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Source : Afssaps - octobre 2010

SOMMAIRE

 
Par extension, les effets des médicaments sur les capacités à conduire une automobile concernent aussi les capacités à conduire tous types de véhicules (motorisés ou non), à utiliser des machines (y compris lors d'usage domestique ou des loisirs) et à exécuter des tâches potentiellement dangereuses nécessitant attention et précision.

Définition des niveaux de risque

La classification qualitative des médicaments en trois niveaux de risque, adoptée par l'Afssaps, est définie par les attitudes pratiques sur lesquelles elle débouche.

Niveau 1 :

Le risque est faible et dépend largement de la susceptibilité individuelle ; le patient trouvera dans la notice du médicament les mises en garde lui indiquant les cas où il devra s'abstenir de conduire (en particulier lorsqu'il aura précédemment ressenti des effets indésirables potentiellement dangereux).
=> La prise du médicament ne remet généralement pas en cause la conduite de véhicules, mais nécessite que les patients soient informés avant de prendre le volant.

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Niveau 2 :

Les effets pharmacodynamiques délétères pour la conduite automobile sont prédominants par rapport à la susceptibilité individuelle : il convient d'examiner, au cas par cas, si la prise du médicament est compatible avec la conduite. La plupart du temps, le médicament n'est disponible que sur ordonnance et c'est le prescripteur qui appréciera l'état du patient et/ou sa réponse au médicament. Plus rarement, il s'agit d'un médicament disponible sans ordonnance et le conseil du pharmacien prend alors toute son importance.
=> La prise du médicament peut, dans certains cas, remettre en cause les capacités de conduite de véhicules et nécessite l'avis d'un professionnel de santé (médecin, pharmacien).

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Niveau 3 :

Les effets pharmacodynamiques du médicament rendent la conduite automobile dangereuse. Avec des médicaments de ce type (anesthésiques généraux, hypnotiques, collyres mydriatiques...), l'incapacité est généralement temporaire, mais majeure.
=> Lors de l'utilisation du médicament, la conduite de véhicules est formellement déconseillée.
Compte tenu d'un éventuel effet résiduel, il est conseillé au médecin prescripteur d'indiquer à son patient dans quel délai il pourra à nouveau conduire (par exemple, après une période de sommeil induite par un hypnotique).

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En fonction de cette classification, le pictogramme comporte :

    − une couleur spécifique (jaune, orange ou rouge),
    − une indication en toutes lettres du niveau de risque (1, 2 ou 3),
    − une mise en garde écrite suivie d'un message informatif sur la conduite à tenir lors de l'utilisation du médicament.
Ces trois éléments sont systématiquement associés sur le conditionnement extérieur des médicaments concernés.
Ces pictogrammes, en couleurs, figurent en début du dictionnaire Vidal.

Principaux médicaments pouvant retentir sur les capacités de conduite



Attention : cette description est donnée à titre indicatif et ne se substitue, en aucun cas, aux informations contenues dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP) des spécialités concernées. De plus, des cas particuliers peuvent exister au sein d'une même classe pharmacothérapeutique (la liste complète figurant en annexe de l'arrêté du 8 août 2008 pris pour l'application de l'article R.5121-139 du Code de la santé publique permet de connaître le niveau de risque exact, attribué à chaque substance).
L'expertise de l'Afssaps a été réalisée en suivant la classification des substances médicamenteuses de l'OMS : Anatomical Therapeutic Chemical (ATC) classification.

Médicaments des voies digestives et du métabolisme
1. Antispasmodiques     
    − La dihexyvérine et les alcaloïdes de la belladone, de par leurs effets anticholinergiques, peuvent entraîner des troubles de l'accommodation et des troubles du comportement (irritabilité, état confusionnel).
   
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    − Dans certaines spécialités, l'antispasmodique est associé à un neuroleptique. Il convient alors de toujours prendre en compte le risque de survenue d'effets indésirables centraux, notamment de somnolence.
   
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    − Le patient doit être informé du risque de somnolence attaché à l'emploi de la papavérine.
   
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2. Antiémétiques et antinauséeux     
Les antiémétiques de la famille des sétrons posent peu de problèmes pour la conduite automobile, malgré la survenue possible de somnolence ou de vertiges, car ils sont uniquement délivrés sur ordonnance et essentiellement utilisés à l'hôpital dans le cadre des traitements anticancéreux.   
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Les antinauséeux sont généralement utilisés dans la prévention du mal des transports. Ce sont :
     
    − La métopimazine, qui peut notamment induire une somnolence, des vertiges et une hypotension orthostatique. A noter qu'il existe une présentation en vente libre, ce qui justifie de prévenir l'utilisateur.
   
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    − Les antihistaminiques H1, dont le mécanisme d'action est à l'origine d'effets sédatifs plus marqués. La plupart sont en vente libre et il est important que leur dispensation s'accompagne d'un conseil pharmaceutique.
   
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    − La scopolamine, par voie transdermique, qui est probablement l'antinauséeux présentant le plus d'effets altérant les capacités de conduite. Du fait de ses propriétés anticholinergiques, la scopolamine est susceptible d'entraîner des troubles visuels importants (troubles et paralysie de l'accommodation, mydriase).
   
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3. Antidiarrhéiques     
    − Les spécialités contenant de l'opium (élixir parégorique) sont susceptibles d'induire les effets indésirables caractéristiques des morphiniques, notamment des somnolences. Un potentiel d'abus est décrit avec la forme buvable.
   
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    − Le lopéramide, dérivé opiacé franchissant peu la barrière hémato-méningée, n'est pas exempt des effets indésirables de cette famille ; ces derniers sont cependant rares et transitoires. La cotation de niveau 1 est d'autant plus justifiée que certaines spécialités sont en vente libre et nécessitent, a minima, une information du patient.
   
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4. Médicaments du diabète
La survenue d'un épisode hypoglycémique représente un risque majeur pour la conduite automobile. En général, le risque est moins lié aux effets propres du médicament qu'à une posologie non adaptée, à une diminution de la ration alimentaire ou à la réalisation d'un exercice physique important sans adaptation du traitement médicamenteux. L'hypoglycémie est plus fréquente sous insulinothérapie (formes de diabète plus sévères), mais peut aussi survenir avec les sulfamides hypoglycémiants oraux (elle est plus exceptionnelle avec les thiazolidinediones, les inhibiteurs de l'alpha-glucosidase et les biguanides). Il convient donc d'évaluer le bon équilibre du traitement du patient, de le mettre en garde contre les facteurs favorisant l'hypoglycémie, de lui indiquer les signes annonciateurs de la crise, ainsi que les mesures correctrices à suivre (arrêt du véhicule, prise de sucre).
   
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Médicaments du système cardiovasculaire
1. Médicaments antiarythmiques :
Les antiarythmiques, notamment ceux appartenant à la classe I de la classification de Vaughan-Williams, peuvent être à l'origine de la survenue de troubles cardiaques ou de l'aggravation de troubles préexistants. Le risque, lié à la faible marge thérapeutique, conduit le prescripteur à exercer une surveillance étroite. Par ailleurs, les médicaments de cette classe peuvent également induire des effets neurologiques à type de vertiges, de tremblements, d'asthénie, de somnolence et des troubles de la vision (vision floue, diplopie). Ces effets nécessitent que le patient en soit informé.
   
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2. Dérivés nitrés :
Les dérivés nitrés, de par leurs propriétés vasodilatatrices, sont tous susceptibles d'induire une hypotension orthostatique, pouvant être associée à des vertiges, des troubles visuels, des lipothymies ou des syncopes, notamment en début de traitement. Il convient d'en avertir les patients.
   
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3. Médicaments antihypertenseurs :     
    − Tous les antihypertenseurs sont susceptibles d'avoir un retentissement sur la conduite automobile, notamment de par leurs effets vasomoteurs. Des hypotensions et des vertiges peuvent survenir, surtout en début de traitement, mais sont généralement bénins et transitoires. Passée la phase d'instauration ou de modification du traitement, la prise d'un antihypertenseur ne pose que peu de problèmes au long cours. Le patient devra néanmoins être informé de ces effets et de leur potentialisation éventuelle par la prise concomitante d'autres médicaments hypotenseurs ou d'alcool.
   
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    − Toutefois, la prescription des antihypertenseurs d'action centrale doit faire l'objet d'une attention particulière. En inhibant les centres nerveux responsables de l'éveil et de la vigilance, ils peuvent induire une sédation, constituant un risque pour la conduite automobile. Il est donc nécessaire d'évaluer la tolérance au médicament des patients qui souhaitent conduire.
   
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Médicaments du système génito-urinaire
1. Inhibiteurs de la prolactine :
Les agonistes dopaminergiques, indiqués dans le traitement des hyperprolactinémies, conservent un profil de risque identique à celui des antiparkinsoniens de cette famille, bien que les doses utilisées soient plus faibles. Le médecin devra donc mettre en garde le patient de la possibilité d'un endormissement d'apparition soudaine.
   
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2. Médicaments gynécologiques hormonaux :
Certains composés hormonaux (progestérone, clomifène, acétate de cyprotérone) peuvent avoir des effets sur la conduite (troubles du système nerveux central, somnolence, troubles visuels, troubles de la concentration), qui, bien que mineurs, nécessitent que la patiente en soit avertie.
   
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3. Antispasmodiques urinaires :
De par leurs effets anticholinergiques, ces médicaments peuvent entraîner des troubles de l'accommodation (mydriase et cycloplégie).
   
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4. Médicaments utilisés dans les troubles de l'érection :     
    − Les médicaments utilisés dans la dysfonction érectile (alprostadil, sildénafil, tadalafil, vardénafil) peuvent avoir un retentissement sur les capacités de conduite du fait de leurs effets neurosensoriels, voire cardiovasculaires (sensations vertigineuses, céphalées...). Ces effets sont largement dépendants de la dose utilisée et de la susceptibilité individuelle du patient.
   
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    − L'apomorphine, de par ses propriétés dopaminergiques, est susceptible d'entraîner des endormissements.
   
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5. Alphabloquants :
Un pictogramme de niveau 1 est attribué à tous les alphabloquants, principalement en raison de leurs effets vasomoteurs (hypotension, vertiges).
   
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Anti-infectieux à usage systémique
1. Tétracyclines :
Dans ce groupe, seule la minocycline est susceptible d'avoir un retentissement sur les capacités de conduire un véhicule du fait de ses nombreux effets indésirables : troubles vestibulaires, visuels, confusion et somnolence. La réponse des patients au traitement doit être évaluée.
   
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2. Bêtalactamines :
Les conducteurs doivent être avertis des risques de vertiges et, plus rarement, de somnolence, avec certaines bêtalactamines (ceftazidime, cefpodoxime, locarbacef, famille des carbapénèmes).
   
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3. Macrolides :
La télithromycine requiert une surveillance médicale attentive, compte tenu de la somnolence et du syndrome myasthénique qu'elle est susceptible d'induire.
   
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4. Aminosides :
La toxicité cochléo-vestibulaire (troubles de l'équilibre, vertiges, céphalées, acouphènes), inhérente aux aminosides, constitue le principal risque pour la conduite automobile. Favorisée notamment par une posologie élevée, une longue durée du traitement ou une insuffisance rénale préexistante, cette toxicité nécessite que les capacités de conduire soient évaluées.
   
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5. Quinolones :
L'utilisation des fluoroquinolones représente un risque pour la conduite automobile en raison de leurs effets indésirables sur le système nerveux central (notamment vertiges, acouphènes, confusion, myoclonie, réactions psychotiques, troubles de la vigilance et troubles de la coordination motrice). Par extension, toutes les quinolones ont été classées au niveau 2, à l'exception de l'acide pipémidique (niveau 1), pour lequel on dispose d'un recul thérapeutique important et de données rassurantes.
   
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Antinéoplasiques et immunomodulateurs
1. Antinéoplasiques :
De par leurs propriétés cytotoxiques, ils possèdent de nombreux effets indésirables, les plus manifestes étant les nausées, les vomissements, les céphalées et l'asthénie. Ils peuvent également induire des troubles neurologiques, des troubles neurosensoriels et/ou des troubles du comportement, variant considérablement en fonction des posologies, voire des doses cumulatives employées. Bien que les effets indésirables surviennent principalement au cours de l'hospitalisation, l'évaluation individuelle de chaque patient par le médecin est indispensable pour pouvoir apprécier le retentissement non seulement du traitement médicamenteux, mais aussi de la pathologie, sur les capacités de conduite.
   
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2. Thérapeutique endocrine :     
    − Les traitements par les analogues de la GnRH et les antihormones sont associés à quelques effets indésirables susceptibles d'altérer les capacités de conduite, tels que somnolence et troubles visuels mineurs. Une information adéquate du patient concernant les effets indésirables éventuels de ces médicaments est nécessaire.
   
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    − Seul le nilutamide, qui peut entraîner des troubles visuels plus marqués et des troubles du comportement, requiert un suivi attentif du patient.
   
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3. Immunomodulateurs :
Les interférons présentent un ensemble d'effets indésirables, qui peut être assimilé à un effet de classe. Les troubles psychiques (dépression, confusion, agressivité et tentatives de suicide), notamment, constituent un danger potentiel important pour la conduite, justifiant une surveillance clinique attentive des patients et une évaluation de leurs capacités de conduite.
Pour mémoire, rappelons que le retentissement de la pathologie traitée par les interférons peut, dans certains cas, être important (sclérose en plaques, notamment).
   
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Médicaments du muscle et du squelette
1. Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), coxibs compris :
De leur mode d'action commun (inhibition de la synthèse des prostaglandines) découlent les mêmes propriétés anti-inflammatoires, antalgiques, antiagrégantes plaquettaires et antipyrétiques, ainsi que le même profil d'effets indésirables. Parmi ces derniers, les plus susceptibles de perturber les capacités de conduite ou d'utilisation de machines sont des troubles sensoriels, des troubles de la vigilance ou du comportement ; ils s'avèrent peu fréquents, voire rares. Il convient cependant d'attirer l'attention du patient sur la survenue éventuelle de ces troubles.
   
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2. Antirhumatismaux spécifiques :
L'hydroxychloroquine, comme tous les dérivés de la quinine, peut être à l'origine de neuropathies motrices, de vertiges et de troubles visuels. Du fait de sa toxicité oculaire, un risque de rétinopathie existe chez les patients traités au long cours. Chez ces derniers, une surveillance étroite, en particulier ophtalmique, et une évaluation régulière doivent être effectuées.
   
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3. Myorelaxants :     
    − Les myorelaxants d'action périphérique sont, pour la plupart, des agents de blocage neuromusculaire (curares) utilisés comme adjuvants de l'anesthésie générale ou de la sédation en unités de soins intensifs. Bien que les conditions dans lesquelles ils sont administrés ne donnent pas lieu à la conduite d'un véhicule, celle-ci est à déconseiller au minimum pendant 24 heures.
   
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    − La toxine botulique, utilisée dans la prise en charge de diverses pathologies oculaires et motrices et le comblement des rides du visage, peut entraîner notamment des troubles visuels, une faiblesse musculaire, des vertiges ainsi que certains effets cardiovasculaires (arythmie, hypertension, syncope), potentiellement préjudiciables pour la conduite automobile. Son administration ne doit pas être banalisée. Après administration, une surveillance attentive du patient est de rigueur.
   
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    − Les myorelaxants d'action centrale ou d'action directe sur les fibres musculaires (benzodiazépines, dantrolène) sont principalement associés à des troubles visuels (diplopie, vision floue...), neurologiques (somnolence, vertiges, convulsions...) et du comportement (irritabilité, nervosité...). Leur retentissement sur les capacités de conduite, bien qu'il ne soit pas toujours important, doit faire l'objet d'une évaluation et d'une surveillance attentive, certaines spécialités étant en vente libre (méphénésine).
   
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Médicaments du système nerveux
1. Anesthésiques :     
    − Le retentissement des anesthésiques locaux est variable selon leur mode d'administration. Ainsi, l'utilisation des anesthésiques locaux pour la réalisation de bloc sensitif, en anesthésie locorégionale, contre-indique la conduite, ne serait-ce que par les troubles sensitivo-moteurs occasionnés, et nécessite une évaluation de la récupération des capacités de conduite (niveau 3). Plus généralement, leur utilisation en pratique courante (en odontologie, notamment) ne fait pas systématiquement déconseiller la conduite, mais nécessite une évaluation individuelle du retentissement par le praticien.
   
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    − Après anesthésie générale, la conduite de véhicule est à déconseiller au minimum la journée de l'intervention. La récupération des capacités de conduite doit être systématiquement appréciée par un médecin, qui s'aidera pour cela des échelles d'évaluation.
   
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2. Antalgiques :
Deux classes pharmacologiques sont concernées :
     
    − Les antalgiques non opiacés. Il s'agit des AINS utilisés à doses antalgiques ou antipyrétiques ; ils peuvent présenter des risques pour la conduite, toutefois peu importants et peu fréquents (vertiges et troubles visuels).
   
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    − Les antalgiques opiacés, y compris des substances comme le dextropropoxyphène. Ils induisent une sédation et des troubles du comportement notoires, qui peuvent empêcher le patient de percevoir l'altération de ses capacités de conduite et lui faire prendre des risques inconsidérés. De plus, il existe une grande variabilité interindividuelle dans la sensibilité à ce type de médicament. La capacité de conduire doit donc faire l'objet d'une évaluation médicale soigneuse, en particulier en phase de mise en place du traitement.
   
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La codéine, à faibles doses (doses de codéine-base inférieures à 20 mg par unité de prise), présente néanmoins des effets nettement moins marqués et relève d'une simple information du patient.
   
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3. Antimigraineux :
Tous les agonistes des récepteurs sérotoninergiques 5HT1 (triptans), de même que certains autres antimigraineux (pizotifène, oxétorone, flunarizine et métoclopramide en association à l'aspirine) induisent fréquemment une sédation et des vertiges, ce qui nécessite une évaluation individuelle de la réponse du patient.
   
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4. Anticonvulsivants :
Le risque principal de ces médicaments réside dans la sédation, les sensations ébrieuses et le ralentissement psychomoteur. Mais d'autres effets, potentiellement dangereux pour la conduite, sont également fréquents : troubles visuels, vertiges, ataxie, troubles du comportement (irritabilité, agitation, amnésie, apathie, dépression, confusion mentale). L'évaluation médicale, au cas par cas, est indispensable ; elle doit tenir compte à la fois du risque lié à la pathologie elle-même (survenue d'une crise d'épilepsie) et du risque imputable au médicament. La conduite automobile n'est généralement pas possible au début du traitement, mais peut le redevenir lorsque le patient est correctement équilibré.
De même, toute modification du traitement médicamenteux doit être particulièrement surveillée, en particulier l'adjonction d'un second antiépileptique (du fait du risque d'interaction existant entre la plupart des médicaments de cette classe).
   
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5. Antiparkinsoniens :
Les effets délétères pour la conduite automobile, communs à tous les antiparkinsoniens, sont une sédation et des troubles du comportement (troubles du sommeil, hallucinations, agitation, confusion mentale, délire, épisode psychotique, excitation psychomotrice), qui justifient une évaluation, au cas par cas, notamment en phase d'instauration du traitement. Cette évaluation est d'autant plus importante que la maladie de Parkinson peut avoir, elle-même, un retentissement sur les capacités psychomotrices et cognitives du patient. Si l'amantadine et la sélégiline ont des effets moins marqués, il faut surtout distinguer la lévodopa et tous les agonistes dopaminergiques, qui peuvent induire des crises d'endormissement d'apparition brutale, sans signes annonciateurs et, donc, extrêmement dangereuses pour la conduite automobile. La fréquence de ces effets indésirables semble plus importante avec certains agonistes récents, comme le ropinirole et le pramipexole.
Il convient donc de mettre en garde les patients lors de l'instauration du traitement médicamenteux. En cas de somnolence, on réduira, si possible, la posologie ; sinon, il faudra déconseiller formellement la conduite aux patients ayant déjà présenté ces symptômes.
   
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6. Neuroleptiques et antipsychotiques :Les effets des neuroleptiques qui peuvent affecter les capacités de conduite sont :
    − une sédation marquée, en particulier en début de traitement,
    − des troubles de la vision (vision floue, troubles de l'accommodation, crises oculogyres...),
    − des troubles comportementaux (agressivité, confusion),
    − une détérioration des fonctions cognitives,
    − un syndrome extrapyramidal,
    − des troubles moteurs (essentiellement dyskinésies tardives).

Toutefois, il convient de garder à l'esprit que l'arrêt ou la réduction des posologies du médicament peut entraîner une altération des performances qui peut être bien plus préjudiciable que celle due aux effets indésirables.
D'une manière générale, la plus grande prudence est recommandée lors de l'utilisation de neuroleptiques, d'autant plus que les effets délétères pour la conduite automobile varient en fonction de la classe chimique, des posologies utilisées et de la voie d'administration.
   
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7. Anxiolytiques :
Tout traitement anxiolytique peut représenter un danger pour la conduite automobile ; on sera particulièrement attentif aux médicaments de la classe des benzodiazépines, les plus fréquemment utilisés et les plus souvent retrouvés chez les responsables d'accidents. Leur retentissement sur les capacités de conduite est principalement dû :
    − à la somnolence,
    − au ralentissement psychomoteur (diminution des capacités à répondre à des situations d'urgence, augmentation des temps de réaction aux stimuli visuels et auditifs, altération de la coordination et du contrôle des mouvements...).

Tous ces effets sont majorés par la prise concomitante d'alcool ou de substances entraînant une dépression du système nerveux central : morphiniques, neuroleptiques, antihistaminiques, antidépresseurs sédatifs, autres benzodiazépines (hypnotiques, anticonvulsivantes ou myorelaxantes), phénobarbital, antihypertenseurs centraux.
De plus, avec les benzodiazépines et substances apparentées, peuvent survenir des effets (troubles de l'humeur, désinhibition) pouvant induire des comportements à risque ; elles présentent par ailleurs un potentiel de pharmacodépendance et d'abus.
La décision de prescrire un anxiolytique à un patient susceptible de conduire doit donc être soigneusement pesée, l'utilisation des formes injectables ou de doses élevées étant incompatible avec la conduite.
   
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8. Hypnotiques :
Comme pour les anxiolytiques, les substances les plus couramment utilisées appartiennent à la famille des benzodiazépines ou assimilés. L'objectif de ces médicaments étant d'obtenir l'endormissement, il est évident que la conduite de véhicules est formellement déconseillée après la prise. De plus, une somnolence peut encore être présente le lendemain de la prise et retentir sur les capacités de conduite ou d'exécuter des tâches précises au cours de la journée. Cet effet résiduel dépend des propriétés pharmacocinétiques de la substance, mais aussi de la susceptibilité individuelle du patient et de la qualité du sommeil dont il a bénéficié (bien s'assurer qu'il a dormi assez longtemps) ; il faut donc lui déconseiller de conduire tant qu'il persiste une somnolence. Une évaluation de la réponse, dès les premières prises, est indispensable (la prescription ne devant normalement pas excéder une durée de traitement de 4 semaines). Les hypnotiques peuvent induire les mêmes effets (troubles de l'humeur, désinhibition) que les anxiolytiques. Ils présentent un potentiel de pharmacodépendance et d'abus.
   
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9. Antidépresseurs :
Quelle que soit leur nature, tous les antidépresseurs peuvent induire des effets délétères pour la conduite : somnolence, troubles du comportement (anxiété, agitation, hallucinations, confusion, accès maniaques, risque suicidaire, réactivation d'un délire...). La somnolence est nettement moins importante avec les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS) et de la monoamine oxydase (IMAO), mais les antidépresseurs imipraminiques peuvent, en outre, entraîner des troubles liés à leur effet anticholinergique (troubles visuels, troubles cardiaques). Au sein d'une même famille chimique, il existe parfois des différences importantes ; à titre d'exemple, parmi les imipraminiques, la clomipramine provoque significativement moins de somnolence que l'amitriptyline. Classiquement, les effets indésirables sont plus marqués en début de traitement et, dans bien des cas, le patient peut recouvrer ses capacités de conduite après une ou deux semaines de traitement. L'évaluation, au cas par cas, de la réponse au traitement et de ses éventuels effets indésirables est donc primordiale. Il faut également être attentif aux situations d'échec du traitement, car la dépression peut avoir, par elle-même, un retentissement sur les capacités de conduite (confusion, ralentissement psychomoteur, déficit cognitif, comportement suicidaire...).
   
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10. Autres médicaments du système nerveux central :
Divers médicaments peuvent aussi avoir un retentissement sur les capacités de conduite et relèvent généralement d'une évaluation individuelle :
    − médicaments éveillants et psychostimulants,
    − médicaments de la maladie d'Alzheimer,
    − sevrage de la dépendance tabagique, alcoolique ou opioïde,
    − antivertigineux.
   
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Médicaments du système respiratoire
1. Décongestionnants nasaux :
Les produits destinés à l'usage local ont une faible résorption systémique, mais la possibilité de survenue d'un effet sédatif susceptible d'altérer les capacités de la conduite ne doit pas être écartée.
Les médicaments destinés à l'usage systémique contiennent souvent un antihistaminique, un antiseptique ou un anti-inflammatoire. Le niveau 1 est accordé à toutes ces associations, excepté celles contenant un antihistaminique de 1re génération (niveau 2) ou un hypnotique (niveau 3).
   
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2. Médicaments du rhume et de la toux :
Le risque pour la conduite automobile peut être attribuable à leur principe actif, mais aussi à l'alcool qui entre souvent dans la composition de leur excipient. Ainsi, les patients doivent être informés des risques pour la conduite qu'entraînent tous les médicaments qui, à posologie maximale, apportent plus de 3 g d'alcool par jour (niveau 1). Certains médicaments, outre cette teneur en alcool, possèdent un principe actif susceptible d'altérer les capacités de conduite : ils sont alors classés en niveau 2, voire 3.
Si l'on se réfère uniquement à la dangerosité propre des principes actifs :
     
    − La plupart des antitussifs ne présentent qu'un risque relativement faible pour la conduite. Les alcaloïdes de l'opium (tels que codéine, pholcodine ou dextrométhorphane), et autres principes actifs peuvent provoquer une sédation et des vertiges sans toutefois remettre en cause la conduite. Ces manifestations sont rares aux posologies antitussives usuelles.
   
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    − Les antitussifs, les expectorants et les médicaments du rhume qui, parmi leurs principes actifs, contiennent un antihistaminique H1, sont les médicaments les plus susceptibles d'altérer la conduite par de nombreux effets sur le système nerveux central, tels que : somnolence, troubles visuels (vision floue, mydriase, troubles de l'accommodation), tachycardie, irritabilité... Ces effets sont d'autant plus marqués que les substances utilisées dans ce type de préparation appartiennent à la première génération d'antihistaminiques. Le fait que nombre de ces spécialités soient disponibles sans ordonnance justifie le conseil pharmaceutique.
   
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Rappelons que ces divers médicaments peuvent faire l'objet de consommation excessive.     
3. Antihistaminiques H1 systémiques utilisés comme antiallergiques :     
    − Les antihistaminiques de seconde génération peuvent entraîner une somnolence ainsi qu'un ralentissement psychomoteur. Ces effets sont généralement peu intenses et peu fréquents, toutefois il convient de les prendre en compte lors de la première prescription.
   
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    − Les antihistaminiques de première génération se caractérisent par un effet sédatif nettement plus marqué aux posologies usuelles. Le risque de somnolence peut être plus ou moins important selon les patients et peut s'accompagner de troubles de la vision (vision floue, mydriase, troubles de l'accommodation), de troubles du comportement (hallucinations), de vertiges, de paresthésies et éventuellement d'hypotension orthostatique. Ces effets préjudiciables pour la conduite automobile peuvent persister pendant une durée plus ou moins prolongée. Ces produits étant majoritairement disponibles en vente libre, il est nécessaire que tout patient désireux de prendre le volant pendant son traitement antiallergique reçoive au moins le conseil d'un pharmacien.
   
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Médicaments ophtalmologiques
D'une façon générale, il est utile de rappeler au patient que les modalités d'administration locale de ces médicaments (en particulier lorsqu'ils se présentent sous forme de pommade) peuvent entraîner un flou visuel gênant momentanément la conduite.
Par ordre de dangerosité croissante, on distingue :
     
    − Les anti-infectieux et les anti-inflammatoires, qui, bien que susceptibles de provoquer une irritation oculaire transitoire, ne perturbent que peu la vision.
   
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    − Il en est de même pour les antiallergiques qui, par un éventuel passage systémique, peuvent retentir sur le système nerveux central, par le biais d'interactions médicamenteuses, et provoquer une somnolence.
   
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    − L'instillation des antiglaucomateux peut induire des troubles visuels plus ou moins gênants (mydriase, à l'exception des parasympathomimétiques qui induisent un myosis), ainsi que des troubles cardiaques ou de la vigilance (somnolence). Une surveillance est donc vivement conseillée, particulièrement chez les personnes âgées, plus souvent polymédiquées.
   
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    − Les parasympathomimétiques, utilisés comme antiglaucomateux (pilocarpine, carbachol, acétylcholine...), peuvent induire un spasme de l'accommodation. De durée d'action variable, le myosis peut remettre en cause la conduite, et plus particulièrement la conduite de nuit.
   
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    − Le principal risque des sympathomimétiques, utilisés comme décongestionnants (faibles doses), concerne leur mésusage : utilisés à des doses excessives, ils entraînent une mydriase, mais également une élévation de la pression artérielle et des troubles du rythme cardiaque. Ces risques sont d'autant plus à prendre en considération que la plupart sont disponibles sans ordonnance.
   
Schéma
 
    − Les mydriatiques et cycloplégiques entraînent respectivement une mydriase et une paralysie de l'accommodation, dont la durée peut varier de quelques heures à plusieurs jours. Des troubles du comportement peuvent également survenir. La conduite doit être formellement déconseillée pendant toute la durée de la mydriase, d'autant plus que celle-ci s'accompagne, la plupart du temps, d'une photophobie.
   
Schéma
 

Comment aborder le problème avec le patient ?

Chaque fois qu'un médicament porteur du pictogramme est prescrit ou délivré à un patient, il faut lui signaler que la prise du médicament concerné peut altérer les capacités de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines. Cet avertissement doit être accompagné de deux types de conseils :



Des conseils d'ordre général

Ils relèvent généralement du simple bon sens, mais méritent d'être rappelés :
    − Arrêter de conduire si le patient ressent des signes d'alerte : somnolence, difficultés de concentration, difficultés à suivre la trajectoire, troubles visuels.
    − Ne pas prendre un médicament avec lequel le patient a déjà ressenti ce type de symptômes.
    − Ne pas consommer d'alcool, dont les effets potentialisent fréquemment ceux des médicaments.
    − Prendre de préférence au coucher les médicaments qui sont susceptibles d'avoir un retentissement.
En cas de traitement médicamenteux au long cours, il convient de mettre en garde le patient contre toute initiative de modification de la posologie ou de prise concomitante d'un nouveau médicament. En particulier, il faut lui déconseiller de l'interrompre, s'il reçoit un médicament pour une pathologie qui présente par elle-même un risque pour la conduite automobile (épilepsie, arythmie, dépression...). Il faut également être attentif au dépistage d'un mésusage, voire d'un abus de médicaments, et veiller à ce que les quantités prescrites et les durées de traitement ne puissent pas le favoriser.



Des conseils spécifiques

Le choix thérapeutique est effectué (dans la mesure du possible) en fonction du retentissement propre à chaque classe pharmacothérapeutique, mais aussi des facteurs de risque individuels :
    − âge,
    − état physique (fatigue, acuité visuelle),
    − état psychique (stress, état émotionnel),
    − pathologies concomitantes et/ou insuffisances fonctionnelles (rénale, hépatique),
    − polymédication,
    − addiction, en particulier au cannabis.

Liste indicative des substances actives possédant des effets sur les capacités à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

La liste ci-dessous est donnée à titre indicatif. Elle ne se substitue pas à l'annexe de l'arrêté du 8 août 2008, pris pour l'application de l'article R. 5121-139 du Code de la santé publique, qui donne la liste complète de toutes les substances actives possédant des effets sur les capacités à conduire des véhicules ou à utiliser des machines, selon la classification ATC, et le niveau de risque qui leur est associé.
Lorsqu'une spécialité contient plusieurs substances actives auxquelles sont associés des niveaux de risque différents, s'applique le modèle de pictogramme du niveau le plus élevé.
Cas particulier : lorsqu'une spécialité contient dans sa composition de l'alcool comme excipient :
    −  la présence du pictogramme de niveau 1 est justifiée pour les spécialités pour lesquelles la quantité d'alcool contenue dans la dose maximale journalière dépasse 3 g ;
    − la présence du pictogramme de niveau 2 est justifiée pour les spécialités pour lesquelles la quantité d'alcool contenue dans la dose maximale journalière dépasse 3 g et qui contiennent une autre substance susceptible d'avoir des effets sur la conduite.

AcéclofénacNiveau 1
Acépromazine (en association)Niveau 3
Acéprométazine (en association)Niveau 3
AcétylcholineNiveau 2
Acide cromogliciqueNiveau 1
Acide méfénamiqueNiveau 1
Acide nalidixiqueNiveau 2
Acide niflumiqueNiveau 1
Acide pamidroniqueNiveau 2
Acide pipémidiqueNiveau 1
Acide tiaproféniqueNiveau 1
Acide tranexamiqueNiveau 1
Acide valproïqueNiveau 2
AcitrétineNiveau 1
AldesleukineNiveau 2
AlemtuzumabNiveau 2
AlfentanilNiveau 3
AlfuzosineNiveau 1
AlimémazineNiveau 2
AlminoprofèneNiveau 1
AlmotriptanNiveau 2
AlprazolamNiveau 2
AlprostadilNiveau 1
AmantadineNiveau 1
AmikacineNiveau 2
AmisulprideNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales)
AmitriptylineNiveau 2
AmlodipineNiveau 1
AmodiaquineNiveau 1
AmoxapineNiveau 2
AnastrozoleNiveau 1
ApomorphineNiveau 2
ApraclonidineNiveau 1
AprindineNiveau 1
ArticaïneNiveau 2
AtracuriumNiveau 3
AtropineNiveau 2 (utilisée comme antispasmodique)
Niveau 3 (utilisée comme mydriatique)
AzélastineNiveau 1
BaclofèneNiveau 2
BénazéprilNiveau 1
BenfluorexNiveau 1
BexarotèneNiveau 2
BimatoprostNiveau 1
BipéridèneNiveau 2
BortezomidNiveau 2
BosentanNiveau 1
BrimonidineNiveau 1
BrinzolamideNiveau 1
BromazépamNiveau 2
BromocriptineNiveau 2
BromolactobionateNiveau 1
BromphéniramineNiveau 2
BromureNiveau 1
BrotizolamNiveau 3
BuclizineNiveau 2
BupivacaïneNiveau 2 (en anesthésie dentaire)
Niveau 3 (en anesthésie loco-régionale)
BuprénorphineNiveau 2
BupropionNiveau 2
BusérélineNiveau 1
BuspironeNiveau 1
ButobarbitalNiveau 3
ButylscopolamineNiveau 2
CabergolineNiveau 2
Calcitonine de saumonNiveau 1
CandésartanNiveau 1
CapécitabineNiveau 2
CaptodiameNiveau 1
CaptoprilNiveau 1
CarbacholNiveau 2
CarbamazépineNiveau 2
CarbinoxamineNiveau 2
CarbutamideNiveau 2
CarpipramineNiveau 2
CartéololNiveau 1 (utilisé en ophtalmologie)
CefpodoximeNiveau 1
CeftazidimeNiveau 1
CélécoxibNiveau 1
CétirizineNiveau 1
Chloramphénicol Niveau 1 (utilisé en ophtalmologie)
ChloroquineNiveau 1
ChlorphénamineNiveau 2
ChlorphénoxamineNiveau 2
ChlorpromazineNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales)
ChlortétracyclineNiveau 1
CibenzolineNiveau 1
CilazaprilNiveau 1
CiprofloxacineNiveau 1 (utilisée en ophtalmologie)
Niveau 2 (usage systémique)
CisatracuriumNiveau 3
CisplatineNiveau 2
CitalopramNiveau 2
CladribineNiveau 2
ClobazamNiveau 2
ClofazimineNiveau 2
ClomifèneNiveau 1
ClomipramineNiveau 2
ClonazépamNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales)
ClonidineNiveau 2
ClorazépateNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales et formes orales dosées à 20 mg et plus)
Clorazépate (en association)Niveau 3
ClordiazépoxideNiveau 2
ClotiazépamNiveau 2
ClozapineNiveau 2
CodéineNiveau 1 (doses de codéine-base inférieures à 20 mg par unité de prise)
Niveau 2 (doses de codéine-base supérieures ou égales à 20 mg par unité de prise)
CyamémazineNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales)
CyclopentolateNiveau 3
CyproheptadineNiveau 2
CyprotéroneNiveau 1
CytarabineNiveau 2
DacarbazineNiveau 2
DactinomycineNiveau 2
DalfopristineNiveau 1
DantrolèneNiveau 2
DaunorubicineNiveau 2
DéférasiroxNiveau 2
DéféroxamineNiveau 2
DesfluraneNiveau 3
DésipramineNiveau 2
DesloratadineNiveau 1
DexaméthasoneNiveau 1 (utilisée en ophtalmologie)
DexchlorphéniramineNiveau 2
DexibuprofèneNiveau 1
DexkétoprofèneNiveau 1
DextrométhorphaneNiveau 1
DextromoramideNiveau 2
DextropropoxyphèneNiveau 2
DiazépamNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales et formes orales dosées à 10 mg)
DiclofénacNiveau 1 (usage systémique)
DiéthylcarbamazineNiveau 1
DihexyvérineNiveau 2
DihydrocodéineNiveau 2
DiménhydrinateNiveau 2
DiphénhydramineNiveau 2
DipivéfrineNiveau 1
DisopyramideNiveau 1
DisulfirameNiveau 2
DolasétronNiveau 1
DonépézilNiveau 2
DorzolamideNiveau 1
DosulépineNiveau 2
DoxazosineNiveau 1
DoxépineNiveau 2
DoxorubicineNiveau 2
DoxylamineNiveau 3
DropéridolNiveau 3
EfavirenzNiveau 2
ÉlétriptanNiveau 2
ÉnalaprilNiveau 1
EnfluraneNiveau 3
ÉnoxacineNiveau 2
EntacaponeNiveau 2
ÉprosartanNiveau 1
ErgotamineNiveau 1
ErtapénemNiveau 1
EscitalopramNiveau 2
EstazolamNiveau 3
ÉthambutolNiveau 2
ÉthanolNiveau 3
ÉthosuximideNiveau 2
ÉthylmorphineNiveau 1
ÉtifoxineNiveau 1
ÉtodolacNiveau 1
ÉtomidateNiveau 3
ÉtoposideNiveau 2
ExemestaneNiveau 1
FelbamateNiveau 2
FélodipineNiveau 1
FénoprofèneNiveau 1
FentanylNiveau 3 (en anesthésie)
Niveau 2 (comme antalgique transdermique)
Niveau 3 (comme antalgique transmuqueux et iontophorétique)
FlécaïnideNiveau 1
FloctafénineNiveau 1
FluanisoneNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales)
FludarabineNiveau 2
FlumazénilNiveau 3
FluméquineNiveau 2
FlunarizineNiveau 2
FlunitrazépamNiveau 3
Fluorescéine Niveau 1 (formes injectables)
FluoxétineNiveau 2
FlupentixolNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales sauf formes LP)
FluphénazineNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales)
FlurazépamNiveau 3
FlurbiprofèneNiveau 1
FluvoxamineNiveau 2
FomépizoleNiveau 2
FosinoprilNiveau 1
FosphénytoïneNiveau 2
FramycétineNiveau 1 (utilisée en ophtalmologie)
FrovatriptanNiveau 2
GabapentineNiveau 2
GalantamineNiveau 2
GanciclovirNiveau 2
GemcitabineNiveau 2
Gentamicine Niveau 2 (en usage systémique)
Niveau 1 (utilisée en ophtalmologie)
GlibenclamideNiveau 2
GlibornurideNiveau 2
GliclazideNiveau 2
GlimépirideNiveau 2
GlipizideNiveau 2
GranisétronNiveau 1
GuanfacineNiveau 2
HalopéridolNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales sauf formes LP)
HalothaneNiveau 3
HomatropineNiveau 3
HydromorphoneNiveau 2
HydroxychloroquineNiveau 2
HydroxyquinidineNiveau 1
HydroxyzineNiveau 2
IbuprofèneNiveau 1
IfosfamideNiveau 2
ImatinibNiveau 2
ImidaprilNiveau 1
ImipramineNiveau 2
IndocyanineNiveau 1
IndométacineNiveau 1
InsulineNiveau 2
InterféronNiveau 2
IodixanolNiveau 1
IproniazideNiveau 2
IrbésartanNiveau 1
IrinotécanNiveau 2
IsofluraneNiveau 3
Isosorbide dinitrateNiveau 1
Isosorbide mononitrateNiveau 1
IsothipendylNiveau 2
IsotrétinoïneNiveau 1
IsradipineNiveau 1
IvabradineNiveau 2
KétamineNiveau 3
KétoprofèneNiveau 1
KétotifèneNiveau 2 (formes orales)
Niveau 1 (utilisé en ophtalmologie)
LamotrigineNiveau 2
LatanoprostNiveau 1
LénalidomideNiveau 2
LétrozoleNiveau 1
LeuprorélineNiveau 1
LévétiracétamNiveau 2
LévobunololNiveau 1
LévocétirizineNiveau 1
LévodopaNiveau 2
LévofloxacineNiveau 2
LévomépromazineNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales)
LidocaïneNiveau 2 (formes injectables)
LinézolideNiveau 2
LisinoprilNiveau 1
LisurideNiveau 2
LithiumNiveau 2
LoflazépateNiveau 2
LoméfloxacineNiveau 2
LopéramideNiveau 1
LoprazolamNiveau 3
LoracarbefNiveau 1
LoratadineNiveau 1
LorazépamNiveau 2
Niveau 3 (formes à 2,5 mg)
LormétazépamNiveau 3
LoxapineNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales)
ManidipineNiveau 1
MaprotilineNiveau 2
MéclozineNiveau 2
MédazépamNiveau 2
MéfloquineNiveau 1
MéloxicamNiveau 1
MémantineNiveau 2
MéphénésineNiveau 2
MépyramineNiveau 2
MépivacaïneNiveau 2
MéprobamateNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales)
Méprobamate (en association)Niveau 2 (en association avec d'autres substances)
Niveau 3 (en association avec l'acéprométazine)
MéquitazineNiveau 2
MéropénèmeNiveau 1
MéthadoneNiveau 2
MéthocarbamolNiveau 2
MéthyldopaNiveau 2
MéthylphénidateNiveau 2
MétipranololNiveau 1
MétoclopramideNiveau 2
MétopimazineNiveau 2
MétronidazoleNiveau 1
MétyraponeNiveau 1
MexilétineNiveau 1
MiansérineNiveau 2
MidazolamNiveau 3
MidodrineNiveau 1
MilnacipranNiveau 2
MinocyclineNiveau 2
MirtazapineNiveau 2
MitotaneNiveau 2
MivacuriumNiveau 3
MizolastineNiveau 2
MoclobémideNiveau 2
MoexiprilNiveau 1
MorniflumateNiveau 1
MorphineNiveau 2
MoxifloxacineNiveau 2
MoxonidineNiveau 2
NabumétoneNiveau 1
NalbuphineNiveau 2
NalorphineNiveau 3
NaltrexoneNiveau 2
NaphazolineNiveau 2 (utilisée en ophtalmologie)
NaproxèneNiveau 1
NaratriptanNiveau 2
NatéglinideNiveau 2
NéfopamNiveau 2
NéomycineNiveau 1 (utilisée en ophtalmologie)
NétilmicineNiveau 2
NiaprazineNiveau 3
NilutamideNiveau 2
NimésulideNiveau 1
NitrazépamNiveau 3
NitrendipineNiveau 1
NordazépamNiveau 2
Niveau 3 (formes à 15 mg)
NorfloxacineNiveau 2
NoscapineNiveau 1
OfloxacineNiveau 2
OlanzapineNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales)
Olmésartan medoxomilNiveau 1
OlopatadineNiveau 1
OndansétronNiveau 1
OpipramolNiveau 2
OpiumNiveau 2
OrnidazoleNiveau 1
OxatomideNiveau 2
OxazépamNiveau 2
Niveau 3 (formes à 50 mg)
OxcarbazépineNiveau 2
Oxédrine (synéphrine)Niveau 2
OxétoroneNiveau 2
OxitriptanNiveau 2
OxomémazineNiveau 2
OxybutynineNiveau 2
OxycodoneNiveau 2
OxytétracyclineNiveau 1 (utilisée en ophtalmologie)
PaclitaxelNiveau 2
PancuroniumNiveau 3
PapavérineNiveau 1
ParécoxibNiveau 1
ParoxétineNiveau 2
PéfloxacineNiveau 2
Peginterféron alfa-2aNiveau 2
Peginterféron alfa-2bNiveau 2
PémétrexedNiveau 2
PenfluridolNiveau 2
Pentaérithrityl tétranitrateNiveau 1
PentazocineNiveau 2
PentostatineNiveau 2
PentoxyvérineNiveau 1
PergolideNiveau 2
PériciazineNiveau 2
PérindoprilNiveau 1
PerphénazineNiveau 3
PéthidineNiveau 2
PhéniramineNiveau 2
PhénobarbitalNiveau 2
PhénylbutazoneNiveau 1
PhényléphrineNiveau 3 (utilisée comme mydriatique)
Niveau 2 (autres collyres)
PhényltoloxamineNiveau 1
PhénytoïneNiveau 2
PholcodineNiveau 1
PilocarpineNiveau 2 (utilisée en ophtalmologie)
PiméthixèneNiveau 2
PimozideNiveau 2
PipampéroneNiveau 2
PipotiazineNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales)
PiracétamNiveau 2
PiribédilNiveau 2
PiroxicamNiveau 1
PizotifèneNiveau 2
Polymyxine BNiveau 1 (utilisée en ophtalmologie)
PosaconazoleNiveau 2
PralidoximeNiveau 1
PramipexoleNiveau 2
PrazépamNiveau 2
Niveau 3 (formes à 40 mg)
PraziquantelNiveau 1
PrazosineNiveau 1
PrégabalineNiveau 2
PrimidoneNiveau 2
ProcaïneNiveau 2
ProgabideNiveau 2
ProgestéroneNiveau 1 (formes orales ou vaginales)
ProméthazineNiveau 2 (usage systémique)
PropafénoneNiveau 1
PropofolNiveau 3
Protoxyde d'azoteNiveau 2
QuinagolideNiveau 2
QuinaprilNiveau 1
QuinineNiveau 1
QuinupristineNiveau 1
RaltitrexedNiveau 2
RamiprilNiveau 1
RémifentanilNiveau 3
RépaglinideNiveau 2
RibavirineNiveau 1
RifamycineNiveau 1
RilménidineNiveau 2
RiluzoleNiveau 1
RimexoloneNiveau 1
RispéridoneNiveau 2
RitonavirNiveau 1
RivastigmineNiveau 2
RizatriptanNiveau 2
RocuroniumNiveau 3
RopiniroleNiveau 2
RopivacaïneNiveau 2
RoxithromycineNiveau 1
ScopolamineNiveau 2
SecnidazoleNiveau 1
SélégilineNiveau 1
SertindoleNiveau 2
SertralineNiveau 2
SévofluraneNiveau 3
SibutramineNiveau 2
SildénafilNiveau 1
SolifénacineNiveau 2
SufentanilNiveau 3
SulindacNiveau 1
SulpirideNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales)
SultoprideNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales)
SumatriptanNiveau 2
SuxaméthoniumNiveau 3
Synéphrine (oxédrine)Niveau 2
TacrolimusNiveau 2
TadalafilNiveau 1
TamoxifèneNiveau 1
TamsulosineNiveau 1
TégafurNiveau 2
TeicoplanineNiveau 1
TélithromycineNiveau 2
TelmisartanNiveau 1
TémazépamNiveau 3
TémozolomideNiveau 2
TénoxicamNiveau 1
TérazosineNiveau 1
TériparatideNiveau 1
TétrabénazineNiveau 2
TétrazépamNiveau 2
TétryzolineNiveau 2
ThiopentalNiveau 3
ThiopropérazineNiveau 2
ThioridazineNiveau 2
TiagabineNiveau 2
TianeptineNiveau 2
TiaprideNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales)
TimololNiveau 1 (utilisée en ophtalmologie)
TinidazoleNiveau 1
TobramycineNiveau 1 (utilisée en ophtalmologie)
Niveau 2 (usage systémique)
TofisopamNiveau 2
TolcaponeNiveau 2
ToloxatoneNiveau 2
ToltérodineNiveau 2
TopiramateNiveau 2
Toxine botuliqueNiveau 2
TramadolNiveau 2
TrandolaprilNiveau 1
TravoprostNiveau 1
TrétinoïneNiveau 2
TriazolamNiveau 3
TriclabendazoleNiveau 1
TrifluopérazineNiveau 2
TrihexyphénidyleNiveau 2
TrimipramineNiveau 2
TrinitrineNiveau 1
TriprolidineNiveau 2
TriptorélineNiveau 1
TropatépineNiveau 2
TropicamideNiveau 3
TropisétronNiveau 1
TrospiumNiveau 2
UrapidilNiveau 1
Vaccin de l'encéphalite à tiques (virus entier inactivé)Niveau 1
Vaccin antiméningococcique CNiveau 1
ValganciclovirNiveau 2
ValpromideNiveau 2
ValsartanNiveau 1
VardénafilNiveau 1
VaréniclineNiveau 1
VécuroniumNiveau 3
VenlafaxineNiveau 2
VéraliprideNiveau 2
VigabatrinNiveau 2
ViloxazineNiveau 2
VinblastineNiveau 2
VincristineNiveau 2
VindésineNiveau 2
VoriconazoleNiveau 2
ZofénoprilNiveau 1
ZolmitriptanNiveau 2
ZolpidemNiveau 3
ZonisamideNiveau 2
ZopicloneNiveau 3
ZuclopenthixolNiveau 2 (formes orales)
Niveau 3 (formes parentérales sauf formes LP)

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