Mise en garde contre le risque de méningoencéphalite amibienne par baignade au Texas, Etats-Unis

Par MORVAN JACQUES -
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Médecine des voyages

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Aux Etats-Unis, les Texas Health and Human Services mettent en garde la population contre le risque de méningoencéphalite amibienne primaire (PAM) après les baignades dans la rivière Brazos au Texas à l'approche de l'été. En 2019 une fillette de 10 ans du comté de Bosque est décédée après avoir lnagé dans la rivière Brazos.

La semaine dernière, des responsables de la Brazos River Authority ont publié un avis sur l'amibe née dans l'eau qui réside dans tous les lacs, ruisseaux, rivières et étangs du Texas. Le Texas a signalé 36 cas depuis 1962.

La PAM ne touche les gens que lorsque l'eau contenant l'amibe Naegleria fowleri pénètre par le nez, généralement en plongeant ou en sautant dans l'eau douce. L'infection ne peut pas se propager d'une personne à l'autre ou en buvant de l'eau contaminée. L'amibe remonte le nez et pénètre dans le cerveau le long du nerf olfactif, détruisant le tissu cérébral. L'amibe prospère dans l'eau douce qui est plus chaude que 80 degrés et stagne ou se déplace lentement.

Les Texas Health and Human Services recommandent d'éviter les activités aquatiques dans les plans d'eau douce chaude avec de faibles niveaux d'eau. 

Rappel sur la méningo-encéphalite amibienne

La méningo-encéphalite amibienne primitive est due à une amibe libre de l'espèce Naegleria fowleri vivant dans les lacs, marais, piscines mal entretenues et la terre humide : la méningo-encéphalite amibienne primitive est une maladie hydrique.

Le parasite se transmet par contact avec l'eau douce et chaude particulièrement en pratiquant de la plongée en apnée sans masque. Il pénètre dans l'encéphale à partir des fosses nasales en traversant l'épithélium olfactif, provoquant une réaction inflammatoire

La méningo-encéphalite amibienne primitive entraîne l'apparition brutale de maux de têtes, fièvre modérée, de nausées parfois associée à une irritation de la gorge et une rhinite. Le tout pouvant s'accompagner de léthargie, raideur de la nuque, photophobie, diverses atteintes oculaires (mydriase, nystagmus, sensibilité à la pression) , convulsions involontaires, évoluant rapidement vers un syndrome confusionnel, une hyperthermie (39 à 41 °C), des vomissements et crises épileptiformes puis un coma irréversible suivi de la mort de la personne atteinte par dépression respiratoire après moins d'une ou deux semaines suivant l'apparition des symptômes.

L'infection est de pronostic catastrophique en une semaine environ.

Source : Outbreak News Today.

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Vidal News du 2020-07-02

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