Anémie ferriprive de l'adulte

Mise à jour : 09 mars 2020
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Prise en charge
Anémie ferriprive
Anémie ferriprive
1
Diagnostic clinique et biologique
Le plus souvent bien tolérée, l'anémie ferriprive peut être évoquée en présence de signes cliniques évocateurs, dont les plus fréquents sont la pâleur cutanéomuqueuse, l'asthénie, la dyspnée et la tachycardie.
Les examens complémentaires montrent typiquement une anémie microcytaire (VGM < 82 fl) hypochrome (CCMH < 32 % ou < 0,32 g/ml) arégénérative (réticulocytes < 120 000/mm3) avec une ferritine basse (norme variable selon les laboratoires). L'hyperplaquettose est très fréquente, le taux de polynucléaires neutrophiles le plus souvent normal, ou modérément élevé.
Le myélogramme est inutile en l'absence d'atteinte particulière des autres lignées.
2
Recherche d'antécédents et de signes associés
Sont systématiquement recherchés : antécédents d'anémie, situation à risque hémorragique (antécédents de chirurgie digestive, port d'un stérilet, prise de médicaments pouvant induire ou potentialiser des saignements, tels qu'anticoagulants, antiagrégants plaquettaires, AINS, etc.), pathologie à risque hémorragique (pyrosis, épigastralgies), manifestations hémorragiques (rectorragies, mélaena, règles abondantes), situations de carence en fer (grossesse, dénutrition, etc.).
Dans le respect de la dignité du patient, toucher rectal et examen gynécologique sont souhaitables.
Des arguments cliniques ou biologiques pouvant faire évoquer une cause néoplasique doivent être recherchés.
3
Contexte d'accroissement des besoins en fer
Il concerne principalement la femme enceinte (surtout au 3e trimestre) et la femme allaitante en l'absence de facteur de risque ou d'anomalie clinique.
4
Supplémentation en sels de fer
Prescrite pour 3 à 6 mois en fonction de l'importance de la carence, elle fait appel pour l'essentiel au traitement oral, en une ou plusieurs prises par jour, si possible à jeun pour en améliorer l'absorption, ou à défaut pendant les repas pour en améliorer la tolérance.
La remontée du taux d'hémoglobine (3 à 4 g/dl en 3 à 4 semaines) est d'autant plus rapide que l'anémie initiale était profonde.
5
Crise réticulocytaire
La hausse des réticulocytes dans les 5 à 10 jours suivant l'introduction de la supplémentation en fer est la règle. Son absence implique de nouvelles investigations.
1
Diagnostic clinique et biologique
Le plus souvent bien tolérée, l'anémie ferriprive peut être évoquée en présence de signes cliniques évocateurs, dont les plus fréquents sont la pâleur cutanéomuqueuse, l'asthénie, la dyspnée et la tachycardie.
Les examens complémentaires montrent typiquement une anémie microcytaire (VGM < 82 fl) hypochrome (CCMH < 32 % ou < 0,32 g/ml) arégénérative (réticulocytes < 120 000/mm3) avec une ferritine basse (norme variable selon les laboratoires). L'hyperplaquettose est très fréquente, le taux de polynucléaires neutrophiles le plus souvent normal, ou modérément élevé.
Le myélogramme est inutile en l'absence d'atteinte particulière des autres lignées.
2
Recherche d'antécédents et de signes associés
Sont systématiquement recherchés : antécédents d'anémie, situation à risque hémorragique (antécédents de chirurgie digestive, port d'un stérilet, prise de médicaments pouvant induire ou potentialiser des saignements, tels qu'anticoagulants, antiagrégants plaquettaires, AINS, etc.), pathologie à risque hémorragique (pyrosis, épigastralgies), manifestations hémorragiques (rectorragies, mélaena, règles abondantes), situations de carence en fer (grossesse, dénutrition, etc.).
Dans le respect de la dignité du patient, toucher rectal et examen gynécologique sont souhaitables.
Des arguments cliniques ou biologiques pouvant faire évoquer une cause néoplasique doivent être recherchés.
3
Contexte d'accroissement des besoins en fer
Il concerne principalement la femme enceinte (surtout au 3e trimestre) et la femme allaitante en l'absence de facteur de risque ou d'anomalie clinique.
4
Supplémentation en sels de fer
Prescrite pour 3 à 6 mois en fonction de l'importance de la carence, elle fait appel pour l'essentiel au traitement oral, en une ou plusieurs prises par jour, si possible à jeun pour en améliorer l'absorption, ou à défaut pendant les repas pour en améliorer la tolérance.
La remontée du taux d'hémoglobine (3 à 4 g/dl en 3 à 4 semaines) est d'autant plus rapide que l'anémie initiale était profonde.
5
Crise réticulocytaire
La hausse des réticulocytes dans les 5 à 10 jours suivant l'introduction de la supplémentation en fer est la règle. Son absence implique de nouvelles investigations.
Cas particuliers
Anémie ferriprive et femme en âge de procréer/grossesse
Conséquence d'un accroissement des besoins en fer au cours de la grossesse, l'anémie ferriprive est fréquente, plus particulièrement au 3e trimestre.
Les facteurs favorisants sont les règles abondantes, hors grossesse, la multiparité, les grossesses rapprochées, les conditions socioéconomiques défavorables.
L'alimentation habituelle ne permet pas toujours de couvrir les besoins physiologiques en fer particulièrement élevés au cours des 2 derniers trimestres, et ce d'autant plus que la majorité des femmes enceintes débutent leur grossesse avec des niveaux de réserves en fer faibles ou nuls.
Une supplémentation en fer est donc systématiquement prescrite au 3e trimestre de la grossesse, ou dès le 1er trimestre en cas de conditions socioéconomiques défavorables ou de grossesses rapprochées, à des doses comprises entre 30 à 50 mg de fer élément par jour en fonction du contexte clinique et des facteurs de risque associés.
Anémie ferriprive et sujet âgé
Fréquente chez le sujet âgé, la carence en fer est souvent associée à une carence en vitamine B12 et/ou en folates dans un contexte de dénutrition. Il en résulte une anémie polycarentielle le plus souvent normocytaire, qui peut nécessiter, en fonction du contexte, d'éliminer une myélodysplasie sous-jacente par la réalisation d'un myélogramme. La prise en charge de cette anémie implique, outre les supplémentations nécessaires, une évaluation nutritionnelle et la correction de la dénutrition. Lire Dénutrition de la personne âgée.
Anémie ferriprive et insuffisance rénale chronique
Une carence ferrique vraie ou fonctionnelle doit être recherchée en cas d'insuffisance rénale. Sa correction permet souvent une épargne en érythropoïétine.
Conseils aux patients
Expliquer que l'anémie est une diminution anormale de la teneur des globules rouges du sang en hémoglobine. Le fer, la vitamine B12, l'acide folique sont essentiels à la production des globules rouges. La pâleur du teint, une fatigue, souvent remarquées par l'entourage, une perte d'énergie, une somnolence, des maux de tête en sont habituellement les signes révélateurs.
Des selles noires ou contenant du sang doivent conduire le patient à consulter rapidement un médecin.
La prise régulière d'aspirine ou d'anti-inflammatoires non stéroïdiens, à cause de douleurs chroniques par exemple, peut provoquer un saignement d'estomac responsable d'une anémie.
Déconseiller la prise à l'aveugle de médicaments à base de fer, qui peut masquer un problème sérieux comme, par exemple, un saignement de l'appareil digestif. Pris à fortes doses, les suppléments de fer entraînent une constipation et des selles noires.
Les femmes enceintes peuvent se voir prescrire, dès le début de la grossesse, des médicaments contenant notamment du fer et de l'acide folique afin de prévenir l'anémie qui pourrait survenir pendant la grossesse.
L'absorption du fer est également favorisée par l'ingestion d'activateurs de cette absorption, notamment la vitamine C, présente dans les agrumes (oranges, pamplemousses, citrons), les fruits (kiwis) et légumes, les viandes et les poissons. Inversement, d'autres aliments comme le thé et le café contiennent des inhibiteurs potentiels de l'absorption du fer.
Si le patient est végétarien strict et anémique, il peut s'agir d'une carence en vitamine B12 ; une supplémentation peut alors être conseillée.
Traitements

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Références

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