Les VIDAL Recos sont des synthèses des recommandations thérapeutiques de l'ANSM, de la HAS et des sociétés savantes françaises et internationales, rédigées par le comité scientifique VIDAL et des experts du domaine.
La FA peut soit être découverte de façon fortuite chez un patient pris en charge pour un autre motif, soit être révélée par des symptômes voire par des complications motivant la consultation.
Le diagnostic repose essentiellement sur l'ECG (voir Diagnostic), parfois sur le holter ECG ou holter implantable. Toute fibrillation atriale détectée par un objet ou une montre connectée doit être confirmée par un ECG.
Réaliser le bilan étiologique parallèlement à la prise en charge thérapeutique, mais seulement dans un second temps en cas d'instabilité hémodynamique (voir Diagnostic).
2
Cardioversion électrique en urgence
Elle est réalisée sous sédation, à l'aide d'un défibrillateur externe biphasique délivrant un choc électrique synchrone (≥ 200J) au moyen de 2 électrodes positionnées sur le thorax.
3
Approche AF-CARE
Le concept AF-CARE proposé par l'ESC est une approche thérapeutique centrée sur le patient et reposant sur 4 piliers principaux (voir rubrique dédiée) :
Comorbidités et facteurs de risque : recherche et prise en charge.
Anticoagulation en prévention du risque thromboembolique artériel.
Réduction des symptômes : contrôle de la fréquence cardiaque et/ou du rythme cardiaque.
Évaluation et réévaluation dynamique.
4
Comorbidités et facteurs de risque
Une cause et/ou un facteur déclenchant doivent être recherchés et traités le cas échéant :
Facteurs déclenchants : hypokaliémie, fièvre, infection, sepsis, hypovolémie, privation de sommeil, réaction vagale, pathologie cardiaque aiguë, toxiques, électrisation, etc.
Cause ou facteur prédisposant : dysthyroïdie, HTA, insuffisance cardiaque chronique, maladie rénale chronique, obésité; diabète, SAOS, BPCO, éthylisme chronique, etc. (voir rubrique « Approche AF-CARE ; C : Comorbidités et facteurs de risque »).
5
Anticoagulation curative
Recommandée en cas de score CHA2DS2-VA ≥ 2 et/ou en cas de FA associée à une cardiomyopathie hypertrophique, une amylose cardiaque, une valve mécanique ou une sténose mitrale, que la FA soit paroxystique, persistante ou permanente, pour prévenir les complications thromboemboliques (Classe I).
À envisager dès un score CHA2DS2-VA ≥ 1 (après information éclairée du patient sur les avantages et inconvénients du traitement anticoagulant).
Préférer les anticoagulants oraux directs aux AVK, sauf en cas de valve mécanique ou de sténose mitrale (Classe I).
Voir rubrique « Approche AF-CARE ; A : Anticoagulation ».
6
Contrôle de la fréquence cardiaque (FC)
Viser une FC de repos < 110/min (voire plus basse, < 90/min, si persistance des symptômes).
Le traitement doit être initié à faible dose, augmentée si besoin jusqu'à amélioration des symptômes, et maintenu tant que nécessaire sous réserve d'une bonne tolérance.
Une combinaison médicamenteuse peut être envisagée en cas de persistance des symptômes sous monothérapie (attention au risque de bradycardie).
Voir rubrique « Approche AF-CARE ; R : Réduction des symptômes : contrôle de la fréquence et du rythme ».
7
Réévaluation
Voir rubrique « Approche AF-CARE ; E : évaluation et réévaluation dynamique ».
1
Découverte de FA
La FA peut soit être découverte de façon fortuite chez un patient pris en charge pour un autre motif, soit être révélée par des symptômes voire par des complications motivant la consultation.
Le diagnostic repose essentiellement sur l'ECG (voir Diagnostic), parfois sur le holter ECG ou holter implantable. Toute fibrillation atriale détectée par un objet ou une montre connectée doit être confirmée par un ECG.
Réaliser le bilan étiologique parallèlement à la prise en charge thérapeutique, mais seulement dans un second temps en cas d'instabilité hémodynamique (voir Diagnostic).
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Cardioversion électrique en urgence
Elle est réalisée sous sédation, à l'aide d'un défibrillateur externe biphasique délivrant un choc électrique synchrone (≥ 200J) au moyen de 2 électrodes positionnées sur le thorax.
3
Approche AF-CARE
Le concept AF-CARE proposé par l'ESC est une approche thérapeutique centrée sur le patient et reposant sur 4 piliers principaux (voir rubrique dédiée) :
Comorbidités et facteurs de risque : recherche et prise en charge.
Anticoagulation en prévention du risque thromboembolique artériel.
Réduction des symptômes : contrôle de la fréquence cardiaque et/ou du rythme cardiaque.
Évaluation et réévaluation dynamique.
4
Comorbidités et facteurs de risque
Une cause et/ou un facteur déclenchant doivent être recherchés et traités le cas échéant :
Facteurs déclenchants : hypokaliémie, fièvre, infection, sepsis, hypovolémie, privation de sommeil, réaction vagale, pathologie cardiaque aiguë, toxiques, électrisation, etc.
Cause ou facteur prédisposant : dysthyroïdie, HTA, insuffisance cardiaque chronique, maladie rénale chronique, obésité; diabète, SAOS, BPCO, éthylisme chronique, etc. (voir rubrique « Approche AF-CARE ; C : Comorbidités et facteurs de risque »).
5
Anticoagulation curative
Recommandée en cas de score CHA2DS2-VA ≥ 2 et/ou en cas de FA associée à une cardiomyopathie hypertrophique, une amylose cardiaque, une valve mécanique ou une sténose mitrale, que la FA soit paroxystique, persistante ou permanente, pour prévenir les complications thromboemboliques (Classe I).
À envisager dès un score CHA2DS2-VA ≥ 1 (après information éclairée du patient sur les avantages et inconvénients du traitement anticoagulant).
Préférer les anticoagulants oraux directs aux AVK, sauf en cas de valve mécanique ou de sténose mitrale (Classe I).
Voir rubrique « Approche AF-CARE ; A : Anticoagulation ».
6
Contrôle de la fréquence cardiaque (FC)
Viser une FC de repos < 110/min (voire plus basse, < 90/min, si persistance des symptômes).
Le traitement doit être initié à faible dose, augmentée si besoin jusqu'à amélioration des symptômes, et maintenu tant que nécessaire sous réserve d'une bonne tolérance.
Une combinaison médicamenteuse peut être envisagée en cas de persistance des symptômes sous monothérapie (attention au risque de bradycardie).
Voir rubrique « Approche AF-CARE ; R : Réduction des symptômes : contrôle de la fréquence et du rythme ».
7
Réévaluation
Voir rubrique « Approche AF-CARE ; E : évaluation et réévaluation dynamique ».
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Conseils aux patients
L'éducation thérapeutique est recommandée à toutes les phases de la prise en charge de la FA. Elle vise à améliorer la perception et la connaissance de la FA et la compréhension des bénéfices et des enjeux du traitement par les patients, notamment des spécificités liées au traitement anticoagulant.
Les conseils aux patients en matière de risque cardiovasculaire s'appliquent aux patients atteints de FA Lire Risque cardiovasculaire : évaluation et prévention.. En ce qui concerne la consommation d'alcool, il est recommandé de la limiter à 3 unités par semaine au maximum.
L'éducation de l'entourage immédiat du patient contribue au soutien du patient, à une meilleure observance des traitements et à une meilleure gestion des complications.
En cas de traitement anticoagulant, le patient doit être informé de l'importance d'une observance rigoureuse, des modalités de surveillance, des risques liés à l'automédication et aux interactions médicamenteuses, de la nécessité d'adaptation du mode de vie (activités à risque, alimentation en cas d'AVK), du risque hémorragique, et de la conduite à tenir en cas de surdosage asymptomatique, de saignement extériorisé ou de signes d'alerte.
L'association de patients PASS S2D met à disposition des patients et de leur entourage un site d'information sur les traitements anticoagulants (http://anticoag-pass-s2d.fr/).
Essais comparatifs randomisés de forte puissance méthodologiquement indiscutables
Méta-analyse d'essais comparatifs randomisés
Analyse de décision basée sur des études bien menées
Grades des recommandations selon l'échelle de la HAS (proposés à partir du Guide d'analyse de la littérature et gradation des recommandations, janvier 2000, révisé en 2012).
Grade B : présomption scientifique
Niveau 2
Essais comparatifs randomisés de faible puissance
Études comparatives non randomisées bien menées
Études de cohorte
Grades des recommandations selon l'échelle de la HAS (proposés à partir du Guide d'analyse de la littérature et gradation des recommandations, janvier 2000, révisé en 2012).
Grade C : faible niveau de preuve
Niveau 3
Études cas-témoins
Niveau 4
études comparatives comportant des biais importants
Études rétrospectives
Séries de cas
Grades des recommandations selon l'échelle de la HAS (proposés à partir du Guide d'analyse de la littérature et gradation des recommandations, janvier 2000, révisé en 2012).
AE : accord d'experts
Absence de preuve scientifique tirée de la littérature
Grades des recommandations selon l'échelle de la HAS (proposés à partir du Guide d'analyse de la littérature et gradation des recommandations, janvier 2000, révisé en 2012).
EU Clas. I
Classe 1
Recommandé
Preuve ou accord général
sur le bénéfice, l'utilité ou l'efficacité d'un traitement ou d'une procédure
Système de gradation le plus souvent utilisé par les sociétés savantes européennes, publié dans « Recommandations for Guidelines Production, a document for Task Force Members Responsible for the Production an Updating of ESC Guidelines », Committee for Practice Guidelines (CPG) of the European Society of Cardiology (ESC), 13 décembre 2010. Cette gradation est parfois enrichie d’une lettre (A, B, C) correspondant au niveau de preuve.
EU Clas. II
Classe 2
Preuves contradictoires
Preuves contradictoires et/ou divergence d'avis
sur l'utilité/l'efficacité d'un traitement ou d'une procédure.
Système de gradation le plus souvent utilisé par les sociétés savantes européennes, publié dans « Recommandations for Guidelines Production, a document for Task Force Members Responsible for the Production an Updating of ESC Guidelines », Committee for Practice Guidelines (CPG) of the European Society of Cardiology (ESC), 13 décembre 2010. Cette gradation est parfois enrichie d’une lettre (A, B, C) correspondant au niveau de preuve.
EU Clas. IIa
Classe 2a
Doit être discuté
Preuve et/ou avis en faveur de l'utilité/efficacité
Preuves contradictoires et/ou divergence d'avis
sur l'utilité/l'efficacité d'un traitement ou d'une procédure.
Système de gradation le plus souvent utilisé par les sociétés savantes européennes, publié dans « Recommandations for Guidelines Production, a document for Task Force Members Responsible for the Production an Updating of ESC Guidelines », Committee for Practice Guidelines (CPG) of the European Society of Cardiology (ESC), 13 décembre 2010. Cette gradation est parfois enrichie d’une lettre (A, B, C) correspondant au niveau de preuve.
EU Clas. IIb
Classe 2b
Peut être discuté
Utilité/efficacité moins bien établie par les preuves et/ou avis
Preuves contradictoires et/ou divergence d'avis sur l'utilité/l'efficacité d'un traitement ou d'une procédure.
Système de gradation le plus souvent utilisé par les sociétés savantes européennes, publié dans « Recommandations for Guidelines Production, a document for Task Force Members Responsible for the Production an Updating of ESC Guidelines », Committee for Practice Guidelines (CPG) of the European Society of Cardiology (ESC), 13 décembre 2010. Cette gradation est parfois enrichie d’une lettre (A, B, C) correspondant au niveau de preuve.
EU Clas. III
Classe 3
Non recommandé
Preuve et/ou avis qu'il n'y a pas d'utilité/efficacité du traitement ou de la procédure, qui peuvent, dans certains cas, nuire au patient
Système de gradation le plus souvent utilisé par les sociétés savantes européennes, publié dans « Recommandations for Guidelines Production, a document for Task Force Members Responsible for the Production an Updating of ESC Guidelines », Committee for Practice Guidelines (CPG) of the European Society of Cardiology (ESC), 13 décembre 2010. Cette gradation est parfois enrichie d’une lettre (A, B, C) correspondant au niveau de preuve.
USA Gr. I
Grade I
Recommandation forte
Recommandation forte positive ou négative (lorsqu'il est établi que le bénéfice est supérieur au risque ou que le risque est supérieur au bénéfice).
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IA
Grade IA
Niveau de preuve élevé
Recommandation forte positive ou négative (lorsqu'il est établi que le bénéfice est supérieur au risque ou que le risque est supérieur au bénéfice).
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IB
Grade IB
Niveau de preuve intermédiaire
Recommandation forte positive ou négative (lorsqu'il est établi que le bénéfice est supérieur au risque ou que le risque est supérieur au bénéfice).
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IC
Grade IC
Niveau de preuve bas
Recommandation forte positive ou négative (lorsqu'il est établi que le bénéfice est supérieur au risque ou que le risque est supérieur au bénéfice).
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. II
Grade II
Recommandation faible
Recommandation faible (en cas de résultats incertains ou mêlant éléments de risque et de bénéfice
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IIA
Grade IIA
Niveau de preuve élevé
Recommandation faible (en cas de résultats incertains ou mêlant éléments de risque et de bénéfice
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IIB
Grade IIB
Niveau de preuve intermédiaire
Recommandation faible (en cas de résultats incertains ou mêlant éléments de risque et de bénéfice
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IIC
Grade IIC
Niveau de preuve bas
Recommandation faible (en cas de résultats incertains ou mêlant éléments de risque et de bénéfice
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.