Un enfant décède de la rage au Brésil

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Médecine des voyages

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Au Brésil, le 30 août 2015, le ministère de la santé publique de Rio Grande do Norte, a notifié le décès dans l'état d'un enfant de un an et huit mois, de la rage après avoir été mordu par un chat. Selon les autorités l'enfant vivait dans l'État de Paraiba.

L'enfant a été hospitalisé à Nova Cruz et traité à partir du 20 août pour déshydratation, des vomissements, de la fièvre, dyspnée et hypertension. L'enfant a été transféré le même jour à Natal, car il a montré de l'agressivité, de l'irritabilité et de la photophobie.

Le diagnostic a été confirmé le vendredi 28 Août, par l'Institut Pasteur de São Paulo. Admis à l'unité de soins intensifs, le protocole de traitement contre la rage humaine a été initié sans succès.

Selon les autorités de santé, depuis le début de l'année 2015, 26 cas de rage animale ont été diagnostiqués en laboratoire dans 14 municipalités de l'État.

La rage est une maladie mortelle si elle n'est pas traitée à temps. Le traitement préventif de la rage humaine est très efficace s'il est administré rapidement après le contact avec l'animal porteur.

La contamination de l'homme se fait exclusivement par un animal au contact de la salive par morsure, griffure, léchage sur peau excoriée ou sur muqueuse (œil, bouche). L'animal peut devenir contagieux 15 jours avant l'apparition des premiers symptômes de la maladie et il le reste jusqu'à sa mort. Si l'animal est en vie et ne présente pas de symptômes après une période d'observation de 15 jours à partir de la date d'exposition (morsure ou autre exposition), il n'a pas pu transmettre la rage à la personne mordue.

Pour réduire le risque de contracter la rage, il est recommandé d'éviter tout contact avec des animaux domestiques, des chauves-souris ou avec des mammifères sauvages.

En cas de morsure, de griffure ou de léchage sur une plaie :

  • Les soins locaux avec nettoyage de la plaie à l'eau et au savon pendant 15 minutes, rinçage, application d'un antiseptique iodé ou chloré, sont indispensables pour limiter le risque infectieux.
  • Il faut ensuite consulter un médecin qui décidera de la nécessité d'un traitement antirabique vaccinal et de l'administration d'immunoglobulines spécifiques antirabiques, en l'absence de vaccination préventive.

La vaccination préventive peut être recommandée pour les expatriés et voyageurs à risque (randonneurs, enfants, cyclistes, spéléologues, sujets ayant des contacts avec les animaux). La vaccination préventive ne dispense pas d'un traitement curatif, qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d'exposition avérée ou suspectée, mais elle simplifie le traitement et dispense du recours aux immunoglobulines, qui ne sont pas toujours disponibles dans les pays en développement.

Pour le voyageur, des informations détaillées sont disponibles sur les sites Mesvaccins.net ou Medecinedesvoyages.net.

Source : Promed.

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Vidal News du 2019-12-05

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