Prévention secondaire et tertiaire

La prévention secondaire vise à agir au tout début de la maladie afin d’en limiter l’évolution ou d’en faire disparaître les facteurs de risque. La prévention tertiaire consiste, lorsque la maladie est installée, à réduire l’aggravation, les complications, invalidités ou rechutes. Pour chacune des pathologies ciblées, la pratique de la discipline sportive concernée permet de répondre à plusieurs objectifs thérapeutiques décrits ci-dessous.

Cardiologie et angiologie

Artériopathies oblitérantes des membres inférieurs (AOMI)

Coronaropathies

- Toujours commencer par un échauffement de 15 ‘ augmenté par temps froid.- Possibilité d’intervalle-training, de 2 à 10 séries en fonction de la tolérance- Intensité : approximativement de 40 à 80 % de la FCR et déterminées après épreuve d’effort, ou 20 à 30 battements cardiaques au-dessus de la fréquence cardiaque de repos en l'absence d'épreuve d'effort.

Pratique

Rythme : 3 séances par semaine minimum

Durée : 15 ‘ échauffement 45’/séance maximum 10’ récupération

Intensités : 1, 2

Adaptation : - activité aérobie initiale recommandée (de 40 % à 50 % de la puissance maximale aérobie par test à l’effort), supervisée au moins pendant 3 mois - il semble préférable de juger le niveau d'effort par une échelle d’essoufflement (compris entre 3 et 5-6 maximum) ou une échelle de fréquence cardiaque indiquée par le cardiologue - exercices intermittents (fractionnés) aussi efficaces qu’en continu et favorisent l’observance - rester 10 pulsations au-dessous de l’apparition des symptômes coronariens (utilisation systématique d’un cardio-fréquencemètre) - progression recommandée : augmenter la durée (jusqu’à 45 minutes), la fréquence puis l’intensité.

Hypertension artérielle

- Favoriser les activités physiques sollicitant les membres inférieurs aux masses musculaires plus volumineuses.- Compléter par des exercices de renforcement musculaire (2 jours non consécutifs par semaine) et de renforcement osseux (exercices en charge), de souplesse et d’équilibre, 8 à 12 répétitions à 50 % de la FMC.

Pratique

Rythme : 3 à 7 fois par semaine

Durée : 30 ’à 90 ‘/ séance, en augmentant progressivement par phases de 20’

Intensités : 1, 2

Adaptation : Modérée sans pente, et proscrivant les efforts en blocage respiratoire, de 40 à 60 % de la FMC, de 5 à 7 METs avec faible résistance, de 15 à 18 km/h avec quelques accélérations sur terrain plat - Disciplines autres que compétitives surtout si l’hypertension artérielle est mal contrôlée par le traitement

Insuffisance veineuse

Métabolique

Diabète de type 2

Prévention et gestion des hypoglycémies (diabète traité par médicaments hypoglycémiants) : - auto-mesure de la glycémie (avant, toutes les heures au début ou en cas de pratique inhabituelle, à la fin et à distance) - surveillance des pieds systématique à la fin de chaque séance - l’éducateur recommandera à la personne diabétique d’apporter avec elle son appareil de mesure et des aliments de resucrage

Pratique

Rythme : Au moins 3 fois par semaine

Durée : De 45 à 60 minutes, progressivement, en endurance modérée

Intensités : 1, 2

Adaptation : Il est conseillé d’associer 2 fois / semaine un renforcement musculaire (2 jours non consécutifs, selon tolérance), un travail de la souplesse et de l’amplitude articulaire par étirements doux.

Obésité de l'adulte

- Il est conseillé d’associer 2 à 3 fois / semaine un renforcement musculaire, un travail de la souplesse et de l’amplitude articulaire par étirements doux. - Prévention de la prise de poids : minimum de 45 à 60 minutes par jour à atteindre rapidement - Pour la non-reprise du poids après amaigrissement, 60–90 minutes par jour, 5 fois par semaine

Pratique

Rythme : 3 à 7 fois par semaine

Durée : 30 à 45 minutes à 50 % de la FMT

Intensités : 1, 2

Adaptation : - Développer la masse musculaire pour augmenter le métabolisme de base - Limiter la quantité de graisse abdominale par travail à faible intensité - Encourager le mouvement au quotidien (vie courante, déplacement), les activités en décharge (moins traumatisantes) et ludiques - Régularité et progressivité essentielles au maintien du poids après amaigrissement

Obésité de l'enfant

Surpoids de l'adulte

Surpoids de l'enfant

Neurologie

Accident vasculaire cérébral

Maladie D'Alzheimer

Maladie de Parkinson

Sclérose en plaques

Oncologie et hématologie

La pratique d'une activité physique et sportive (APS) porte sur des patients stabilisés dont les effets iatrogènes des soins ne sont plus évolutifs et susceptibles de survenir en mettant le pratiquant en danger.Elle s’applique donc à des patients qui ont achevés leur chirurgie, irradiation et chimiothérapie depuis au moins 3 à 6 mois. Durant les soins et le post traitement précoce, la prise en charge ne peut se faire qu’en collaboration étroite avec les médecins en charge des soins anticancéreux dans des centres dédiés.La poursuite d’une hormonothérapie n’est pas un frein à la pratique de l’APS car tous effets iatrogènes sont influencés favorablement par l’APS.

Cancer colorectal

Pratique

Rythme : 3 fois par semaine

Adaptation : - mise en place dès le feu vert de l’équipe soignante, généralement à distance des soins - très progressive : 20 minutes d’endurance douce, à 50 % de la PMA, pour l’ensemble du corps, avec échauffements préalables - renforcement musculaire doux du corps 2 fois par semaine - obligatoirement encadrée et adaptée à la personne - une vigilance s’impose pour les cancers pelviens (du fait des frottements)

Cancer de la prostate

Pratique

Rythme : 3 fois par semaine

Adaptation : - mise en place dès le feu vert de l’équipe soignante, généralement à distance des soins - très progressive : 20 minutes d’endurance douce, à 50 % de la PMA, pour l’ensemble du corps, avec échauffements préalables - renforcement musculaire doux du corps 2 fois par semaine - obligatoirement encadrée et adaptée à la personne - une vigilance s’impose pour les cancers pelviens (du fait des frottements)

Cancer du poumon

Pratique

Rythme : 3 fois par semaine

Adaptation : - mise en place dès le feu vert de l’équipe soignante, généralement à distance des soins - très progressive : 20 minutes d’endurance douce, à 50 % de la PMA, pour l’ensemble du corps, avec échauffements préalables - renforcement musculaire doux du corps 2 fois par semaine - obligatoirement encadrée et adaptée à la personne - une vigilance s’impose pour les cancers pelviens (du fait des frottements)

Cancer du sein

Pratique

Rythme : 3 fois par semaine

Adaptation : - mise en place dès le feu vert de l’équipe soignante, généralement à distance des soins - très progressive : 20 minutes d’endurance douce, à 50 % de la PMA, pour l’ensemble du corps, avec échauffements préalables - renforcement musculaire doux du corps 2 fois par semaine - obligatoirement encadrée et adaptée à la personne - une vigilance s’impose pour les cancers pelviens (du fait des frottements)

Cancers hématologiques

Pratique

Rythme : 3 fois par semaine

Adaptation : - mise en place dès le feu vert de l’équipe soignante, généralement à distance des soins - très progressive : 20 minutes d’endurance douce, à 50 % de la PMA, pour l’ensemble du corps, avec échauffements préalables - renforcement musculaire doux du corps 2 fois par semaine - obligatoirement encadrée et adaptée à la personne - une vigilance s’impose pour les cancers pelviens (du fait des frottements)

Pneumologie

Apnée du sommeil

Asthme

Réaliser 2 à 4 inhalations d’un bêta-2 mimétique de courte durée, 10 à 15 minutes avant l’exercice (selon étiologie et conditions environnementales)

Pratique

Rythme : 3 fois par semaine

Durée : 45 minutes

Adaptation : - Eviter les périodes de pollinisation, de pollution, de température et d’hygrométrie extrêmes en extérieur (moduler en intérieur) - Eviter les efforts avec hyperventilation, les variations brusques d’intensité ou de température - Echauffement à faible intensité (6 minutes en continu à 50 % de la VO2max) - Privilégier les activités régulières d’intensité faible à modérée, à augmenter progressivement en fonction de la tolérance respiratoire

BPCO

Psychiatrie

Dépression

Schizophrénie

Rhumatologie

Arthrose

Quelques clubs sont en capacité d’accueillir des publics avec pathologies de niveau 2 ou 3 (en coordination et après avis favorable de l’équipe médicale)

Pratique

Rythme : 3 fois par semaine

Durée : 30 à 60 minutes

Adaptation : - Augmenter la masse musculaire globale - Pratique raisonnable évitant les périodes de poussées douloureuses - Choix d’exercices en décharge en fonction des symptômes et de la localisation de l’arthrose (réduire les impacts et les torsions articulaires) - Privilégier la cadence de pédalage à la force pour limiter les contraintes articulaires, les sols souples et optimiser le geste

Discopathie

Fibromyalgie

Quelques clubs sont en capacité d’accueillir des publics avec pathologies de niveau 2 ou 3 (en coordination et après avis favorable de l’équipe médicale)

Pratique

Rythme : 2 à 5 fois par semaine

Durée : 10 à 30 minutes

Adaptation : - Exercices aérobie de bas niveau de 40 % à 50 % de la PMA, réguliers, limitant le signal douloureux, progressifs dans la durée ou la fréquence plutôt que l’intensité, sur vélo ou en aquabiking - Exercices de renforcement musculaire, 1 à 2 fois par semaine, 10 à 12 répétitions à 40 - 50 % de la PMA, 2 séries par groupe musculaire et mobilisation articulaire - Étirements, 5 à 7 stretchings de 10 à 15 minutes de maintien de l’amplitude articulaire du rachis et des membres.

Lombalgie chronique

Ostéoporose

Polyarthrite rhumatoïde

Spondylarthrite