Aménorrhée secondaire

Mise à jour : 15 janvier 2021
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Prise en charge
Aménorrhée secondaire
Aménorrhée secondaire
1
Bilan clinique initial
Une grossesse, certains médicaments (neuroleptiques, certains antidépresseurs, anxiolytiques et antiémétiques), des antécédents de chimiothérapie ou de radiothérapie pelvienne, de traitement immunosuppresseur, une carence nutritionnelle, même modérée, doivent être recherchés. Des douleurs pelviennes cycliques doivent faire suspecter une cause utérine, surtout en présence d'un traumatisme endo-utérin (curetage, IVG).
Des signes de carence estrogénique (bouffées de chaleur, troubles trophiques cutanéomuqueux) sont présents en cas de déficit estrogénique profond. Des signes d'hyperandrogénie (acné, hirsutisme) orientent vers le syndrome des ovaires polykystiques.
2
Test aux progestatifs
Ce test permet d'apprécier la sécrétion ovarienne d'estradiol d'une femme en aménorrhée. On administre un progestatif pendant 10 jours : le test est positif si des règles surviennent dans les jours suivant l'arrêt du progestatif. En l'absence de règles, la carence estrogénique est sévère.
3
Caryotype
Il est réalisé, sur lymphocytes sanguins, lorsque l'on suspecte une insuffisance ovarienne (FSH élevée avec estradiol bas) chez une femme jeune.
4
Aménorrhée hypothalamique
Elle est le plus souvent en rapport avec des troubles du comportement alimentaire : apport calorique insuffisant ou sélectif (éviction des graisses), anorexie mentale, boulimie ; avec la pratique d'exercices physiques intenses ou avec le stress.
5
Syndrome des ovaires polykystiques
Après avoir éliminé l'éventualité d'une hyperplasie congénitale des surrénales, une tumeur androgénosécrétante, un syndrome de Cushing, le diagnostic est posé en présence de 2 des 3 critères suivants : anovulation ou dysovulation, hyperandrogénie clinique et/ou biologique, ovaires polykystiques à l'échographie (au moins 12 follicules de 2 à 9 mm de diamètre dans chaque ovaire et/ou volume ovarien > 10 ml).
Si la patiente ne se plaint pas de signes cliniques d'hyperandrogénie : régularisation des cycles par progestatifs du 16e au 25e jour du cycle si elle ne désire pas de contraception ; contraception estroprogestative (EP) à 30 µg d'éthinylestradiol en l'absence de contre-indication à l'EE (obésité) si besoin de contraception.
Si la patiente se plaint de signes cliniques d'hyperandrogénie, le traitement de choix est l'acétate de cyprotérone, associé à un estrogène.
1
Bilan clinique initial
Une grossesse, certains médicaments (neuroleptiques, certains antidépresseurs, anxiolytiques et antiémétiques), des antécédents de chimiothérapie ou de radiothérapie pelvienne, de traitement immunosuppresseur, une carence nutritionnelle, même modérée, doivent être recherchés. Des douleurs pelviennes cycliques doivent faire suspecter une cause utérine, surtout en présence d'un traumatisme endo-utérin (curetage, IVG).
Des signes de carence estrogénique (bouffées de chaleur, troubles trophiques cutanéomuqueux) sont présents en cas de déficit estrogénique profond. Des signes d'hyperandrogénie (acné, hirsutisme) orientent vers le syndrome des ovaires polykystiques.
2
Test aux progestatifs
Ce test permet d'apprécier la sécrétion ovarienne d'estradiol d'une femme en aménorrhée. On administre un progestatif pendant 10 jours : le test est positif si des règles surviennent dans les jours suivant l'arrêt du progestatif. En l'absence de règles, la carence estrogénique est sévère.
3
Caryotype
Il est réalisé, sur lymphocytes sanguins, lorsque l'on suspecte une insuffisance ovarienne (FSH élevée avec estradiol bas) chez une femme jeune.
4
Aménorrhée hypothalamique
Elle est le plus souvent en rapport avec des troubles du comportement alimentaire : apport calorique insuffisant ou sélectif (éviction des graisses), anorexie mentale, boulimie ; avec la pratique d'exercices physiques intenses ou avec le stress.
5
Syndrome des ovaires polykystiques
Après avoir éliminé l'éventualité d'une hyperplasie congénitale des surrénales, une tumeur androgénosécrétante, un syndrome de Cushing, le diagnostic est posé en présence de 2 des 3 critères suivants : anovulation ou dysovulation, hyperandrogénie clinique et/ou biologique, ovaires polykystiques à l'échographie (au moins 12 follicules de 2 à 9 mm de diamètre dans chaque ovaire et/ou volume ovarien > 10 ml).
Si la patiente ne se plaint pas de signes cliniques d'hyperandrogénie : régularisation des cycles par progestatifs du 16e au 25e jour du cycle si elle ne désire pas de contraception ; contraception estroprogestative (EP) à 30 µg d'éthinylestradiol en l'absence de contre-indication à l'EE (obésité) si besoin de contraception.
Si la patiente se plaint de signes cliniques d'hyperandrogénie, le traitement de choix est l'acétate de cyprotérone, associé à un estrogène.
Conseils aux patients
Informer les patientes sur les principales causes pouvant être à l'origine de l'aménorrhée afin qu'elles comprennent l'utilité des examens complémentaires et du traitement.
L'aménorrhée peut être transitoire, avec possibilité de grossesse future. Néanmoins, il faut informer les patientes de la possibilité d'infertilité associée et, dans un certain nombre de cas, d'infertilité définitive.
Certaines habitudes de vie peuvent contribuer à la disparition temporaire des menstruations : régime hypocalorique sévère excluant en partie les graisses, perte de poids importante, stress, activité sportive intense, etc.
Expliquer les interactions possibles avec d'autres médicaments, ainsi que les effets attendus des estrogènes, seuls ou associés, et des agonistes dopaminergiques prescrits dans le traitement de l'aménorrhée.
Traitements

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Références

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