoire avant toute AG, ALR ou sédation, elle est conduite par un médecin anesthésiste-réanimateur au moins 48 heures avant l'intervention si possible. Ce délai est plus long lorsque la consultation d'un confrère ou des explorations complémentaires sont nécessaires.
Elle a pour objectif de décider de la technique d'anesthésie, d'informer le patient et de le préparer à l'intervention.
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Ouverture du dossier d'anesthésie
Il rassemble l'ensemble des informations concernant les périodes pré, per et postanesthésiques, qui doivent pouvoir être facilement communiquées à tous les intervenants dans la prise en charge du patient.
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Estimation du risque anesthésique
Outre le risque lié aux comorbidités (cardiovasculaires surtout), le risque à l'induction de l'anesthésie est lié à la filière respiratoire, avec difficultés d'intubation trachéale. Ce risque peut être vital dans les rares cas d'impossibilité de ventilation au masque chez un patient curarisé. Le risque est moindre lorsque l'on a prévu une intubation trachéale difficile (intubation sous fibroscope, etc.).
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Patient sous anticoagulant ou antiagrégant
Un patient sous anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire doit être vu suffisamment longtemps à l'avance pour qu'une concertation soit possible avec le chirurgien, le cardiologue ou le médecin traitant. En pratique, ces traitements sont de plus en plus rarement interrompus. Lire AVK (traitement par) et HBPM et fondaparinux (traitement par).
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Examens complémentaires
Aucune donnée scientifique ni norme réglementaire n'impose la pratique systématique d'examens complémentaires. Ces derniers doivent être motivés par les données de l'interrogatoire, de l'examen, de l'acte, de l'anesthésie envisagée. En particulier, l'électrocardiogramme (ECG) et le bilan de coagulation (numération plaquettaire, TP, TCA, TS) ne sont plus systématiques. Ils ne sont prescrits qu'en fonction du type de chirurgie et de l'anamnèse ou de la pathologie du patient.
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Information du patient
Le patient et ses proches doivent être informés de façon la plus complète possible des modalités de l'anesthésie et de ses risques. Les formulaires de décharge ou de consentement éclairé qui sont parfois proposés ne font l'objet d'aucune recommandation et n'ont qu'une valeur médico-légale douteuse.
Lorsque c'est possible, l'anesthésiste doit permettre au patient d'exprimer sa préférence (d'une technique en particulier), sans que ce choix aille à l'encontre des convictions médicales du praticien ni qu'il génère un risque particulier que le praticien ne pourrait accepter (par exemple refus de principe d'une transfusion par un Témoin de Jehovah).
La consultation pré-anesthésique est une étape essentielle pour le bon déroulement à venir de l'intervention. Le médecin anesthésiste doit y être informé de la façon la plus complète possible sur les antécédents médicaux et chirurgicaux du patient : précédentes interventions, notion de difficultés d'intubation, antécédents de transfusions, traitements médicamenteux (y compris en automédication), antécédents d'allergie ou d'intolérance à des médicaments, consommation de toxiques, habitudes de vie, etc.
Le choix de la technique d'anesthésie peut être discuté en amont avec le chirurgien puis avec l'anesthésiste. Il dépend du type d'intervention programmée, des antécédents médicaux et chirurgicaux, des éventuels traitements en cours, des préférences de chacun. Il est important de savoir que plusieurs techniques sont susceptibles d'être associées (AG complétée par une ALR en début d'anesthésie, relais d'une ALR par une AG en cours d'intervention, etc.).
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Consultation pré-anesthésique
Obligatoire avant toute AG, ALR ou sédation, elle est conduite par un médecin anesthésiste-réanimateur au moins 48 heures avant l'intervention si possible. Ce délai est plus long lorsque la consultation d'un confrère ou des explorations complémentaires sont nécessaires.
Elle a pour objectif de décider de la technique d'anesthésie, d'informer le patient et de le préparer à l'intervention.
2
Ouverture du dossier d'anesthésie
Il rassemble l'ensemble des informations concernant les périodes pré, per et postanesthésiques, qui doivent pouvoir être facilement communiquées à tous les intervenants dans la prise en charge du patient.
3
Estimation du risque anesthésique
Outre le risque lié aux comorbidités (cardiovasculaires surtout), le risque à l'induction de l'anesthésie est lié à la filière respiratoire, avec difficultés d'intubation trachéale. Ce risque peut être vital dans les rares cas d'impossibilité de ventilation au masque chez un patient curarisé. Le risque est moindre lorsque l'on a prévu une intubation trachéale difficile (intubation sous fibroscope, etc.).
4
Patient sous anticoagulant ou antiagrégant
Un patient sous anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire doit être vu suffisamment longtemps à l'avance pour qu'une concertation soit possible avec le chirurgien, le cardiologue ou le médecin traitant. En pratique, ces traitements sont de plus en plus rarement interrompus. Lire AVK (traitement par) et HBPM et fondaparinux (traitement par).
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Examens complémentaires
Aucune donnée scientifique ni norme réglementaire n'impose la pratique systématique d'examens complémentaires. Ces derniers doivent être motivés par les données de l'interrogatoire, de l'examen, de l'acte, de l'anesthésie envisagée. En particulier, l'électrocardiogramme (ECG) et le bilan de coagulation (numération plaquettaire, TP, TCA, TS) ne sont plus systématiques. Ils ne sont prescrits qu'en fonction du type de chirurgie et de l'anamnèse ou de la pathologie du patient.
6
Information du patient
Le patient et ses proches doivent être informés de façon la plus complète possible des modalités de l'anesthésie et de ses risques. Les formulaires de décharge ou de consentement éclairé qui sont parfois proposés ne font l'objet d'aucune recommandation et n'ont qu'une valeur médico-légale douteuse.
Lorsque c'est possible, l'anesthésiste doit permettre au patient d'exprimer sa préférence (d'une technique en particulier), sans que ce choix aille à l'encontre des convictions médicales du praticien ni qu'il génère un risque particulier que le praticien ne pourrait accepter (par exemple refus de principe d'une transfusion par un Témoin de Jehovah).
La consultation pré-anesthésique est une étape essentielle pour le bon déroulement à venir de l'intervention. Le médecin anesthésiste doit y être informé de la façon la plus complète possible sur les antécédents médicaux et chirurgicaux du patient : précédentes interventions, notion de difficultés d'intubation, antécédents de transfusions, traitements médicamenteux (y compris en automédication), antécédents d'allergie ou d'intolérance à des médicaments, consommation de toxiques, habitudes de vie, etc.
Le choix de la technique d'anesthésie peut être discuté en amont avec le chirurgien puis avec l'anesthésiste. Il dépend du type d'intervention programmée, des antécédents médicaux et chirurgicaux, des éventuels traitements en cours, des préférences de chacun. Il est important de savoir que plusieurs techniques sont susceptibles d'être associées (AG complétée par une ALR en début d'anesthésie, relais d'une ALR par une AG en cours d'intervention, etc.).
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Conseils aux patients
Lorsque c'est possible, l'anesthésiste doit permettre au patient d'exprimer sa préférence (d'une technique en particulier), sans que ce choix aille à l'encontre des convictions médicales du praticien ni qu'il génère un risque particulier que le praticien ne pourrait accepter (par exemple refus de principe d'une transfusion par un Témoin de Jehovah).
La consultation pré-anesthésique est une étape essentielle pour le bon déroulement à venir de l'intervention. Le médecin anesthésiste doit y être informé de la façon la plus complète possible sur les antécédents médicaux et chirurgicaux du patient : précédentes interventions, notion de difficultés d'intubation, antécédents de transfusions, traitements médicamenteux (y compris en automédication), antécédents d'allergie ou d'intolérance à des médicaments, consommation de toxiques, habitudes de vie, etc.
Le choix de la technique d'anesthésie peut être discuté en amont avec le chirurgien puis avec l'anesthésiste. Il dépend du type d'intervention programmée, des antécédents médicaux et chirurgicaux, des éventuels traitements en cours, des préférences de chacun. Il est important de savoir que plusieurs techniques sont susceptibles d'être associées (AG complétée par une ALR en début d'anesthésie, relais d'une ALR par une AG en cours d'intervention, etc.).
Essais comparatifs randomisés de forte puissance méthodologiquement indiscutables
Méta-analyse d'essais comparatifs randomisés
Analyse de décision basée sur des études bien menées
Grades des recommandations selon l'échelle de la HAS (proposés à partir du Guide d'analyse de la littérature et gradation des recommandations, janvier 2000, révisé en 2012).
Grade B : présomption scientifique
Niveau 2
Essais comparatifs randomisés de faible puissance
Études comparatives non randomisées bien menées
Études de cohorte
Grades des recommandations selon l'échelle de la HAS (proposés à partir du Guide d'analyse de la littérature et gradation des recommandations, janvier 2000, révisé en 2012).
Grade C : faible niveau de preuve
Niveau 3
Études cas-témoins
Niveau 4
études comparatives comportant des biais importants
Études rétrospectives
Séries de cas
Grades des recommandations selon l'échelle de la HAS (proposés à partir du Guide d'analyse de la littérature et gradation des recommandations, janvier 2000, révisé en 2012).
AE : accord d'experts
Absence de preuve scientifique tirée de la littérature
Grades des recommandations selon l'échelle de la HAS (proposés à partir du Guide d'analyse de la littérature et gradation des recommandations, janvier 2000, révisé en 2012).
EU Clas. I
Classe 1
Recommandé
Preuve ou accord général
sur le bénéfice, l'utilité ou l'efficacité d'un traitement ou d'une procédure
Système de gradation le plus souvent utilisé par les sociétés savantes européennes, publié dans « Recommandations for Guidelines Production, a document for Task Force Members Responsible for the Production an Updating of ESC Guidelines », Committee for Practice Guidelines (CPG) of the European Society of Cardiology (ESC), 13 décembre 2010. Cette gradation est parfois enrichie d’une lettre (A, B, C) correspondant au niveau de preuve.
EU Clas. II
Classe 2
Preuves contradictoires
Preuves contradictoires et/ou divergence d'avis
sur l'utilité/l'efficacité d'un traitement ou d'une procédure.
Système de gradation le plus souvent utilisé par les sociétés savantes européennes, publié dans « Recommandations for Guidelines Production, a document for Task Force Members Responsible for the Production an Updating of ESC Guidelines », Committee for Practice Guidelines (CPG) of the European Society of Cardiology (ESC), 13 décembre 2010. Cette gradation est parfois enrichie d’une lettre (A, B, C) correspondant au niveau de preuve.
EU Clas. IIa
Classe 2a
Doit être discuté
Preuve et/ou avis en faveur de l'utilité/efficacité
Preuves contradictoires et/ou divergence d'avis
sur l'utilité/l'efficacité d'un traitement ou d'une procédure.
Système de gradation le plus souvent utilisé par les sociétés savantes européennes, publié dans « Recommandations for Guidelines Production, a document for Task Force Members Responsible for the Production an Updating of ESC Guidelines », Committee for Practice Guidelines (CPG) of the European Society of Cardiology (ESC), 13 décembre 2010. Cette gradation est parfois enrichie d’une lettre (A, B, C) correspondant au niveau de preuve.
EU Clas. IIb
Classe 2b
Peut être discuté
Utilité/efficacité moins bien établie par les preuves et/ou avis
Preuves contradictoires et/ou divergence d'avis sur l'utilité/l'efficacité d'un traitement ou d'une procédure.
Système de gradation le plus souvent utilisé par les sociétés savantes européennes, publié dans « Recommandations for Guidelines Production, a document for Task Force Members Responsible for the Production an Updating of ESC Guidelines », Committee for Practice Guidelines (CPG) of the European Society of Cardiology (ESC), 13 décembre 2010. Cette gradation est parfois enrichie d’une lettre (A, B, C) correspondant au niveau de preuve.
EU Clas. III
Classe 3
Non recommandé
Preuve et/ou avis qu'il n'y a pas d'utilité/efficacité du traitement ou de la procédure, qui peuvent, dans certains cas, nuire au patient
Système de gradation le plus souvent utilisé par les sociétés savantes européennes, publié dans « Recommandations for Guidelines Production, a document for Task Force Members Responsible for the Production an Updating of ESC Guidelines », Committee for Practice Guidelines (CPG) of the European Society of Cardiology (ESC), 13 décembre 2010. Cette gradation est parfois enrichie d’une lettre (A, B, C) correspondant au niveau de preuve.
USA Gr. I
Grade I
Recommandation forte
Recommandation forte positive ou négative (lorsqu'il est établi que le bénéfice est supérieur au risque ou que le risque est supérieur au bénéfice).
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IA
Grade IA
Niveau de preuve élevé
Recommandation forte positive ou négative (lorsqu'il est établi que le bénéfice est supérieur au risque ou que le risque est supérieur au bénéfice).
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IB
Grade IB
Niveau de preuve intermédiaire
Recommandation forte positive ou négative (lorsqu'il est établi que le bénéfice est supérieur au risque ou que le risque est supérieur au bénéfice).
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IC
Grade IC
Niveau de preuve bas
Recommandation forte positive ou négative (lorsqu'il est établi que le bénéfice est supérieur au risque ou que le risque est supérieur au bénéfice).
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. II
Grade II
Recommandation faible
Recommandation faible (en cas de résultats incertains ou mêlant éléments de risque et de bénéfice
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IIA
Grade IIA
Niveau de preuve élevé
Recommandation faible (en cas de résultats incertains ou mêlant éléments de risque et de bénéfice
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IIB
Grade IIB
Niveau de preuve intermédiaire
Recommandation faible (en cas de résultats incertains ou mêlant éléments de risque et de bénéfice
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IIC
Grade IIC
Niveau de preuve bas
Recommandation faible (en cas de résultats incertains ou mêlant éléments de risque et de bénéfice
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.