Les causes du retard de croissance chez l’enfant

Mis à jour : Lundi 16 mai 2022

Quelles sont les causes d’un retard de croissance ?

Parmi les causes du retard de croissance chez l’enfant, on distingue les causes dites « constitutionnelles », le plus souvent liées à des caractéristiques génétiques de l’enfant, et les causes dites « acquises », en lien avec un autre problème de santé. De plus, chez certains enfants, le retard de croissance ne semble lié à aucun de ces deux types de causes. Dans ce cas, on parle de retard de croissance « idiopathique ».

Les causes constitutionnelles des retards de croissance

Ces causes sont, de loin, les plus fréquentes. Elles représentent plus de 70 % des causes de retard de croissance identifiées. Pour la plupart, elles sont liées à des maladies génétiques. Dans ces maladies, le retard de croissance n’est qu’un symptôme parmi d’autres, plus spécifiques. Ce sont par exemple :

  • les syndromes de Turner, de Noonan, de Schprintzen, de Prader Willi, de Silver Russel ou d’Aarskog ;
  • la trisomie 21 ;
  • la mucoviscidose ;
  • les maladies mitochondriales (qui affectent la production d’énergie dans les cellules) ;
  • la pseudohyperparathyroïdie ;
  • des affections génétiques de la maturation des os (achondroplasie, hypochondroplasie, dyschondrostéose) ;
  • etc.

Certaines de ces causes constitutionnelles ne sont pas forcément liées à un problème génétique. C’est le cas par exemple des enfants nés petits pour leur âge gestationnel et qui présentent également un retard de croissance pendant l’enfance.

Le sport empêche-t-il la croissance ?

« Pratiquer un sport empêche de grandir. » Cette idée fausse prétend que, chez les enfants sportifs, les muscles tirent sur les os et les empêchent de croître. Au contraire, la pratique du sport stimule la croissance des os et renforce leur solidité.

Cependant, il est vérifié que la pratique excessive d'un sport peut retarder la croissance d'un enfant. Ce phénomène est lié à un retard de puberté, provoqué par les contraintes très lourdes de l'entraînement, et parfois par un régime destiné à contrôler le poids. Mais cette situation n'est que passagère. En effet, deux ou trois ans plus tard, alors que leurs camarades ralentissent leur croissance, ces enfants continuent à grandir (parfois jusqu'à 21 ans !) et finissent par atteindre leur taille définitive, déterminée par leur héritage génétique.

Même si la nature finit par reprendre ses droits, il faut toutefois prendre garde aux excès. Un enfant en pleine croissance a besoin d’une nourriture riche, variée et équilibrée. Les régimes draconiens altèrent la santé d’un jeune sportif sous prétexte de maintenir un gabarit idéal pour la performance.

Les causes acquises des retards de croissance

Dans ces cas, le retard de croissance est lié à une maladie qui affecte la croissance parfois de manière indirecte, par exemple en perturbant l’absorption des nutriments.

Il peut s’agir :

  • de maladies digestives (maladie cœliaque, maladie de Crohn, malabsorptions, allergie aux protéines du lait de vache) ;
  • de maladies articulaires (arthrite juvénile) ;
  • de maladies endocriniennes (hypothyroïdie, excès de cortisol, déficit en hormone de croissance ou résistance des cellules à cette hormone) ;
  • de maladies rénales (insuffisance rénale chronique, par exemple) ;
  • de maladies du sang (thalassémies et anémies chroniques) ;
  • de maladies métaboliques (rachitismecarence en vitamine D, par exemple) ;
  • de maladies du cœur ou du foie ;
  • de troubles psychologiques (anorexie mentale, nanisme psycho-social).

L’insuffisance de production d’hormone de croissance peut être liée à une tumeur bénigne, le craniopharyngiome, qui comprime l’hypophyse et perturbe la synthèse de cette hormone.

Qu’appelle-t-on « retard de croissance idiopathique » ?

Lorsqu’un retard de croissance avéré est observé sans qu’une cause puisse être identifiée, on parle de retard de croissance idiopathique, une forme fréquente de retard de croissance. Pour poser ce diagnostic, il faut :

  • que l’enfant présente une petite taille malgré une bonne santé générale ;
  • que toutes les autres causes possibles aient été exclues ;
  • que l’âge osseux de l’enfant soit normal ;
  • que les taux sanguins d’hormone de croissance soient normaux ;
  • qu’il n’y ait pas de retard de la puberté (pour les enfants en âge d’être concernés).
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