Les traitements des anévrismes

Mis à jour : Jeudi 22 avril 2021

Quels sont les traitements d'un anévrisme ?

Le traitement des anévrismes est chirurgical. Lorsque l'anévrisme a été découvert par hasard ou lors d'un dépistage, le traitement vise à éviter la rupture. En cas de rupture, il permet d'éviter les récidives. Lorsqu’un anévrisme non rompu est diagnostiqué, la décision d’opérer dépend de la taille et la localisation de l’anévrisme, l’âge du patient et son état de santé, les risques chirurgicaux, etc. Dans tous les cas, une éventuelle hypertension artérielle est recherchée et, le cas échéant, traitée. S’il fume, le patient est invité à arrêter complètement.

Comment opère-t-on un anévrisme du cerveau ?

Le traitement chirurgical des anévrismes du cerveau repose sur deux techniques.

Le clippage du collet de l'anévrisme

Cette technique consiste à placer une petite pince (un « clip ») sur le pédoncule qui lie l’anévrisme et l’artère dont il est issu. Le sang ne passe plus dans l’anévrisme et celui-ci diminue progressivement de taille. Le clippage nécessite une chirurgie du cerveau pratiquée par un neurochirurgien.

Le traitement endovasculaire par coils

Cette technique consiste à insérer une sonde fine dans une grosse artère et à la faire cheminer jusqu’à l’anévrisme. Une fois dans l’anévrisme, la sonde délivre de tout petits ressorts de platine (« coils ») qui vont s’enrouler sur eux-mêmes jusqu’à boucher complètement l’anévrisme. Cette technique est pratiquée par des neuroradiologues, sans chirurgie du cerveau, mais les anévrismes ainsi traités récidivent dans environ un tiers des cas.

Quel est le pronostic d'une rupture d'anévrisme du cerveau ?

Aujourd’hui, on estime que deux tiers des personnes qui ont une rupture d’anévrisme au niveau du cerveau survivent à cet accident si elles bénéficient rapidement d’un traitement adapté. Des séquelles invalidantes permanentes sont observées chez environ un tiers des personnes hospitalisées pour rupture d’anévrisme du cerveau.

Le pronostic dépend fortement de l’âge de la personne et de la sévérité des symptômes. Un patient jeune qui n’a pas de pas de perte de connaissance au moment de la rupture d’anévrisme a environ trois chances sur quatre de guérir sans séquelles, mais seulement une chance sur dix en cas de coma. Après 60 ans, ces chances de récupération complète passent respectivement à une sur deux (en l’absence de perte de conscience) et une sur vingt (lors de coma).

Quand opère-t-on un anévrisme de l’aorte abdominale ?

  • Hors urgence liée à une fissuration ou une rupture, un anévrisme de l’aorte abdominale n’est pas systématiquement opéré. Une surveillance échographique régulière est mise en place par un spécialiste (cardiologue, médecin de médecine vasculaire, chirurgien vasculaire) et la chirurgie est prescrite si :
  • le diamètre de l’anévrisme est supérieur à 5 cm ;
  • ce diamètre croît de plus de 1 cm par an.

Opérer avant ces seuils n’a pas montré de réduction de la mortalité. En effet, 30 à 50 % des anévrismes de petit diamètre (moins de 5 cm) n’évoluent pas et présentent un risque de rupture faible voire nul.

Le traitement chirurgical consiste le plus souvent à supprimer l’anévrisme et à implanter une prothèse de l’aorte (éventuellement en forme de Y), soit par chirurgie classique, soit en passant une sonde dans une artère jusqu’au lieu de l’anévrisme.

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