Près de 300 cas de leishmaniose ont été déclarés au Kenya durant le premier semestre 2017

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Médecine des voyages

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Au Kenya, selon l'Organisation mondiale de la santé, depuis le début de l'année 2017,  les autorités sanitaires ont notifié 277 cas de leishmaniose viscérale et de kala-azar, dont sept décès dans les comtés de Marsabit et de Wajir.

La maladie est endémique au Kenya, la plupart des cas présentant une forme cutanée de la maladie

L'Organisation mondiale de la santé affirme que l'épidémie de leishmaniose est liée à des changements environnementaux tels que la déforestation, la construction de barrages, les systèmes d'irrigation et l'urbanisation.

Les leishmanioses sont des parasitoses dont l'agent pathogène est un protozoaire flagellé du genre Leishmania. Il s'agit d'une zoonose, transmise de vertèbré à vertèbré par un moucheron hématophage, le phlébotome. Les phlébotomes piquent surtout le soir et la nuit par temps calme. Leur gîte est constitué par les anfractuosités de murs et de terriers où ils se gorgent sur des mammifères pouvant constituer le réservoir pour certaines espèces de leishmanies.

Parmi les leishmanioses cutanée on distingue 2 formes :

Les leishmanioses cutanées où la lésion élémentaire est un nodule non ulcéré de petite taille. Puis les nodules deviennent très nombreux et disséminés sur l'ensemble du corps qui deviennent confluents et forment de larges plaques infiltrées. L'aspect du malade s'apparente à celui d'un lépreux lépromateux, notamment au niveau du visage (aspect léonin).

Les leishmanioses cutanéo-muqueuses qui évolue en deux temps : la lésion cutanée initiale pouvant être ultérieurement suivie par une atteinte muqueuse secondaire qui débute à la muqueuse nasale avec un granulome qui siège souvent à la partie antérieure de la cloison nasale, rapidement envahie et détruite. La perforation qui en résulte est considérée comme un symptôme quasi pathognomonique de leishmaniose cutanéo-muqueuse.

Il est conseillé aux voyageurs de se protéger des piqûres de phlébotome. Il convient de respecter les mesures habituelles de lutte anti-vectorielle :

  • Port de vêtements couvrants.
  • Répulsifs anti-moustiques, contenant du DEET, sur la peau découverte.
  • Vêtements et moustiquaire imprégnés d'insecticide pour la sieste et la nuit.
  • Pulvérisations domiciliaires et péridomiciliaires de pyréthrinoïdes de synthèse.
  • Les personnes qui utilisent un écran solaire doivent appliquer le répulsif 20 minutes après l'écran solaire.

Source : Outbreak News Today.

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