Sommaire
aromatisant : fraise arôme, vanille arôme
EEN avec dose seuil : propylèneglycol
Cip : 3400927883637
Modalités de conservation : Avant ouverture : durant 36 mois (Conserver à l'abri de la lumière, Conserver dans son emballage, Ne pas congeler)
Après ouverture : durant 2 mois
| FORMES et PRÉSENTATIONS |
Solution buvable (limpide, incolore à légèrement jaune, avec une odeur fruitée).
Boîte contenant : 1 flacon de 120 ml, fermé par un bouchon à vis sécurité-enfant + 1 adaptateur de seringue + 1 seringue de 5 ml, avec piston, pour administration orale graduée en mg de propranolol base (de 1 à 19 mg).
| COMPOSITION |
1 ml de solution contient 4,28 mg de chlorhydrate de propranolol correspondant à 3,75 mg de propranolol base.
Excipient à effet notoire :
1 ml de solution contient 2,60 mg de propylène glycol.
Hydroxyéthylcellulose, saccharine sodique, arôme fraise (contient du propylène glycol), arôme vanille (contient du propylène glycol), acide citrique monohydraté, eau purifiée.
| INDICATIONS |
HEMANGIOL est indiqué dans le traitement des hémangiomes infantiles prolifératifs nécessitant un traitement systémique :
Le traitement doit être instauré chez les nourrissons âgés de 5 semaines à 5 mois (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
| POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION |
Connectez-vous pour accéder à ce contenu
| CONTRE-INDICATIONS |
Connectez-vous pour accéder à ce contenu
| MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI |
Mise sous traitement
Avant d'instaurer un traitement par propranolol, un dépistage des risques associés à l'utilisation de propranolol doit être réalisé. Une analyse des antécédents médicaux et un examen clinique complet doivent être effectués, incluant la mesure de la fréquence cardiaque ainsi qu'une auscultation cardiaque et pulmonaire.
En cas de suspicion d'anomalie cardiaque, il convient de consulter un spécialiste avant la mise sous traitement afin de rechercher une éventuelle contre-indication sous-jacente.
En cas d'anomalie broncho-pulmonaire aiguë, la mise sous traitement doit être différée.
Hypoglycémie
Le propranolol inhibe la réponse des catécholamines endogènes permettant de corriger une hypoglycémie. Il masque les signes adrénergiques annonciateurs d'hypoglycémie en particulier la tachycardie, les tremblements, l'anxiété et la faim. Il peut aggraver les hypoglycémies survenant chez l'enfant, notamment pendant les périodes de jeûne (par exemple : faible prise alimentaire, infections, vomissements), quand les demandes en glucose sont augmentées (froid, stress, infections), ou en cas de surdosage. Ces épisodes hypoglycémiques associés à la prise de propranolol peuvent se présenter exceptionnellement sous forme de crise convulsive et/ou de coma.
En cas d'apparition de signes cliniques d'hypoglycémie, il est nécessaire de faire boire à l'enfant une solution liquide sucrée et d'interrompre temporairement le traitement. Une surveillance appropriée de l'enfant est requise jusqu'à la disparition des symptômes.
Les prescripteurs doivent informer les aidants/parents du risque d'hypoglycémie sévère qui persiste pendant toute la durée du traitement et insister sur la nécessité de respecter les recommandations de posologie (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Un traitement concomitant par corticostéroïdes peut augmenter le risque d'hypoglycémie (voir rubrique Interactions)
Les aidants doivent recevoir des conseils sur la manière de reconnaître les signes cliniques d'hypoglycémie de l'enfant afin de :
Chez l'enfant diabétique, la surveillance glycémique doit être renforcée et suivie par un endocrinologue.
Affections respiratoires
En cas d'infection des voies respiratoires inférieures associée à une dyspnée avec sibilants, le traitement doit être temporairement interrompu. L'administration de bêta2 agonistes et de corticoïdes inhalés est possible. La reprise du propranolol peut être envisagée après que l'enfant a complètement récupéré ; en cas de récidive, le traitement doit être définitivement arrêté.
En cas de bronchospasme isolé, le traitement doit être définitivement arrêté.
Affections cardiovasculaires
Le propranolol, en raison de son action pharmacologique, peut entraîner ou majorer une bradycardie ou des troubles de la pression artérielle. Une bradycardie doit être diagnostiquée si la fréquence cardiaque diminue de plus de 30 bpm par rapport à la fréquence initiale. La bradycardie est définie comme une fréquence cardiaque inférieure aux limites suivantes :
| Age |
0-3 mois |
3-6 mois |
6-12 mois |
| Fréquence cardiaque |
100 |
90 |
80 |
Après la première prise, une surveillance clinique, incluant la fréquence cardiaque, doit être effectuée au moins toutes les heures pendant au moins 2 heures. Pour certains patients considérés à risque, une surveillance spécifique peut également être décidée par le médecin après chaque augmentation de dose. En cas de bradycardie symptomatique ou de bradycardie inférieure à 80 bpm, il convient de consulter immédiatement un spécialiste.
En cas de bradycardie sévère et/ou symptomatique ou d'hypotension artérielle survenant à n'importe quel moment au cours du traitement, il convient d'interrompre le traitement et de consulter un spécialiste.
Insuffisance cardiaque
La stimulation sympathique peut être un élément vital pour soutenir la fonction circulatoire en cas d'insuffisance cardiaque congestive et son inhibition par bêta-blocage peut aggraver la défaillance. Chez l'enfant souffrant d'insuffisance cardiaque, le traitement doit être géré par un cardiologue.
Syndrome PHACE
Le propranolol peut accroître le risque d'accident vasculaire cérébral chez les patients atteints de syndrome PHACE avec des anomalies cérébrovasculaires sévères en réduisant la pression artérielle et en réduisant le flux sanguin dans les vaisseaux occlus, rétrécis ou sténosés.
Il convient de consulter un spécialiste.
Les nourrissons qui présentent un hémangiome infantile facial étendu doivent faire l'objet d'investigations approfondies pour rechercher une éventuelle artériopathie associée à un syndrome PHACE, par angiographie par résonance magnétique de la tête et du cou et par imagerie cardiaque comprenant la crosse aortique.
Chez les patients présentant des hémangiomes mettant en jeu le pronostic vital ou fonctionnel, tel qu'une obstruction de l'axe visuel ou une atteinte des voies respiratoires, un traitement par propranolol par voie orale peut être envisagé avant l'obtention des résultats d'imagerie. Les parents doivent être informés des risques théoriquement accrus si l'enfant présente des anomalies des artères cérébrovasculaires et/ou des artères principales lors des examens d'imagerie ultérieurs.
Allaitement
Le propranolol passe dans le lait maternel, les mères traitées par le propranolol qui allaitent leur nourrisson doivent en informer leur médecin.
Insuffisance hépatique ou rénale
Le propranolol est métabolisé au niveau hépatique et éliminé par le rein. En l'absence de données chez l'enfant, le propranolol n'est pas recommandé en cas d'insuffisance rénale ou hépatique (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Hypersensibilité
Chez les patients susceptibles de faire une réaction anaphylactique sévère, quelle qu'en soit l'origine, en particulier avec des produits de contraste iodés, le traitement par bêtabloquant peut entraîner une aggravation de la réaction et une résistance au traitement par adrénaline aux posologies habituelles. Chez les enfants ayant un risque d'anaphylaxie, le bénéfice/risque du médicament doit être évalué.
Anesthésie générale
Les bêtabloquants entraînent une atténuation de la tachycardie réflexe et une augmentation du risque d'hypotension. Il convient de prévenir l'anesthésiste que le patient est traité par un bêtabloquant.
Lorsqu'une intervention chirurgicale est programmée, le traitement par bêtabloquant doit être interrompu au moins 48 heures avant l'intervention.
Hyperkaliémie
Des cas d'hyperkaliémie ont été rapportés chez des patients avec des hémangiomes ulcérés étendus. Une surveillance des électrolytes doit être réalisée chez ces patients.
Psoriasis
Chez les patients souffrant de psoriasis, des aggravations de la maladie ayant été rapportées sous bêtabloquants, l'indication mérite d'être pesée.
Excipients à effet notoire
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c'est-à-dire qu'il est essentiellement « sans sodium ».
Ce médicament contient 2,08 mg de propylène glycol/kg/jour. La prudence s'impose chez les bébés de moins de 4 semaines, en particulier si le bébé reçoit d'autres médicaments contenant du propylène glycol ou de l'alcool.
La co-administration avec n'importe quel substrat de l'alcool déshydrogénase tel que l'éthanol peut induire des effets indésirables graves chez le nouveau-né.
| INTERACTIONS |
Connectez-vous pour accéder à ce contenu
| FERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT |
Grossesse :
Non pertinent.
Allaitement :
Mères qui allaitent : voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi et rubrique Interactions.
Fertilité :
Bien que certains effets réversibles sur la fertilité des mâles et des femelles aient été rapportés dans la littérature chez des rats adultes recevant de fortes doses de propranolol, l'étude réalisée chez de jeunes animaux n'a pas montré d'effet sur la fertilité (voir rubrique Sécurité préclinique).
| CONDUITE et UTILISATION DE MACHINES |
Non pertinent.
| EFFETS INDÉSIRABLES |
Connectez-vous pour accéder à ce contenu
| SURDOSAGE |
Symptômes
La toxicité des bêtabloquants est une extension de leurs effets thérapeutiques :
Le propranolol est fortement liposoluble et il peut traverser la barrière hémato-encéphalique et provoquer des crises convulsives.
Conduite à tenir :
Le patient doit être placé sous monitorage cardiaque et sous surveillance des signes vitaux, de l'état mental et de la glycémie. Des fluides intraveineux doivent être administrés en cas d'hypotension artérielle et de l'atropine en cas de bradycardie. L'administration de glucagon puis de catécholamines doit être envisagée si le patient ne répond pas de manière appropriée aux fluides intraveineux.
L'isoprotérénol et l'aminophylline peuvent être utilisés en cas de bronchospasme.
Le propranolol n'est pas dialysable.
| PHARMACODYNAMIE |
Connectez-vous pour accéder à ce contenu
| PHARMACOCINÉTIQUE |
Connectez-vous pour accéder à ce contenu
| SÉCURITÉ PRÉCLINIQUE |
Chez l'animal, après administration aiguë, le propranolol est considéré comme modérément toxique, avec une DL50 orale d'environ 600 mg/kg. Les principaux effets rapportés après administration répétée de propranolol chez des rats adultes et des rats jeunes ont été une diminution transitoire du poids corporel et du gain pondéral associée à une diminution transitoire du poids des organes. Ces effets ont été complètement réversibles après l'arrêt du traitement.
Les études d'administration avec l'alimentation, dans lesquelles des souris et des rats ont été traités par le chlorhydrate de propranolol jusqu'à 18 mois à des doses allant jusqu'à 150 mg/kg/jour, n'ont mis en évidence aucun effet tumorigène lié au médicament.
Même si certaines données sont équivoques, sur la base de l'ensemble des données in vitro et in vivo disponibles, on peut conclure que le propranolol est dépourvu de potentiel génotoxique.
Chez des rats femelles adultes, le propranolol administré dans l'utérus ou par voie intravaginale est un puissant agent anti-implantatoire à une dose ≥ 4 mg par animal, les effets observés étant réversibles. Chez les rats mâles adultes, l'administration répétée de propranolol à forte dose (≥ 7,5 mg/kg) a induit des lésions histopathologiques des testicules, des épididymes et des vésicules séminales, une diminution de la motilité des spermatozoïdes, de la concentration des spermatozoïdes, des taux plasmatiques de testostérone et une augmentation significative des anomalies de la tête et de la queue des spermatozoïdes. Les effets ont généralement été entièrement réversibles après l'arrêt du traitement. Des résultats similaires ont été obtenus après l'administration intra-testiculaire de propranolol ainsi que dans des modèles in vitro. Toutefois, dans l'étude chez des animaux jeunes traités pendant toute la période de développement correspondant à la petite enfance, l'enfance et l'adolescence, aucun effet n'a été observé sur la fertilité des mâles et des femelles (voir rubrique Fertilité/Grossesse/Allaitement).
Les effets potentiels du propranolol sur le développement des rats jeunes ont été évalués après administration orale quotidienne de doses de 0, 10, 20 ou 40 mg/kg/jour à partir du jour post-natal 4 (JPN4) jusqu'à JPN21.
Une mortalité dont la relation avec le traitement, bien que peu probable, n'est pas connue, a été observée à la dose de 40 mg/kg/jour, conduisant à une NOAEL (Niveau sans effets indésirables observables) de 20 mg/kg/jour pour la toxicité juvénile.
En termes de développement de la reproduction, de croissance et de développement neurologique, il n'y a eu aucun effet lié au propranolol ou observation toxicologique significative à la dose de 40 mg/kg/jour, correspondant à des marges de sécurité de 1,2 chez les femelles et de 2,9 chez les mâles, sur la base des expositions moyennes au propranolol à JPN21.
| INCOMPATIBILITÉS |
En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.
| DURÉE DE CONSERVATION |
Avant ouverture : 3 ans.
Après première ouverture : 2 mois.
| PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES DE CONSERVATION |
Conserver le flacon dans l'emballage d'origine, à l'abri de la lumière.
Ne pas congeler.
Conserver le flacon et la seringue pour administration orale ensemble dans la boîte entre chaque utilisation.
| PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES D'ÉLIMINATION ET DE MANIPULATION |
Pas de précaution particulière d'élimination.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
| PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE |
| AMM |
|
| Prix : |
|