Biphosphonates et risque de fractures atypiques du fémur

Par DAVID PAITRAUD -
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En avril 2011, l'EMA (Agence européenne du médicament) a réexaminé le risque de fractures atypiques du fémur identifié dès 2008 pour l'alendronate, et a conclu que la survenue de fractures atypiques rares du fémur était un effet de classe des biphosphonates.
Tous les biphosphonates présentent donc cet effet indésirable (alendronate, clodronate, étidronate, ibandronate, pamidronate, risédronate, tiludronate et zolédronate).
Suite à cette conclusion, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) émet les recommandations suivantes :
A l'intention des prescripteurs :
  • informer les patients sous biphosphonates du risque de survenue de fractures atypiques rares du fémur ;
  • examiner les deux membres inférieurs si une fracture atypique est suspectée ;
  • réévaluer régulièrement la nécessité de poursuivre le traitement, particulièrement après 5 ans ou plus d'utilisation.
A l'intention des patients : consulter le médecin en cas de douleur, faiblesse ou gêne dans la cuisse, la hanche ou l'aine, ceci pouvant indiquer la possibilité d'une fracture.
Le rapport bénéfice/risque des biphosphonates dans le traitement et la prévention des troubles osseux reste néanmoins favorable.
Une mise en garde sur le risque de fractures fémorales atypiques devrait être ajoutée aux informations de prescription pour tous les médicaments contenant un biphosphonate, autorisés dans l'Union européenne.

Sources : AFSSAPS, EMA (European Medicines Agency), ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament)

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Vidal News du 2019-12-05

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